- il y a 8 minutes
Suivez en direct le 95e Congrès des Assises des Départements de France à Reims. Année de Production :
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:10Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver sur Public Sénat pour notre émission spéciale consacrée au congrès des départements
00:00:16de France,
00:00:17organisé cette année à Reims, un congrès où les élus reviennent forcément sur la canicule de cet été et les
00:00:23méga-feux qui ont brûlé près de 100 000 hectares de forêts.
00:00:26Les pompiers et les services départementaux d'incendie et de secours ont été en première ligne.
00:00:31Alors désormais, les élus demandent la mobilisation générale dans la lutte contre ces incendies.
00:00:36Monsieur le contrôleur général, Marc Vermelaine, vice-président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, directeur du SDIS
00:00:44de Gironde.
00:00:46On a vu ce moment évidemment très émouvant qui nous touche tous et qui nous bouleverse encore profondément, qui nous
00:00:54inquiète aussi pour l'avenir.
00:00:55Je voudrais d'abord connaître, vous à titre personnel, votre sentiment quelques semaines après l'été que l'on a
00:01:01vécu.
00:01:02Tout d'abord, je tenais à vous remercier au nom de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France d
00:01:06'avoir organisé cette séquence.
00:01:08Et puis en tant que chef de corps des sapeurs-pompiers de la Gironde, d'avoir eu ce moment dommage
00:01:14pour les quatre sapeurs-pompiers décédés, dont deux Girondins.
00:01:18Enfin, on ressort de cet été, je dirais malheureusement avec une conviction qui est encore renforcée sur le fait qu
00:01:29'on connaît un point de bascule qui avait démarré,
00:01:32vous l'avez cité avec les feux en Gironde en 2022, mais également les feux dans l'Aude, on peut
00:01:37également les feux dans le Var.
00:01:40Et on voit qu'en fait, on est confronté maintenant à des saisons qui sont de plus en plus longues,
00:01:45de plus en plus étendues sur l'ensemble du territoire national,
00:01:48et également avec des phénomènes auxquels nous sommes confrontés, de plus en plus violents, puissants, puisqu'on va prendre un
00:01:56exemple.
00:01:56Cet été, on perd 22 000 hectares en 12 heures, ce qui est, on bat des records chaque année avec
00:02:03des puissances de feu.
00:02:04On nous parle maintenant de 150 mégawatts par mètre linéaire.
00:02:08Les phénomènes convectifs sont récurrents et apparaissent maintenant également des phénomènes qui étaient plus connus dans le sud, je dirais,
00:02:15de l'Europe,
00:02:15avec des cumulonimbus et des pyrocumulonimbus.
00:02:18Donc, nous y sommes et il va vraiment falloir qu'on change, je dirais, de dimension pour vraiment pouvoir répondre
00:02:24et continuer à préserver la vie humaine
00:02:26et limiter les dégâts sur notre habitat et sur l'ensemble de notre écosystème.
00:02:35D'où, évidemment, l'objet de cette table ronde pour voir comment mettre en place cette mobilisation générale, parce qu
00:02:41'il faut une mobilisation générale.
00:02:42On va poursuivre ce tour de table, d'abord de votre sentiment à tous.
00:02:46André Akkari, je rappelle que vous êtes président de la Saône-et-Loire, président de la commission SDIS de département
00:02:51de France.
00:02:53Oui, effectivement, nous avons vécu une année tout à fait exceptionnelle.
00:02:58Tout d'abord, évidemment, je m'associe à cet hommage et je voudrais aussi mettre en avant la solidarité territoriale
00:03:05qu'il y a pu y avoir en effet cette année.
00:03:07Je pense notamment, évidemment, à l'ensemble des départements qui sont venus soit en renfort, mais en tout cas qui
00:03:15sont intervenus partout sur le territoire national.
00:03:18Et puis la solidarité aussi face à ce phénomène, notamment, j'ai envie de dire, d'autres corps de métier,
00:03:24notamment les agriculteurs qui sont venus aussi en masse pour accompagner les pompiers.
00:03:31Mais pas que ça, les forestiers, les entreprises, évidemment, on a vécu cette année une année de solidarité tout à
00:03:39fait exceptionnelle.
00:03:40Quelque part, ça fait chaud au cœur aussi, puisque dans ce monde individualiste, eh bien là, on a pu voir
00:03:45que face à un phénomène tel que celui-ci, on a pu avoir en effet un élan général sur le
00:03:51territoire.
00:03:52Jean-Louis Masson, président du VAR, président de la commission tourisme de département de France.
00:03:56Votre département a été très impacté cet été.
00:04:01Oui, le département du VAR a été très impacté, mais il est très souvent impacté par les feux ou les
00:04:07inondations, depuis l'époque romaine ou même grecque.
00:04:12Cela étant, cette année, effectivement, en 2021 et 2022, on avait connu également des catastrophes importantes.
00:04:20Les incendies ont été violents sur deux parties du département, une partie sud et une partie nord, avec des milliers
00:04:27d'hectares qui ont été détruits.
00:04:30Moi, je voudrais saluer les sapeurs-pompiers, mais pas que.
00:04:36Notre système fonctionne bien.
00:04:39Les pompiers sont efficaces, ils sont bien équipés, ils sont courageux.
00:04:44Moi, j'étais sur les feux, comme chacun le ferait.
00:04:47Comme président du département, si ça se passait chez lui, ils ont des tenues unifugées extrêmement lourdes.
00:04:56Il fait 35 degrés au soleil, davantage quand ils sont au front.
00:05:02Franchement, c'est des gens exceptionnels qui sont professionnels et volontaires.
00:05:05J'attache beaucoup de prix, d'ailleurs, à ce qu'on conserve le volontariat, cette espèce de transversalité sociale dans
00:05:13l'armement des pompiers, dans les ressources humaines des pompiers.
00:05:17Ils sont bien équipés.
00:05:19Les départements sont au rendez-vous.
00:05:21On parlera peut-être des financements et peut-être d'une interrogation sur les clés de financement des 10, mais
00:05:27en tout cas, ils sont bien équipés en matériel.
00:05:33La difficulté, il y a effectivement une solidarité forte avec les forestiers sapeurs, mon collègue le disait, avec les CCFF,
00:05:41avec tous ceux qui concourent, effectivement, qui s'unissent pour lutter contre les incendies.
00:05:48Il y a effectivement une difficulté dans les équipements, c'est la flotte aérienne.
00:05:56La flotte aérienne, c'est la seule compétence de l'État.
00:06:00Et là, on n'est pas au rendez-vous.
00:06:02On a 12 canadaires en France, dont 2 ou 3 sont en panne.
00:06:05Non, même plus.
00:06:06C'est pas possible.
00:06:07L'Italie en a 17.
00:06:09La Grèce en a 18.
00:06:11Et nous, on nous promet, effectivement, des renforcements de matériel nouveau, mais on nous l'a promis il y a
00:06:164 ans.
00:06:17Ça a été repoussé, encore repoussé, mais on dit 2028, peut-être 2030.
00:06:21L'État doit être au rendez-vous.
00:06:23Et sur ce point-là, comme sur tant d'autres, l'État est absent.
00:06:28Et effectivement, il a fallu partager les canadaires entre la Gironde et le département du Var, parce que les feux
00:06:33étaient concomitants.
00:06:35Et il a fallu intervenir puissamment auprès du ministre pour arriver à avoir des canadaires sur le département du Var.
00:06:42Donc c'est un vrai problème.
00:06:44Là aussi, comme sur tant de sujets, celui qui est absent, malheureusement, c'est l'État.
00:06:49Alors évidemment, on va revenir sur la question des mobilisations des moyens aériens.
00:06:53C'est un vrai sujet.
00:06:53On vous donnera, bien sûr, la parole, le colonel Alexandre Joissart.
00:06:57Mais d'abord, je voudrais poursuivre le tour de table avec un autre département qui a été particulièrement affecté cet
00:07:03été.
00:07:03C'est bien sûr le vôtre, celui de la Gironde.
00:07:07Tout à l'heure, M. Masson disait que les pompiers étaient bien équipés.
00:07:10Est-ce que vous avez fait ce même constat ?
00:07:12Je crois que ça a fait débat dans certains endroits.
00:07:14Ce n'était peut-être pas aussi bien fait chez vous, peut-être, aussi bien équipé.
00:07:19Alors merci tout d'abord d'avoir rendu hommage aux pompiers.
00:07:24Je rejoins le contrôleur général et voir les photos d'Anthony et de Wilfried.
00:07:28C'est évidemment toujours très émouvant pour nous.
00:07:31Sur la question des moyens, il se trouve que la Gironde a subi quelque chose de terrible en 2026,
00:07:38mais nous avions déjà subi quelque chose de très difficile en 2022.
00:07:42Objectivement, le SDIS de la Gironde a évolué très rapidement sur la question des moyens.
00:07:48D'abord en utilisant les pactes capacitaires.
00:07:51Alors on ne peut pas dire que l'État n'était pas là puisqu'il nous a quand même aidés
00:07:54sur les pactes capacitaires.
00:07:56Ensuite, en développant la flotte de drones, les caméras de vidéosurveillance,
00:08:01les groupes d'intervention feu de forêt en prévention désormais dans notre forêt des Landes de Gascogne, en Gironde.
00:08:09Également avec la formation des sapeurs-pompiers urbains au feu de forêt et même un centre de formation développé à
00:08:15Salles,
00:08:16qui est aujourd'hui un centre de formation national sur l'incendie des résineux et des feux souterrains.
00:08:21Donc des choses ont évolué au fil du temps et les équipements sont là.
00:08:25Et quand vous posez la question des moyens, j'ai envie de vous dire que sur 450 à 500 départs
00:08:31de feu que nous connaissions au moment où le feu de Somos s'est déclenché,
00:08:35il y a un incendie effectivement qui nous échappe à un moment donné.
00:08:39Ça veut dire que pour les autres, des moyens sont là, les sapeurs-pompiers, femmes et hommes sont là, volontaires
00:08:45et professionnels,
00:08:46et sont en capacité de contenir les incendies.
00:08:50Mais rappelons-nous la doctrine d'attaque à feu naissant.
00:08:53Elle est essentielle et c'est une doctrine nationale partagée par le président de la Fédération que je salue aussi
00:09:00avec beaucoup de chaleur
00:09:02parce que je sais à combien il défend la profession des sapeurs-pompiers et combien il est en accord avec
00:09:07nous aussi au niveau des départements de France aujourd'hui.
00:09:10Et donc cette question de l'attaque à feu naissant, elle est conditionnée par deux choses.
00:09:15Ce sont les moyens aériens et ce sont les moyens terrestres.
00:09:19Or, et je rejoins mon collègue Duvar, nous n'avons pas eu suffisamment de moyens aériens, suffisamment puissants, au moment
00:09:28où ils étaient nécessaires.
00:09:29Et le temps d'attente de ces moyens aériens, c'est autant de capacité pour un incendie majeur de pouvoir
00:09:34se déployer comme il s'est déployé.
00:09:37Alors évidemment, je vais vous donner la parole, mais d'abord Jérôme Mathieu, président de la Chambre d'agriculture du
00:09:42Grand Est,
00:09:42parce qu'on a évoqué tout à l'heure avec M. Akari la solidarité qui a été phénoménale,
00:09:46à commencer évidemment par ceux qui ont été en première ligne aussi, ce sont les agriculteurs.
00:09:53Oui, bonjour à toutes et à tous.
00:09:54Effectivement, les agriculteurs sont attachés à leur territoire et quand il y arrive des événements,
00:10:01comme on a pu en voir, alors il y a eu les très grands qu'on a vus effectivement en
00:10:05Gironde, dans le Var, etc.,
00:10:07mais il y a eu des multitudes sur l'ensemble des territoires, les agriculteurs sont présents.
00:10:11Les agriculteurs sont présents parce qu'ils sont attachés et ils ont envie de venir en aide.
00:10:15Mais une chose est claire, c'est bien le SDIS et les pompiers qui doivent aller au contact du feu.
00:10:21Par contre, les agriculteurs, avec leur maillage territorial, avec leur présence de matériel,
00:10:26avec leur bonne volonté et leur engagement qui n'est jamais remis en cause sur les territoires,
00:10:32ont envie d'aller aider et il faut qu'on l'organise.
00:10:35C'est-à-dire que certains départements sont en avance, certains territoires sont en avance,
00:10:39notamment pour d'autres sujets sur le déneigement, parce qu'on en parle, on parle des feux de forêt,
00:10:44mais on peut aussi parler du déneigement quand il y a des problématiques ou quand il y a des inondations.
00:10:49Notre matériel peut être mis à disposition.
00:10:51Et il faut absolument qu'on l'organise et qu'on l'anticipe, parce que les agriculteurs, ils peuvent être
00:10:55là,
00:10:55et les chambres d'agriculture sont là pour organiser les choses quand il y a des feux,
00:10:59mais aussi en prévention.
00:11:01Quand on parle de coupure de combustible, quand on parle d'organisation territoriale,
00:11:05tout ça, il faut absolument qu'on puisse être aux côtés des départements, aux côtés des SDIS,
00:11:10pour justement mailler et aussi organiser les choses, et puis aussi imaginer demain, peut-être, très certainement,
00:11:18des exercices en commun pour savoir comment on intervient, comment on travaille,
00:11:22quel matériel dont les agriculteurs ont besoin, et quel matériel doit être compatible aussi avec les matériels des sapeurs-pompiers.
00:11:29Alors c'est extrêmement intéressant, et on va bien sûr en discuter tous ensemble, on est là pour ça,
00:11:34mais d'abord, on va crever l'abcès en quelque sorte, et là, je tourne vers vous.
00:11:39Merci, colonel Alexandre Joissard, d'être là.
00:11:41Vous êtes, je le rappelle, chef du COSC, c'est le Centre Opérationnel de la Sécurité Civile.
00:11:44L'été 2026, tous les Français ont eu le sentiment d'avoir vécu un point de bascule,
00:11:49que quelque chose avait fondamentalement changé, que les feux n'étaient pas de la même nature,
00:11:53qu'ils étaient d'une amplitude absolument phénoménale.
00:11:56Est-ce qu'aujourd'hui, la sécurité civile est prête ?
00:11:59Est-ce qu'elle est adaptée, et est-ce qu'elle le sera pour les étés à venir,
00:12:03dont on nous annonce qu'ils vont être caniculaires, avec des méga-feux encore ?
00:12:08Alors, plusieurs éléments.
00:12:09Premier élément, on veut dire que, comme les Français,
00:12:12et en ma qualité de sapeur-pompier et de chef du Centre Opérationnel,
00:12:15on a en effet constaté que cet été, on était sur un été inédit et un vrai point de bascule,
00:12:20parce que nous avions vécu 2022, et là, déjà, malheureusement,
00:12:24la Gion, on avait vécu un été compliqué,
00:12:26mais on avait eu aussi le reste du territoire national qui avait été touché,
00:12:29mais sans commune mesure avec ce qu'on a vécu cet été,
00:12:32puisque, au niveau des températures, de l'intensité et de la durée des feux,
00:12:36on a été, en effet, confrontés à un épisode inédit,
00:12:39et je l'ai dit il y a deux jours à Dublin,
00:12:41puisqu'il y avait la rencontre des directeurs généraux de sécurité civile,
00:12:45on a vécu un moment particulier, mais particulièrement aussi fort,
00:12:49avec l'accueil d'équipes internationales.
00:12:52L'Espagne, le Portugal, a reçu moins d'équipes européennes
00:12:55que nous n'en avons reçues en France,
00:12:57donc c'est vraiment la France qui a été touchée,
00:12:59de manière puissante, sur ces feux de forêt cet été.
00:13:04Sur votre question et sur ce qui a été dit,
00:13:06premièrement, sur ce qui a été dit notamment par le Président Mathieu,
00:13:09je suis colonel de sapeurs-pompiers,
00:13:11mais je représente évidemment la sécurité civile aujourd'hui,
00:13:13et je souhaite le dire, l'État a aussi été au rendez-vous,
00:13:17je parle de l'État et des moyens opérationnels cet été,
00:13:20sur bon nombre de points.
00:13:21Premier point, parce qu'on n'est pas juste pourvoyeur de moyens aériens,
00:13:24on est aussi sur l'organisation et la coordination des moyens,
00:13:27et donc si vous avez vu autant de départements,
00:13:29autant de zones de défense venir en renfort,
00:13:32tout ça est articulé, coordonné au niveau national,
00:13:34et donc je tiens à le signaler.
00:13:36Deuxième sujet, en termes de moyens nationaux,
00:13:39il y a aussi des sapeurs-sauveteurs de la sécurité civile,
00:13:41qui ont été projetés avec des moyens spécialisés,
00:13:43et qui ont réalisé des actions et des activités indispensables
00:13:48à la lutte contre les feux sur l'ensemble du territoire.
00:13:50Et le troisième point, sur la partie moyen aérien,
00:13:53il y a ce qu'on appelle la flotte patrimoniale,
00:13:55et celle-ci, puisque vous le savez, c'est un sujet qui dure,
00:13:58et sur lequel on a déjà échangé à de nombreuses reprises,
00:14:00il y a une volonté d'investir et d'avoir des nouveaux avions,
00:14:03mais il n'y a pas de capacité à avoir des avions à courte échéance,
00:14:06et donc en ce sens, il y a un travail qui a été fait tout au long de la saison
00:14:10de préparation,
00:14:11pour permettre d'avoir des moyens loués,
00:14:14qui sont arrivés en supplément,
00:14:15et donc on n'a jamais eu autant d'appareils dans le ciel,
00:14:18en termes d'avions et d'hélicoptères,
00:14:20que cet été.
00:14:21Une fois que j'ai dit ça,
00:14:22pour répondre à votre question,
00:14:24on est sur un été inédit,
00:14:26donc on a eu vraiment une limite capacitaire visible,
00:14:30aussi bien sur la partie aérienne que sur la partie terrestre,
00:14:32parce que nos personnels, mais aussi nos équipements,
00:14:35ont été éprouvés cet été,
00:14:36donc on a des parcs véhicules dans certains départements,
00:14:39qui sont abaissés de 30-40% de disponibilité aujourd'hui,
00:14:43et on se pose la question de savoir si ce parc-là va être de nouveau à 100% pour
00:14:472027,
00:14:47et donc on a tout un travail de préparation,
00:14:50et ce travail-là ne se fait pas avec l'État d'un côté et les territoires de l'autre,
00:14:54mais on a bien des réflexions sur le retour d'expérience avec la Fédération
00:14:57et avec l'ensemble des acteurs qui sont indispensables
00:15:00pour travailler à la saison 2027, 2028 et 2029.
00:15:03Oui, inédit c'est sûr,
00:15:05mais c'est amené à se répéter, vous le dites,
00:15:08et dans ce cadre-là,
00:15:09est-ce que la sécurité civile est prête à les moyens ?
00:15:12Vous avez clairement évoqué, sans le dire,
00:15:15mais qu'il y avait des moyens financiers qui faisaient défaut.
00:15:16Alors, par rapport à cela,
00:15:19évidemment qu'on a une volonté de repartir aussi de nouveau
00:15:23sur des réflexions sur le capacitaire.
00:15:25Le président Gleize l'a dit, suite au feu de 2022,
00:15:28là, les camions-citernes, feu de forêt, nouvelle génération,
00:15:30et ce qu'on a pu mobiliser cet été,
00:15:32c'était aussi issu de ce travail du capacitaire de 2022.
00:15:36Donc vous dire qu'il y a un besoin capacitaire,
00:15:38je pense qu'on est tous d'accord pour le dire et le poser.
00:15:42Sur la partie aérienne, on a des réflexions à court échéance,
00:15:45sur la partie location,
00:15:47puisqu'on va renouveler et accentuer ce qu'on a fait durant l'été 2026.
00:15:52Et après, puisqu'on vous rejoint,
00:15:54mais en fait, on avait déjà mis des choses en place dès 2021,
00:15:58notamment sur l'accueil des avions,
00:15:59lorsqu'on a mis ce qu'on appelle les pélicandromes,
00:16:02c'est-à-dire des zones qui permettent d'accueillir les Canadaires
00:16:05à Epinal-Mircourt dans les Vosges.
00:16:07Je peux vous dire, parce que j'étais porte-parole de la sécurité civile
00:16:09à cette époque-là,
00:16:10que quand j'allais sur les plateaux de télévision ou de radio,
00:16:12on nous prenait plus pour des fous
00:16:14qu'on ne valorisait l'action de la sécurité civile
00:16:17de positionner des pélicandromes dans ces zones-là.
00:16:202022 et 2026 nous a donné raison.
00:16:22Avoir raison, c'est bien.
00:16:23La volonté, c'est d'aller encore plus loin.
00:16:25Donc très clairement, là-dessus, on va pouvoir le faire
00:16:27avec les différents acteurs qui sont vraiment prioritaires.
00:16:31Je pense à la fédération,
00:16:32je pense aussi aux syndicats,
00:16:33puisque vous avez vu, il y a un certain nombre d'éléments
00:16:35qui sont remontés par les syndicats.
00:16:36Il y a une volonté d'échange et de discussion
00:16:38pour pouvoir répondre mieux encore en 2027.
00:16:41Marc Vermelaine, vous soulignez l'aide des départements cet été,
00:16:45mais la question est, est-ce qu'ils vont pouvoir continuer ?
00:16:49En fait, tout dépendra du nombre de feux
00:16:51qui vont prendre de l'ampleur.
00:16:53Et ça, je tiens à attester,
00:16:56la stratégie française d'attaque des feux naissantes
00:16:59n'est pas obsolète.
00:17:01Elle est efficace.
00:17:0290% des feux font moins de 1 hectare.
00:17:06Par contre, ça sous-tend quoi ?
00:17:07Ça sous-tend une attaque aéro-terrestre forte,
00:17:13dès lors, avec notamment, dans la doctrine,
00:17:17quand vous avez des massifs qui sont classés
00:17:19avec un risque très important,
00:17:22derrière, la capacité d'avoir ce qu'on appelle un gare,
00:17:26un guet aérien armé,
00:17:27un avion qui va voler au-dessus de la zone
00:17:29et qui va pouvoir faire une attaque d'initiative
00:17:31avant même que les premiers engins,
00:17:33quand bien même ils soient prépositionnés dans le massif,
00:17:36interviennent.
00:17:37Donc l'enjeu, ça va être effectivement,
00:17:40au niveau de la FED,
00:17:41on reconnaît le fait que post-2022,
00:17:43il y a eu une avancée au niveau des moyens aériens,
00:17:47notamment en termes de location.
00:17:48Maintenant, par rapport à ce qui nous attend
00:17:50dans les prochaines années,
00:17:51on a quand même une interrogation
00:17:53par rapport, effectivement, au programme 161
00:17:56et la capacité réelle qu'il y aura
00:17:58de pouvoir louer des aéronefs supplémentaires
00:18:01dès l'année prochaine.
00:18:03Et puis, également, par rapport au...
00:18:06Mais ça, je dirais que c'est une solution d'attente.
00:18:08Et puis, effectivement, la capacité
00:18:10de pouvoir acquérir des aéronefs supplémentaires.
00:18:14À notre connaissance, il n'y en a que deux,
00:18:15pour l'instant, qui ont été commandés.
00:18:17On n'en a pas vu d'autres qui sont prévus
00:18:19dans le programme 161.
00:18:21Et puis, peut-être également d'élargir
00:18:25les modèles, en tout cas les fournisseurs,
00:18:28pour pouvoir permettre de ne pas dépendre
00:18:30que d'un seul fournisseur
00:18:32qui est situé au Canada,
00:18:34mais également peut-être reposer
00:18:35sur des solutions aussi françaises.
00:18:37Mais il y a un lien...
00:18:39Enfin, européenne.
00:18:39Il y a un lien également
00:18:40avec le financement des SDIS,
00:18:42mais je sais qu'on va y venir tout à l'heure,
00:18:43parce qu'à un moment donné,
00:18:45les avions, ils ne déteignent pas les feux.
00:18:46Ils permettent de les tenir,
00:18:48de les contenir,
00:18:49mais il y a le travail au sol,
00:18:50et donc, il y a quand même un sujet
00:18:51sur l'équipement matériel,
00:18:54complémentaire,
00:18:55parce qu'on voit qu'on a besoin
00:18:56d'augmenter encore le nombre de CCF.
00:18:59Alors, on souligne,
00:19:01on reconnaît le fait
00:19:02qu'il y a une ambition un peu moindre
00:19:04que les autres années
00:19:05d'avoir du PAC capacitaire.
00:19:06Je ne suis pas forcément d'accord
00:19:07avec le mode de financement,
00:19:08mais je pense qu'on y reviendra.
00:19:10Et puis, derrière, également,
00:19:12conserver du fonctionnement
00:19:14et donner la capacité
00:19:16à nos territoires,
00:19:17à nos collectivités,
00:19:18de pouvoir financer les SDIS
00:19:19pour continuer à avoir
00:19:20des sapeurs-compiers volontaires
00:19:21et des sapeurs-compiers professionnels,
00:19:23parce qu'en fait,
00:19:24la guerre,
00:19:25elle se gagne dans les premières minutes.
00:19:27Par contre, effectivement,
00:19:28on ne peut pas écarter
00:19:30le fait que, de temps en temps,
00:19:31on va avoir des feux
00:19:32qui vont s'échapper,
00:19:33mais ça, on en parlera tout à l'heure.
00:19:34Et là, il va falloir qu'on travaille
00:19:35sur la résilience du territoire
00:19:37et sur la formation,
00:19:40également, de notre population,
00:19:41parce qu'on voit
00:19:42que le danger est grandissant
00:19:43au fur et à mesure
00:19:43du réchauffement climatique.
00:19:44Et que ce sera effectivement
00:19:45aussi à chacun d'entre nous.
00:19:46Et c'est d'ailleurs le cas
00:19:47de s'adapter, effectivement,
00:19:49à titre personnel.
00:19:50André Akkari,
00:19:51sur l'équipement des SDIS,
00:19:52c'est un vrai sujet.
00:19:53Il y a les fameux 200 millions d'euros,
00:19:56la déception financière
00:19:57qu'évoquait ce matin
00:19:58le président François Sauvadet.
00:20:01C'est un problème, ça,
00:20:02très clairement,
00:20:03pour équiper les SDIS ?
00:20:05Oui, c'est un trompe-l'œil.
00:20:08Aujourd'hui, il y a eu,
00:20:10j'aimerais quand même redire,
00:20:12il y a eu tout un travail
00:20:13qui a été fait depuis quelques années,
00:20:16notamment suite aux incendies de 2022,
00:20:20où justement, on mettait en avant,
00:20:22et nous avons conduit
00:20:23à la demande du président de l'ADF
00:20:24une mission, Jean-Luc et moi-même,
00:20:27où justement, on mettait dans les hypothèses
00:20:29que ce qui s'est passé en Gérôme
00:20:31pouvait se produire un peu partout en France.
00:20:33Et c'est le cas.
00:20:34Et donc, pendant ce temps,
00:20:36les départements,
00:20:37je dis bien, j'insiste
00:20:38sur les collectivités locales,
00:20:39c'est-à-dire le financement
00:20:42qui est fait à plus de 90%
00:20:43par les départements
00:20:45et les collectivités communes,
00:20:47enfin communes et intercommunalités,
00:20:49eh bien, on s'est équipés
00:20:51dans les départements.
00:20:52On a, en effet,
00:20:55acheté du matériel supplémentaire
00:20:56tout à fait adapté aux feux de forêt,
00:20:58formé les pompiers.
00:20:59Je prendrais l'exemple
00:21:00de la Saône-et-Loire,
00:21:01de la Côte d'Or,
00:21:01où, il y a quelques années,
00:21:03nous n'avions aucun pompier
00:21:04formé aux feux de forêt.
00:21:05Aujourd'hui, en Saône-et-Loire,
00:21:07on n'en a plus de 800,
00:21:08ce qui nous permet
00:21:08d'envoyer des renforts,
00:21:09évidemment, dans les autres territoires,
00:21:11mais aussi de combattre
00:21:12les incendies
00:21:13qui, aujourd'hui,
00:21:14sont une réalité
00:21:15dans l'ensemble des territoires.
00:21:17Quelle image très forte,
00:21:18cette année,
00:21:18lorsque les Canadaires
00:21:20ont puisé de l'eau
00:21:21dans la Seine.
00:21:22Une image complètement inhabituelle.
00:21:25Donc, aujourd'hui,
00:21:27évidemment,
00:21:27il faut s'habituer.
00:21:28Et ça sera pire,
00:21:29sans doute,
00:21:29dans les années prochaines.
00:21:31En tout cas,
00:21:32il faut, en effet,
00:21:32s'y préparer.
00:21:34Aujourd'hui,
00:21:34on a eu un travail,
00:21:35notamment,
00:21:36qui a été fait
00:21:36au niveau de la sécurité civile.
00:21:39J'ai envie de dire,
00:21:40tout est sur la table.
00:21:41Tout est sur la table.
00:21:42On sait, en effet,
00:21:43ce qu'il faut faire
00:21:45financièrement,
00:21:46avec des propositions,
00:21:47pour retrouver
00:21:48des nouvelles sources financières
00:21:49pour les SDIS,
00:21:50pour retrouver aussi,
00:21:52évidemment,
00:21:53une adaptation de nos moyens
00:21:55sur l'ensemble du territoire.
00:21:57Aujourd'hui,
00:21:58vous parliez des 200 millions d'euros.
00:22:00Je ne sais pas si c'est 200,
00:22:02150.
00:22:03Mais, en tout cas,
00:22:07l'orientation qui est faite
00:22:08de ces finances supplémentaires
00:22:09n'est pas bonne.
00:22:11N'est pas bonne
00:22:11parce qu'aujourd'hui,
00:22:13les départements,
00:22:14en tout cas,
00:22:15les collectivités locales,
00:22:17ne peuvent pas,
00:22:18ou ont beaucoup de difficultés,
00:22:20de mettre des budgets supplémentaires.
00:22:21et le PAC,
00:22:24ce qui sera proposé
00:22:25en PAC capacitaire,
00:22:26nous oblige,
00:22:27nous, collectivités,
00:22:29à mettre beaucoup plus d'argent.
00:22:30Or, ce que nous demandons,
00:22:32c'est d'avoir des ressources nouvelles
00:22:33pour pouvoir financer
00:22:35à la fois les augmentations naturelles
00:22:37en fonctionnement,
00:22:38mais aussi les investissements nécessaires
00:22:40sur le matériel,
00:22:41sur les moyens aériens.
00:22:42Il ne faut pas non plus négliger
00:22:44le fait que,
00:22:46vu la déficience
00:22:49faite, justement,
00:22:50sur les financements
00:22:51de moyens aériens
00:22:51par l'État,
00:22:52les collectivités locales,
00:22:54les départements,
00:22:55notamment,
00:22:56aujourd'hui,
00:22:57louent des hélicoptères,
00:22:59louent des moyens aériens
00:23:00parce que, justement,
00:23:01on n'arrive pas
00:23:01à faire face
00:23:02aux feux naissants.
00:23:04Donc,
00:23:05là, on a,
00:23:06dans la perspective,
00:23:08et là, moi,
00:23:09je suis,
00:23:09là aussi,
00:23:10je reprendrai un mot,
00:23:11je suis très en colère
00:23:12sur,
00:23:14finalement,
00:23:16la nouvelle loi
00:23:17qui se dessine
00:23:18sur la sécurité civile,
00:23:20qui, finalement,
00:23:21ne répond pas
00:23:22aux défis futurs,
00:23:23et puis,
00:23:24surtout,
00:23:24aujourd'hui,
00:23:25sur les orientations financières
00:23:27qui ne correspondent pas
00:23:28du tout,
00:23:29finalement,
00:23:30aux besoins
00:23:31qui seront nécessaires
00:23:32dans les années futures.
00:23:33Voilà,
00:23:33je pense,
00:23:34et je demande vraiment
00:23:35qu'il y ait une réaction
00:23:36très vive
00:23:37et une réorientation
00:23:39par rapport,
00:23:40justement,
00:23:40au financement
00:23:41des SDIS
00:23:42et des collectivités locales
00:23:44pour qu'on puisse être
00:23:45tout simplement
00:23:47prêt
00:23:47dans les années futures.
00:23:49C'est une question
00:23:50aussi,
00:23:51j'ai envie de dire,
00:23:52de sauvegarde du patrimoine,
00:23:53mais surtout,
00:23:54de sauvegarde
00:23:54du plan humain.
00:23:56Et il est important,
00:23:57en effet,
00:23:58que tout ceci
00:23:59devienne une priorité,
00:24:00mais qu'enfin,
00:24:01on ait une vraie stratégie
00:24:03pour les années à venir.
00:24:05Cette loi sur la sécurité civile,
00:24:07elle est éminemment contestée.
00:24:08Qu'est-ce que vous répondez ?
00:24:10Je réponds juste
00:24:11que je suis chef
00:24:11du centre opérationnel
00:24:12de sécurité civile
00:24:13et que,
00:24:14donc,
00:24:14un,
00:24:14je n'ai pas le mandat
00:24:15pour pouvoir répondre
00:24:16à la question.
00:24:18Deux,
00:24:18vous dire que...
00:24:19Vous entendez la colère
00:24:21qui s'exprime ?
00:24:22Déjà,
00:24:23je suis sapeur-pompier,
00:24:24donc très clairement,
00:24:25en termes de besoins
00:24:26de moyens supplémentaires,
00:24:27après une saison comme 2026,
00:24:28dire qu'on n'aurait pas besoin
00:24:29de moyens supplémentaires
00:24:30ou de développement
00:24:31serait une ineptie.
00:24:33Et puis,
00:24:33j'essaye d'être
00:24:34le plus objectif possible
00:24:36au quotidien
00:24:37et pragmatique possible
00:24:37dans la prise de décision
00:24:38au sein du centre opérationnel.
00:24:40Donc,
00:24:40évidemment,
00:24:41qu'on a besoin
00:24:42de moyens supplémentaires.
00:24:43Le sujet du budget,
00:24:44il est valable au niveau national,
00:24:46il est valable aussi
00:24:46au niveau européen,
00:24:47puisqu'il y a la volonté
00:24:48d'avoir une flotte européenne
00:24:50de sécurité civile
00:24:51plus forte
00:24:51qui permette justement
00:24:52de venir en renfort
00:24:53des pays qui sont touchés.
00:24:55Et la France,
00:24:55comme l'Espagne
00:24:56et le Portugal,
00:24:57sont les pays les plus touchés
00:24:59par les feux
00:25:00sur les dernières années.
00:25:01Et là aussi,
00:25:02côté européen,
00:25:03parce qu'on sort
00:25:04d'une réunion
00:25:04importante à Dublin
00:25:05il y a deux jours,
00:25:06il y a une baisse budgétaire
00:25:07de 30%
00:25:08qui a été annoncée
00:25:08lors de cette réunion
00:25:11pour le mécanisme européen
00:25:12de protection civile.
00:25:13Une baisse de 30% ?
00:25:15Oui, sur le mécanisme européen
00:25:17de protection civile,
00:25:18c'est ce qui a été annoncé
00:25:19à cette réunion-là.
00:25:20Donc il y a évidemment
00:25:22un sujet et un enjeu
00:25:23au niveau financier
00:25:24et un support.
00:25:25Et une fois que je vous ai dit ça,
00:25:26je n'ai pas plus d'éléments
00:25:27à vous transmettre.
00:25:29Merci en tout cas pour votre franchise.
00:25:3030% au niveau européen.
00:25:33Jean-Luc Gletch,
00:25:33je vous voyais réagir,
00:25:34levez les yeux au ciel.
00:25:35Oui, oui, je réagis.
00:25:37Mon colonel,
00:25:38vous avez du courage
00:25:38de venir ici.
00:25:39Nous aurions préféré
00:25:40parler avec un ministre
00:25:41de manière à avoir
00:25:42un niveau de conversation
00:25:43qui nous permette
00:25:43d'avoir des engagements derrière.
00:25:45Et je salue votre présence.
00:25:48Non, alors là, André a dit
00:25:50je suis en colère.
00:25:51Moi, je le suis franchement
00:25:53sur ce qui est en train
00:25:54de se passer.
00:25:56Avec ce que nous avons vécu
00:25:57dans ce département girondin,
00:25:58avec la souffrance
00:25:59qui a représenté
00:26:00la perte de deux sapeurs-pompiers,
00:26:01la perte de 42 000 hectares,
00:26:02l'engagement des sapeurs-pompiers
00:26:04que nous avons connu,
00:26:05moi, je n'arrive pas
00:26:06à concevoir qu'aujourd'hui,
00:26:08alors que le hors-norme
00:26:09sera demain la norme,
00:26:10il ne soit pas pris en compte
00:26:12la réalité de ce que nous allons
00:26:13subir demain
00:26:13et que les moyens ad hoc
00:26:15ne soient pas accordés.
00:26:16C'est valable pour l'Europe
00:26:17qui baisse donc de 30%.
00:26:19Je n'arrive pas à comprendre
00:26:20comment une Europe
00:26:21qui subit au Portugal,
00:26:22en Espagne, en Grèce,
00:26:23en France,
00:26:25des incendies
00:26:25comme nous les avons connus
00:26:26baissent les moyens aujourd'hui.
00:26:28Je n'arrive pas à comprendre
00:26:29qu'on nous fasse un tour
00:26:30de passe-passe
00:26:31avec 200 millions d'euros
00:26:32qui devraient arriver
00:26:33au département
00:26:34pour être fléchés vers les 10
00:26:35et qui ne soient pas prélevés
00:26:38par le budget national
00:26:41pour ensuite,
00:26:42sur des appels à projets,
00:26:43décider comment on va distribuer
00:26:44ces 200 millions d'euros
00:26:45et en plus,
00:26:46pour réfléchir plutôt
00:26:47sur de l'investissement
00:26:48alors que les pactes capacitaires
00:26:50devraient être maintenus
00:26:51voire consolidés,
00:26:52mais que le fonctionnement
00:26:53soit aussi financé
00:26:54afin que nous puissions
00:26:55augmenter les moyens humains
00:26:57dont nous avons besoin.
00:26:58c'est la réclamation de la fédération,
00:27:00c'est la réclamation des sapeurs-pompiers,
00:27:02c'est la réclamation des départements
00:27:03et de l'ensemble des SDIS.
00:27:07Jean-Louis Masson,
00:27:09on vient d'entendre la colère,
00:27:11l'incompréhension aussi
00:27:12qui étaient déjà ce matin
00:27:13les mots du président
00:27:14François Sauvadet.
00:27:15Je suis totalement solidaire
00:27:16de ce que disent
00:27:17mes collègues présidents,
00:27:19évidemment,
00:27:20je présente tous mes respects
00:27:22au colonel
00:27:22et d'avoir le courage
00:27:23de venir là,
00:27:24mais bon,
00:27:26il y a l'avenir,
00:27:28il y a les équipements
00:27:29qui pourraient,
00:27:31qui doivent être adaptés
00:27:33à une situation météorologique
00:27:35qui devient plus compliquée
00:27:37pour ce genre de catastrophe,
00:27:38mais il y a le quotidien
00:27:40et le quotidien,
00:27:41c'est le financement des SDIS.
00:27:43Et pourquoi il y a un problème ?
00:27:45C'est extrêmement facile à comprendre.
00:27:47Les financements des SDIS
00:27:48sont assumés principalement
00:27:50par les EPCI et le département,
00:27:53mais les textes plafonnent
00:27:56les EPCI à l'indice du hausse
00:27:59du coût de la vie
00:28:00et pas les départements.
00:28:02Or, les services départementaux
00:28:04d'incendie de secours
00:28:06ont des coûts
00:28:07qui sont plus importants
00:28:09que l'évolution du coût de la vie.
00:28:11Résultat,
00:28:11que font
00:28:14les contrôleurs généraux
00:28:15de nos SDIS ?
00:28:16Ils viennent voir le président
00:28:17du département
00:28:18et disent,
00:28:18voilà,
00:28:19il manque 2 millions,
00:28:20il manque 3 millions,
00:28:22et qu'est-ce qui se passe ?
00:28:22Il n'y a que nous
00:28:23qui sommes en capacité
00:28:24de financer.
00:28:25Il est là le problème.
00:28:26C'est-à-dire que le financement
00:28:27des SDIS,
00:28:28monsieur le président du Sénat,
00:28:29il est devenu obsolète.
00:28:31Et il faut le changer.
00:28:33Nous proposons
00:28:34à ce qu'il y ait
00:28:36une contribution faite
00:28:37par les compagnies d'assurance,
00:28:38sur la taxe
00:28:39et les compagnies d'assurance,
00:28:41et que cette taxe,
00:28:42évidemment,
00:28:43ne se perde pas
00:28:44dans les dédales ministérielles
00:28:46ou dans les faux-semblants,
00:28:48mais bien
00:28:49contribuer
00:28:50au financement des SDIS
00:28:51via les départements.
00:28:52C'est ça qu'il faut,
00:28:53monsieur le président du Sénat,
00:28:54si je peux me permettre
00:28:55de vous interpeller
00:28:56sur ce sujet.
00:28:57C'est ça qu'il nous faut,
00:28:58c'est ça que nous demandons.
00:29:00Ce n'est pas plus compliqué.
00:29:01Et si on ne fait pas ça,
00:29:04les départements
00:29:05vont continuer
00:29:06jusqu'à un moment
00:29:07où ils ne pourront plus le faire.
00:29:08A titre d'exemple,
00:29:11le département du Nord,
00:29:12il a augmenté
00:29:13sa participation aux SDIS
00:29:14de plus de 20% en 5 ans.
00:29:17Nous étions à 52 millions,
00:29:18nous sommes à 63 millions.
00:29:20Et ça va continuer ?
00:29:21Évidemment.
00:29:22On ne peut pas...
00:29:24Il ne peut pas naître autrement.
00:29:26Nonobstant,
00:29:27les investissements
00:29:28que nous faisons,
00:29:30monsieur le disait,
00:29:31quand il est intervenu,
00:29:32le principal,
00:29:34quand il y a un départ
00:29:35d'un SDIS,
00:29:36il va pouvoir intervenir
00:29:36de suite.
00:29:37Donc avec des moyens aériens.
00:29:40Effectivement,
00:29:40je reprends ce que disait
00:29:41maître Salah Barou,
00:29:43qui était ici,
00:29:44à peine,
00:29:45qui disait qu'il fallait
00:29:45qu'on emmène les initiatives.
00:29:46Nous l'avons fait
00:29:47dans la région sud,
00:29:49puisque le département du Var
00:29:50s'est associé avec la région
00:29:52pour créer,
00:29:53sur la base aéronavale,
00:29:54un pélican de Rome.
00:29:56Qui est armé.
00:29:57Et principalement,
00:29:58on va des hélicoptères
00:29:59que nous finançons, nous.
00:30:02Le département finance
00:30:03quatre hélicoptères
00:30:04pour la saison estivale.
00:30:06L'État en finance un.
00:30:07C'est mieux que rien.
00:30:09C'est bien, merci.
00:30:10Et donc,
00:30:11on a cinq hélicoptères,
00:30:12au-delà, bien sûr,
00:30:13des avions,
00:30:14quand ils sont disponibles,
00:30:15qui ne sont pas en panne
00:30:16et qui ne sont pas employés ailleurs.
00:30:17Voilà.
00:30:18Donc,
00:30:19il faut
00:30:21impérativement
00:30:22revoir
00:30:22les clés de financement
00:30:24et mettre en contribution
00:30:25la taxe
00:30:26sur les compagnies d'assurance.
00:30:28Je précise que
00:30:28sur les incendies
00:30:31qui se sont produits
00:30:31cet été
00:30:32dans le département du Var,
00:30:33le coût pour les assurances
00:30:34est d'un milliard et demi.
00:30:37Un milliard et demi.
00:30:37Donc,
00:30:38je pense que s'ils contribuaient
00:30:39à la prévention,
00:30:41s'ils contribuaient
00:30:42au fonctionnement
00:30:42des SDIS,
00:30:43sans doute qu'ils feraient
00:30:44peut-être des économies
00:30:45en termes
00:30:48d'indemnisation
00:30:48des victimes.
00:30:50Marc Vermeulen.
00:30:51Je pense,
00:30:52M. le Président,
00:30:53qu'aujourd'hui,
00:30:53ils en bénéficient déjà.
00:30:55Parce que,
00:30:55quand on regarde
00:30:56le bilan,
00:30:57alors oui,
00:30:58effectivement,
00:30:58on a passé
00:31:00sur une échelle.
00:31:01Parce que,
00:31:01quand on prend
00:31:01les destructions
00:31:02sur Biscarros
00:31:03et sur le feu de Somos,
00:31:05les deux feux,
00:31:06c'est plus de 400 habitations.
00:31:08Par contre,
00:31:08si on prend le feu
00:31:09de Somos,
00:31:10c'est 90% du bâti
00:31:12qui était en interface
00:31:13du feu.
00:31:15J'attire votre attention
00:31:16également que,
00:31:17sur Somos,
00:31:18on a dû défendre
00:31:20l'équivalent
00:31:21de 105 kilomètres
00:31:22de linéaires.
00:31:23En fait,
00:31:24105 kilomètres
00:31:25cumulés
00:31:25d'habitations
00:31:27qui sont au contact
00:31:28de la forêt.
00:31:29Donc,
00:31:30quand on a 90%
00:31:31du bâti
00:31:32qui est préservé,
00:31:33ils font des économies.
00:31:34Donc,
00:31:35à un moment donné,
00:31:35ce n'est pas
00:31:35illégitime.
00:31:36Il y a un travail
00:31:36qui est fait
00:31:37qui mériterait certainement
00:31:38d'être développé,
00:31:39de valoriser
00:31:40la valeur du sauvé,
00:31:42tout ce qui est sauvé
00:31:43par les différentes actions
00:31:44au quotidien
00:31:44des services
00:31:45sans dit secours.
00:31:46Et on verrait bien
00:31:46qu'à l'instar
00:31:47de ce qui se passe
00:31:48dans un certain nombre
00:31:49de pays,
00:31:49il ne serait pas
00:31:50complètement illogique
00:31:50d'avoir cette participation
00:31:52du milieu assurantiel
00:31:54au financement
00:31:55du ZIS.
00:31:56Il faut vraiment libérer
00:31:58les capacités,
00:31:59effectivement,
00:31:59au niveau du fonctionnement
00:32:00parce que,
00:32:01je vous rejoins,
00:32:01on est tous
00:32:02dans la même situation.
00:32:03Le fonctionnement
00:32:04des ZIS,
00:32:05sur le plan budgétaire,
00:32:06devient de plus en plus difficile
00:32:08alors même que c'est
00:32:09un moment où il faudrait
00:32:10renforcer le volontariat,
00:32:12renforcer les sapeurs-compiers
00:32:13professionnels
00:32:13et renforcer les investissements.
00:32:14Donc,
00:32:15on voit bien
00:32:15qu'il y a besoin
00:32:15de débloquer quelque chose.
00:32:17Je reviens un peu
00:32:17sur la loi de modélisation
00:32:19de sécurité civile.
00:32:20Aujourd'hui,
00:32:21la perception qu'on en a
00:32:22au niveau de la Fédération,
00:32:23au mieux,
00:32:24si on y arrive,
00:32:25ce sera une loi d'ajustement.
00:32:27Mais ce ne sera pas
00:32:28une loi de modélisation
00:32:29de la sécurité civile
00:32:30telle qu'on a connue
00:32:31il y a 20 ans
00:32:32parce qu'elle n'est pas
00:32:33à la hauteur des enjeux.
00:32:34Et un des enjeux,
00:32:35ça fait le lien avec,
00:32:37on a beaucoup parlé
00:32:38des moyens d'intervention,
00:32:39mais il va falloir imaginer
00:32:43notre territoire
00:32:44pour le rendre plus résilient.
00:32:46Parce que,
00:32:47ce que je vous évoquais,
00:32:48les plus de 100 kilomètres
00:32:50de linéaire interface forêt
00:32:51à défendre,
00:32:52c'est consommateur de moyens.
00:32:53Et à un moment donné,
00:32:54il va falloir qu'on avance
00:32:56sur la manière
00:32:57dont on construit,
00:32:58la manière dont on organise
00:32:59notre urbanisme
00:33:01et puis également
00:33:02nos forêts.
00:33:03On le voit,
00:33:04quand vous avez des phénomènes
00:33:05qui arrivent
00:33:06tels que des feux convectifs,
00:33:08à un moment donné,
00:33:09ça va être
00:33:10la rupture de combustible
00:33:12qui va permettre
00:33:13aux moyens d'engager
00:33:14de reprendre le dessus.
00:33:15Et il y a un sujet
00:33:17sur des forêts
00:33:17qui sont exploitées
00:33:20comme c'est le cas
00:33:21sur le massif
00:33:21des Landes de Gascogne,
00:33:22mais également,
00:33:23plus au nord,
00:33:24la forêt de Fontainebleau
00:33:25ou d'autres forêts
00:33:26sur lesquelles il va falloir
00:33:27imaginer quand même
00:33:28ces points de rupture
00:33:29et en partenariat
00:33:30avec le monde de l'agriculture,
00:33:32voir comment on peut
00:33:32les valoriser également
00:33:33parce qu'on ne peut pas
00:33:34les laisser non plus
00:33:35non exploités
00:33:36parce que sinon,
00:33:37ça va être de la friche
00:33:38et ça va poser d'autres problèmes.
00:33:39Alors justement,
00:33:40Jérôme Mathieu,
00:33:41c'est pour ça que votre présence
00:33:43nous tenait à cœur aujourd'hui
00:33:44sur ce rôle important
00:33:46des agriculteurs
00:33:47et vous me le rappeliez
00:33:48et c'est important de le signaler,
00:33:49je ne sais pas si
00:33:49tous les Français le savent,
00:33:50mais beaucoup d'entre eux
00:33:51sont pompiers volontaires.
00:33:53Oui, beaucoup d'agriculteurs
00:33:54sont pompiers volontaires
00:33:55dans nos départements
00:33:56et c'est très bien
00:33:56et il faudrait qu'on arrive
00:33:58à le développer
00:33:59mais les journées
00:34:00des agriculteurs
00:34:01sont déjà bien remplies
00:34:02mais on a quand même
00:34:03beaucoup d'agriculteurs
00:34:04qui sont aujourd'hui
00:34:05pompiers volontaires.
00:34:06Ce qu'il faut qu'on arrive
00:34:07à développer,
00:34:07comme vous l'avez tous exprimé,
00:34:10c'est bien entendu
00:34:10déjà sur la prévention.
00:34:12Quand on parle
00:34:12des coupures de combustible,
00:34:14je vais dire des gros mots,
00:34:15je vais dire des gros mots,
00:34:16les meilleures coupures
00:34:17de combustible,
00:34:17c'est des cultures irriguées.
00:34:19C'est des cultures irriguées.
00:34:21Donc sur la gestion de l'eau,
00:34:22il faut aussi
00:34:23que l'on regarde
00:34:23comment on peut
00:34:25déployer des cultures irriguées.
00:34:26Ce n'est pas des gros mots.
00:34:27Les vignes,
00:34:28je crois qu'en Gironde,
00:34:30les cultures de maïs irriguées,
00:34:31maïs irriguées,
00:34:32gros mots,
00:34:33deuxième gros mots
00:34:33de la matinée,
00:34:34maïs irriguées,
00:34:35c'est des meilleures
00:34:36coupures de combustible.
00:34:37Donc on a ça,
00:34:38on a,
00:34:39parce qu'il n'y a pas
00:34:40que la forêt
00:34:40qui peut brûler,
00:34:41on a aussi nos champs
00:34:42qui brûlent,
00:34:42qui peuvent brûler.
00:34:43Donc il faut qu'on
00:34:43mette en place
00:34:44des mesures de prévention
00:34:45parce que ça peut être
00:34:46des super allume-feu
00:34:47pour la forêt.
00:34:48Derrière ça,
00:34:49il faut qu'on travaille
00:34:50sur l'aménagement
00:34:51du territoire.
00:34:51Et puis,
00:34:52comme je l'ai dit,
00:34:53alors sur les investissements,
00:34:55mais on a des angles morts.
00:34:57Et un angle mort
00:34:58extrêmement important
00:34:59que l'on a,
00:34:59alors c'est très disparate
00:35:00dans les départements
00:35:01et il faut absolument
00:35:03que l'on ait une règle
00:35:04et une méthode nationale
00:35:06parce que certains départements
00:35:07font des conventions,
00:35:08certains départements,
00:35:09le préfet ne prend pas
00:35:12beaucoup de temps
00:35:13pour faire des réquisitions,
00:35:14d'autres plus.
00:35:14Donc il faut absolument
00:35:16qu'on ait aussi
00:35:17quel statut a l'agriculteur ?
00:35:19Et quand on,
00:35:20alors il y a le statut,
00:35:21il y a le problème
00:35:21de l'ademy,
00:35:22enfin le problème,
00:35:22l'ademyisation,
00:35:23mais généralement
00:35:24les chambres d'agriculture
00:35:25avec les départements,
00:35:26on trouve des solutions.
00:35:27Mais il faudrait qu'on ait
00:35:28quand même une règle
00:35:29d'ademyisation.
00:35:30Et mieux
00:35:31et extrêmement plus important,
00:35:33c'est sur l'assurance.
00:35:35C'est sur l'assurance.
00:35:36Alors si on a un tracteur
00:35:37de brûlée,
00:35:37un tonneau de brûlée,
00:35:38ça ne va pas être
00:35:38ça le souci.
00:35:39C'est à partir du moment
00:35:40et j'espère qu'on n'y arrivera pas,
00:35:43mais quand il y a
00:35:44des interventions,
00:35:45il y a de la rapidité,
00:35:46il y a de l'excitation,
00:35:47il y a beaucoup de monde
00:35:48sur le terrain.
00:35:49C'est quand on aura
00:35:50des problèmes humains,
00:35:51que ce soit des agriculteurs
00:35:52qui soient blessés
00:35:53en amenant de l'eau
00:35:55ou alors des accidents
00:35:56de la route
00:35:56en allant effectivement
00:35:57amener de l'eau.
00:35:59Donc il faut qu'on ait aussi
00:36:02cette possibilité,
00:36:03enfin cette règle
00:36:03pour indemniser et assurer
00:36:06et ça,
00:36:07ça passe par des conventions
00:36:07avec les chambres d'agriculture
00:36:09et n'oubliez pas
00:36:09que les chambres d'agriculture,
00:36:11elles sont là
00:36:11à l'interface
00:36:12avec les agriculteurs
00:36:12mais aussi avec les forestiers
00:36:14parce que dans certains départements,
00:36:16grands départements forestiers,
00:36:17on a des services forestiers
00:36:18et puis derrière,
00:36:19ce qu'il faut qu'on mette en avant
00:36:20dans ces feux de forêt aussi
00:36:21et nous,
00:36:22c'est ce qu'on a dit
00:36:23aux sept parlementaires
00:36:24qui ont fait une enquête
00:36:26parlementaire
00:36:26sur les feux de forêt,
00:36:27c'est qu'il faut voir
00:36:28effectivement
00:36:29toute cette partie
00:36:30indemnisation,
00:36:31financement,
00:36:31etc.
00:36:32et autour des feux de forêt
00:36:33et ne pas oublier aussi
00:36:35la perte économique
00:36:36qu'on a derrière
00:36:36sur nos territoires,
00:36:37cette forêt qui a brûlé,
00:36:38il faut qu'on traite
00:36:39le bois rapidement
00:36:40partout sur le territoire
00:36:41et ça va mettre à mal
00:36:42encore le marché du bois,
00:36:43etc.
00:36:44Donc,
00:36:44et en tout cas,
00:36:45sachez que les chambres d'agriculture,
00:36:47elles veulent faire interface
00:36:48avec vous,
00:36:49avec les départements
00:36:50parce que les chambres d'agriculture
00:36:52sont présentes
00:36:52sur l'ensemble des territoires
00:36:53comme les départements
00:36:54et on est capable
00:36:55de recenser,
00:36:58de mettre en place
00:36:58des outils,
00:36:59on en a mis,
00:37:00par exemple,
00:37:00dans un département
00:37:01qui met cher dans les Vosges,
00:37:02un outil informatique
00:37:03où on a une carte
00:37:04où on sait
00:37:04quel agriculteur
00:37:05avec quel matériel,
00:37:06quel forestier
00:37:07est là à tel endroit
00:37:08avec le numéro de téléphone
00:37:09pour,
00:37:10c'est des choses qui sont simples,
00:37:11qui paraissent anodines
00:37:13mais qui sont importantes
00:37:14et ce que les agriculteurs
00:37:16aiment faire,
00:37:18c'est,
00:37:18enfin,
00:37:18aiment faire,
00:37:19pourquoi tous les paysans
00:37:20veulent se mobiliser ?
00:37:21Il faut l'organiser,
00:37:22il faut bien sûr
00:37:23le coordonner
00:37:24parce que tout le monde
00:37:25ne doit pas faire ce qu'il veut,
00:37:26c'est bien sous l'autorité des 10
00:37:28parce que les agriculteurs
00:37:29dans leur territoire,
00:37:30mais vous le savez bien
00:37:31dans les départements,
00:37:32on le sait dans les départements,
00:37:34c'est qu'ils veulent faire nation
00:37:35et faire nation,
00:37:36c'est se mettre au service
00:37:38des collectivités,
00:37:39au service de ceux
00:37:40qui luttent
00:37:41pour préserver notre territoire
00:37:42parce que la forêt,
00:37:43les cultures,
00:37:44c'est notre outil de travail
00:37:46mais c'est aussi
00:37:47notre raison d'être,
00:37:48donc on a des choses à faire
00:37:49en anticipation,
00:37:50le jour venu
00:37:51et puis après
00:37:52qu'on fasse aussi
00:37:53des retours d'expérience derrière
00:37:56parce que le feu est fini,
00:37:57par moment on se dit
00:37:58bon c'est bon,
00:37:58on verra l'année prochaine
00:37:59sauf qu'est-ce qui a bien marché,
00:38:01qu'est-ce qui a mal marché
00:38:01et comment on l'améliore.
00:38:03Et cette table ronde
00:38:03contribue justement
00:38:04à ce retour d'expérience,
00:38:05merci beaucoup en tout cas
00:38:06pour cette vivacité
00:38:09dans vos façons de vous exprimer,
00:38:10on sent que ça vient des tripes,
00:38:13ces agriculteurs
00:38:13qui sont en première ligne,
00:38:14il y a vraiment une nécessité
00:38:15d'harmonisation
00:38:17de toutes ces bonnes volontés
00:38:18et peut-être pour reprendre
00:38:20au début
00:38:20de cette solidarité
00:38:21qu'on a vue.
00:38:22La solidarité oui
00:38:23mais la coordination surtout
00:38:24et ce que l'on voit
00:38:26c'est qu'une coordination
00:38:27parfois d'en haut
00:38:28n'est pas la coordination
00:38:30qu'on peut réaliser
00:38:30sur le terrain
00:38:31et on a pu
00:38:32pour avoir été suffisamment
00:38:34présents sur les incendies
00:38:35y compris auprès des maires
00:38:36j'ai pu constater
00:38:37comme je l'avais fait en 2022
00:38:39combien la coordination
00:38:40de terrain
00:38:40était absolument essentielle
00:38:42et nécessaire
00:38:43et que c'est ce travail-là
00:38:44avec les élus locaux
00:38:45avec les bénévoles
00:38:46avec les volontaires
00:38:47avec tous les professionnels
00:38:49agriculteurs notamment
00:38:50qui peut être particulièrement
00:38:52efficiente.
00:38:52Je ne sais pas si j'aurai encore
00:38:53la parole
00:38:54est-ce que je peux dire
00:38:54si je dois conclure
00:38:56sur mon propos
00:38:56très rapidement.
00:38:58Un, dire que je n'accepterai plus
00:39:01qu'un directeur départemental
00:39:02de SDIS
00:39:03dont je connais l'expertise
00:39:04et l'engagement
00:39:05puisse être cloué au pilori
00:39:07lors de l'incendie de Somos
00:39:08alors même que c'est la question
00:39:09des moyens qui a été
00:39:10et notamment des moyens aériens
00:39:12qui a été en jeu
00:39:13et que ça c'est absolument
00:39:14inadmissible.
00:39:18Et la deuxième chose
00:39:20la deuxième chose
00:39:21c'est que si on ne fait pas
00:39:22évoluer dans ce pays
00:39:23la culture du risque
00:39:25en considérant que le risque
00:39:26des 50, 70 dernières années
00:39:28n'est plus à l'aune
00:39:29de la réalité
00:39:30de ce que nous allons vivre
00:39:31nous n'arriverons pas
00:39:32à assumer la totalité
00:39:34des crises qui sont devant nous
00:39:35qu'elles soient des incendies
00:39:36qu'elles soient des inondations
00:39:37etc.
00:39:38Et donc ça
00:39:39c'est un message
00:39:39que j'adresse au national
00:39:40donc vous en êtes le relais
00:39:42mon colonel
00:39:42mais je l'ai déjà dit
00:39:43au président de la république
00:39:44au premier ministre
00:39:45si vous n'évoluez pas
00:39:47dans la culture du risque
00:39:48de façon massive
00:39:49majeure
00:39:50et avec grande ampleur
00:39:51nous ne serons pas
00:39:52à la hauteur des risques
00:39:53de demain.
00:39:55Merci infiniment
00:39:56merci beaucoup
00:39:57à tous les six
00:39:58merci d'avoir
00:39:59vous vouliez ajouter
00:40:00quelque chose ?
00:40:01Ah non je vous ai vu réagir
00:40:02Non non j'ai bien entendu
00:40:03le message du président
00:40:04je le relierai
00:40:05et juste vous dire
00:40:06que par rapport
00:40:07à la saison 2027
00:40:08on est déjà
00:40:09au travail
00:40:10sur la préparation
00:40:11évidemment aussi
00:40:12en lien avec les territoires
00:40:13c'est d'ailleurs
00:40:14pas pour rien
00:40:15que le niveau départemental
00:40:16est toujours rappelé
00:40:17sur le niveau gestion de crise
00:40:18le préfet
00:40:19est bien l'interlocuteur
00:40:20direct nous
00:40:21au niveau national
00:40:22et c'est bien le représentant
00:40:23et je pense que là aussi
00:40:24puisque vous avez parlé
00:40:25du contrôleur général
00:40:26la préfète a été parfois
00:40:28mise en difficulté
00:40:29de manière injuste
00:40:30et il est important aussi
00:40:31que l'état
00:40:31comme le département
00:40:33puisse être valorisé
00:40:34sur ces actions là
00:40:34Merci à vous
00:40:35On espère que le ministre
00:40:35entend ce que nous disons là
00:40:37malgré son absence
00:40:38un tout dernier mot
00:40:39monsieur Akary
00:40:39Un tout dernier mot
00:40:40on s'est évidemment
00:40:41concentré sur les feux de forêt
00:40:43mais au vu du changement climatique
00:40:45aujourd'hui il y aura
00:40:46et c'est pour ça
00:40:47que c'est important
00:40:47d'avoir une
00:40:48j'ai envie de dire
00:40:49une organisation
00:40:50digne de son
00:40:51pour préparer l'avenir
00:40:53puisqu'il y a d'autres risques
00:40:54les inondations
00:40:55il y a aussi
00:40:57d'autres phénomènes
00:40:58de par les orages
00:40:59extrêmement violents
00:41:00les quantités d'eau
00:41:01qui ne tombent plus
00:41:02au même moment
00:41:02et de la même façon
00:41:03donc tout ça
00:41:04c'est des risques
00:41:05à prendre en compte
00:41:07et je peux vous dire
00:41:08qu'au niveau des territoires
00:41:09pour rejoindre
00:41:10ce qui a été dit tout à l'heure
00:41:10on s'organise
00:41:11il faut vraiment faire confiance
00:41:13aux territoires
00:41:14aux locaux
00:41:14aux départements
00:41:15aux communes
00:41:16parce qu'on s'organise
00:41:17et on prépare l'avenir
00:41:18nous on traite
00:41:19notamment
00:41:20sonnéloi
00:41:20la question de l'eau
00:41:21les ressources en eau
00:41:23justement pouvoir
00:41:24traiter aussi
00:41:26les problèmes
00:41:26plus tard
00:41:27d'incendie
00:41:28alors merci beaucoup
00:41:29Jean-Louis Masson
00:41:30brièvement
00:41:31s'il vous plaît
00:41:32oui brièvement
00:41:35évidemment il y a un travail
00:41:36de prévention
00:41:36des incendies à faire
00:41:37on est tous d'accord
00:41:38on connaît tous
00:41:39les obligations
00:41:40des broussaillements
00:41:42etc
00:41:42tout ça on sait
00:41:43mais moi je prône
00:41:45dans mon département
00:41:46sur une gestion
00:41:47de la forêt
00:41:49le département du Var
00:41:50est le deuxième département
00:41:51le plus forestier
00:41:52après l'Élande
00:41:52et moi je souhaiterais
00:41:54qu'on puisse entretenir
00:41:55ces forêts
00:41:56en lien avec la chambre
00:41:57de l'agriculture
00:41:58qui est partie prenante
00:41:59et qui voudrait bien
00:42:00remettre en couture
00:42:01des restants qui sont
00:42:02envahis par la forêt
00:42:03etc
00:42:03sauf que
00:42:05on est bloqué
00:42:06par les normes
00:42:07on est bloqué
00:42:07par les règlements
00:42:08européens
00:42:10surtransposés
00:42:10par les règles françaises
00:42:12monsieur le président
00:42:14du Sénat
00:42:15et quand on veut
00:42:17défricher vraiment
00:42:18quand on veut
00:42:18organiser notre forêt
00:42:20on nous objecte
00:42:20la tortue Hermann
00:42:21le lézard viruqueux
00:42:23les petites fureurs classées
00:42:25mais moi je vous pose
00:42:27une question
00:42:33je pose une question
00:42:35aux divers législateurs
00:42:36européens
00:42:37nationaux
00:42:38au Sénat
00:42:38comme l'Assemblée nationale
00:42:39dans les milliers
00:42:41d'hectares
00:42:42de forêts
00:42:42qui ont brûlé
00:42:43mais où est
00:42:43où sont les tortueurs
00:42:45Hermann
00:42:45les arbres
00:42:46et les petites fleurs
00:42:47il faut du pragmatisme
00:42:49et pas du dogmatisme
00:42:50voilà ce que je voulais dire
00:42:51et bien c'est dit
00:42:52merci beaucoup
00:42:53vous voulez dire quelque chose
00:42:55et là c'est ça vraiment
00:42:57c'est ça vraiment
00:42:58le mot de la conclusion
00:42:58oui mais dans la continuité
00:43:00de ce qui vient d'être dit
00:43:01on voit qu'il y a
00:43:01un cloisonnement
00:43:02qui est insupportable
00:43:04entre la gestion
00:43:05de crise
00:43:05l'anticipe
00:43:06enfin la préparation
00:43:08et le retour
00:43:09à la normale
00:43:10donc il y a vraiment besoin
00:43:11de décloisonner
00:43:11au niveau national
00:43:12de regrouper peut-être
00:43:13un certain nombre
00:43:14de directions
00:43:14pour avoir un continuum
00:43:16et que ce soit la même personne
00:43:17qui suive la préparation
00:43:19la gestion
00:43:19et le retour à la normale
00:43:21ce qui évitera
00:43:21d'avoir des difficultés
00:43:22comme vous venez
00:43:23de citer notamment
00:43:25merci infiniment
00:43:26à tous les six
00:43:27pour votre présence
00:43:28et votre investissement
00:43:30alors que l'heure
00:43:31est à la mobilisation générale
00:43:33je vais vous demander
00:43:33effectivement
00:43:34de rejoindre vos places
00:43:35dans le public
00:43:37merci beaucoup
00:43:38on continue à suivre
00:43:39ce congrès
00:43:40des départements de France
00:43:41organisés à Reims
00:43:42les départements
00:43:43qui gèrent également
00:43:44la politique de solidarité
00:43:45envers nos concitoyens
00:43:47les plus vulnérables
00:43:47un sujet d'autant plus urgent
00:43:49en période de crise
00:43:50du pouvoir d'achat
00:43:51je vous laisse écouter
00:43:52une table ronde
00:43:53sur ce thème
00:43:53de la solidarité
00:43:54citer économiste
00:43:56membre du cercle des économistes
00:43:58vous êtes aussi chroniqueur
00:43:59aux échos
00:43:59et on peut vous voir également
00:44:01et je suis sûre
00:44:02que beaucoup de personnes
00:44:02dans la salle
00:44:03vous voient régulièrement
00:44:04sur BFM Business
00:44:05sur LCIU
00:44:06encore France Info
00:44:07TV et Radio
00:44:08et je rappelle
00:44:09votre dernier ouvrage
00:44:10paru en 2025
00:44:12Trump et nous
00:44:13comment sauver
00:44:15la France et l'Europe
00:44:16c'est paru
00:44:16aux éditions
00:44:17Odile Jacob
00:44:18donc on va
00:44:19prendre un tout petit peu
00:44:21de hauteur
00:44:21du recul
00:44:22voir la France
00:44:24dans le contexte
00:44:24de la situation
00:44:25économique actuelle
00:44:27dont on dit
00:44:28qu'il est
00:44:28très compliqué
00:44:30et encore
00:44:30c'est léger
00:44:32comment est-ce que vous
00:44:33vous imaginez
00:44:34l'évolution
00:44:35de l'action publique
00:44:36dans un tel contexte
00:44:38de difficultés
00:44:39économiques
00:44:40et pas seulement d'ailleurs
00:44:42peut-être politiques aussi
00:44:44je crois que
00:44:46d'abord
00:44:46bonjour à tout le monde
00:44:47je crois que
00:44:48nous sommes dans une crise
00:44:49systémique
00:44:50comme on n'en a pas eu
00:44:51sous la Vème République
00:44:53donc c'est une des crises
00:44:54les plus graves
00:44:55que nous ayons
00:44:56depuis la Deuxième Guerre mondiale
00:44:59l'action publique
00:45:01commence à en sentir
00:45:02les effets
00:45:03je ne sais pas
00:45:04jusqu'à quel point
00:45:05la population
00:45:06et les électeurs
00:45:07l'ont bien compris
00:45:08donc cette crise
00:45:10systémique
00:45:11elle se traduit
00:45:13notamment
00:45:13et ça c'est
00:45:15pourtant totalement
00:45:16public
00:45:16mais c'est pas pris
00:45:17vraiment en compte
00:45:19la croissance économique
00:45:21en France
00:45:21depuis 20 ans
00:45:22est à 1%
00:45:23et quand on a
00:45:24le record
00:45:25d'Europe
00:45:26et quasiment
00:45:28dans le monde
00:45:29de la dépense publique
00:45:30avec 57 points
00:45:32de PIB
00:45:33de dépense publique
00:45:34en réalité
00:45:35pour que
00:45:35nous soyons
00:45:38à la fois
00:45:39en action publique
00:45:40en développement
00:45:41de l'emploi
00:45:42en satisfaction
00:45:43de la population
00:45:44pour que nous
00:45:45soyons confortables
00:45:47il faudrait
00:45:47une croissance double
00:45:48donc le grand enjeu
00:45:50des prochaines années
00:45:52c'est est-ce qu'on arrive
00:45:53à casser
00:45:55cette malédiction
00:45:56d'une croissance
00:45:57à 1%
00:45:57je rappelle
00:45:59que
00:45:59les 30 glorieuses
00:46:02ça s'est traduit
00:46:03par une croissance
00:46:04annuelle
00:46:04de 4,5%
00:46:05nous avions
00:46:06la deuxième croissance
00:46:07la plus rapide au monde
00:46:08à cette époque-là
00:46:09et quand on voit
00:46:11la qualité
00:46:13la beauté
00:46:13du pays
00:46:14la richesse
00:46:15de ses territoires
00:46:17on se dit parfois
00:46:18qu'il faut vraiment
00:46:19le faire exprès
00:46:20pour plomber
00:46:21un pays
00:46:22à ce point-là
00:46:22pour qu'il soit
00:46:23à 1% de croissance
00:46:24au lieu d'être
00:46:25au 2%
00:46:26dont on aurait besoin
00:46:27donc c'est vraiment
00:46:28l'enjeu absolument majeur
00:46:30dans le cadre
00:46:31de cet enjeu
00:46:32il y a un enjeu
00:46:33plus particulier
00:46:35qui est clairement
00:46:36la réindustrialisation
00:46:38dans les 25 dernières années
00:46:40nous avons subi
00:46:42parmi les grands pays
00:46:43développés
00:46:44la désindustrialisation
00:46:46la plus violente
00:46:47de tous les grands pays
00:46:48la part
00:46:49l'industrie manufacturière
00:46:50dans le PIB
00:46:51est tombée à 10%
00:46:52la moyenne
00:46:53de la zone euro
00:46:55de l'Union Européenne
00:46:56c'est plutôt 15%
00:46:57du PIB
00:46:58l'Italie
00:46:59est à
00:47:00plus de 14%
00:47:01du PIB
00:47:02donc la question
00:47:03c'est comment
00:47:04on peut réindustrialiser
00:47:05sachant que
00:47:06ça ne peut se faire
00:47:07que dans le cadre
00:47:08d'une politique de filière
00:47:09en lien avec les territoires
00:47:10et dans une vision
00:47:12de modernisation
00:47:13sachant que
00:47:14je termine sur ce point
00:47:16il y a
00:47:17un énorme travail
00:47:19d'explication
00:47:20et de pédagogie
00:47:21à faire
00:47:21sur cette réindustrialisation
00:47:24parce que
00:47:24malgré tout
00:47:25reste imprimé
00:47:27dans l'esprit
00:47:28de beaucoup
00:47:29de nos concitoyens
00:47:30que
00:47:30l'industrie
00:47:32est sale
00:47:33que
00:47:34c'est dangereux
00:47:35et ainsi de suite
00:47:36la réindustrialisation
00:47:38elle va se faire
00:47:39en réalité
00:47:39par des unités
00:47:40de production
00:47:41qui ont trois caractéristiques
00:47:43elles sont électrifiées
00:47:44elles sont robotisées
00:47:45et numérisées
00:47:46donc la réindustrialisation
00:47:48c'est aussi un moyen
00:47:49de rattraper
00:47:50notre retard
00:47:50dans la robotisation
00:47:51et la
00:47:52et la numérisation
00:47:54de
00:47:55de la production
00:47:56or
00:47:57ce qui m'inquiète
00:47:58beaucoup
00:47:58c'est que
00:47:59pour l'instant
00:48:00dans les débats
00:48:02de préparation
00:48:03de la prochaine
00:48:04présidentielle
00:48:05il n'y a pas
00:48:06réellement
00:48:07de proposition
00:48:08d'une vision
00:48:09complète
00:48:11avec une politique
00:48:12de reconstruction
00:48:13du pays
00:48:14de reconstruction
00:48:14de son appareil
00:48:15de production
00:48:15sachant que
00:48:16ce sujet
00:48:17est posé
00:48:18depuis 15 ans
00:48:18et donc
00:48:19aucun des
00:48:21trois ou quatre
00:48:22derniers présidents
00:48:23n'ont été
00:48:24en mesure
00:48:25de mettre en place
00:48:27une politique
00:48:27de ce type
00:48:28je pourrais
00:48:28préciser encore
00:48:30si vous le souhaitez
00:48:30ce que ça implique
00:48:31la réindustrialisation
00:48:32parce qu'elle ne peut
00:48:33se faire qu'avec
00:48:34les régions
00:48:34et les départements
00:48:35mais justement
00:48:35sur l'action publique
00:48:37dans le contexte
00:48:38que vous décrivez
00:48:41ça va
00:48:43se déliter
00:48:45c'est ça le risque
00:48:46oui
00:48:46absolument
00:48:47c'est un délitement
00:48:47parce qu'actuellement
00:48:50les besoins
00:48:51en termes d'action publique
00:48:52liés au vieillissement
00:48:53de la population
00:48:54à la nécessité
00:48:55de reconstruire
00:48:57un système
00:48:58d'éducation
00:48:59compétitif
00:49:00c'est vécu
00:49:03comme une information
00:49:04mais la France
00:49:05étant
00:49:05la France
00:49:06une république
00:49:07qui était très fière
00:49:08d'elle-même
00:49:09tombée au 27ème rang
00:49:10du classement
00:49:11PISA
00:49:12des systèmes éducatifs
00:49:13c'est une tare nationale
00:49:15c'est pas juste
00:49:16une information
00:49:17c'est un problème majeur
00:49:18pour une raison
00:49:19d'ailleurs
00:49:19si je sors une seconde
00:49:22vous le savez tous
00:49:23ici bien sûr
00:49:24mais néanmoins
00:49:25il faut le rappeler
00:49:26et surtout le rappeler
00:49:27autour de nous
00:49:28le principe unificateur
00:49:30de la république française
00:49:32c'est le citoyen
00:49:34en Angleterre
00:49:36ou en Allemagne
00:49:37c'est la nationalité
00:49:40qui a créé la nation
00:49:42c'est à dire
00:49:42c'est la germanité
00:49:44en Allemagne
00:49:45et l'anglicité
00:49:47en Angleterre
00:49:48nous c'est le citoyen
00:49:49de par la révolution française
00:49:52qui est au coeur du système
00:49:53mais le citoyen
00:49:54s'il n'est pas éduqué
00:49:55s'il n'est pas informé
00:49:56et s'il n'a pas un travail
00:49:58qui lui permette
00:49:59d'exercer ses fonctions
00:50:00de citoyen
00:50:01il devient une charge
00:50:03au lieu d'être un acteur
00:50:04donc avoir un effondrement
00:50:06du système éducatif
00:50:07c'est gênant
00:50:08pour tous les pays
00:50:09mais c'est dramatique
00:50:09pour la France
00:50:10et pour redonner
00:50:11les moyens
00:50:12à la fois
00:50:13de faire face
00:50:14au vieillissement
00:50:15de faire face
00:50:16à la reconstruction
00:50:17du système éducatif
00:50:18et puis
00:50:19d'avancer
00:50:20dans la réindustrialisation
00:50:22du pays
00:50:22il faut des ressources
00:50:23c'est pour ça
00:50:24que j'évoquais
00:50:25ce doublement
00:50:26du taux de croissance
00:50:27ce qui pose aussi
00:50:29la question
00:50:30de l'artificialisation
00:50:34d'un certain nombre
00:50:37d'hectares nécessaires
00:50:40sachant que
00:50:41beaucoup de travaux
00:50:42grâce d'ailleurs
00:50:43à des travaux
00:50:44qui ont été faits au Sénat
00:50:46on sait aujourd'hui
00:50:48que si on voulait
00:50:49regagner
00:50:50et je termine par là
00:50:51sur ce point
00:50:51si on voulait regagner
00:50:525 points de PIB
00:50:53de puissance industrielle
00:50:55c'est-à-dire ramener
00:50:55la France
00:50:56d'une industrie manufacturière
00:50:58qui est à 10 points de PIB
00:50:59à une industrie
00:51:00qui est à 15 points de PIB
00:51:01alors
00:51:02c'est pas un chiffre
00:51:04si on faisait ça
00:51:06passer de 10 à 15
00:51:07c'est créer
00:51:08un million
00:51:09d'emplois industriels
00:51:10qui sont en moyenne
00:51:11payés
00:51:11moitié plus
00:51:12que le salaire moyen
00:51:14ou en tout cas
00:51:16très au-dessus
00:51:17du SMIC
00:51:18et c'est créer
00:51:19un million
00:51:20d'emplois dérivés
00:51:22ce qui permettrait
00:51:23donc d'aider
00:51:24toute l'action publique
00:51:25et l'action sociale
00:51:26donc si on voulait
00:51:28faire ça
00:51:28grâce à des travaux
00:51:29du Sénat
00:51:30on sait que
00:51:31pour gagner
00:51:31chaque point supplémentaire
00:51:33de la part
00:51:33de l'industrie
00:51:34dans le PIB
00:51:35il faut 10 000 hectares
00:51:37et donc si on voulait
00:51:37regagner
00:51:385 points
00:51:39dans le cadre
00:51:40d'une stratégie
00:51:41qui devrait être
00:51:42mise en oeuvre
00:51:42sur 10 ans
00:51:43c'est pas quelque chose
00:51:44qu'on décrète
00:51:44si on voulait faire ça
00:51:46il faut 50 000 hectares
00:51:47mais on sait aujourd'hui
00:51:49grâce aux travaux
00:51:50du Sénat
00:51:50grâce à des travaux
00:51:52d'ailleurs menés
00:51:52par d'anciens préfets
00:51:54que 40%
00:51:56des 50 000 hectares
00:51:57peuvent venir
00:51:58des friches actuelles
00:52:00on estime
00:52:01selon les évaluations
00:52:03qu'on a entre 80 000
00:52:05et 300 000 hectares
00:52:07de friches en France
00:52:07pour vous montrer
00:52:08que les 50 000 hectares
00:52:10dont on parle
00:52:10c'est peanuts
00:52:12et donc
00:52:12sur les 50 000
00:52:14il y en a 20 000
00:52:15qui pourraient venir
00:52:16des friches
00:52:17et donc
00:52:18néanmoins
00:52:19si vous dites ça
00:52:19dans le débat public
00:52:20si vous évoquez
00:52:22cette question
00:52:22on va vous dire
00:52:23c'est monstrueux
00:52:24vous allez artificialiser
00:52:26juste pour qu'on ait
00:52:28des ordres de grandeur
00:52:29en tête
00:52:29je donnais les chiffres
00:52:31des friches
00:52:32je donne un autre chiffre
00:52:33dans le cadre
00:52:34du Green Deal
00:52:34de 2019
00:52:36européen
00:52:36dans un premier temps
00:52:38on avait envisagé
00:52:39de geler 10%
00:52:40des surfaces agricoles
00:52:41utiles
00:52:42dans les pays européens
00:52:43in fine
00:52:44on s'est calé
00:52:45sur 4%
00:52:484%
00:52:49de la surface
00:52:50agricole
00:52:51utile
00:52:52gelée
00:52:53sur un trait
00:52:54de plume
00:52:55par un vote
00:52:56du parlement
00:52:56européen
00:52:57c'est 1 million
00:52:59200 000 hectares
00:53:00donc
00:53:00on
00:53:01pouvait geler
00:53:031 million
00:53:03200 000 hectares
00:53:04sur un trait
00:53:05de plume
00:53:05mais on ne pourrait pas
00:53:06trouver
00:53:06les 30 000 hectares
00:53:08nécessaires
00:53:09sur les 50 000
00:53:10de terrain
00:53:11nécessaires
00:53:12pour réindustrialiser
00:53:13le pays
00:53:13voilà
00:53:14donc
00:53:14à un moment donné
00:53:15toutes ces questions
00:53:16elles doivent être
00:53:17discutées devant le peuple
00:53:19et il est clair
00:53:21que les départements
00:53:22les intercommunalités
00:53:23et les régions
00:53:24ont un rôle absolument
00:53:25décisif
00:53:26dans cette reconstruction
00:53:28du pays
00:53:28alors justement
00:53:29dans quelques instants
00:53:30on va se pencher
00:53:30sur les solidarités
00:53:32mais dernière question
00:53:33en quoi selon vous
00:53:34le département peut être
00:53:35le moteur
00:53:37de cette refondation sociale
00:53:38alors
00:53:39ça fait une vingtaine d'années
00:53:41que je travaille
00:53:43sur les questions
00:53:44de réorganisation
00:53:45territoriale
00:53:47j'ai d'ailleurs été
00:53:48à l'origine
00:53:49de la loi
00:53:50de 2010
00:53:51alors
00:53:51des articles
00:53:53à l'intérieur
00:53:53de la loi
00:53:54de 2010
00:53:54certains vont me haïr
00:53:55mais qui sont
00:53:57à l'origine
00:53:57de la création
00:53:58des métropoles
00:53:59et pôles métropolitains
00:54:00dont on fait
00:54:01parfois
00:54:02des monstres
00:54:03mais en réalité
00:54:03l'intelligence
00:54:04c'est la façon
00:54:05dont le pôle métropolitain
00:54:07travaille avec son interland
00:54:08et normalement
00:54:09c'est au niveau
00:54:10du département
00:54:11que ce travail
00:54:12doit être fait
00:54:12donc c'est pour ça
00:54:13que c'est très important
00:54:14d'avoir une action
00:54:15à ce niveau là
00:54:15mais si
00:54:18on imagine
00:54:19le rôle du département
00:54:20pour moi
00:54:21et donc je le dis pas
00:54:22parce que je suis ici
00:54:23ça fait au moins
00:54:24quinze ans
00:54:25que je défends
00:54:25que le département
00:54:27du fait de sa proximité
00:54:29avec les besoins
00:54:30et la responsabilité
00:54:31totale
00:54:31de l'action sociale
00:54:32y compris
00:54:34le contrôle
00:54:35des CAF
00:54:36y compris
00:54:37en lien
00:54:37avec France Travail
00:54:38l'action
00:54:39sur la réinsertion
00:54:40donc
00:54:42les départements
00:54:43ont un rôle
00:54:44absolument fondamental
00:54:44à jouer
00:54:45et pour
00:54:46anticiper
00:54:47les questions
00:54:47qu'on pourrait me poser
00:54:48sur les ressources
00:54:49des départements
00:54:49je pense que
00:54:50si on allait
00:54:51dans cette direction
00:54:53il est clair
00:54:54qu'il faut coupler
00:54:56la spécialisation
00:54:57du département
00:54:58sur le social
00:54:59et du développement
00:55:00économique
00:55:01donné à la région
00:55:02il faut coupler ça
00:55:03avec le retour
00:55:05du conseiller territorial
00:55:06qui serait donc
00:55:08le conseiller départemental
00:55:09qui s'assemble
00:55:10en conseiller régional
00:55:11et de cette façon là
00:55:13on crée
00:55:13une cohérence totale
00:55:15dans l'action
00:55:16territoriale
00:55:17et c'est que comme ça
00:55:18qu'on va pouvoir
00:55:19rebâtir le pays
00:55:20de mon point de vue
00:55:21merci Christian
00:55:22pour ces propos
00:55:23introductifs
00:55:24et je vais vous demander
00:55:25d'accueillir à présent
00:55:26nos invités
00:55:27pour notre table ronde
00:55:28j'appelle
00:55:29Frédéric Biéry
00:55:30président de la
00:55:31collectivité européenne
00:55:32d'Alsace
00:55:33Maël Decalen
00:55:34président du Finistère
00:55:35Sébastien Vassini
00:55:35vous pouvez les applaudir
00:55:37Sébastien Vassini
00:55:38président de la Haute-Garonne
00:55:39et Olivier
00:55:40nos sénateurs du Nord
00:55:41merci de nous rejoindre
00:55:43sur scène
00:55:43là vous êtes à la bonne place
00:55:45c'est parfait
00:55:45merci beaucoup
00:55:46Sébastien Vassini
00:55:47va juste à côté
00:55:48de Frédéric Biéry
00:55:49Maël Decalen
00:55:50juste à côté
00:55:51de Christian
00:55:51merci mon sénateur
00:55:53vous installez là
00:55:54prenez place
00:55:55merci beaucoup
00:55:56d'être là
00:55:57tous les cinq
00:55:58alors on parle
00:55:59des solidarités
00:56:01comme promis
00:56:01comment rendre
00:56:02la dépense
00:56:03de solidarité
00:56:04plus efficace
00:56:05comment cibler
00:56:06les besoins
00:56:07adaptés pour chacun
00:56:08on parle du RSA
00:56:09pour les personnes âgées
00:56:11des prestations
00:56:11compensations handicap
00:56:12de l'aide sociale
00:56:14à l'enfance
00:56:14notamment
00:56:15Frédéric Biéry
00:56:17vous êtes président
00:56:18de la collectivité
00:56:19européenne d'Alsace
00:56:20président de la commission
00:56:21solidarité santé travail
00:56:23département de France
00:56:24on a vu le contexte
00:56:25économique
00:56:26que l'on connaît tous
00:56:27et qui est extrêmement
00:56:29inquiétant
00:56:30ce qui frappe
00:56:30c'est cette balance
00:56:32qui penche
00:56:32de plus en plus
00:56:33entre d'un côté
00:56:34moins d'argent
00:56:35beaucoup moins d'argent
00:56:37et puis de l'autre
00:56:38de plus en plus
00:56:39de personnes
00:56:40à aider
00:56:41c'est ça votre
00:56:43votre dilemme
00:56:44c'est l'équation
00:56:45bonjour à toutes et à tous
00:56:46c'est effectivement
00:56:46l'équation que nous
00:56:48devons essayer de résoudre
00:56:49les départements
00:56:50départements de France
00:56:52on a un contexte
00:56:53de forte augmentation
00:56:55des précarités
00:56:56moi je vois
00:56:57en Alsace
00:56:58on est passé
00:56:58en quatre ans
00:56:59de 300 000
00:57:00à 400 000
00:57:00personnes fragiles
00:57:02accompagnées
00:57:03de 5 000
00:57:04à 6 000
00:57:04jeunes
00:57:06confiés
00:57:07on voit aussi
00:57:08que la MDPH
00:57:09est confrontée
00:57:10à des fortes demandes
00:57:11en augmentation
00:57:12donc tous les indicateurs
00:57:15sociaux
00:57:15sont en rouge
00:57:16donc on a une réalité
00:57:18d'augmentation
00:57:19qui se couple
00:57:20avec une complexité
00:57:21de plus en plus forte
00:57:22des situations
00:57:24donc tout ça
00:57:25rend la tâche
00:57:27des collectivités
00:57:28départementales
00:57:28de plus en plus
00:57:29difficile
00:57:30avec un contexte
00:57:31budgétaire
00:57:32où l'État a pris
00:57:33un certain nombre
00:57:34de décisions sociales
00:57:36qui peuvent être
00:57:36positives
00:57:37le Ségur
00:57:38la loi Taquet
00:57:39tous ces textes
00:57:41qui peuvent amener
00:57:42une valeur ajoutée
00:57:42au service
00:57:43mais qui n'ont pas
00:57:44été compensées
00:57:45par les finances
00:57:47des financements
00:57:49de l'État
00:57:49donc on est face
00:57:50à une équation
00:57:51qui est du coup
00:57:52très difficile
00:57:52à résoudre
00:57:53après
00:57:55on essaye
00:57:56d'être innovants
00:57:57tous
00:57:57on est à la fois
00:57:58on essaie
00:57:59de travailler
00:58:01sur la racine
00:58:02des difficultés sociales
00:58:03quand on développe
00:58:04la protection maternelle
00:58:05et infantile
00:58:06pour essayer
00:58:06de limiter
00:58:07l'impact
00:58:08sur l'aide sociale
00:58:09à l'enfance
00:58:10quand on
00:58:11on travaille
00:58:12sur l'engagement
00:58:13dans les EHPAD
00:58:15pour que
00:58:15plus il y a de bénévoles
00:58:16dans les EHPAD
00:58:17plus on arrive
00:58:18à maintenir
00:58:19une prestation
00:58:20qui est abordable
00:58:21pour nos concitoyens
00:58:22et qui n'en
00:58:23renchérit pas trop
00:58:24la dépense sociale
00:58:25des départements
00:58:28on voit bien
00:58:28qu'aujourd'hui
00:58:29on est aussi
00:58:29dans une logique
00:58:30de bienveillance
00:58:31responsable
00:58:31c'est à dire
00:58:31qu'à la fois
00:58:32on veut laisser
00:58:33personne au bord
00:58:33du chemin
00:58:34mais on est aussi
00:58:34dans une exigence
00:58:35vis-à-vis
00:58:36de nos concitoyens
00:58:36c'est à dire
00:58:37qu'aujourd'hui
00:58:38il y a des droits
00:58:39mais il y a aussi
00:58:39des devoirs
00:58:40et c'est cet équilibre
00:58:43qu'on essaye
00:58:43de renforcer
00:58:44pour que
00:58:45la dépense
00:58:47n'explose pas
00:58:47elle est déjà
00:58:48très très forte
00:58:49il faut qu'on arrive
00:58:50à re-responsabiliser
00:58:52aussi le citoyen
00:58:54moi je dis
00:58:55à mes citoyens
00:58:55les moyens publics
00:58:57ne suffiront pas
00:58:58pour faire face
00:58:58à tous les enjeux
00:58:59là récemment
00:59:00j'ai écrit
00:59:00pour le fonds de solidarité
00:59:01logements
00:59:02au maire
00:59:02en disant
00:59:03on est tous
00:59:04sur la même barque
00:59:06ensemble
00:59:07les enjeux
00:59:08de la précarité
00:59:08on n'arrivera pas
00:59:09les départements
00:59:10seuls
00:59:10à la traiter
00:59:11donc on doit
00:59:12essayer
00:59:13d'optimiser
00:59:14l'ensemble
00:59:15des partenariats
00:59:16Maël Decalan
00:59:17comment est-ce que
00:59:18vous faites vous
00:59:18dans le Finistère
00:59:19avec cette balance
00:59:20qui penche fortement
00:59:22est-ce que malgré tout
00:59:23il y a des moyens
00:59:25d'agir ?
00:59:27Alors d'abord
00:59:27je voudrais dire
00:59:28que ce qui me rend
00:59:28complètement fou
00:59:29comme président
00:59:30de département
00:59:30pour élaborer
00:59:31sur ce que vient de dire
00:59:32mon collègue alsacien
00:59:33c'est pas seulement
00:59:34qu'il y a un paradoxe
00:59:35entre des besoins
00:59:37nouveaux
00:59:37qui émergent
00:59:38parce que la population
00:59:39vieillit
00:59:39ou parce que
00:59:40des précarités nouvelles
00:59:42font surface
00:59:43c'est pas seulement
00:59:43que l'Etat
00:59:45qui est confronté
00:59:46à une grande difficulté
00:59:47budgétaire
00:59:47nous met à contribution
00:59:49c'est que parfois
00:59:50dans la même journée
00:59:51on nous impose
00:59:52des dépenses
00:59:53qui n'existaient pas
00:59:54le matin
00:59:55Frédéric a parlé
00:59:55du Ségur
00:59:56on pourrait parler
00:59:57des augmentations
00:59:58de cotisations de retrait
00:59:59de la CNRA-CL
01:00:00comme l'Etat
01:00:01est incapable
01:00:02d'équilibrer
01:00:02le régime de retraite
01:00:03il augmente
01:00:04les taux de cotisation
01:00:04des collectivités
01:00:05bref
01:00:06le matin
01:00:07on nous transfère
01:00:09des dépenses
01:00:09qui n'existaient pas
01:00:10la veille
01:00:10et puis l'après-midi
01:00:11on critique
01:00:13ouvrez les guillemets
01:00:14la dérive
01:00:14des dépenses locales
01:00:15et je lis
01:00:16au rapporteur
01:00:17de la
01:00:17pardon
01:00:18au président de la commission
01:00:19des affaires sociales
01:00:19du Sénat
01:00:20qui est évidemment
01:00:21un défenseur
01:00:21des départements
01:00:23que c'est un discours
01:00:25qui est devenu
01:00:26très difficile à entendre
01:00:27alors pour vous répondre
01:00:29moi je crois
01:00:30qu'il y a quand même
01:00:30je ne suis pas le seul
01:00:31à le croire
01:00:32je sais que la grande majorité
01:00:33de mes collègues
01:00:33présidents de départements
01:00:34y travaillent
01:00:35il y a des marges
01:00:37de manœuvre
01:00:38et j'en cite simplement
01:00:39une qui est
01:00:39ce qui vient d'être indiqué
01:00:40c'est la réforme
01:00:41des politiques sociales
01:00:42et la responsabilisation
01:00:43des usagers
01:00:44nous dans le Finistère
01:00:45on a consacré
01:00:46beaucoup d'énergie
01:00:46au retour à l'emploi
01:00:47des allocataires RSA
01:00:49le RSA
01:00:49c'est une dépense
01:00:50de 12 milliards et demi
01:00:51au plan national
01:00:52dans le Finistère
01:00:53quand je suis arrivé
01:00:53c'était une dépense
01:00:54de 120 millions
01:00:55en crédit de paiement
01:00:56l'année dernière
01:00:57la dépense
01:00:58n'est plus que de 100 millions
01:00:59et pourtant
01:01:00comme dans tous les départements
01:01:01je travaille sur l'accès
01:01:02au droit
01:01:03il y a des gens
01:01:03qui n'étaient pas au RSA
01:01:04par le passé
01:01:05qui y sont aujourd'hui
01:01:06néanmoins
01:01:07en travaillant sur le retour
01:01:08à l'emploi
01:01:09des allocataires
01:01:10en essayant d'être
01:01:11beaucoup plus performant
01:01:12sur le service public
01:01:12de l'insertion
01:01:13d'une part
01:01:13puis d'autre part
01:01:14en travaillant
01:01:15sur le contrôle
01:01:16des devoirs
01:01:17sur le contrôle
01:01:18des administratifs
01:01:19ça vous a valu
01:01:20des contestations
01:01:23très vives
01:01:24alors on a réduit
01:01:25le nombre d'allocataires
01:01:25de 18 000 à 13 000
01:01:27dans le Finistère
01:01:28on a fait la démonstration
01:01:29que plus des deux tiers
01:01:30de cette baisse
01:01:31était liée au retour
01:01:31à l'emploi
01:01:32c'est pas une opinion
01:01:33là c'est un fait
01:01:33qui est contesté
01:01:34par personne
01:01:34du reste
01:01:35on a ramené
01:01:36des milliers de personnes
01:01:36quand même au travail
01:01:37on les a sorties
01:01:38de la pauvreté
01:01:38parce que le RSA
01:01:40il y a une petite minorité
01:01:41qui fait beaucoup d'efforts
01:01:42pour y rester
01:01:43il y a une grande majorité
01:01:44qui fait tout
01:01:44pour en sortir
01:01:46effectivement comme remerciement
01:01:47de ces efforts
01:01:49l'extrême gauche
01:01:50m'a envoyé
01:01:51au tribunal correctionnel
01:01:52pour harcèlement
01:01:53moral institutionnel
01:01:54je le mentionne d'ailleurs
01:01:55pour tous les collègues élus
01:01:57je ne suis pas le seul président
01:01:58à être mis en cause
01:01:59alors moi j'ai été évidemment
01:02:00relaxé par le tribunal
01:02:01d'une part
01:02:02d'autre part
01:02:02l'opinion finistérienne
01:02:03à qui on a posé la question
01:02:04le département centriste
01:02:06le Finistère
01:02:06entre 70 et 80%
01:02:08a soutenu notre politique
01:02:09la totalité des électeurs
01:02:11si vous voulez
01:02:11du centre et de la droite
01:02:12et une grande majorité
01:02:13je le mentionne aussi
01:02:14des électeurs du centre gauche
01:02:15et alors pourquoi ?
01:02:17parce qu'ils ont compris
01:02:17qu'en fait
01:02:17il y a des choses en France
01:02:19qui se réduisent
01:02:19à des conflits de valeurs
01:02:20et puis il y a plein de choses
01:02:21qui sortent de ces conflits de valeurs
01:02:22je t'en donne 3-4 illustrations
01:02:24et je m'arrêterai là
01:02:25par le passé
01:02:26dans le Finistère
01:02:26on n'était peut-être pas
01:02:27le meilleur département de France
01:02:29on ne recevait pas
01:02:30les allocataires RSA
01:02:31quand ils s'inscrivaient
01:02:32parfois ils mettaient
01:02:336 mois
01:02:348 mois
01:02:34parfois plusieurs années
01:02:35avant de voir quelqu'un
01:02:36du département
01:02:37désormais
01:02:37parce qu'on a recruté
01:02:3812 personnes pour le faire
01:02:39on les reçoit
01:02:40dans les 4 semaines
01:02:41qui suivent leur inscription
01:02:42deuxième exemple
01:02:43par le passé
01:02:44on avait une place d'insertion
01:02:45pour 7 allocataires
01:02:46et encore
01:02:48elles n'étaient pas toutes remplies
01:02:49parce qu'elles n'étaient pas
01:02:49au bon endroit
01:02:50pas de la bonne manière
01:02:51aujourd'hui
01:02:52on en a créé près de 2500
01:02:53donc c'est un investissement
01:02:54en argent public
01:02:55qui est considérable
01:02:55et il y a une place
01:02:57pour 2 allocataires
01:02:58et dernier exemple
01:03:01il n'y avait
01:03:02aucune forme de conséquence
01:03:04qu'on tirait
01:03:05de l'absence des gens
01:03:06au rendez-vous
01:03:06qu'on leur donnait
01:03:08et désormais
01:03:08évidemment
01:03:09quand il y a une excuse
01:03:10une absence légitime
01:03:11il n'y a pas de problème
01:03:12on refixe un rendez-vous
01:03:13mais autrement
01:03:14on est suspendu du RSA
01:03:16dès la première absence
01:03:17et ce que je veux dire
01:03:18et puis c'est une manière
01:03:19de passer la parole
01:03:20à ceux qui parleront
01:03:21après moi
01:03:21si vous avez parlé
01:03:22d'individualisation
01:03:23je pense que ce que j'ai fait
01:03:24dans le Finistère
01:03:25et ce que d'autres collègues
01:03:26font dans leur département
01:03:27il est inimaginable
01:03:29de pouvoir le faire
01:03:30à l'échelle nationale
01:03:30parce que c'est nous
01:03:31qui savons faire la différence
01:03:33entre quelqu'un
01:03:33qui ne vient pas au rendez-vous
01:03:34parce qu'il n'a pas envie
01:03:35de venir
01:03:35et il n'a pas envie
01:03:36de sortir du RSA
01:03:37et quelqu'un
01:03:38qui fait tout pour en sortir
01:03:39mais qui ne pouvait pas venir
01:03:40parce qu'il y avait
01:03:41des problèmes
01:03:41de garde d'enfants
01:03:42ou de mobilité
01:03:42donc l'individualisation
01:03:44elle est évidemment nécessaire
01:03:45à l'efficacité
01:03:47des politiques sociales
01:03:47comment on passe
01:03:48Sébastien Rassigny
01:03:49justement de cette massification
01:03:51à l'individualisation
01:03:52qui est indispensable
01:03:54on doit d'abord
01:03:55réaffirmer
01:03:56quelques principes essentiels
01:03:57en matière de solidarité
01:03:58et d'accompagnement
01:03:59on ne peut pas se passer
01:04:00de l'échelon départemental
01:04:01l'utilité de l'échelon
01:04:03et de la pertinence
01:04:04de notre collectivité
01:04:06parce que l'individualisation
01:04:08si elle s'accompagne
01:04:09uniquement d'algorithmes
01:04:10de logiciels
01:04:11d'une recentralisation
01:04:13de la manière dont
01:04:14on va unifier l'individu
01:04:16vers une allocation
01:04:17qui est basée simplement
01:04:19sur l'analyse du revenu
01:04:20elle ne tient pas compte
01:04:22de tous les déterminants
01:04:23de la condition sociale
01:04:25l'éloignement
01:04:26un logement
01:04:27l'éloignement des lieux
01:04:29de travail
01:04:29les questions de mobilité
01:04:30les questions de santé
01:04:31les questions de précarité
01:04:34environnementale
01:04:34au sens large
01:04:35bref
01:04:36tout ce que fait
01:04:37le travailleur social
01:04:38en proximité
01:04:38on ne peut pas insérer
01:04:40une personne
01:04:40simplement en déterminant
01:04:42quel est son niveau
01:04:43d'allocation
01:04:44par un algorithme
01:04:45ça ne peut pas marcher
01:04:45donc l'individualisation
01:04:48elle doit s'accompagner
01:04:49aussi de renforcer
01:04:50tout le travail
01:04:51de proximité
01:04:52et là
01:04:53on a la nécessité
01:04:54d'avoir
01:04:55une simplification
01:04:56moi j'étais
01:04:57assez favorable
01:04:58à regrouper
01:04:59une politique
01:05:00du travail
01:05:01parce que
01:05:02nous en gros
01:05:03on nous taxe
01:05:04c'est qu'on n'est pas assez bon
01:05:05sur l'insertion
01:05:06mais enfin
01:05:06ça veut dire que
01:05:07toutes les politiques
01:05:08de travail
01:05:09d'emploi
01:05:09ont échoué
01:05:10avant qu'on arrive
01:05:10au RSA
01:05:11il faut rappeler quand même
01:05:12que la solidarité
01:05:14portée par les départements
01:05:16c'est le filet
01:05:17c'est le filet social
01:05:18c'est l'ultime solidarité
01:05:20le RSA
01:05:21donc
01:05:23concentrer
01:05:23les politiques
01:05:24d'insertion
01:05:25et du travail
01:05:26avec X outils
01:05:27mener une politique
01:05:28il a fallu créer
01:05:30un service départemental
01:05:31de l'insertion
01:05:31et de l'emploi
01:05:33on l'a réuni
01:05:34une fois
01:05:34je vais vous raconter
01:05:35cette anecdote
01:05:36parce que c'est assez intéressant
01:05:38on l'installe
01:05:38avec le préfet
01:05:39de département
01:05:40qui a l'autorité
01:05:41de ce service public
01:05:42de l'insertion
01:05:43et de l'emploi
01:05:45autour de la table
01:05:45il y avait 27 personnes
01:05:463 représentants
01:05:48c'est là que j'ai découvert
01:05:50qu'il y avait des associations
01:05:51représentant
01:05:52les allocataires
01:05:53du chômage
01:05:54et
01:05:5526 personnes
01:05:56représentant
01:05:57une collectivité
01:05:58la mienne
01:05:59et l'ensemble
01:06:00des services
01:06:01de l'état
01:06:02je glissais à l'oreille
01:06:03mais qui sont-ils
01:06:04tous ces représentants
01:06:05alors il y avait
01:06:07la CAF
01:06:08France Travail
01:06:09mais pas encore
01:06:10habilité
01:06:10France Travail
01:06:11donc il y avait encore
01:06:12le pôle emploi
01:06:12la DRETS
01:06:13les services départementaux
01:06:15des services de la préfecture
01:06:16etc.
01:06:17et je dis
01:06:18c'est tous ces gens là
01:06:19qui travaillent à l'insertion
01:06:20ils rencontrent une personne
01:06:21à insérer
01:06:22tous ces gens là
01:06:23on installait le comité
01:06:24qu'ils devaient piloter
01:06:25et c'est là
01:06:26que j'ai compris
01:06:26qu'il y avait un problème
01:06:27c'était il y a 4 ans
01:06:27mais j'ai dit
01:06:28mais on ne va jamais y arriver
01:06:30comment on fait
01:06:30elle est où
01:06:31la simplification
01:06:32alors que l'état
01:06:33recentralise le versement
01:06:35s'il préfère tout gérer
01:06:36par une allocation unique
01:06:37et tout versé
01:06:38mais il va falloir
01:06:40un service
01:06:40le plus simple
01:06:42le plus unifié
01:06:44en proximité
01:06:45qui s'occupe
01:06:46de l'accompagnement social
01:06:47s'il n'y en a pas ça
01:06:48ça ne peut pas fonctionner
01:06:49sans proximité
01:06:50on ne peut pas redresser
01:06:51les gens
01:06:52les remettre debout
01:06:53les remettre sur le chemin
01:06:54de l'emploi
01:06:55d'une bonne santé
01:06:56et les sortir
01:06:58de la précarité
01:06:59pour moi c'est essentiel
01:07:00réaffirmer cet échelon
01:07:01aller chercher
01:07:02de la simplification
01:07:03et aussi
01:07:04à un moment donné
01:07:06que l'état
01:07:07aussi
01:07:07ne se mette pas
01:07:08de tout
01:07:08sur ces questions là
01:07:10la simplification
01:07:11ça fait quand même
01:07:11des années
01:07:13qu'on en entend parler
01:07:13et pour l'instant
01:07:14on n'y est pas encore
01:07:15comme vous le rappeliez
01:07:16Olivier Henault
01:07:17vous êtes sénateur
01:07:18du Nord
01:07:18je le rappelle
01:07:19vice-président
01:07:19de la commission
01:07:20des affaires sociales
01:07:21rapporteur général
01:07:21du PLFSS
01:07:23vous avez été
01:07:24vice-président
01:07:25du département du Nord
01:07:26donc c'est un sujet
01:07:26que vous connaissez
01:07:28parfaitement
01:07:28pour vous
01:07:29c'est important
01:07:30quand même
01:07:30de rappeler
01:07:30que la massification
01:07:31c'était nécessaire
01:07:34il faut rappeler
01:07:34le contexte aussi
01:07:37d'abord
01:07:37vous dire
01:07:38combien je suis heureux
01:07:39d'être ici
01:07:40puisque j'étais
01:07:4120 ans
01:07:42conseiller général
01:07:42ou conseiller
01:07:45départemental
01:07:47saluer les sénatrices
01:07:48et sénateurs
01:07:49qui sont dans la salle
01:07:50Christian Brouillard
01:07:51Anne-Sophie Roumanie
01:07:53ou qualifé-qualifé
01:07:55une petite parenthèse
01:07:56sur l'intervention
01:07:58de Christian Saint-Etienne
01:07:59si on en est là
01:08:01c'est parce qu'on a fait
01:08:03des mauvais choix
01:08:04et quelquefois
01:08:05des non-choix
01:08:06pour ce qui concerne
01:08:07la désindustrialisation
01:08:09je pense que c'est
01:08:10un mauvais choix
01:08:11mais qu'on a fait le choix
01:08:13j'étais en même temps
01:08:14vice-président
01:08:14de la métropole
01:08:15européenne de Lille
01:08:16et je me souviens
01:08:17fin des années 90
01:08:19début 2000
01:08:21des présidents
01:08:22importants
01:08:23de métropole
01:08:23disaient
01:08:24l'industrie
01:08:26c'est fini
01:08:26maintenant
01:08:28c'est le tertiaire
01:08:29et je me souviens
01:08:30de cette expression
01:08:31grandiloquente
01:08:32les turbines
01:08:35tertiaires
01:08:36vont remplacer
01:08:37les hauts fourneaux
01:08:38au profit
01:08:39des plus modestes
01:08:40évidemment
01:08:41ça ne s'est pas
01:08:42passé comme ça
01:08:43terrible formule
01:08:45et on rêvait
01:08:46d'entreprise
01:08:48sans usine
01:08:49enfin je ne reviens pas
01:08:50sur tous ces sujets
01:08:51donc là on a fait
01:08:52des mauvais choix
01:08:52sur le plan social
01:08:54je pense que
01:08:56on a plutôt fait
01:08:58des non-choix
01:08:59ou plutôt
01:09:02on a subi
01:09:03et on a fait
01:09:05de la dette
01:09:06la variable
01:09:07d'ajustement
01:09:08de nos non-choix
01:09:09et d'ailleurs
01:09:10il y avait
01:09:11un colloque
01:09:12au Sénat
01:09:12sur les
01:09:1330 ans
01:09:14de la loi
01:09:16Juppé
01:09:1896
01:09:18et il y avait
01:09:19Antoine Duremand
01:09:20qui
01:09:22était celui
01:09:23qui a initié
01:09:24la loi Juppé
01:09:25et
01:09:26notamment
01:09:26la CADES
01:09:27la caisse
01:09:28d'amortissement
01:09:29de la dette sociale
01:09:30c'est tout un terme
01:09:30et il disait
01:09:32combien il regrettait
01:09:33cette invention
01:09:33parce qu'en fait
01:09:34cette invention
01:09:35elle avait été faite
01:09:36pour éviter
01:09:37les accidents
01:09:38conjoncturels
01:09:39d'une année
01:09:39mais pas pour
01:09:43faire de la dette sociale
01:09:45la variable
01:09:45d'ajustement
01:09:46en permanence
01:09:48et aujourd'hui
01:09:49si on en est là
01:09:50à nos
01:09:513600 milliards de dettes
01:09:52c'est pas seulement
01:09:53à cause de la dette sociale
01:09:54mais en bonne partie
01:09:55tout de même
01:09:57c'est parce qu'on a fait
01:09:58ces non-choix
01:09:59ou plutôt
01:10:00on a accepté
01:10:01de faire
01:10:03de la dette
01:10:03et de l'endettement
01:10:04la variable d'ajustement
01:10:05en clair
01:10:06de tirer des chèques
01:10:07sur les générations
01:10:08qui nous suivent
01:10:09c'était irresponsable
01:10:11et d'ailleurs
01:10:11je pense qu'on sera jugé
01:10:12sévèrement
01:10:12pour tout ça
01:10:14mais les non-choix
01:10:15on les a fait
01:10:15sur aussi ces questions
01:10:17de massification
01:10:20d'individualisation
01:10:21c'est à dire
01:10:22qu'on a fait
01:10:23des non-choix
01:10:24sur les recettes
01:10:26on les fait encore
01:10:27vous savez
01:10:27il y a
01:10:27les rapporteurs généraux
01:10:29qui parlent
01:10:29la tuyauterie
01:10:31du PLFSS
01:10:31une chatte
01:10:32n'y retrouverait pas
01:10:33ses petits
01:10:34on ne fait pas
01:10:35la différence
01:10:36entre ce qui relève
01:10:37de l'assurance
01:10:38et donc de la cotisation
01:10:39ce qui relève
01:10:40de la solidarité
01:10:41et ce qui relève
01:10:42de l'impôt
01:10:43tout est
01:10:46mélangé
01:10:47non-choix
01:10:48donc sur les recettes
01:10:49non-choix
01:10:50sur les dépenses
01:10:55Maël De Galland
01:10:56disait
01:10:56à juste titre
01:10:57qu'effectivement
01:10:58la responsabilité
01:10:59c'est de faire des choix
01:11:00sur le RSA
01:11:00moi j'étais vice-président
01:11:02avec le président
01:11:04du département du Nord
01:11:04on avait fait ces choix
01:11:05et on était parfois
01:11:06confronté à des choses
01:11:07invraisemblables
01:11:08comme voie conférence
01:11:09on avait le RIB
01:11:10des personnes
01:11:11mais on n'avait pas
01:11:11les adresses
01:11:12le RIB
01:11:13mais pas les adresses
01:11:14incroyable ça
01:11:15donc c'était
01:11:16que voilà
01:11:17les non-choix
01:11:18sur les dépenses
01:11:21regardez
01:11:22il y a une négociation
01:11:24sur les indemnités
01:11:25journalières
01:11:26nous sommes le pays
01:11:27quand on regarde
01:11:27je ferai juste
01:11:28cette parenthèse
01:11:29sur les arrêts maladie
01:11:30on rembourse mieux
01:11:32et trop
01:11:33les courts arrêts maladie
01:11:34or les arrêts maladie
01:11:36un peu courts
01:11:36c'est pas toujours
01:11:37des arrêts maladie
01:11:38qui se justifient pleinement
01:11:39on rembourse mal
01:11:40par rapport à d'autres
01:11:41pays européens
01:11:42les arrêts maladie
01:11:43très longs
01:11:44qui sont souvent
01:11:45pour des maladies graves
01:11:46cancer ou autre
01:11:47il y a 3 millions
01:11:48de salariés
01:11:49qui sont pas bien couverts
01:11:503 millions de salariés
01:11:51parce qu'on dépense
01:11:52beaucoup pour la dépense sociale
01:11:53mais il y a des SDF
01:11:55dans la rue
01:11:55il y a des gens
01:11:56qui tombent dans leur voiture
01:11:57c'est ça la triste réalité
01:11:59et on a 3 millions
01:12:01de gens qui sont
01:12:03donc sans protection
01:12:04très forte
01:12:05par rapport aux arrêts maladie
01:12:06et on a
01:12:08une surprescription
01:12:09des arrêts maladie
01:12:11par rapport à la réalité
01:12:12des maladies
01:12:12les médecins
01:12:13surprescrivent
01:12:14dans la durée
01:12:14par rapport aux préconisations
01:12:16de la haute autorité
01:12:17de santé
01:12:17qu'est-ce qu'on fait ?
01:12:18rien
01:12:18on commence juste
01:12:20donc en fait
01:12:21toutes nos structures sociales
01:12:22et pas les départements
01:12:23justement
01:12:24se sont transformées
01:12:27en une forme
01:12:27de distribution automatique
01:12:31de guichet automatique
01:12:32et on en est
01:12:34évidemment là
01:12:34troisième non-choix
01:12:36c'est sur notre organisation
01:12:37moi je suis un enfant
01:12:38de la décentralisation
01:12:39c'est un temps
01:12:40que les moins de 20 ans
01:12:41ne peuvent pas connaître
01:12:42mais moi que j'étais étudiant
01:12:43en 82
01:12:44quand il y a eu
01:12:44pourtant j'étais CDS
01:12:46UDF
01:12:46j'étais centre droit
01:12:47mais quand il y a eu
01:12:48la décentralisation
01:12:49j'étais enthousiaste
01:12:51et mais
01:12:52j'imaginais pas
01:12:53qu'on aurait fait
01:12:54les communes
01:12:55les départements
01:12:56les régions
01:12:57les métropoles
01:12:57pour que
01:12:58les départements
01:12:5940 ans après
01:13:01se retrouvent
01:13:02avec une autonomie
01:13:04fiscale
01:13:04à zéro
01:13:05une autonomie financière
01:13:07très faible
01:13:08voire à zéro
01:13:09et que finalement
01:13:10ça interroge
01:13:11de savoir
01:13:11si elles ne sont pas réduites
01:13:12à devenir
01:13:14des agences de l'état
01:13:14ou cantonner
01:13:16à la distribution
01:13:17automatique
01:13:18des aides
01:13:18mais on a fait
01:13:19des non-choix
01:13:20en permanence
01:13:21c'est-à-dire qu'on a créé
01:13:22cette structure légitime
01:13:23et moi je suis un enfant
01:13:25de la décentralisation
01:13:25mais on n'a pas été au bout
01:13:27et donc je pense
01:13:28que le débat
01:13:30qui va être le nôtre
01:13:30et évidemment
01:13:31moi je vais plaider
01:13:32pour mes amis
01:13:34Jean-Louis Borloo
01:13:34Xavier Bertrand
01:13:35ce qui disent
01:13:35mais il n'y a pas qu'eux
01:13:36évidemment j'en ai bien conscience
01:13:37c'est que
01:13:38on ne peut pas avoir
01:13:40une structure décentralisée
01:13:41aussi légitime
01:13:43aussi compétente
01:13:47avec des personnes
01:13:48de qualité
01:13:49et finalement
01:13:51aussi peu
01:13:51de marge de manœuvre
01:13:52les départements
01:13:53sont cantonnés
01:13:54à la solidarité
01:13:57humaine
01:13:58mais en solidarité
01:13:59alors que ça a un rôle
01:14:00solidarité territoriale
01:14:01et aménagement du territoire
01:14:02et bien
01:14:03ils n'ont plus forcément
01:14:04les marges de manœuvre
01:14:05donc il faut forcément
01:14:06peut-être France fédérale
01:14:08je ne sais pas
01:14:08mais un débat
01:14:09mais en tout cas
01:14:10un nouvel acte
01:14:11de décentralisation
01:14:11pour responsabiliser
01:14:13les acteurs que vous êtes
01:14:14et donc mettre de l'ordre
01:14:15dans notre système
01:14:17de protection sociale
01:14:18je vous remercie
01:14:18merci monsieur le sénateur
01:14:20une grande décentralisation
01:14:22qui tourne en grande désillusion
01:14:24je sentais que vous partagiez
01:14:25totalement les propos du sénateur
01:14:27oui je buvais du petit lait
01:14:28en écoutant monsieur le sénateur
01:14:30mais justement
01:14:31ça m'amène à une réaction
01:14:32sur qu'est-ce qui doit relever
01:14:34de la solidarité nationale
01:14:35et ce qui doit relever
01:14:37de la solidarité des territoires
01:14:39je le vois aujourd'hui
01:14:40au niveau des allocations
01:14:41individuelles de solidarité
01:14:42si on prend le RSA
01:14:45quand il s'agit
01:14:46de nos concitoyens
01:14:47du quotidien
01:14:48c'est normal
01:14:49qu'on s'en occupe
01:14:50et on devrait avoir
01:14:53une décentralisation
01:14:53plus aboutie
01:14:54et on devrait avoir
01:14:55une liberté
01:14:55beaucoup plus grande
01:14:56puisque le RSA
01:14:57a une décentralisation
01:14:58c'est une compétence
01:14:59des départements
01:15:00on devrait avoir
01:15:00les coups d'effranche
01:15:01ce que nous n'avons pas
01:15:02aujourd'hui clairement
01:15:03et même la loi
01:15:04on pensait avec les 15 heures
01:15:06etc.
01:15:06qu'on aurait plus de souplesse
01:15:07les règlements sont venus
01:15:09contraindre les choses
01:15:10et finalement
01:15:10du coup
01:15:11on n'a pas de souplesse
01:15:12sur ça
01:15:12donc ça c'est un premier élément
01:15:13ensuite il y a des choses
01:15:14qui devraient relever
01:15:15de la solidarité nationale
01:15:17moi j'ai constaté
01:15:18cette année
01:15:18que j'avais une forte
01:15:19augmentation des RSA
01:15:20que je ne l'expliquais pas
01:15:21puis on regarde
01:15:21un peu plus attentivement
01:15:22je me rends compte
01:15:23que j'ai 2700 réfugiés
01:15:25et vous savez
01:15:26que quand les gens
01:15:26ont le statut de réfugiés
01:15:27immédiatement
01:15:28ils ont le droit au RSA
01:15:29moi je ne suis pas contre
01:15:31la solidarité nationale
01:15:32vis-à-vis des réfugiés
01:15:33mais je dis
01:15:33à partir du moment
01:15:34où c'est l'État
01:15:34qui décide de donner
01:15:36ce classement de réfugiés
01:15:37ce n'est pas ensuite
01:15:38au département
01:15:39d'assumer
01:15:40la charge financière
01:15:41du RSA
01:15:42nous concrètement
01:15:43ça fait une histoire
01:15:44de 16 millions d'euros
01:15:44donc c'est énorme
01:15:46pareil pour les mineurs
01:15:47non accompagnés
01:15:48sur la protection de l'enfance
01:15:50nous assurons
01:15:50parce que
01:15:51nous sommes compétents
01:15:52et parce que
01:15:53nous sommes investis
01:15:54sur l'aide sociale à l'enfance
01:15:55sur le principe
01:15:56on peut comprendre
01:15:56que ce soit nous
01:15:57qui le gérions
01:15:58parce qu'on a l'habitude
01:15:58de le faire
01:15:59et on le fait au mieux
01:16:01par contre
01:16:01le financement
01:16:02des MENA
01:16:03devrait relever
01:16:04de la solidarité nationale
01:16:05parce qu'il s'agit
01:16:06de jeunes
01:16:07qui sont issus
01:16:08de l'immigration
01:16:10donc aujourd'hui
01:16:11on devrait pouvoir
01:16:12faire le lien
01:16:12et puis
01:16:13clairement
01:16:14on fait
01:16:15on investit beaucoup
01:16:18les allocations individuelles
01:16:19de solidarité
01:16:20initialement
01:16:20étaient compensées
01:16:23à plus de 50%
01:16:23aujourd'hui
01:16:24on se retrouve
01:16:25parfois à 30-37
01:16:26moi je suis passé
01:16:26du RSA
01:16:27de 55
01:16:28à 37%
01:16:30de compensation
01:16:30ce n'est pas
01:16:31acceptable
01:16:32aujourd'hui
01:16:32notre combat
01:16:34aussi
01:16:34ADF
01:16:34c'est d'arriver
01:16:35à ce que
01:16:35les allocations
01:16:36individuelles
01:16:37de solidarité
01:16:37soient compensées
01:16:39à 50%
01:16:40ça c'est au moins
01:16:41des fondamentaux
01:16:42qu'il faudrait obtenir
01:16:43pour pouvoir
01:16:44relever le défi
01:16:45de l'accompagnement social
01:16:48merci beaucoup
01:16:49Olivier Henault
01:16:50disait
01:16:51Christian Saint-Etienne
01:16:52que la France
01:16:53a fait beaucoup
01:16:53de non-choix
01:16:54maintenant
01:16:55c'est comme si
01:16:56on n'avait plus le choix
01:16:58c'est une réalité
01:17:00on n'est plus
01:17:01en moyen
01:17:02de choisir
01:17:02écoutez
01:17:06en tant qu'économiste
01:17:08je rencontre
01:17:08beaucoup de monde
01:17:09je rencontre
01:17:10beaucoup de
01:17:11chefs d'entreprise
01:17:12je rencontre
01:17:13beaucoup de financiers
01:17:14je rencontre
01:17:15je suis moi-même
01:17:16passé par le FMI
01:17:17le CDE
01:17:17j'ai un cabinet
01:17:19de conseil
01:17:19en stratégie
01:17:20donc
01:17:21je vois
01:17:23la situation
01:17:24de la France
01:17:25vous voyez
01:17:26la crise
01:17:27actuelle
01:17:27sur le financement
01:17:29de l'endettement
01:17:31je pense
01:17:32que c'est
01:17:33la crise
01:17:34la plus grave
01:17:34que nous ayons
01:17:35depuis 1958
01:17:37donc
01:17:38c'est une crise
01:17:39qui n'est pas terminée
01:17:40en fait
01:17:41elle commence
01:17:41il y a certains
01:17:43analystes
01:17:44financiers
01:17:45qui voient
01:17:46les taux d'intérêt
01:17:47en France
01:17:48monter
01:17:49à 7%
01:17:51donc
01:17:52sur la dette publique
01:17:53ce qui aura
01:17:54des conséquences
01:17:55dramatiques
01:17:56sur le financement
01:17:57des entreprises
01:17:58et sur le financement
01:17:59du logement
01:18:00donc
01:18:01je pense
01:18:02qu'on est très
01:18:02très très près
01:18:03d'une crise
01:18:04que les gens
01:18:06alors
01:18:06vous savez
01:18:08on est nombreux
01:18:09à avoir
01:18:12regretté
01:18:12les dérives
01:18:13du pays
01:18:14depuis une trentaine
01:18:14d'années
01:18:15mais les gens
01:18:16disaient
01:18:17ça fait 30 ans
01:18:18qu'on dit
01:18:19que ça ne va pas
01:18:19et ça va toujours
01:18:20donc
01:18:22mais il y a
01:18:23un jour
01:18:23où ça s'arrête
01:18:24et je pense
01:18:25qu'il y a même
01:18:26des personnes
01:18:28des analystes
01:18:28des chercheurs
01:18:29qui disent
01:18:29il faudrait mieux
01:18:30que ça s'arrête
01:18:30d'un coup
01:18:31que de continuer
01:18:32à emprunter
01:18:33150 milliards
01:18:34tout le temps
01:18:35parce qu'actuellement
01:18:36nous sommes
01:18:36à genoux
01:18:37si on continue
01:18:38on sera à plat ventre
01:18:39donc
01:18:40la question
01:18:41clé
01:18:42c'est
01:18:43qui est politique
01:18:44sociale
01:18:44et économique
01:18:45c'est est-ce qu'on est capable
01:18:46en tant qu'individu
01:18:48responsable
01:18:49de se mettre ensemble
01:18:50autour d'une table
01:18:51en disant
01:18:51il faut agir ensemble
01:18:53pour éviter la catastrophe
01:18:54ou est-ce que
01:18:55mais malheureusement
01:18:57je vois
01:18:57cette évolution
01:18:58de plus en plus forte
01:19:00autour de moi
01:19:01c'est de dire
01:19:02il vaut mieux
01:19:03que les choses s'accélèrent
01:19:04et que ce soit le FMI
01:19:05qui dicte
01:19:07les changements
01:19:08qu'il faut opérer
01:19:09puisque
01:19:09au niveau du pays
01:19:11on n'arrive pas
01:19:13à faire passer
01:19:14les changements nécessaires
01:19:16surtout quand vous avez
01:19:16certains leaders
01:19:18politiques
01:19:19mais sur la base
01:19:20d'analystes
01:19:22d'économistes
01:19:23que je connais
01:19:23très très bien
01:19:24qui disent
01:19:25c'est pas grave
01:19:26il suffira
01:19:26de ne pas rembourser
01:19:27la dette
01:19:27alors ça
01:19:29c'est évidemment
01:19:30le propos
01:19:31le plus désastreux
01:19:32qu'on puisse tenir
01:19:33puisqu'évidemment
01:19:35les créanciers
01:19:35de la France
01:19:36je vous garantis
01:19:37qu'ils l'entendent
01:19:38ça
01:19:38et que donc
01:19:39ça a joué beaucoup
01:19:40dans l'augmentation
01:19:41de l'écart de taux d'intérêt
01:19:42entre la France
01:19:43et l'Allemagne
01:19:46dans les derniers six mois
01:19:47donc
01:19:48c'est une idée
01:19:49absolument imbécile
01:19:51par exemple
01:19:51l'idée
01:19:53de supprimer
01:19:54ou d'ignorer
01:19:56la dette publique
01:19:57s'est transformée
01:19:58en effacement
01:19:59des 600 milliards
01:20:00de dettes publiques
01:20:00détenues par la Banque de France
01:20:02très bien
01:20:02donc on efface
01:20:04les 600 milliards
01:20:04il y a quelque chose
01:20:05qui s'appelle
01:20:06la comptabilité
01:20:07donc la Banque de France
01:20:08est obligée
01:20:08de constater
01:20:09un déficit
01:20:10de 600 milliards
01:20:12et donc l'État
01:20:13est obligé
01:20:14de compenser
01:20:14le déficit
01:20:15donc l'idée
01:20:16de supprimer
01:20:18d'ignorer
01:20:19d'effacer
01:20:20la dette
01:20:21n'a pas de sens
01:20:21une autre idée
01:20:22qui est très importante
01:20:23parce que vous êtes tous
01:20:24des leaders
01:20:25d'opinion
01:20:25majeure
01:20:28il y a 2000 milliards
01:20:29d'épargne française
01:20:31investie en assurance vie
01:20:33et 70%
01:20:36est investie
01:20:37en dette
01:20:38de l'État
01:20:38donc effacer
01:20:40la dette publique
01:20:41serait une spoliation
01:20:42colossale
01:20:43des épargnants
01:20:44voilà
01:20:44et enfin
01:20:46il est évident
01:20:47que si
01:20:47vous procédez
01:20:49de cette façon
01:20:50là
01:20:50on n'est plus
01:20:50au 18ème siècle
01:20:52où le roi
01:20:53pouvait effacer
01:20:54la dette
01:20:55et envoyer les gens
01:20:55en galère
01:20:56on est dans un autre monde
01:20:58ouvert
01:20:58sauf à décider
01:20:59qu'on quitte l'Europe
01:21:00qu'on quitte le monde
01:21:01qu'on met des murs
01:21:03autour de la France
01:21:04et qu'on casse
01:21:05tout le système
01:21:05mais
01:21:06dans ce système là
01:21:08si vous procédez
01:21:09de cette façon
01:21:10vous ne pourrez plus
01:21:10emprunter
01:21:11plus jamais
01:21:11y compris
01:21:12les entreprises
01:21:13y compris
01:21:14les collectivités locales
01:21:15y compris
01:21:15les constructeurs
01:21:17de logements
01:21:17donc
01:21:18la solution
01:21:19la plus intelligente
01:21:20c'est
01:21:21de progressivement
01:21:25prendre
01:21:26les décisions
01:21:27arrêter
01:21:27les non-choix
01:21:29faire
01:21:30des
01:21:30transformations
01:21:32institutionnelles
01:21:33donc Olivier Henault
01:21:34appelait
01:21:35un nouvel acte
01:21:36de décentralisation
01:21:39en tout cas
01:21:39de transformation
01:21:40de nos institutions
01:21:41je pense
01:21:42qu'il est absolument
01:21:43urgent
01:21:43c'est pas un sujet
01:21:44pour non dix ans
01:21:45et la responsabilisation
01:21:47notamment de l'action sociale
01:21:49au niveau du département
01:21:50est un des éléments
01:21:51de la solution
01:21:52donc
01:21:53il y a
01:21:54des choix
01:21:55qui doivent être faits
01:21:56sur les retraites
01:21:58450 milliards
01:22:00de dépenses
01:22:02des retraites
01:22:03au passage
01:22:04c'est peu connu
01:22:04mais 20%
01:22:05des dépenses
01:22:06de retraite
01:22:06Olivier Henault
01:22:07rappelait la distinction
01:22:08complètement effacée
01:22:10dans l'esprit
01:22:10des gens
01:22:11entre
01:22:12les prestations
01:22:14contributives
01:22:15et les autres
01:22:15normalement
01:22:17une prestation sociale
01:22:18dans l'histoire de France
01:22:19jusqu'il y a une quinzaine
01:22:20d'années
01:22:20c'était la contrepartie
01:22:22d'une contribution
01:22:22cette vision
01:22:24a été effacée
01:22:25aujourd'hui
01:22:2620%
01:22:27des prestations
01:22:28de retraite
01:22:29n'ont pas
01:22:29donné lieu
01:22:30à une contribution
01:22:32donc on parle
01:22:33de 90 milliards
01:22:34si vous enlevez
01:22:34les 90 milliards
01:22:35le déficit public
01:22:36est plus que divisé
01:22:37par deux
01:22:38donc tout ça
01:22:39ça s'est fait
01:22:40par des décisions
01:22:42au cours du temps
01:22:43et la conjonction
01:22:45de ces décisions
01:22:47avec les non-choix
01:22:48ça contribue
01:22:49à la situation
01:22:50dans laquelle nous sommes
01:22:50qui n'est plus tenable
01:22:52Maëlle de Calan
01:22:53quel choix
01:22:54on fait
01:22:54quand on pilote
01:22:56un département
01:22:57qu'on voit
01:22:57qu'on n'a jamais
01:22:57autant dépensé
01:22:58pour reprendre
01:22:59les termes
01:22:59du président
01:23:00François Sauvadet
01:23:01pour autant
01:23:01d'insatisfactions
01:23:02et parfois
01:23:03de résultats
01:23:04en termes
01:23:04de prestations sociales
01:23:05si je fais
01:23:06un zoom arrière
01:23:07on dépense
01:23:08Gérard Larcher
01:23:09le rappelait tout à l'heure
01:23:101700 milliards d'euros
01:23:11c'est 57% du PIB
01:23:13et c'est quasiment
01:23:1457% aussi
01:23:15des 1700 milliards
01:23:16qui sont de la dépense sociale
01:23:18cette dépense sociale
01:23:18il y a des choses
01:23:19qui se prêtent assez bien
01:23:19à la massification
01:23:21les retraites par exemple
01:23:22avec des choix
01:23:23auxquels on adhère
01:23:24en tout cas
01:23:24qui sont discutables
01:23:25est-ce qu'il faut
01:23:26valoriser ou non
01:23:26les pensions
01:23:27est-ce qu'il faut
01:23:28repousser ou non
01:23:29l'âge de départ à la retraite
01:23:30mais en tout cas
01:23:30ça se prête assez bien
01:23:31des débats nationaux
01:23:33massification
01:23:33puis il y a d'autres
01:23:34prestations sociales
01:23:35qui elles en revanche
01:23:37nécessitent un jugement
01:23:37quasiment individuel
01:23:38et je vais complètement
01:23:39dans le sens
01:23:39de ce que disait tout à l'heure
01:23:41Sébastien
01:23:42collègue de la Haute-Garonne
01:23:43qui est que c'est nous
01:23:44en fait
01:23:44qui savons faire
01:23:45la différence
01:23:46entre deux situations
01:23:47qui depuis Paris
01:23:48se ressemblent
01:23:49et qui en réalité
01:23:50ne se ressemblent pas du tout
01:23:50donc l'un des choix
01:23:52qui pourrait être fait
01:23:52pour tenir la dépense sociale
01:23:54je reviens sur le RSA
01:23:56on a dans les allocataires
01:23:57du RSA
01:23:58une catégorie
01:23:58qui s'appelle
01:23:58les travailleurs indépendants
01:24:00les travailleurs indépendants
01:24:01c'est que vous pouvez
01:24:01être allocataires du RSA
01:24:02ne pas rechercher
01:24:03d'emplois salariés
01:24:04parce que vous avez
01:24:05votre business
01:24:05pour vous en sortir
01:24:06c'est plutôt une bonne idée
01:24:07de base
01:24:08sauf que dans les travailleurs indépendants
01:24:10il y en a
01:24:11qui objectivement
01:24:12sont dans une filière
01:24:13qui peut leur permettre
01:24:14un jour de s'en sortir
01:24:16et puis il y en a d'autres
01:24:17qui sont dans des filières
01:24:18qui quand même
01:24:19sans être un spécialiste
01:24:20du développement d'entreprise
01:24:21apparaissent comme des impasses
01:24:22rendez-vous compte
01:24:23moi je suis breton
01:24:23on a même
01:24:25nous récupéré
01:24:25un druide
01:24:26qui était au RSA
01:24:27alors comme
01:24:28il ne se sortait pas
01:24:29de son activité druidique
01:24:31même en coupant le gui
01:24:33et en le vendant
01:24:33sur le marché
01:24:34et bien
01:24:35et ça fait des années
01:24:36qu'il est dans cette activité druidique
01:24:38et donc
01:24:38l'un des choix
01:24:39qui pourrait être fait
01:24:40c'est de donner plus
01:24:41de latitude
01:24:42au département
01:24:43pour décider
01:24:44combien de temps
01:24:45et bien
01:24:46on peut rester
01:24:47dans cette situation
01:24:48de travailleurs indépendants
01:24:49avant d'être réorienté
01:24:50dans la filière salariée
01:24:51et puis aussi
01:24:52déterminer
01:24:53au regard de l'emploi local
01:24:54au regard des qualifications
01:24:55des gens
01:24:56et peut-être que
01:24:57la Haute-Garonne
01:24:58n'est pas dans la même
01:24:59situation que le Finistère
01:25:01mais pour me donner moi
01:25:02la capacité de dire
01:25:03ben non
01:25:03le druide
01:25:04alors je fais attention
01:25:05quand j'en parle
01:25:05puisque le syndicat des druides
01:25:07a même fait un communiqué
01:25:08pour dire qu'il n'était pas content
01:25:10de ce que j'ai
01:25:11mis les druides
01:25:12au coeur du débat
01:25:13de la réforme sociale
01:25:14dans le Finistère
01:25:15enfin voilà
01:25:15l'un des choix
01:25:16qui pourrait être fait
01:25:17plus sérieusement
01:25:18c'est de donner
01:25:19une latitude
01:25:20d'adaptation
01:25:22réglementaire
01:25:23pour nous permettre
01:25:24de coller
01:25:24à des réalités
01:25:25qui ne sont pas les mêmes
01:25:26ce qui est uniforme
01:25:27depuis Paris
01:25:28est en réalité
01:25:29différent
01:25:30quand on est dans un département
01:25:31et oui la réalité
01:25:32est beaucoup plus tangible
01:25:33et vous
01:25:34j'espère qu'il n'y a pas
01:25:35de druide dans la salle
01:25:35non je ne crois pas
01:25:36on n'avait que ces personnes
01:25:37non ça va
01:25:39la réalité
01:25:39elle est très palpable
01:25:41quand on est dans le département
01:25:42au plus près justement
01:25:44de ces gens
01:25:45qui ont besoin
01:25:45d'une réponse
01:25:46très ciblée
01:25:48je ne reviens pas
01:25:49sur ce que je disais
01:25:50la proximité
01:25:50rien ne vaut la proximité
01:25:52rien que la proximité
01:25:53sinon on ne restaurera
01:25:54jamais la confiance
01:25:55aujourd'hui
01:25:56qui critique
01:25:57notre modèle social
01:25:58mais tout le monde
01:25:59ceux qui en bénéficient
01:26:00ils sont devenus lisibles
01:26:02ils ne réparent pas
01:26:04ceux qui travaillent
01:26:05qui se disent
01:26:06mais moi
01:26:07je ne perçois jamais rien
01:26:08et je travaille
01:26:09pour qui
01:26:09pourquoi
01:26:11et ceux qui le financent
01:26:14si on ne retravaille pas
01:26:16sur cette question
01:26:17de proximité
01:26:18restaurer la confiance
01:26:19c'est notre contrat social
01:26:21qui est brisé en fait
01:26:22c'est ça qui se voit
01:26:23en ce moment
01:26:23est-ce que notre pays
01:26:25est devenu pauvre
01:26:25je ne crois pas
01:26:27vous évoquez
01:26:28ce qu'il y a
01:26:29dans les assurances vie
01:26:30une partie de l'épargne
01:26:31mais en fait
01:26:32c'est 3500 milliards
01:26:33qu'il y a d'épargne
01:26:34dans notre pays
01:26:35combien il va y avoir
01:26:36de succession
01:26:37dans les 15 prochaines années
01:26:40les plus folles estimations
01:26:42montent jusqu'à
01:26:439000 milliards
01:26:44de succession patrimoniale
01:26:46qu'il va y avoir
01:26:47bon
01:26:48de la richesse
01:26:49ce pays
01:26:49ce pays est riche
01:26:50est-ce qu'il dysfonctionne
01:26:52totalement
01:26:52le niveau de dépense publique
01:26:54n'a jamais été aussi élevé
01:26:55le niveau de prélèvement
01:26:56obligatoire
01:26:57n'a jamais été aussi élevé
01:26:58et pourtant
01:26:59il y a des injustices
01:27:00des inégalités
01:27:01la pauvreté progresse
01:27:04et les richesses
01:27:05s'accumulent
01:27:06et ça dysfonctionne
01:27:08donc
01:27:09refondre un modèle social
01:27:11c'est d'abord
01:27:11redéfinir
01:27:11quelles sont
01:27:12les priorités à venir
01:27:14maintenir des gens
01:27:15autant éloignés
01:27:17de l'emploi
01:27:18n'est pas émancipateur
01:27:20et je le dis
01:27:21à un homme de gauche
01:27:22et je l'affirme
01:27:23donc on doit retravailler
01:27:24sur cette question
01:27:25de lien
01:27:26formation
01:27:27tout au long de la vie
01:27:28insertion
01:27:29enlevant un maximum
01:27:30de freins
01:27:30et le retour
01:27:31à des vraies politiques
01:27:32de l'emploi
01:27:33qualifiées
01:27:35deuxièmement
01:27:36notre système
01:27:37d'éducation
01:27:37bon je reviens
01:27:38pas là dessus
01:27:38mais un pays
01:27:40qui s'affaiblit
01:27:41en matière d'éducation
01:27:41est un pays
01:27:42qui s'appauvrit
01:27:43tout court
01:27:43et qui se condamne
01:27:45demain
01:27:46et après
01:27:47redonner aussi
01:27:47une vision démocratique
01:27:49à tout cela
01:27:50moi si c'est
01:27:51les algorithmes
01:27:52qui gèrent
01:27:53il n'y aura
01:27:53aucun regard
01:27:54démocratique
01:27:56voilà pour cette émission
01:27:57spéciale consacrée
01:27:58au congrès
01:27:58des départements
01:27:59de France
01:28:00organisé cette année
01:28:01à Reims
01:28:01un congrès
01:28:02que vous pourrez
01:28:03suivre demain
01:28:03en direct
01:28:04durant toute la matinée
01:28:05à partir de 8h
01:28:07avec Oriane Mancini
01:28:07elle recevra
01:28:09François Sauvadet
01:28:09le président
01:28:10des départements
01:28:11de France
01:28:11c'est la fin
01:28:12de cette émission
01:28:12merci de l'avoir suivie
01:28:14très bonne fin de journée
01:28:15sur Public Sénat
01:28:15Sous-titrage Société Radio-Canada