00:00Aujourd'hui, on ferme 25 restaurants par jour, mais quand on ferme 25 restaurants par jour, on va en ouvrir
00:0520, mais qui ne sont plus dans le fait maison, qui continuent ce schéma d'industrialisation.
00:11Et aujourd'hui, vous voyez des gens qui ne se plaignent pas de la restauration. Un jour, ça s'appelle
00:16pizza ceci, demain, ça s'appelle autrement l'andouillette ceci, l'andouillette ça, en bordure de vos villes.
00:21Mais le cœur de votre patrimoine culinaire, du patrimoine du vivant, qui était la gastronomie en sel, elle, elle décroît
00:27et elle décroît depuis plusieurs années.
00:29Si je regarde les 175 000 restaurants en France, eh bien, j'ai en gros 2000 établissements référencés dans certains
00:38guides ou dans certaines listes qui, eux, ont essayé de maintenir le fait maison.
00:42Et comme il n'y a pas de reconnaissance du fait maison, eh bien, vous êtes télescopé par ceux qui
00:48ouvrent des sachets, qui assemblent de la cuisine.
00:51Faire du fait maison, c'est de mettre des casseroles sur le forneau, c'est de protéger une filière agricole,
00:56c'est aussi protéger une filière de formation et de rémunération.
01:00Tout ça s'étiole d'année en année et c'est un combat politique.
01:03Et quand je dis cela au niveau de la gastronomie, je pourrais dire ça pour nos menuisiers, nos charpentiers, tous
01:10les artisans, toutes les TPE et PME du savoir-faire français qui, depuis 40 ans, sont challengés par des coûts
01:19qui sont devenus exorbitants.