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  • il y a 9 minutes
Jacques Santamaria : auteur et réalisateur, il signe un télé film « Un petit air de bonheur » avec Pierre Arditi et Laurent Gerra



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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-10-15##

Catégorie

✨
Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celles de mon invité.
00:05En écrivant et en réalisant pour la télévision une comédie
00:09où les seuls coups de feu sont dans une cuisine,
00:11vous renouez avec un air du temps passé
00:14et des musiques qui ajoutent des notes d'émotion
00:16à celles d'acteurs qui néanmoins n'en font pas tout un plat.
00:20Bonjour Jacques Santamaria.
00:22Bonjour Jacques.
00:23Alors pourquoi je dis tout ça ?
00:24C'est parce que le téléfilm qu'on va évoquer tout à l'heure
00:28qui passe le 20 octobre sur France 3
00:30se déroule justement dans le monde de la musique et de la cuisine.
00:34Oui, c'est rare.
00:37Ça ne se passe pas forcément comme ça d'habitude.
00:40D'ailleurs, j'ai été obligé de définir
00:44la première fois qu'on m'a demandé ce qu'il y avait dans ce film.
00:48J'ai été obligé de le définir parce qu'il n'y avait pas dedans.
00:51On en parlera tout à l'heure parce que le principe des clés d'une vie
00:54c'est d'abord évoquer votre parcours à travers des dates clés.
00:57Et la première que j'ai trouvée,
00:59parce que vous avez fait beaucoup de choses avant ce téléfilm,
01:01c'est le 6 mars 2007.
01:04Écoutez.
01:09Diffusion du premier épisode de chez Maupassant sur France 2,
01:12l'histoire d'une fille de ferme.
01:14Ça vous dit quelque chose ?
01:15Ah, ça me dit quelque chose parce que c'est un magnifique souvenir.
01:21Nous avions, avec Gérard aujourd'hui,
01:26imaginé de faire pour la télévision française.
01:30C'était peut-être un petit peu naïf,
01:32mais on s'est dit si on ne le fait pas,
01:35d'une part on prend le risque que quelqu'un d'autre le fasse,
01:38ou ça ne se fera jamais.
01:40C'était de s'emparer des contes et des nouvelles de Maupassant.
01:47Et de faire quelque chose qui ne s'était pas tellement fait,
01:51c'était d'adapter le format,
01:55c'est-à-dire le minutage à l'œuvre,
01:57et pas le contraire.
01:59Et c'est-à-dire que nous avons fait tous les contes en 30 minutes,
02:03et toutes les nouvelles en une heure.
02:06Ce qui ne se faisait jamais à la télévision.
02:08Ce qui ne se faisait jamais.
02:09Et nous avons pu faire, en une saison,
02:14quatre nouvelles et quatre contes,
02:16ce qui faisait au total huit films.
02:19Ça a été voulu, accepté,
02:22et encouragé par le tandem qui dirigeait France Télévisions à l'époque,
02:28c'est-à-dire Patrick de Carolis et Patrice Duhamel.
02:31Et le succès de la première saison a été tel,
02:36on était à une moyenne de 7 millions de spectateurs.
02:40Un rêve pour les directeurs d'aujourd'hui.
02:41Ça fait rêver que nous avons fait deux autres saisons
02:47avec les contes et nouvelles de Maupassant,
02:49et nous avons fait encore deux autres saisons
02:53avec les auteurs du 19e siècle,
02:56et ça s'appelait « Au siècle de Maupassant ».
02:58Il faut savoir que Maupassant à la télé, jusqu'à vous,
03:01il y avait eu un portrait souvenir de 30 minutes en 1960 par Maurice Druon,
03:05une nouvelle, « L'héritage », qui était une dramatique de 50 minutes,
03:09et une interview de Michel Pollack dans « Bibliothèque de poche »
03:12où Brassens disait son amour pour Maupassant.
03:14Oui, et puis il y avait aussi des adaptations que Claude Santelli avait faites,
03:21et que j'avais découvertes, moi, quand j'étais enfant.
03:25Le théâtre de la jeunesse.
03:26Le théâtre de la jeunesse.
03:27Et il y avait des adaptations de Maupassant,
03:30et que j'admirais beaucoup, et j'admirais beaucoup Claude Santelli.
03:36Tout ça, c'est la télévision publique telle qu'elle doit être faite,
03:42c'est-à-dire rendant hommage au patrimoine artistique et littéraire
03:49plus que riche de la France.
03:51Et c'est ce que nous avons fait.
03:53Et ce que vous avez fait, notamment avec Claude Chabrol,
03:55qui a réalisé ce premier téléfilm,
03:57il y avait son fils Thomas, au générique,
04:01et Cécile de France.
04:02Oui, alors c'était La Parure,
04:05et La Parure, c'est moi qui l'ai adapté,
04:08et c'est Claude Chabrol qui l'a réalisé,
04:12et je lui avais suggéré, il m'avait demandé
04:15« Tu as une idée pour le casting ? »
04:18Je lui avais dit « Oui, j'ai une idée.
04:20Ton fils, Thomas, est une merveilleuse actrice belge
04:24qui débutait, c'était Cécile de France. »
04:26Et qui s'appelle Cécile de France, alors qu'elle est belge.
04:29Alors qu'elle est belge.
04:30On se demande toujours, d'ailleurs, comme en Maupassant,
04:32a eu le temps d'écrire, parce qu'il passait beaucoup de temps
04:35à vivre et à séduire.
04:36Il s'est vanté un jour d'être capable d'avoir six aventures
04:39en une nuit, dans une maison close.
04:42Oui, il l'a payé cher, si je puis dire,
04:45puisque sa fin a été liée à son mode de vie, si je puis dire.
04:53Il l'a payé cher.
04:54Mais effectivement, comment a-t-il fait pour écrire autant et aussi bien
05:00entre les contes, les nouvelles, les romans ?
05:03Et on peut dire, on peut reprendre cette expression populaire.
05:08Chez Maupassant, il n'y a rien acheté.
05:10Rien.
05:11Il se trouve aussi que c'était assez rare que les réalisateurs de cinéma,
05:15à l'époque, passent à la télévision, Jacques-Santa Maria.
05:18Oui, c'était mal vu.
05:21Ah bon ?
05:21C'était mal vu parce que beaucoup pensaient
05:24que s'ils allaient se compromettre à la télévision,
05:28ils ne feraient plus de cinéma.
05:30Quelqu'un d'intelligent, de subtil et de fin comme Claude Chavrol
05:34n'avait pas du tout cette idée en tête.
05:39Et l'important pour lui, c'était le plaisir de faire quelque chose,
05:44de faire un film, qu'il soit pour la télévision ou pour le cinéma.
05:49Mais ce que vous dites, Jacques, à propos des réalisateurs,
05:53on peut le dire à propos des acteurs.
05:55Il y a des acteurs qui ne voulaient pas tourner pour la télévision
06:01parce qu'ils avaient peur qu'au cinéma, on ne vienne plus les chercher.
06:06Et moi, j'ai eu la chance d'avoir un grand, grand acteur de cinéma
06:12qui est venu faire un de mes premiers films à la télévision,
06:16c'est Michel Serrault.
06:17Bien sûr.
06:19Et après, il est resté à la télévision.
06:21Et surtout, on a oublié aussi que Michin Prell et Daniel Gélin
06:25ont été les pionniers du genre avec les Saintes Chéries en 1965.
06:29Oui, absolument.
06:31Et les acteurs ont un petit peu quand même entraîné les réalisateurs.
06:37Et moi, j'ai travaillé pour la télévision
06:41avec de grands réalisateurs qui avaient une œuvre au cinéma,
06:46avec des acteurs qui avaient plus qu'une grande dimension au cinéma,
06:56mais qui voulaient bien se pencher sur le projet
06:59et qui trouvaient que le projet valait le coup et ils y allaient.
07:03Voilà.
07:03Le premier à avoir travaillé pour la télévision,
07:06c'est Alfred Hitchcock en 1955,
07:08quand il a fait Alfred Hitchcock présence,
07:10ce qui a été une révolution aux Etats-Unis.
07:12Oui, puis c'était une série.
07:14Non seulement il était en avance sur tout le monde,
07:18puisqu'il a, faisant du cinéma,
07:21étant un réalisateur,
07:23vedette du cinéma,
07:24il est allé à la télévision,
07:26mais avant tout le monde, il a fait des séries.
07:28Et puis je crois qu'adolescents et enfants,
07:31vous auriez aimé être à leur place,
07:32ce que vous rêviez d'être acteur, Jacques Santamaria.
07:35Être acteur, pas totalement.
07:39Ce qui m'a bouleversé,
07:41c'est le premier film que j'ai vu.
07:44J'avais 7 ans.
07:47Je ne suis pas sûr que je l'avais vu
07:50avec l'autorisation de mes parents,
07:51mais enfin bon,
07:52je m'étais glissé dans la salle du cinéma.
07:57Et c'était Vacances romaines
07:58avec Audrey Hepburn.
08:01Et puis le deuxième film que je vois,
08:03c'était un film de John Ford avec John Wayne.
08:07Et après ce deuxième film,
08:08j'ai dit à mes parents,
08:09c'est ça que je veux faire.
08:12Et ils ont cru que je voulais être John Wayne.
08:14Ce n'était pas totalement ça.
08:17Même si le travail d'acteur m'intéressait.
08:21J'ai dit non, non, non.
08:22Moi, ce que je voulais faire, c'était le film.
08:25Et j'ai réussi à faire ça, voilà.
08:27Et il y a quelqu'un, je crois, Jacques-Santa Maria,
08:29qui vous a influencé, c'est François Truffaut.
08:33Non seulement il m'a influencé,
08:34mais il a orienté toute ma vie.
08:37C'est-à-dire que si je n'avais pas,
08:40à l'âge de 23 ans, rencontré François Truffaut,
08:43qui m'a plus qu'encouragé,
08:47qui a deviné que j'écrivais,
08:49que j'avais des bribes de scénarios,
08:52déjà dans mes tiroirs,
08:56il m'a encouragé à le faire.
08:59Avec cette phrase merveilleuse que je n'oublierai pas,
09:03il m'a dit, vous savez, Jacques,
09:04maintenant, il faut rentrer dans le rêve.
09:07Exactement, et il faut y rester.
09:08Et je crois que vous avez commencé
09:10par un genre totalement oublié aujourd'hui,
09:12Jacques-Santa Maria,
09:13qui est le feuilleton littéraire à la radio.
09:15Ah, le feuilleton littéraire,
09:17et puis le feuilleton à la radio,
09:20j'ai été élevé en écoutant la radio.
09:25Rien ne me faisait plus plaisir
09:26que d'écouter les feuilletons.
09:30Toutes les stations de radio
09:32avaient un feuilleton à l'époque.
09:33Toutes les grandes radios périphériques ou publiques,
09:38toutes les grandes radios
09:39avaient un ou voire plusieurs feuilletons.
09:41Et j'ai été élevé à ça.
09:44Et quand je suis...
09:47Quand dans ma vie,
09:48j'ai eu la possibilité
09:50de diriger une radio,
09:52en l'occurrence France Inter,
09:53il y a plus de 30 ans.
09:55Oui, c'était une autre époque.
09:56C'était une autre époque.
09:58La première chose que j'ai faite,
10:00ça a été de réinstaller un feuilleton.
10:04Et véritablement,
10:06j'ai pu constater
10:08que non seulement ça marchait,
10:10mais que ça plaisait vraiment aux auditeurs.
10:14Et puis, vous avez aussi permis
10:16à des auteurs de lire leurs livres au micro,
10:19ce qui ne se faisait pas.
10:20Aujourd'hui, on a plein de CD,
10:21de podcasts avec les auteurs
10:23qui racontent leur histoire
10:24et qui lisent leurs livres.
10:25Vous avez été un pionnier,
10:26je crois, avec Robert Sabatier en particulier.
10:28Oui, je ne suis pas sûr
10:31d'avoir été le premier à faire ça,
10:33mais j'aimais beaucoup
10:37cette approche intime
10:40d'un écrivain.
10:43C'est une fois qu'il a écrit son bouquin,
10:50ça vaut le coup de lui demander
10:52de le lire,
10:53de le lire à haute voix
10:54pour un lecteur.
10:57Et j'ai fait ça
10:58avec Robert Sabatier,
11:00avec Georges Conchon,
11:01avec d'autres.
11:03Et il y a une dimension
11:05supplémentaire au roman,
11:07à chaque fois.
11:08C'est-à-dire que
11:10seul l'auteur peut amener
11:12par sa voix
11:14une part d'intime
11:16qui touche immédiatement
11:19le lecteur.
11:20On ne sait pas pourquoi
11:21on ne peut pas l'analyser sur le coup,
11:22mais c'est quelque chose de magique.
11:25Et on va continuer à parler de voix,
11:27mais d'une voix ultra célèbre
11:28à travers une autre date,
11:30le 2 novembre 2020.
11:32A tout de suite sur Sud Radio
11:33avec Jacques Santamaria.
11:35Sud Radio,
11:36les clés d'une vie,
11:37Jacques Pessis.
11:38Sud Radio,
11:39les clés d'une vie,
11:40mon invité Jacques Santamaria.
11:42Nous parlons tout à l'heure
11:42d'un petit air de bonheur
11:44qui est diffusé mardi
11:45sur France 3
11:46en prime time,
11:47comment on dit en bon français.
11:49Une comédie,
11:50une comédie que vous avez
11:51écrite et réalisée.
11:52On en parlera
11:53car c'est un événement
11:54à la télévision.
11:55On en revient à votre parcours
11:57avec un autre événement,
11:58le 2 novembre 2020,
12:00premier épisode
12:01de cette mini-série.
12:02Nous avons connu
12:03tant de choses,
12:04toi et moi.
12:06Mais qu'aurais-je pu entreprendre
12:07si tu n'avais été là ?
12:09Les vrais français
12:09rallient le général de Gaulle.
12:11Ils ne vont pas faire
12:12de Gaulle.
12:12L'éclat et le secret,
12:14ça a été 6 épisodes
12:15qui ont été
12:16un véritable événement
12:17à la télévision.
12:18qui ont été, oui,
12:21un événement
12:22et puis un grand succès.
12:26Je crois que vous avez fait
12:27plus de 5 millions
12:28de téléspectateurs.
12:28Il y a eu plus de 5 millions
12:30de spectateurs.
12:32Ce n'est pas si fréquent.
12:33Ce n'est pas si fréquent non plus.
12:37Il y avait en 2020
12:39plusieurs anniversaires
12:41du général de Gaulle.
12:44Un anniversaire,
12:45le sien déjà.
12:48Il aurait eu 130 ans.
12:50C'était l'anniversaire
12:52de l'appel
12:53du 18 juin 1940 aussi.
12:56Et
12:58j'attendais un petit peu
12:59ce moment-là.
13:02Et je vais vous faire
13:02une confidence, Jacques.
13:04J'aurais très mal pris
13:05que quelqu'un d'autre
13:06fasse cette série.
13:07Il se trouve que cette série,
13:09en plus,
13:09était novateur
13:10parce que
13:11raconter de Gaulle,
13:12d'abord,
13:13ce n'était pas si courant
13:14en 6 épisodes.
13:15Et puis,
13:15il fallait convaincre la chaîne
13:17de vous laisser faire ça,
13:18Jacques Santamaria.
13:18Oui.
13:20La chaîne a été
13:21assez rapidement convaincue,
13:24surtout que
13:26la proposition
13:27qu'on avait faite
13:28avec Patrice Duhamel
13:29qui a travaillé
13:31avec moi
13:32sur le projet,
13:34la proposition
13:35qu'on avait faite,
13:36c'était
13:38de s'intéresser
13:39à de Gaulle
13:39de 1940
13:40à sa mort
13:42en 1970.
13:42C'est-à-dire
13:4430 années
13:46de sa vie,
13:4730 dernières
13:47années de sa vie,
13:48mais sous un angle
13:50particulier,
13:52un prisme particulier
13:53qui était quelque chose
13:54de plus intime.
13:56Et là,
13:56l'extrait
13:57qu'on vient d'entendre
13:58est très révélateur
14:00à cet égard.
14:02C'est-à-dire,
14:04qu'est-ce que
14:04sa famille
14:06a représenté
14:07pour de Gaulle ?
14:09Comment s'y est-il
14:11réfugié ?
14:14Comment l'a-t-il
14:15considéré
14:16dans les grands
14:17moments
14:17de sa vie
14:20et les grands
14:21moments de l'histoire ?
14:24Quel choix
14:25a-t-il fait
14:26parfois
14:27entre l'histoire
14:28justement
14:28et sa famille ?
14:30Quelle force,
14:33quels encouragements
14:34en a-t-il reçu ?
14:36qu'elle critique
14:38aussi éventuellement ?
14:40Et on a centré
14:42beaucoup plus
14:44la série
14:45sur cet aspect.
14:48Et on a eu
14:49la chance
14:50d'avoir
14:51un interprète
14:52extraordinaire.
14:53Alors justement,
14:54on va y revenir,
14:55mais moi,
14:55ce qui était étonnant,
14:56c'est que
14:57Tante Yvonne,
14:58qu'on surnommait ainsi,
14:59a été un personnage
15:00essentiel
15:01dans les coulisses
15:02de de Gaulle.
15:02Il n'en parlait jamais,
15:03mais elle était présente.
15:04Je sais par exemple
15:05que lorsqu'il est arrivé
15:07à Londres
15:07et qu'il ne savait pas
15:08où étaient sa femme
15:09et ses enfants,
15:10il était mort d'inquiétude
15:11le général.
15:12Oui,
15:14Yvonne
15:15et
15:16ses enfants
15:17ont compté
15:20considérablement,
15:20sans doute,
15:21plus que tout le reste,
15:23mais tout est
15:25intimement lié.
15:27Chez un personnage
15:28de la dimension
15:29de de Gaulle,
15:30on ne peut pas
15:30scinder
15:32la famille,
15:33l'intime,
15:34le personnel
15:34et l'histoire.
15:36Tout est intimement
15:37mêlé
15:37et c'est aussi
15:39ce qui en fait
15:39la grandeur.
15:40Et le plus compliqué
15:41dans une série
15:42comme celle
15:42que vous avez écrite
15:43avec Patrice Duhamel,
15:45c'est que c'est
15:45de la fiction.
15:46Il faut en même temps
15:48raconter l'histoire
15:49mais ne pas céder
15:50au documentaire.
15:52c'est la grande
15:53difficulté
15:54mais c'est la grande
15:55difficulté
15:56pour tous les
15:57tous les films
15:58à caractère historique.
16:00Je vous raconte
16:02une anecdote
16:03rapide.
16:04Lorsque j'avais
16:05fait en
16:07deux films
16:08deux films
16:09d'une heure et demie
16:10La Reine et le Cardinal
16:12qui racontaient
16:15Mazarin
16:16et Anne d'Autriche,
16:20certains historiens
16:21m'avaient reproché
16:22d'avoir
16:25imaginé
16:25des choses
16:26qui n'avaient
16:26jamais existé
16:27entre Mazarin
16:28et Anne d'Autriche.
16:30Et là,
16:31je...
16:32D'abord,
16:33j'avais dit
16:34à certains
16:36est-ce que vous en avez...
16:38Qu'est-ce que vous en savez ?
16:40Dès lors que c'est
16:41très intime
16:41et puis je m'étais
16:43réfugié
16:44derrière
16:45une phrase
16:47de notre maître
16:47à tous
16:48Sacha Guitry
16:50je revendique
16:51la liberté
16:52de compter
16:52des histoires
16:54dont je n'ai pas trouvé
16:55la preuve du contraire.
16:57Et vous parliez
16:58du comédien
16:58effectivement
16:59parce qu'on pouvait
16:59imaginer un sosite de Gaulle
17:01Jacques Santamariens
17:02et vous avez choisi
17:03Samuel Labarthe.
17:04Samuel Labarthe
17:05qui est un
17:06merveilleux
17:07merveilleux acteur
17:09de théâtre,
17:10de cinéma,
17:11de télévision
17:13et
17:14qui a
17:15parfaitement compris
17:16tout de suite
17:17ce qu'il y avait à faire
17:18c'est-à-dire
17:19surtout pas de limitation.
17:22Il a
17:23pris du temps,
17:24beaucoup de temps
17:26pour
17:28faire entrer en lui
17:29tout le personnage
17:30petit à petit
17:31et les séances
17:33de maquillage
17:34et de préparation
17:35qui durait
17:36quand même
17:374 à 5 heures
17:38tous les jours.
17:39L'aider
17:40beaucoup.
17:41L'aider
17:42beaucoup.
17:43Il fallait
17:44complètement
17:44changer son visage.
17:45Oui,
17:45il fallait changer
17:46son visage.
17:47Il y avait
17:48maquillage,
17:49prothèse,
17:51perruque.
17:52Enfin,
17:53ça prenait
17:544 à 5 heures
17:54tous les jours
17:55ne serait-ce que
17:56pour installer
17:56tout ça.
17:57mais après
18:00il a eu
18:01la patience
18:03de regarder
18:04beaucoup
18:04d'images,
18:05beaucoup
18:06de documents
18:06filmés
18:07pour voir
18:08la démarche
18:09du général,
18:10pour voir
18:10la manière
18:11dont il s'asseillait,
18:12dont il se levait.
18:13Des choses
18:13aussi simples
18:14que ça.
18:15Comment
18:17comment
18:18il tenait
18:19il tenait
18:20sa tête
18:21lorsqu'il
18:22s'adressait
18:23à quelqu'un.
18:24Est-ce qu'il
18:24est-ce que
18:25c'était droit
18:26direct dans les yeux
18:27ou pas ?
18:29Tout ça
18:29a été travaillé
18:30pendant des
18:31non pas des heures
18:32Jacques
18:32mais des jours
18:33et des jours
18:34et ce qui fait
18:35qu'on est arrivé
18:36à un résultat
18:39absolument
18:41étonnant
18:41et bouleversant
18:43on a eu l'impression
18:44d'avoir De Gaulle
18:45devant nous
18:45et ce n'était pas
18:46de limitation
18:46on n'a pas eu
18:47ce sentiment-là.
18:49Il se trouve
18:49que moi
18:50je me souviens
18:50d'un acteur
18:51totalement oublié
18:52aujourd'hui
18:52qui s'appelait
18:53Adrien Quella-le-Grand
18:54Oui
18:54C'était le sosie
18:56du général
18:56mais à tel point
18:57qu'on lui avait offert
18:58une carte
18:59pour déjeuner
19:00tous les jours
19:01au cercle militaire
19:02il y allait
19:03il était en civil
19:04on lui disait
19:04bonjour mon général
19:05et on se mettait
19:05au garde-à-vous
19:06oui et les quelques films
19:09des années 60
19:1170
19:12ou même
19:14fin des années 50
19:15où on voit
19:16apparaître
19:17le général
19:17c'était Adrien
19:19Quella-le-Grand
19:20qui prêtait
19:21sa silhouette
19:23pour faire le général
19:24oui oui
19:24et puis
19:26on a oublié aussi
19:27quelque chose
19:27autour du général
19:28c'est qu'il avait
19:28beaucoup d'humour
19:29son fils un jour
19:31Philippe De Gaulle
19:31m'a raconté
19:32qu'il adorait
19:32l'opérette
19:33qu'il adorait
19:33la chanson française
19:34et qu'il adorait
19:35les humoristes
19:35oui
19:36c'est tout à fait vrai
19:37et il s'est plaint
19:40un jour
19:41de ne pas pouvoir
19:43aller les voir
19:43il adorait
19:45l'opérette française
19:46il adorait
19:46l'opérette française
19:47et
19:50il a fait
19:51cette confidence
19:52un jour
19:53à un visiteur
19:54en disant
19:55en démontrant
19:57qu'il connaissait
19:57très très bien
19:58les oeuvres
19:59très très bien
19:59il pouvait même
20:00un petit peu
20:01les fredonner
20:02et
20:04il savait
20:05qu'il y avait
20:05une représentation
20:06à l'opéra comique
20:08et
20:10il a dit
20:11à son interlocuteur
20:13j'irai volontiers
20:14mais Galichon
20:15ne veut pas
20:15c'était
20:17son directeur
20:17de cabinet
20:18et puis
20:19il y avait
20:19beaucoup d'ouvres
20:20moi je me souviens
20:20toujours d'une phrase
20:21un jour
20:22il arrive à la douane
20:23et il salue les douaniers
20:24il dit
20:24messieurs
20:25pour une fois
20:25je ne dis rien
20:26à déclarer
20:26oui oui
20:27mais ça c'est
20:29c'est un
20:30c'est l'humour
20:32dont il faisait preuve
20:34quotidiennement
20:35qui lui servait
20:36à désamorcer
20:37des choses
20:39qui pouvaient être
20:40trop graves
20:42mais
20:45il savait
20:46donner
20:47sa place
20:49à chaque chose
20:50lorsque c'était grave
20:51c'était grave
20:53lorsque
20:54on pouvait
20:55se détendre
20:55il était
20:56le premier
20:57à faire
20:58de l'humour
20:59mais
21:00on ne mélangeait
21:00pas les deux
21:02il se trouve aussi
21:03que vous avez eu
21:03beaucoup de succès
21:04et qu'aujourd'hui
21:05la bataille de Gaulle
21:06en deux parties
21:07de 2h40
21:08fait un tabac
21:09plus de 6 millions
21:10de spectateurs
21:11dans les salles
21:12ce que personne
21:13n'imaginait au départ
21:14d'ailleurs le succès
21:15est aussi dû à la canicule
21:16ça vous surprend
21:17Jacques Santamaria ?
21:18Non
21:19d'abord
21:19je m'en réjouis
21:21je m'en réjouis
21:22que les français
21:25regardent leur histoire
21:26d'une manière
21:27ou d'une autre
21:28et
21:28j'étais un petit peu inquiet
21:30parce que
21:31le démarrage
21:32des films
21:34sur de Gaulle
21:35d'Adrien Baudry
21:37était un petit peu
21:38un petit peu mou
21:39et puis ça s'est
21:40bien rattrapé
21:42effectivement
21:42les français
21:44sont allés au cinéma
21:45voir ces deux films
21:48j'avais vraiment envie
21:50qu'ils le fassent
21:51car les deux films
21:52sont totalement
21:52complémentaires
21:53de la série
21:55qu'on a faite
21:56ils n'ont pas
21:57ce regard
21:59sur l'intime
22:02il y a
22:04beaucoup plus de choses
22:06qui relèvent
22:07du militaire
22:08de la fresque
22:10de la fresque
22:11de l'épopée
22:12même
22:12il faut dire
22:13que les moyens
22:14n'étaient pas les mêmes
22:17et c'est
22:18très bien
22:19de faire ainsi
22:19donc
22:20chacun
22:21avec un prisme
22:23particulier
22:23nous avons fait
22:25une oeuvre
22:25qui je crois
22:26ou plutôt deux oeuvres
22:28qui se complètent
22:28vous avez fait
22:29si j'ose dire
22:30votre devoir
22:30votre devoir de civil
22:32pour un militaire
22:33on va maintenant
22:34évoquer une autre date
22:35qui ne vous concerne pas
22:36directement
22:36mais qui est importante
22:37le 16 mai
22:381957
22:39à tout de suite
22:40sur Sud Radio
22:41avec Jacques Santamaria
22:43Sud Radio
22:43les clés d'une vie
22:44Jacques Pessis
22:45Sud Radio
22:46les clés d'une vie
22:47mon invité
22:47Jacques Santamaria
22:48nous parlerons tout à l'heure
22:50de ce téléfilm
22:51que vous avez écrit
22:52et réalisé
22:53un petit air de bonheur
22:54qui est un événement
22:55que nous découvrirons
22:56mardi sur France 3
22:57en prime time
22:58je répète
22:59que c'est du bon français
23:00et je ne m'en lasse pas
23:0216 mai 1957
23:03il se trouve
23:04que c'est la première fois
23:05qu'à la télévision
23:07celui-ci
23:08accorde
23:08d'une interview
23:09quand je dis la Bible
23:10ce n'est pas tout à fait exact
23:12ce sont les écritures
23:13Jean Simenon
23:15c'est la première
23:16longue interview
23:17de Simenon
23:17dans Ciné Panorama
23:18de François Chalet
23:19où il évoque
23:20les rapports du romancier
23:22avec le cinéma
23:22car effectivement
23:23il donnait peu d'interviews
23:25il donnait peu
23:26d'interviews
23:28et pourtant
23:29ses rapports
23:31avec le cinéma
23:33ont toujours existé
23:37il ne faut pas oublier
23:38que Simenon
23:38a même voulu être
23:40a même tenté
23:41d'être réalisateur
23:43car il estimait
23:45qu'il se servirait
23:48beaucoup mieux
23:48lui-même
23:49qu'en faisant appel
23:50à des réalisateurs
23:53qui l'accusaient
23:54de ne pas
23:55de ne pas comprendre
23:56ce qu'il avait écrit
23:57ou de
23:58pire
23:59pire
24:00de faire
24:01autre chose
24:02que ce qui était écrit
24:04et ça
24:05c'était
24:06une douleur
24:07terrible
24:07pour Simenon
24:08d'ailleurs
24:08dans ce reportage
24:10de François Chalet
24:11il dit qu'il n'a pas
24:12confiance
24:12dans les producteurs
24:13et il dit
24:15qu'il a néanmoins
24:16participé
24:16à l'adaptation
24:17de certaines
24:17de ses oeuvres
24:18comme
24:19La nuit du carrefour
24:20et Feu rouge
24:20mais qu'en revanche
24:21il n'a jamais vu
24:22un film
24:23après la diffusion
24:24ou pendant la diffusion
24:26c'est pas tout à fait vrai
24:28c'est vrai que
24:30il ne faisait
24:31aucune confiance
24:33dans les producteurs
24:34et que
24:36c'est la raison
24:37parce qu'il est
24:37il estimait
24:38que les producteurs
24:39étaient les responsables
24:41du
24:41du fait de
24:45de ne pas
24:46adapter
24:47ses romans
24:48comme
24:49il aurait dû
24:50être adapté
24:52c'est à dire
24:53en suivant le roman
24:54ce qui se passe
24:55dans le roman
24:55or
24:56il y avait toujours
24:57des changements
24:58ça n'avait plus rien
24:59à voir avec
24:59le roman
25:00et ça
25:01ça mettait Simenon
25:02dans des colères noires
25:03mais des colères noires
25:05il en voulait
25:06terriblement au producteur
25:07il n'en voulait pas
25:08au réalisateur
25:09car il était
25:10extrêmement ami
25:11avec Jean Renoir
25:12Jean Renoir
25:14qui a porté
25:15à l'écran
25:16le premier
25:17le premier Simenon
25:18qui était
25:18La nuit du carrefour
25:19qui était un maigret
25:20c'est Jean Renoir
25:21qui pour la première fois
25:23a
25:24a porté Simenon
25:26à l'écran
25:26et ils sont restés amis
25:28toute leur vie
25:29et d'ailleurs
25:30lorsque Simenon
25:31a quitté
25:32la France
25:33en 45
25:34pour aller passer
25:3510 ans
25:36aux Etats-Unis
25:36il avait
25:38emporté avec lui
25:39le dernier roman
25:41qu'il venait
25:42de publier
25:42qui était
25:43La fuite
25:44de Monsieur Monde
25:45et il avait
25:46l'intention
25:46de le donner
25:47à son ami Renoir
25:48pour en faire un film
25:49ça ne s'est pas fait
25:50mais Renoir
25:52et Simenon
25:53ça a toujours été
25:54une véritable amitié
25:55et vous connaissez
25:56parfaitement
25:57l'univers de Simenon
25:58Jacques-Santamaria
25:59vous avez plongé
26:00dans cet univers
26:01de quelle façon
26:03j'ai
26:04j'ai découvert
26:05Simenon
26:06grâce à mon père
26:06qui m'a fait lire
26:08un maigret
26:09lorsque j'avais
26:1012 ans
26:12il avait bien
26:13choisi
26:14le maigret
26:15puis
26:15ça m'a tellement plu
26:17que j'en ai lu
26:17un deuxième
26:19puis un troisième
26:20et puis
26:23mon père
26:24a pensé
26:24que je ne pouvais
26:25pas
26:25en choisissant
26:27soigneusement
26:28que je pouvais
26:29peut-être lire
26:29un roman dur
26:30c'est-à-dire
26:31les romans
26:33qui ne sont pas
26:34maigrés
26:35un roman dur
26:36de Simenon
26:37là
26:37il a fallu
26:38attendre
26:39un petit peu
26:41que je sois
26:42un peu plus mature
26:44mais j'ai découvert
26:45les romans durs
26:46et puis
26:48j'ai été
26:49ébloui
26:50ébloui
26:51par Simenon
26:51et j'ai passé
26:53une grande partie
26:54de mon adolescence
26:55et du début
26:57de l'âge adulte
26:58à lire
26:59tout Simenon
27:00car
27:00je ne peux pas me vanter
27:02de beaucoup de choses
27:02mais de ça
27:03oui j'ai lu
27:04tout Simenon
27:04et d'ailleurs
27:05il y a eu une édition
27:06des romans durs
27:06voici quelques temps
27:07et vous y avez collaboré
27:09oui
27:12en 2023
27:14pour le 120ème anniversaire
27:17de la naissance
27:18de Georges Simenon
27:19les presses de la cité
27:20ont republié
27:22en 12 volumes
27:23l'intégrale
27:25des romans durs
27:26et on m'a demandé
27:28de les présenter
27:31et j'ai choisi
27:32un angle
27:33qui a
27:34qui je crois
27:35correspondait bien
27:36à ce que
27:38Simenon aurait aimé
27:41les romans durs
27:42ils ont été
27:42pour la plupart
27:44même s'il y en a
27:46une centaine
27:47beaucoup ont été
27:48adaptés à l'écran
27:49au grand écran
27:50ou au petit
27:51et j'ai
27:53donc présenté
27:54chacun des volumes
27:56avec la complicité
27:58d'un réalisateur
28:00d'un metteur en scène
28:01d'un scénariste
28:02ou d'acteur
28:03ou de descendants
28:05d'acteurs
28:07qui avait
28:08de près ou de loin
28:09approché Simenon
28:12une oeuvre
28:12qui avait été
28:14adaptée
28:15à l'écran
28:15et qui figurait
28:16dans le volume
28:17en question
28:17il y a eu Laurent Hennemann
28:18il y a eu Patrice Lecomte
28:20il y a eu Jacques Fonsten
28:20à chaque fois
28:21adapter Simenon au cinéma
28:23c'est pas simple
28:24Jacques Santamaria
28:25ah non
28:26c'est
28:26c'est pas simple
28:27mais
28:28moi quand j'ai commencé
28:30je suis
28:32j'ai eu
28:33la bonne idée
28:34la bonne idée
28:35je suis allé voir
28:36mon éclos de Chabrol
28:37qui avait déjà
28:39porté à l'écran
28:40deux Simenons
28:42dont
28:43les fantômes du Chapelier
28:45avec Michel Serrault
28:46qui est un chevre
28:48et
28:49je lui ai dit
28:50tout bêtement
28:51comment on fait
28:53et il m'a
28:55il a eu cette réponse
28:56que je n'ai jamais oublié
28:57il m'a dit
28:58n'essaye pas
28:58d'être plus malin
28:59que Simenon
29:00il est plus fort que toi
29:02donc
29:03respecte-le
29:07suis
29:10la trame
29:11qu'il te
29:12propose
29:13tu peux t'en écarter
29:15mais à condition
29:16d'être dans sa tonalité
29:18tu peux t'en écarter
29:20inventer quelque chose
29:21si ça peut servir
29:22à l'action
29:23tu peux inventer
29:25un personnage
29:26tu peux inventer
29:28une situation
29:30mais que ça soit
29:31toujours
29:31du Simenon
29:32parce que
29:33quand on voit
29:34l'oeuvre de Simenon
29:35il y a un fond
29:36à l'agence
29:37bibliothèque
29:38où figurent tous ses souvenirs
29:39il y a 10 000 volumes
29:40qui sont ses livres
29:41en 47 traductions
29:43ben c'est
29:46Simenon
29:47est l'auteur
29:48qui a été
29:49qui est francophone
29:51qui a été
29:53le plus traduit
29:54après
29:54après Jules Verne
29:56donc
29:57Simenon
29:58est
29:59c'est pas
30:00c'est pas un auteur
30:02connu
30:03en France
30:04et en Belgique
30:05c'est dans le monde entier
30:07le monde entier
30:08connaît Simenon
30:10et
30:13excusez-moi
30:13j'en reviens toujours
30:14sur
30:15sur une de mes marottes
30:19la France
30:20que Simenon a choisi
30:22et à laquelle
30:23il a tant donné
30:25et notamment
30:26la ville de Paris
30:28il n'y a pas
30:29une ruelle
30:31Georges Simenon
30:31à Paris
30:32je trouve que c'est
30:33un scandale
30:33oui parce que
30:34Paris est au coeur
30:35de tous ses livres
30:36en revanche
30:37il y a d'autres
30:37notamment des maigrets
30:38et des maigrets
30:38mais par exemple
30:39si on va à Fécamp
30:41aujourd'hui
30:41il y a des traces
30:43du passage de Simenon
30:44qui à l'époque
30:45dans les années 30
30:45voulait acheter un bateau
30:47aller régulièrement
30:48à Fécamp
30:49et il y a
30:51des bistrots
30:52dans ses romans
30:53qui ressemblent
30:55à ceux
30:56de Fécamp
30:57aujourd'hui
30:57oui mais
30:58Simenon n'a pas inventé
30:59un seul décor
31:00il les a tous vus
31:03les endroits
31:04où il situe
31:05ses romans
31:06où il situe
31:07l'action de ses romans
31:07il y est allé
31:09et il a vu
31:11les décors
31:12il retranscrit
31:13ces décors là
31:15simplement
31:17sa méthode
31:18a toujours été
31:19la même
31:19il voyait un décor
31:21et tout de suite
31:22c'était
31:23qu'est-ce qui a pu se passer
31:24ici
31:25et il inventait
31:26des personnages
31:27dans ce décor là
31:29mais
31:29pour en revenir
31:31à un hommage
31:33des hommages
31:34à Georges Simenon
31:35il y a des rues
31:36des avenues
31:37des places
31:37Georges Simenon
31:39en Vendée
31:40il y en a
31:41à La Rochelle
31:42il y en a
31:43il y en a
31:44dans le centre
31:44de la France
31:45où il a vécu
31:46dans un tas d'endroits
31:47où il a vécu
31:48il n'y en a qu'un seul
31:49un seul
31:51où il a vécu
31:51longtemps
31:52où il a créé
31:54il a écrit
31:55c'est Paris
31:55et Paris
31:56il n'y a rien
31:56c'est un mystère
31:57qu'il faut demander
31:58au commissaire Maigret
31:59d'élucider
32:00oui
32:01et puis
32:02et puis
32:02l'écriture de Simenon
32:04justement
32:04bon il pensait
32:05beaucoup à son travail
32:06et il écrivait
32:07en 7 jours
32:08un roman
32:09enfermé
32:10dans une pièce
32:10oui mais il y a deux
32:12chez Simenon
32:13il y a deux
32:14il y a deux phases
32:14peut-on dire
32:15il y a ce que j'appelle
32:16moi l'infusion
32:18alors ça peut être
32:19un mois
32:20deux mois
32:21trois mois
32:21quatre mois
32:22cinq mois
32:23où tout se passe
32:24dans sa tête
32:26il y a des choses
32:27des souvenirs
32:28de choses réelles
32:30de décors
32:31justement
32:31on en parlait
32:32qu'il a pu voir
32:33il y a des personnages
32:36qu'il a rencontrés
32:37bon
32:38et dont les silhouettes
32:40reviennent
32:40dans sa tête
32:41tout ça se mêle
32:42tout ça infuse
32:45et puis
32:45un beau jour
32:46c'est prêt
32:49lui-même
32:49c'est peut-être pas
32:50totalement pourquoi
32:51ni comment
32:52mais c'est prêt
32:53et là il se met
32:54à la rédaction
32:55mais comme il sait
32:56très bien
32:57où il veut aller
32:58il sait très bien
32:59ce qu'il veut raconter
33:00la rédaction
33:01il y en a
33:02pour 15 jours
33:03il y est du matin
33:04jusqu'au soir
33:05mais il y en a
33:06pour 15 jours
33:08et c'est fini
33:09et c'est fini
33:10et après
33:12il passe à autre chose
33:13il se met à nouveau
33:14à infuser
33:17un autre roman
33:19et quand on voit
33:20la vie privée
33:20de Georges Chimnon
33:21et ce qu'il a déclaré
33:22en disant
33:22j'ai eu 10 000 femmes
33:23dans ma vie
33:24j'imagine
33:24qu'il dirait ça
33:25aujourd'hui
33:26sur les réseaux sociaux
33:27il se ferait injurier
33:29ah ben je crois
33:30que la
33:32la vie sentimentale
33:33pour ne pas dire
33:34sexuelle
33:34de Georges Chimnon
33:35est d'une
33:36est d'une richesse
33:37en employant ce terme
33:39je sais que je vais me faire
33:40agonir moi aussi
33:43considérable
33:43mais il est évident
33:44qu'avec
33:45tous les différents mouvements
33:48nés sur les réseaux sociaux
33:50aujourd'hui
33:51je pense qu'il n'aurait
33:53pas un énorme succès
33:54alors il se trouve
33:55que j'ai eu la chance
33:56jeune journaliste
33:57d'interviewer régulièrement
33:59Georges Chimnon
33:59par téléphone
34:00jusqu'au jour
34:01où je suis allé chez lui
34:02dans la maison rose
34:03de Lausanne
34:03parce qu'il avait
34:04une maison de 18 pièces
34:06à Epalinges
34:06et il a essayé
34:07de finir ses jours
34:08dans une petite maison
34:11à Lausanne
34:12où il y avait
34:12je me souviens très bien
34:13son fauteuil
34:15une collection de pipes
34:16le manuscrit
34:17de ses mémoires intimes
34:18et rien d'autre
34:21oui mais
34:22c'est le genre
34:24de personnage
34:25qui est allé
34:27vers le dénuement
34:29au fur et à mesure
34:31que sa vie avançait
34:33au fur et à mesure
34:35des épreuves personnelles
34:36de sa vie
34:37et je pense en particulier
34:38à la mort de sa fille
34:40Marie Jou
34:44il est allé
34:45vers le dénuement
34:47ce qui était
34:49une manière
34:50pour lui
34:50de vivre
34:52un chagrin
34:53inextinguible
34:54et puis vous avez
34:55adapté à la télévision
34:57l'escalier de fer
34:58d'un de ses romans
34:58ce qui a permis
35:00à Laurent Gérard
35:00de débuter à l'écran
35:01alors de débuter
35:03pas totalement
35:04puisque je l'avais fait débuter
35:06on en parlait tout à l'heure
35:07dans un mot passant
35:09dans la chambre 11
35:10c'était la deuxième
35:12saison
35:13mot passant
35:14la chambre 11
35:18avec Clotilde Courreau
35:20également
35:20et là c'était
35:22un rôle
35:22de comédie
35:24et
35:25comme
35:26Laurent Gérard
35:27m'avait fait confiance
35:28je lui ai dit
35:30tu ne peux pas
35:31rester dans la comédie
35:32je te propose
35:34un rôle dramatique
35:35un grand rôle dramatique
35:37et c'était
35:38l'escalier
35:38adapté
35:40de Georges Simenon
35:41où il a été
35:42magnifique
35:43et je suis
35:45très très heureux
35:46non seulement
35:47d'avoir
35:47amené
35:48Laurent Gérard
35:49à la comédie
35:50mais de lui avoir
35:52fait franchir le pas
35:53sur
35:54les rôles dramatiques
35:56alors ça c'était hier
35:57mais aujourd'hui
35:58Laurent Gérard
35:59est de retour
35:59devant vos caméras
36:01et on va évoquer cela
36:02à travers la date
36:03du 20 octobre
36:042026
36:04à tout de suite
36:05sur Sud Radio
36:06avec Jacques Santamaria
36:07Sud Radio
36:09les clés d'une vie
36:10Jacques P6
36:11Sud Radio
36:11les clés d'une vie
36:12mon invité
36:13Jacques Santamaria
36:14on a évoqué
36:15toutes vos réalisations
36:16votre parcours
36:18et puis
36:18le 20 octobre
36:19c'est à dire
36:20mardi prochain
36:20il y a
36:21la diffusion
36:22sur France 3
36:23juste après
36:24le journal
36:25d'un téléfilm
36:26un téléfilm
36:27dont voici
36:28un extrait
36:30messieurs dames
36:31bonjour
36:32vous avez réservé ?
36:33oui au nom de
36:34Villeux
36:35c'est quelque chose
36:36oui la table là-bas
36:36juste là-bas
36:39un petit air de bonheur
36:40alors il se trouve
36:41que c'est à la télévision
36:42c'est un sujet rare
36:43c'est un téléfilm
36:44que vous avez écrit
36:45et réalisé
36:46et c'est une comédie
36:48c'est une comédie
36:49et je dois vous dire
36:51aussi que c'est une
36:53c'est une commande
36:54parce que
36:57je n'avais pas eu l'idée
36:59moi-même
37:00mais il y a deux amis
37:02dans la vie
37:02qui sont
37:04Pierre Arditi
37:04et Laurent Gérard
37:05qui sont plus que des amis
37:07qui sont des complices
37:10formidables
37:11qui avaient envie
37:12de jouer ensemble
37:14comme ça
37:15par passion
37:15voilà
37:16ils avaient envie
37:17de jouer ensemble
37:18bon
37:19et ils sont allés trouver
37:21leur troisième ami
37:22c'est-à-dire moi
37:24en disant
37:26tu vas bien nous tricoter
37:27quelque chose
37:29et j'ai trouvé
37:30que ça valait
37:31quand même le coup
37:31de rassembler
37:33deux personnalités
37:34comme ça
37:35ça ne s'était pas fait
37:38bon il fallait
37:39que j'invente
37:39une histoire
37:41qu'ils les mettent
37:42en valeur
37:43qui soit
37:45quelque chose
37:46qui relève
37:46de la comédie
37:47car Pierre Arditi
37:48m'avait absolument
37:50demandé
37:51surtout pas
37:52de Polar
37:53Oui
37:54car effectivement
37:56à la télévision
37:57les téléfilms
37:58ce sont presque
37:58exclusivement des Polars
37:59Alors
38:00Pierre ne voulait pas
38:01de Polar
38:03et ça m'a inspiré
38:05je me suis dit
38:06tant qu'à faire
38:10faisons table rase
38:11de tout ce qu'on voit
38:13tout le temps
38:13en permanence
38:15toutes les semaines
38:16et tous les mois
38:17et toute l'année
38:18C'est un risque
38:19C'est un risque
38:21mais le risque
38:23est modéré
38:23lorsqu'on a
38:24deux personnalités
38:25comme ça
38:26et qu'on écrit
38:27pour elles
38:28c'est-à-dire que là
38:28on travaille à façon
38:30je suis
38:31je fais du sur-mesure
38:33je n'écris pas
38:34pour des acteurs
38:36d'ailleurs je ne l'ai jamais fait
38:37pour des acteurs
38:38que je ne connais pas
38:39je sais
38:40pour qui j'écris
38:41et quel personnage
38:42je bâtis
38:43et pour qui
38:44C'est ce qui se faisait
38:45jadis au cinéma
38:46avec des films
38:47qu'on écrivait
38:48pour les uns
38:48ou pour les autres
38:49Oui
38:49et c'est un conseil
38:52ça je peux bien l'avouer
38:54maintenant
38:54quand j'étais
38:56jeune
38:57après avoir rencontré
38:59François Truffaut
39:00j'ai eu la chance
39:00de rencontrer
39:01Michel Audiard
39:02qui m'a donné
39:03un conseil formidable
39:05il m'avait dit
39:08quand tu as
39:09tes personnages
39:10qui sont bien dessinés
39:12qui tiennent le coup
39:15le dialogue
39:16l'écris pas
39:17pour le personnage
39:18écris-le pour l'acteur
39:20et il avait tellement raison
39:21on gagne un temps fou
39:23et j'ai toujours procédé
39:24comme ça
39:24Alors il se trouve
39:25que Laurent Gérard
39:26et Pierre Arditi
39:27ont une passion commune
39:29pour la bonne chair
39:30et pour le vin
39:30Pierre Arditi
39:32a fait
39:32je crois
39:33dès qu'il y a un vignoble
39:34il y va directement
39:35il a fait un livre
39:35sur le sujet
39:36Laurent
39:37n'en parlant même pas
39:38il adore
39:39la cuisine
39:40puisque sa mère
39:40travaillait chez
39:41Georges Oblant
39:42dans ses jeunes années
39:42donc il a été bien élevé
39:44et puis maintenant
39:45il a repris des restaurants
39:46il les a sauvés à Lyon
39:47donc le sujet était évident
39:49Oui
39:49le sujet était évident
39:51mais encore une fois
39:52c'était au départ
39:54en procédant par élimination
39:56c'est-à-dire
39:56dès lors que Pierre Arditi
39:58ne m'a dit pas de polar
40:00j'ai défini
40:01ce que je vous disais
40:02tout à l'heure
40:03j'ai défini le film
40:05avec ce qu'il n'y a pas dedans
40:07donc il n'y aura pas de crime
40:08il n'y a pas de meurtre
40:10il n'y a pas de violence
40:11il n'y a pas de réseaux sociaux
40:14et s'il y a un peu d'intelligence
40:16elle n'est pas artificielle
40:18Alors il se trouve qu'au départ
40:19donc le point de départ
40:20c'est Pierre Arditi
40:21qui est un musicien
40:23Oui
40:23et qui décide de quitter Paris
40:26qui décide de quitter Paris
40:27qui est un pianiste
40:29et compositeur reconnu
40:31qui a une belle carrière
40:33et il décide de quitter Paris
40:35et de retourner
40:36dans sa ville natale
40:38Lyon
40:39et il trouve à s'installer
40:41au-dessus d'un bouchon lyonnais
40:44ces restaurants magnifiques
40:47qui n'existent qu'à Lyon
40:48il trouve à s'installer
40:50au-dessus d'un de ces bouchons
40:51qui s'appelle
40:52Aux amis retrouvés
40:54chez Sylvestre
40:55et Sylvestre
40:56c'est Laurent Gérard
40:57qui tient ce restaurant
41:00Et on le voit en chef cuisinier
41:02Et on le voit en chef cuisinier
41:04et je vais vous faire une confidence
41:07ce n'était pas
41:08il n'a pas fait semblant
41:09il a vraiment fait la cuisine
41:12sous la direction d'un chef
41:15mais c'était des vrais produits
41:17qui ont été vraiment préparés
41:18Oui
41:19et qu'on voit à l'écran
41:20Et qu'on voit à l'écran
41:21Alors l'origine du mot bouchon
41:22il y a plusieurs hypothèses
41:23je ne sais pas si vous le savez
41:24Jacques-Santin Maria
41:26au XIXe siècle
41:27on dit que les hôteliers
41:29et aubergistes
41:30accrochaient un bouquet
41:31de brindilles ou de paille
41:32donc un bouchon
41:33sur leur porte
41:34pour indiquer aux passants
41:35qu'on pouvait entrer
41:36boire un verre
41:37et se restaurer
41:38Première hypothèse
41:39Autre hypothèse
41:40les voyageurs s'arrêtaient
41:41dans ces bouchons
41:42pour faire bouchonner
41:44c'est-à-dire frotter
41:44et nettoyer avec une paille
41:45leurs chevaux à l'étape
41:47Il y a peut-être
41:48un petit peu des deux
41:49mais je connaissais
41:51ces deux explications
41:53j'ai toujours penché
41:54pour la première
41:55je crois que c'est ça
41:58mais il doit y avoir des deux
41:59Alors il se trouve donc
42:00que ce musicien
42:01s'installe à Lyon
42:03sa ville natale
42:04il n'a plus envie
42:05de composer
42:05il va donner des cours
42:07de piano
42:07dans un appartement
42:08juste à côté
42:08Oui, l'appartement
42:10est au-dessus du bouchon
42:12les relations
42:13les relations avec
42:14avec Sylvestre
42:16qui est le chef
42:18de ce bouchon
42:19sont bonnes
42:20sauf que
42:21Sylvestre
42:22il a deux filles
42:23deux adolescentes
42:24qui
42:26elles n'ont pas
42:27les mêmes
42:28les mêmes relations
42:29avec
42:30avec le pianiste
42:31et ça ne va pas
42:32très bien se passer
42:33au début
42:33Oui, parce qu'effectivement
42:34ils font beaucoup de bruit
42:35alors qu'il a besoin
42:35de silence
42:36Voilà
42:36Et puis il y a une formule
42:38qui dit
42:38la musique
42:39nous c'est les mœurs
42:39elle pourrait parfaitement
42:41s'adapter à cette histoire
42:42Jacques Santamaria
42:44Oui, parce que
42:45j'ai voulu faire
42:46une comparaison
42:47je ne sais pas si je l'ai réussi
42:48mais une comparaison
42:49entre la cuisine
42:50et la musique
42:52Il y a le piano
42:53la cuisine
42:54D'abord
42:54au point de vue vocabulaire
42:56on appelle piano
42:57non seulement
42:58un instrument de musique
42:59mais
43:01le
43:01le
43:02le meuble
43:03sur lequel
43:04on fait cuire
43:05les
43:06les plats
43:08dans un
43:08dans un restaurant
43:09c'est le piano
43:11la
43:12la cuisinière
43:13c'est le
43:14c'est le piano
43:15il y a ça
43:16et puis
43:17à plusieurs reprises
43:18on entend
43:19Laurent Gérard
43:20faire des comparaisons
43:21entre le
43:22entre la cuisine
43:23et la musique
43:25c'est un petit peu
43:26la même chose
43:26et puis
43:28Laurent Gérard
43:28cite des plats
43:29avec des recettes
43:30qui sont authentiques
43:31ce sont des recettes
43:33lyonnaises
43:35on ne peut
43:37on ne peut plus
43:38vérifier
43:39depuis
43:39maintenant
43:40des décennies
43:43et quasiment
43:44un siècle et demi
43:47oui oui bien sûr
43:48et
43:51j'ai vu le bonheur
43:52le bonheur de
43:53Laurent Gérard
43:54d'être à Lyon
43:55d'être chez lui
43:56et
43:58j'ai vu le bonheur
43:59de
43:59Pierre
44:00Arditi
44:01d'être aussi
44:02à Lyon
44:02où il a débuté
44:05où il a débuté
44:06chez
44:07Marcel Maréchal
44:08donc
44:09c'est
44:10c'était
44:10quelque chose
44:11de voir des acteurs
44:13qui sont bien
44:14dans leur
44:15dans leur élément
44:17et bien dans
44:18leur personnage
44:20je vous assure
44:21ça facilite les choses
44:22et la recette
44:23de ce petit air
44:24de bonheur
44:25c'est l'humour
44:26mais la tendresse
44:27car ce sont deux choses
44:27très importantes pour vous
44:28Jacques-Santin-Marie
44:29ah oui
44:31je ne sais pas très bien
44:32comment on peut
44:34créer des émotions
44:36si
44:37on n'a pas
44:39d'abord un sourire
44:41et s'il n'y a pas
44:42quelque chose
44:42qui
44:44qui vous remue
44:45un petit peu
44:47et qui vous fait donner
44:49oui
44:50de la tendresse
44:51de l'amitié
44:52de l'amitié
44:53j'insiste beaucoup
44:54sur ce mot
44:56quand on m'a
44:57quand on m'a dit
44:59oui
45:00tu nous dis
45:01ce qu'il n'y a pas
45:01dans le film
45:02mais qu'est-ce qu'il y a
45:02je dis voilà ce qu'il y a
45:03de l'amour
45:04de l'amitié
45:05des souvenirs
45:07le temps qui passe
45:08et
45:10c'est peut-être ça
45:11l'essentiel de la vie
45:12oui mais c'est pas
45:13dans l'air du temps
45:14mais ça
45:15c'est plutôt
45:16un compliment
45:16que vous me faites
45:17et puis il y a
45:18des chansons originales
45:19et pour la première fois
45:21vous écrivez des paroles
45:22Jacques-Santin-Marie
45:22oui j'ai
45:23il y a deux chansons
45:26il y a
45:26une
45:27j'en ai écrit
45:28les paroles
45:29l'autre
45:30c'est
45:31ce sont des paroles
45:32de Anne Keinec
45:33qui
45:35malheureusement
45:36viennent nous quitter
45:38et
45:38elles sont chantées
45:40par deux merveilleuses
45:43comédiennes et chanteuses
45:44qui ont une vingtaine d'années
45:46et qui sont très très douées
45:48c'est Cassiopée Mayence
45:49et Iuna Nicolino
45:50oui parce que
45:51il y a effectivement
45:52Gérard
45:53et il y a Pierre Arditi
45:54mais il fallait un casting à côté
45:56et c'est pas forcément
45:57des gens archi connus
45:58non mais
45:59à partir du moment
46:01où
46:02Pierre Arditi
46:03et Laurent Gérard
46:04amènent la notoriété
46:06qui est nécessaire
46:07dans tout film
46:09on peut faire
46:10véritablement
46:11ce qu'on veut
46:12et
46:13aller chercher
46:14des
46:14des acteurs
46:16qu'on ne voit pas
46:17tous les jours
46:18et je crois que c'est
46:19notre rôle
46:19enfin moi
46:20j'estime que c'est
46:21ça fait partie
46:22de mon travail
46:23et vous avez tourné
46:24à Lyon bien sûr
46:25dans les rues de Lyon
46:26dans un Lyon qui existe encore
46:27dans un Lyon qui existe encore
46:31croisons les doigts
46:31pour qu'il continue
46:33d'exister comme ça
46:36mais véritablement
46:38on a voulu saisir
46:40j'ai voulu saisir
46:41le
46:42le cœur et l'âme
46:43de Lyon
46:44et
46:46quelques spectateurs
46:47qui ont déjà vu le film
46:49m'ont dit
46:50qu'ils avaient retrouvé
46:51cette âme lyonnaise
46:53oui parce que
46:54cette âme lyonnaise
46:54elle existe toujours
46:55même si certains
46:56pensent qu'elle a disparu
46:58oui
46:59mais il faut quand même
47:00là aussi
47:01voir les choses
47:02un peu avec le cœur
47:03c'est cette tendresse
47:04dont vous parliez
47:06il faut avoir
47:07non seulement
47:07de la tendresse
47:08mais encore une fois
47:09de l'attention
47:10de l'estime
47:12et de l'amitié
47:13pour les choses
47:14comme pour les gens
47:15et puis il y avait
47:16quelque chose
47:16de très important
47:17Laurent Gérard
47:18bon il a joué
47:19en escalier de fer
47:19mais on connait son humour
47:20il fallait faire passer
47:22l'émotion
47:23dans le visage
47:24de Laurent Gérard
47:25oui
47:25là c'est le travail
47:27du metteur en scène
47:29et du directeur d'acteur
47:33ne pas gâcher l'émotion
47:35par des répétitions infinies
47:38et de bien préparer ses acteurs
47:41d'avoir une conversation
47:43sur le personnage
47:44et sur ce que ressent le personnage
47:46dans la scène
47:47qu'on s'apprête à tourner
47:49et ensuite
47:51de laisser l'acteur se libérer
47:55et de laisser
47:56toutes les émotions
47:58qu'il a pu emmagasiner
47:59en travaillant le personnage
48:02se libérer
48:03on découvre à nouveau
48:05Laurent Gérard
48:05parce qu'on ne l'a jamais vu comme ça
48:08notamment dans certaines scènes
48:09dans sa cuisine
48:10et quand il parle
48:12de ses problèmes familiaux
48:13c'est tout à fait nouveau
48:14oui
48:14c'est-à-dire que
48:16Laurent a fait maintenant
48:18plusieurs films
48:19pour la télévision
48:23différents personnages
48:24y compris
48:25un flic d'ailleurs
48:29mais
48:29dans quelque chose
48:31d'aussi
48:32d'aussi intime
48:33d'aussi personnel
48:34on ne l'avait pas vu
48:36et
48:37je l'ai trouvé
48:38personnellement bouleversant
48:39et puis
48:40ce film
48:41qui représente
48:42une certaine France
48:42a déjà été diffusé
48:44en Belgique
48:44et a eu un immense succès
48:45c'est-à-dire que
48:46la France telle que nous l'aimons
48:48elle existe toujours
48:49dans d'autres pays
48:50oui
48:51ça m'a fait très très plaisir
48:53que
48:54que les Belges
48:56d'une part
48:57aiment
48:58ce film
48:59qui n'avait pas de crime
49:00et de meurtre
49:00à son actif
49:02mais
49:05ils ont été sensibles
49:06au fait que
49:07il y avait
49:08cette
49:09cette déclaration
49:10d'amour
49:11à une ville
49:11comme Lyon
49:13et donc
49:14à un pays
49:16et donc
49:16à un art
49:17de vivre
49:18et à tout
49:20ce qui nous rassemble
49:20et qu'on fait exprès
49:22et que certains
49:22font exprès
49:23d'oublier aujourd'hui
49:24et vous n'avez pas
49:25le sentiment
49:25Jacques Santamaria
49:26que vous êtes
49:27dans un village
49:28gaulois
49:28qui résiste
49:29à l'envahisseur
49:30il est possible
49:32que je me tienne
49:33pas loin
49:33de la marmite
49:34d'Obelix
49:34et d'Astérix
49:36votre potion magique
49:37c'est justement
49:38de continuer
49:39à écrire
49:39et à réaliser
49:41des films
49:42qui touchent
49:43un large public
49:43familial
49:44faire plaisir
49:46faire plaisir
49:47au public
49:48c'est la
49:50la plus belle chose
49:51qui puisse
49:52qui puisse nous arriver
49:55ne jamais perdre
49:56de vue tout ça
49:57et puis Laurent Gérard
49:58et Pierre Nettis
49:59sont visiblement
49:59bien amusés
50:00sur ce tournage
50:01non seulement
50:02ils se sont bien
50:02amusés
50:03mais
50:05en passant à table
50:06ils se sont bien
50:07régalés
50:08je peux vous le dire
50:09oui et ça a dû faire
50:10un coup dans le budget
50:11qui n'était pas prévu
50:12oui mais là
50:13encore une fois
50:14ça a été
50:15véritablement
50:16la leçon
50:16de mon ami
50:18et maître
50:18Claude Chabrol
50:20dans les films
50:21où l'on voit
50:22des gens manger
50:23ne jamais
50:24donner de la fausse nourriture
50:26de la vraie
50:27c'est comme ça
50:28que ça marche
50:28en tout cas
50:29vos propos sont nourris
50:30et donnent envie
50:31de découvrir
50:31mardi
50:32sur France 3
50:33ce petit air de bonheur
50:35dont on a tellement besoin
50:36avec Laurent Gérard
50:37et Pierre Nettis
50:38merci de l'avoir écrit
50:39et réalisé
50:40je sais que ça a pris du temps
50:42Jacques Santamaria
50:42et puis continue ainsi
50:44à nous offrir
50:44de la joie et du bonheur
50:46merci
50:46rendez-vous mardi
50:47sur France 3
50:48et à bientôt
50:49les clés d'une vie
50:50c'est terminé pour aujourd'hui
50:51on se retrouve bientôt
50:52restez fidèles
50:53à l'écoute de Sud Radio

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