00:00L'édito politique avec Laurent Neumann qui nous accompagne ce matin et qui se penche sur de nouveaux sondages.
00:06Ces sondages, en fait, ils confirment un choc au second tour qui paraît inévitable entre Marine Le Pen et Jean
00:11-Luc Mélenchon.
00:11Oui, en fait, l'information de ce sondage, c'est que les positions sont quasiment figées depuis la rentrée de
00:17septembre.
00:18On a Marine Le Pen qui est très loin devant à 37 ou 38% selon les hypothèses, 38%
00:24des intentions de vote.
00:25Et puis derrière, Jean-Luc Mélenchon, 18%, Édouard Philippe, 17%, 1% d'écart entre les deux.
00:31Donc, ils sont au coude à coude.
00:33Ça pourrait préfigurer deux types de second tour.
00:37Dans les deux cas, Marine Le Pen l'emporte largement 68% contre 32% face à Jean-Luc Mélenchon
00:43et 53% contre 47% face à Édouard Philippe.
00:49Mais en vérité, ces sondages, ils bougent assez peu.
00:52Comment vous l'expliquez ? C'est-à-dire que les positions soient figées, Laurent ?
00:55Eh bien, en fait, rien dans l'actualité ne semble bousculer les positions acquises.
00:59Regardez, la polémique sur Jordan Bardella et ses propos antisémites, ça n'a absolument pas nuit à Marine Le Pen.
01:05Pas plus que les critiques unanimes contre son contre-budget.
01:09De la même manière, Jean-Luc Mélenchon, qu'on a accusé de récupérer le mouvement lycéen,
01:14ça ne bouge pas.
01:14Au contraire, il conforte son socle sondagé.
01:17Et puis surtout, les trois candidats du Bloc central, Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau,
01:23qui, lui, ne dépassent pas les 6,5% d'intention de vote,
01:27elles aussi, les positions sont parfaitement figées.
01:30Il reste Raphaël Glucksmann.
01:31Alors, je veux dire que dans ce sondage de Doxa, qui a été fait avant sa victoire à la primaire,
01:36on n'est pas capable encore de dire si cette primaire lui propose une dynamique de vote.
01:41Il est aux alentours de 10%.
01:43Et en fait, ce gel des positions sondagires, il s'explique très bien.
01:47Un, il y a énormément de Français qui sont indécis.
01:51Les programmes sont flous.
01:52Et puis surtout, il y a un nombre de candidats considérable.
01:55On en est officiellement aujourd'hui à 34 candidats.
01:59Et je pense que tout le monde a compris qu'à la fin, sur la ligne de départ,
02:02il y en aura trois fois moins.
02:03Ça explique peut-être pourquoi, pour le moment, les électeurs, ils réservent leur opinion.
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