- il y a 4 jours
Dérèglement climatique et montée des eaux : une commune du Morbihan prépare ses citoyens
Savoir-faire à la française : quand nos entreprises ouvrent leurs portes aux visiteurs
Le grandiose en miniature : un parc féerique pour découvrir la Suisse en train
Savoir-faire à la française : quand nos entreprises ouvrent leurs portes aux visiteurs
Le grandiose en miniature : un parc féerique pour découvrir la Suisse en train
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00:05Générique
00:14Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition du Grand JT des Territoires.
00:19Cette semaine place à une édition spéciale, une rétrospective de vos reportages préférés
00:24pour vous faire revivre l'actualité de vos régions autrement.
00:28Voici d'ailleurs le tout premier reportage.
00:33Navitis, un chantier naval anessien spécialisé dans la propulsion électrique de navires d'un côté,
00:38et Winav, une société implantée dans les Hauts-de-France, fabricante de moteurs hors bord de l'autre.
00:43Voici le mariage de raison à l'origine de ce bateau, 100% électrique en test sur le lac d
00:48'Annecy.
00:49On atteint des vitesses de 25 à 30 nœuds, équivalent 50 km heure,
00:55avec une puissance de 200 voire 250 chevaux en pique.
00:58Nous, ce qu'on a fait, c'est qu'on a vraiment tout intégré dans le moteur,
01:01que ce soit le moteur, le variateur, le chargeur embarqué,
01:03pour du coup avoir une installation très facile.
01:06Donc comme un moteur thermique initial, on a juste à le fixer de la même manière,
01:10et on a juste à mettre les batteries dans le bateau.
01:12Cette embarcation se singularise donc des autres bateaux électriques,
01:15grâce à plusieurs aspects.
01:16Et pour Navitis, qui a réalisé l'électrification de l'Espérance 3,
01:20cette collaboration avec l'entreprise Winav est une manière supplémentaire
01:24de mettre en avant les avancées de la technologie en matière de recours à l'électrique.
01:28Il y a ce sujet de la décarbonation.
01:30Aujourd'hui, on a des solutions, surtout sur un lac, ça a toute sa pertinence.
01:34On n'est jamais très loin en termes de distance sur la navigation,
01:39on n'est jamais très loin d'une borne de recharge.
01:41On a besoin d'avoir un bateau qui soit efficace, qui soit silencieux,
01:45qui sur son temps d'utilisation et sur son temps de recharge,
01:48on est quelque chose qui se rapproche le plus possible d'une solution thermique,
01:51mais avec ce silence et avec cette notion de bateau décarboné.
01:55Avec cette nouvelle configuration pour un bateau comme celui-ci,
01:57le nombre de batteries peut passer de 26 à 13,
02:00un gain non négligeable pour le poids du bateau
02:02et une optimisation du temps de recharge
02:04qui n'affecte en rien les performances de l'embarcation.
02:08– Tout autre chose maintenant, en France,
02:10près de 2000 communes sont exposées au risque de submersion marine.
02:15Un phénomène inquiétant qui est en très grande partie
02:18dû au changement climatique.
02:20Alors pour sensibiliser la population,
02:22une commune du Morbihan a décidé d'agir en proposant des formations.
02:26Regardez ce reportage de TBO, la chaîne du groupe Le Télégramme.
02:30Près de l'Orient, Gave retient aujourd'hui un cordon d'une aire
02:35et pourrait redevenir une île à l'horizon 2100.
02:39Une association locale s'est emparée du sujet.
02:42Elle propose une formation gratuite au risque de submersion marine
02:46destinée aux habitants de la commune.
02:49Plongée fictive en 2030.
02:51– Une violente tempête atlantique approche des côtes bretonnes.
02:56Météo France vient de passer le littoral du Morbihan
02:59en vigilance orange évolutive.
03:02– Dans ce jeu à énigmes, les Gavrés ont une mission,
03:05aider Marceline, 85 ans, à évacuer sa maison sans étage.
03:10– Il faudrait que tu mettes à l'abri tes papiers qui sont importants,
03:14tout ce que tu peux laisser lire, les bijoux.
03:16– Les formations sont généralement réalisées en direction des agents
03:21qui travaillent dans les communes ou dans les collectivités.
03:25Et là, on s'est dit qu'on avait envie de prendre la chose
03:27complètement différemment, de le faire avec des groupes d'habitants
03:31qui puissent se saisir du sujet, qui puissent s'informer,
03:34vraiment poser plein de questions et activer l'entraide,
03:37l'entraide entre voisins le jour où il peut se passer un événement.
03:41– Une menace bien réelle pour les habitants.
03:43– À Gavres, depuis le début des années 2000,
03:46les phénomènes de surcote se sont multipliés.
03:49– J'ai été inondée en 2001 et 2008.
03:52Je voyais ce qui était le plus urgent à se déplacer,
03:55donc j'ai déplacé, je montais à l'étage,
03:59mais on n'était vraiment pas du tout préparé à ça.
04:02– Je pense qu'on connaît déjà plein de choses de manière intuitive,
04:06c'est naturel, et que c'est important de prendre le temps
04:11de se les remémorer et de le faire en collectif.
04:13– Forte de sa lancée, la formation sera déclinée à Séné près de Vannes.
04:18Riantec, commune voisine de Gavres, s'est, elle aussi, montrée intéressée.
04:23– Cela ne date pas d'hier, les métiers de bouche manquent cruellement de main-d'œuvre
04:28et n'arrivent pas à attirer la jeune génération.
04:31Le salariat fait peur aux jeunes, qui sont nombreux à préférer la prestation de service.
04:35Un problème que rencontrent beaucoup de professionnels partout en France.
04:39Exemple à Nantes, avec notre partenaire Télénantes, regardez.
04:43– À Trélière, Guillaume recherche désespérément un boucher qualifié
04:46pour faire tourner sa boutique.
04:48Mais depuis le début de ses recherches, les candidats ne se bousculent pas au portillon.
04:53– Les seuls CV qu'on peut avoir, beaucoup, c'est pour des prestataires de service.
04:57Alors c'est très bien, mais c'est des emplois ponctuels.
05:00C'est vraiment en cas de coup dur, en ouïe, choses comme ça.
05:02C'est un peu démoralisant.
05:03On se demande bien si on va y arriver un jour ou pas.
05:05– L'année dernière, il pensait avoir déniché la perle rare après avoir convaincu
05:10un boucher prestataire, c'est-à-dire un indépendant recruté sur une mission ponctuelle,
05:15de s'engager en CDI dans sa boucherie.
05:17Mais quelques mois après, celui-ci a préféré quitter son poste.
05:21– Au fur et à mesure des semaines qui passent, on a réussi à négocier
05:25à ce qu'il puisse rester avec nous en CDI.
05:28Donc il est resté avec nous presque un an.
05:30Et puis, il y a son envie de prestataire de service qui est revenu, d'aller un peu partout.
05:36– Salaire avoisinant les 30 à 35 euros de l'heure,
05:39possibilité de choisir ses missions et ses jours de travail,
05:42être indépendant et faire de la prestation de service
05:45peut être plus alléchant qu'un poste en CDI.
05:48Après avoir fermé sa boucherie, Anthony Louera a opté pour cette façon de travailler il y a trois ans.
05:53Il s'étonne de voir beaucoup de jeunes s'y mettre aussi.
05:57– Est-ce que c'est un phénomène de mode ou un confort de vie qu'ils veulent aujourd'hui
06:02s'oriente beaucoup plus sur la prestation que d'avoir des ouvriers sédentaires ?
06:08Alors qu'il faut bien calculer le pour et le contre.
06:11Et puis, il faut surtout être armé au niveau métier pour pouvoir le faire aussi.
06:16– En France, il y aurait environ 5 à 6 000 postes de boucher à pourvoir.
06:20– Le tourisme de savoir-faire à la française est une exception en Europe et même dans le monde.
06:27Un tourisme pour faire découvrir autrement nos régions,
06:30en ouvrant les portes de nos entreprises et en valorisant le Made in France.
06:34En 5 ans, l'activité a bondi de 30%, atteignant 22 millions de visiteurs en 2024.
06:40Un coup de pouce pour les entreprises, comme l'explique ce reportage de TV7,
06:44la chaîne du groupe Sud-Ouest à Bordeaux.
06:47– Chaque semaine, 7 000 bouteilles de bière sont produites dans cette brasserie artisanale.
06:53Une petite production afin de préserver le savoir-faire.
06:56– On veut vraiment travailler et être un peu jusqu'au boutiste,
06:59c'est-à-dire qu'on va être moins dans une bière expérimentale.
07:05Nous, on va essayer de prendre un style.
07:06Par exemple, notre bière blanc, c'est un style de LS,
07:10donc c'est une bière bavaroise, et on va travailler ce style.
07:14Donc chacune des étapes de la production de la bière,
07:17on va être extrêmement vigilants pour essayer de faire un peu mieux à chaque fois.
07:21– Dans le cadre de l'événement « Ici, nos savoir-faire »,
07:24le public pourra visiter cette brasserie pour en apprendre davantage
07:27sur ses procédés de fabrication.
07:29Pour l'entreprise locale née il y a 11 ans,
07:32c'est un coup de pouce alors que la situation économique se montre difficile.
07:36– C'est certainement un élément qui nous permet de compléter
07:43tous les éléments différents qu'on a mis en place pour faire vivre cette brasserie.
07:47– En 2024, plus de 4 millions de personnes ont fait du tourisme de savoir-faire en Nouvelle-Aquitaine.
07:53Très plébiscité, cette forme de tourisme cherche à reconnecter les citoyens
07:58à la valeur des productions et objets locaux.
08:00– Aujourd'hui, c'est une visite qui a augmenté depuis 3 ans de 30%,
08:04à peu près à 10% par an.
08:07Alors parfois, ça crée des vocations, ça génère souvent des ventes aussi
08:11puisque finalement on repart de cette expérience avec une visite
08:15où on a envie de repartir avec un souvenir.
08:17Mais c'est aussi parfois de l'enseignement, la sensibilisation.
08:22– Tout autre chose maintenant, en France, près de 10% d'entre nous
08:25rencontrent des difficultés pour écrire, un problème majeur
08:29pour rédiger des courriers ou des documents administratifs.
08:32Il existe alors des écrivains publics pour leur venir en aide.
08:36En quoi consiste cette profession ? Réponse avec cette alimoges, regardez.
08:41– Ici, je vais avoir des demandes qui vont être plus axées sur le professionnel,
08:46c'est-à-dire assez classique, CV, l'aide de motivation,
08:50des compétudes aussi de dossier, d'aide de formation,
08:53donc des demandes de financement, des demandes de motivation,
08:57c'est-à-dire expliquer un parcours et comment on motive sa demande de formation.
09:01Et après, sur vraiment tout ce qui est réclamation, contestation.
09:04La personne, elle s'exprime, j'écris en direct et je mets en forme après.
09:09C'est-à-dire que je vais prendre au fur et à mesure ce que me dit la personne
09:12et après, je vais mettre en forme.
09:14– Vous en êtes de plus en plus friands.
09:16Le podcast s'impose comme l'un des formats audio les plus dynamiques du moment.
09:21En France, les auditeurs sont toujours plus nombreux et les créateurs, bien sûr, aussi.
09:25On en compte d'ailleurs plus de 100 000.
09:27Et dans ce sillage, des studios et des structures spécialisées émergent un peu partout
09:32pour accompagner l'enregistrement et la professionnalisation de ce secteur en plein essor.
09:37Reportage de Moselle TV, Mathéo Philippe.
09:40– Salut Amour.
09:41– Coucou Lisa, ça va ?
09:42– Ça va et toi ?
09:42– Oui, enfin on se retrouve pour ce premier épisode qu'on a tant attendu.
09:45Ces deux étudiantes enregistrent aujourd'hui leur tout premier podcast.
09:49Encore amatrices, elles ont choisi de louer ce studio pendant leur temps libre.
09:53– Le but, là, on ne se pose même pas la question, c'est vraiment on se lance,
09:57on voit où ça nous mène et c'est pour ça que ce genre de studio, c'est vraiment très
09:59très pratique
10:00parce qu'on a juste à venir, il y a des gens pour nous aider
10:02parce qu'on ne s'y connaît pas forcément dans tout ce qui est le matos caméra, micro
10:05et c'est vraiment trop cool parce qu'on s'installe, voilà, c'est vraiment très chill.
10:09– Faire du podcast de manière professionnelle a un coût.
10:12Comptez entre 2 000 et 3 000 euros pour des caméras, des micros professionnels,
10:17des lumières et autres logiciels.
10:19Ici, pour une heure d'enregistrement, les tarifs varient de 120 à 390 euros.
10:26– Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode.
10:29– Hugo a opté pour la formule la plus simple.
10:32Il récupère les fichiers audiovisuels bruts.
10:35– Moi, j'ai fait le choix au moment du lancement de mon podcast
10:38de tout de suite vouloir un rendu professionnel
10:41et ça ne vaut jamais aussi cher que si j'avais dû investir moi-même dans le matériel.
10:47D'autres préfèrent confier le montage à des professionnels.
10:50Peu importe, les formules sont adaptées aux envies et au contenu de chacun
10:55pour ces studios majoritairement loués par des amateurs, mais pas seulement.
11:00– On a des personnalités politiques qui nous ont emprunté louer les studios
11:04dans le but de pouvoir avoir un endroit neutre ou tourné.
11:09On a des artisans, des commerçants, des entrepreneurs
11:12qui viennent parler de leur business aussi dans un endroit qui leur correspond
11:15parce que finalement, c'est aussi les jeunes qui sont ultra consommateurs
11:19de ces nouveaux formats.
11:20– Un contenu de qualité pour tenter de se différencier
11:24dans la masse de podcasts disponibles.
11:26Selon Médiamétrie, 152 millions de podcasts français
11:30ont été écoutés ou téléchargés en janvier 2026.
11:34– Le niveau, il est vraiment nivelé vers le haut
11:36quand les jeunes regardent les vidéos sur YouTube, etc.
11:39C'est tout de suite des grosses prods.
11:40On a l'habitude de tous les youtubeurs,
11:42de tous les gens qui sont dans la partie digitale.
11:44– Un secteur du podcast en croissance depuis 2019.
11:48Selon l'Arcom, le volume total d'épisodes francophones
11:52a augmenté de 116% en seulement 4 ans.
11:56– Et vous, avez-vous toujours rêvé de vivre dans un tipi comme les Indiens ?
12:01Eh bien dans la Sarthe, des enfants se sont prêtés au jeu
12:04et ont découvert au passage la culture amérindienne.
12:07Une culture somme toute bien différente de la leur.
12:10Regardez ce reportage de LMTV Sarthe.
12:12Prune à Vemani.
12:14– On va dessus attacher la toile,
12:17donc toute la toile du tipi.
12:18– Ils arrivent à comprendre assez facilement comment ça se monte.
12:21Et en fait, les spécificités,
12:23parce que c'est vraiment un habitat très particulier,
12:25on leur explique le fonctionnement, le réglage d'un tipi.
12:28Et c'est vrai que souvent, c'est assez surprenant,
12:30parce qu'en fait, tout est retenu sur la corde qui est au milieu.
12:33Ici, on n'attache pas la corde, un coup de vent,
12:34et il n'y a plus de tipi.
12:36On fait des échanges culturels avec des amérindiens.
12:40Alors, il y en a qui viennent directement de pays étrangers, forcément, on les fait venir.
12:46Il y en a qui habitent en France,
12:49parce qu'il y a aussi des amérindiens qui ont changé de continent.
12:52Par exemple, là, on anime un atelier bâton de parole,
12:56qui est donc le respect, le droit à la parole,
12:59chacun parle à son tour, etc.
13:01C'est pour respecter l'autre.
13:02En fait, on apprend beaucoup de valeurs essentielles, comme ça.
13:05Et ça, les écoles, elles adorent.
13:06On a aussi un atelier avec des chiens loups.
13:09– Bien sûr, il y a des mesures de sécurité.
13:10Là, il faut se mettre du côté du dos accroupi.
13:13Là, voilà, il vient vous dire bonjour.
13:15On a vraiment collé cette mauvaise image.
13:17Les enfants, là, il y en avait quelques-uns qui avaient peur.
13:20Là, en leur montrant de cette façon,
13:22que c'est vraiment des animaux qui sont calmes et réservés,
13:25ils ont une autre image du loup.
13:27Calais nous va chanter.
13:28Donc je demande aux enfants de chanter comme les loups,
13:31ou alors je siffle.
13:32– Et si ces chiens loups repartent le soir avec leurs propriétaires,
13:41trois chiens restent sur place.
13:43Ils seront bientôt rejoints par des oiseaux,
13:46puisqu'une volière doit être installée dans les semaines à venir.
13:49– Je vous propose maintenant une pause gourmande
13:53à la découverte du sucre,
13:55l'ingrédient roi de la pâtisserie française,
13:57à Rennes,
13:58chez le chef pâtissier Laurent Le Daniel,
14:01qui nous explique toutes les vertus de ce produit
14:03à travers la recette du Queen Amman,
14:06une spécialité bretonne bien délicieuse.
14:08Regardez et goûtez.
14:10– Bienvenue chez moi, bienvenue à la maison Le Daniel.
14:13On va rentrer dans la boutique du laboratoire.
14:16– Laurent Le Daniel est chef pâtissier,
14:19meilleur ouvrier de France
14:20et président de la Confédération nationale
14:22des artisans pâtissiers chocolatiers glaciers confiseurs.
14:26Des professions unies par un même savoir-faire,
14:30celui de travailler le sucre
14:31dans de nombreuses spécialités locales,
14:34du nord au sud de la France.
14:36– On retrouve des spécialités sucrées dans plusieurs catégories,
14:39en pâtisserie ou en confiserie,
14:41ou même en chocolaterie.
14:42On connaît les macarons de Nancy,
14:44les bêtises de Cambrai.
14:45Il y a des bruyoches un petit peu
14:46dans toutes les régions de France.
14:48En Bretagne, le sucre est l'ingrédient phare
14:51du célèbre Queen Amman,
14:52qui a cette particularité
14:53de mélanger autant de beurre que de sucre.
14:57– Donc le sucre est un ingrédient ici
14:59qui est à la fois technique
15:00et à la fois, évidemment,
15:03il va apporter du goût, bien entendu.
15:06Un mélange de beurre et de sucre
15:08qui est ensuite inséré dans la pâte,
15:10puis pliée plusieurs fois.
15:12– Voilà, et c'est parti pour 35 minutes de cuissante.
15:22Il faut que ça se mange un petit peu tiède,
15:23mais pas trop chaud.
15:24Il y a cette caramélisation qui est caractéristique,
15:26il y a une mélange du beurre et du sucre.
15:29Mais on voit aussi les pliages,
15:30et ça, c'est vrai que quand on est professionnel,
15:32on est assez attaché à cette technique-là.
15:35Vous voyez, on les voit très très bien ici.
15:36– Le sucre, ingrédient de référence
15:38du patrimoine sucré français,
15:40possède également bien d'autres propriétés
15:43que le goût.
15:44– Le sucre est aussi un conservateur,
15:47donc ça nous permet de créer des spécialités
15:49qui peuvent se transporter à l'étranger
15:52ou même lors d'échanges entre régions.
15:55– Mais ce que les amateurs de pâtisserie
15:57ne savent pas toujours,
15:58c'est que le sucre blanc est un produit local.
16:00– On cite la betterave comme étant justement
16:03un produit local,
16:05même si ce n'est pas en Bretagne où je vis,
16:07mais en tout cas, ce n'est pas très loin,
16:08c'est français en tout cas,
16:10pour expliquer justement à notre clientèle
16:11qu'on n'est pas allé chercher du sucre
16:14à l'autre bout de la planète.
16:16C'est vraiment,
16:18je pense qu'on a besoin de le faire savoir
16:19encore davantage,
16:20c'est vraiment quelque chose
16:22que le consommateur français,
16:24nos clients doivent savoir.
16:26– Aujourd'hui, la Confédération nationale
16:28des artisans pâtissiers
16:29travaille à la reconnaissance des savoir-faire
16:32de la pâtisserie française
16:33au patrimoine immatériel de l'UNESCO.
16:37– Et puis dans ce journal,
16:39nous allons faire de la musique
16:40avec des fruits.
16:42Aussi insolite que cela puisse paraître,
16:44Jérôme, un habitant du Tarn,
16:47est luthier cougourdonnier.
16:49En d'autres termes,
16:50il fabrique des instruments de musique
16:52à partir de fruits.
16:54Écoutons-le, regardons-le au micro
16:56de la dépêche du midi,
16:57Lisa Hervé.
16:58– Ça, c'est exceptionnel.
17:02Ça, ça a poussé dans mon jardin.
17:05Mon métier, c'est donc luthier cougourdonnier.
17:11Je fabrique des instruments de musique
17:14avec des matériaux naturels.
17:16C'est mon outil de prédilection,
17:18notamment des calebasses.
17:20Ça, c'est une calebasse
17:23que je fais pousser moi-même.
17:25C'est une plante de la famille
17:27des cucurbitacées,
17:28mais qui est d'un genre
17:29complètement différent des courges.
17:30J'ai commencé à fabriquer des instruments de musique
17:32avec ce matériau,
17:33d'abord par passion
17:35pour les musiques extra-européennes,
17:37notamment en Afrique et en Asie.
17:40Ça, c'est un arbre à son.
17:44J'y ai mis évidemment
17:45un résonateur en calebasse.
17:46Amateur de rhum,
17:48restez dans ce journal.
17:49Ce reportage devrait vous faire saliver.
17:52Je vous présente Zozo,
17:54un Vosgien d'origine réunionnaise
17:56qui fabrique artisanalement
17:58son rhum arrangé.
17:59Il met un point d'honneur
18:01sur l'utilisation des techniques ancestrales
18:03pour élaborer ses précieuses bouteilles.
18:05Un portrait savoureux de Vosges TV
18:08à consommer, bien sûr,
18:09avec modération.
18:11Regardez.
18:12Voilà, là, la bouteille,
18:15elle est salée.
18:16La touche finale, ça fait ça ?
18:17Ça, c'est la touche finale.
18:19Yo, ho, ho !
18:20Et une bouteille de rhum.
18:21Voilà une expression
18:22qui lui-ci est à merveille
18:24à Donvalier, près de Mircourt.
18:26Dans cet atelier
18:27qui pourrait servir de décor
18:28à un film de pirate,
18:29Christ élabore ses rhum arrangés.
18:31Et pas de n'importe quelle façon.
18:33À l'ancienne,
18:34comme le faisaient ses ancêtres
18:36de l'île de la Réunion.
18:37Finalement, le rhum arrangé,
18:39c'est un peu comme le bœuf bourguignon.
18:41Si vous regardez les anciens,
18:43comment ils faisaient le bourguignon,
18:44vous allez voir tout de suite
18:45la différence, quoi.
18:46Vous allez avoir un bourguignon
18:47qui va vous péter en saveur,
18:48ça va être délicieux.
18:49Et les recettes de rhum,
18:51c'est exactement pareil.
18:52Il faut regarder
18:53comment c'était fait avant.
18:55Après, on peut donner
18:56une petite amélioration,
18:57il n'y a pas de souci.
18:58Mais il faut garder quand même
19:00la petite tradition d'avant
19:02si on veut vraiment
19:02un produit de qualité.
19:03Et c'est pour cette raison
19:05que Christ alias Zozo,
19:07un surnom que lui ont affectueusement
19:08donné les habitants du village,
19:10utilise un rhum neutre,
19:12c'est-à-dire distillé
19:13à un haut degré
19:14pour lui ôter ses caractères
19:15de goût et de couleur.
19:17Puis il y ajoute
19:18des morceaux de fruits,
19:19achetés directement
19:20au producteur local
19:21ou importés pour les exotiques,
19:23des fruits qu'il sèche lui-même.
19:25Si vous faites sécher votre fruit,
19:26vous n'avez pas de flotte.
19:27Mais par contre,
19:27le fruit va rajouter
19:28plus de saveur.
19:29Vous n'avez que la saveur du fruit,
19:31vous n'avez pas de flotte.
19:32Et vous n'avez rien d'autre.
19:33Le gingembre, citron, piment.
19:36Ah, celui-là, il envoie du feu, celui-là.
19:39Dosage, macération, vieillissement
19:40sont aussi les étapes indispensables
19:42pour le réussir
19:43ou la réussir.
19:45Et on parle ici
19:45de crème de rhum arrangé.
19:47C'est beaucoup plus compliqué.
19:49C'est quelque chose
19:49qui demande à être élaboré.
19:51On part, pareil,
19:52sur le fruit séché.
19:54On va le laisser
19:54à peu près 24-48 heures,
19:57le temps que le rhum
19:57s'habitue au fruit.
19:59Et après, il va falloir
20:00qu'on mixe le tout
20:02avec du miel
20:04et après, on enterre les bouteilles.
20:05Comme un pirate
20:06enterrerait son trésor.
20:08On les enterre
20:08parce que les saisons
20:09font les choses.
20:10Et là, le miel,
20:11il va supporter les saisons.
20:12Et le miel va commencer
20:13à envelopper le fruit.
20:15Et le rhum
20:16va envelopper tout ça.
20:17Comptez moins d'une quarantaine d'euros
20:19la bouteille
20:19à consommer, évidemment,
20:22avec modération.
20:24Avez-vous déjà tous
20:25au moins joué une fois
20:26à la pétanque,
20:27notamment lors de vos vacances ?
20:29En Guyane,
20:30dans le village de Javoué,
20:3290% des habitants
20:34s'affairent à cette pratique
20:35toute l'année.
20:36Un vrai sport national.
20:38Et figurez-vous
20:39que les rois
20:40de la pétanque guyanaise
20:41sont les Mongues,
20:42une communauté asiatique
20:44installée sur place
20:45depuis des dizaines d'années.
20:47Reportage sur place
20:48de la chronique du Maroni.
20:49Franck Chassagnon
20:50et Slaouli Augustin.
20:53Patience,
20:54concentration
20:55et précision.
20:56Ici,
20:57à Javoué,
20:58village Mongue
20:58de l'ouest de la Guyane,
21:0090% de la population
21:02joue à la pétanque.
21:03Et c'est devenu
21:04un sport national.
21:05Cette réputation
21:06des laociens,
21:08des mongues de Guyane
21:09qui jouent pratiquement
21:10à la pétanque.
21:10Pratiquement tous
21:11jouent à la pétanque.
21:12Du plus petit
21:12au plus âgé.
21:14Réfugiés politiques
21:15après la guerre d'Indochine
21:16et du Vietnam,
21:17la communauté mongue
21:18s'installe en Guyane
21:19dans les années 70,
21:20dans deux villages,
21:22à Kakao,
21:22à l'est
21:23et ici à Javoué
21:24dans l'ouest.
21:25Réputés
21:25pour être les jardiniers
21:26de la Guyane,
21:27ils travaillent
21:28toute la semaine
21:29dans les champs
21:29et sur les marchés.
21:30Le dimanche après-midi
21:31est consacré
21:33à la détente
21:33autour d'une partie de boule.
21:35Le dimanche,
21:35on se détend.
21:37Donc ça réunit tout le monde.
21:38Tout le monde est là,
21:39tout le monde s'amuse.
21:40Depuis tout petit,
21:41il n'y avait pas
21:41beaucoup d'activités
21:42à Javoué.
21:43Donc du coup,
21:44il y avait une agitation
21:45le même qu'aujourd'hui
21:46comme à Javoué.
21:48Donc on nous a influencés
21:50à jouer depuis tout petit.
21:51Et à force d'entraînement,
21:52les mongres ont su tirer
21:53leur épingle du jeu
21:54de ce sport
21:54pourtant né loin d'ici.
21:56Ils ont été plusieurs fois
21:57champions de Guyane
21:58de toutes catégories.
21:59Leur secret,
22:00c'est la force tranquille.
22:01Ils ont une culture
22:02assez zen
22:03et c'est vrai
22:03qu'à la pétanque,
22:05c'est tranquille.
22:07Eux,
22:08c'est la force tranquille
22:08donc pour moi,
22:09ça ne me surprend pas.
22:10Ils s'appliquent beaucoup plus
22:11que chez nous
22:12dans les autres clubs.
22:14Et même au niveau des jeunes,
22:17il n'y a que chez eux
22:17qu'il y a des jeunes.
22:18On arrive à maîtriser
22:20chaque geste
22:22et chaque décision
22:23est bien prise
22:24au bon moment.
22:25Donc c'est la patience
22:27mais aussi le sang-franc
22:28qui avantage aussi
22:31à la pétanque.
22:32Une passion
22:33qui pourrait bien dépasser
22:34les frontières de la Guyane.
22:36Le club de Javoué
22:37espère bien un jour
22:38se mesurer
22:38aux équipes de l'Hexagone.
22:43Et puis connaissez-vous
22:44le wingfoil ?
22:46Cette discipline
22:47s'impose comme
22:48l'un des sports nautiques
22:49les plus spectaculaires
22:51et de plus en plus
22:51d'adeptes de la glisse
22:53sont séduits
22:54par cette tendance.
22:55Alors comment
22:56ce sport
22:57se pratique-t-il ?
22:58Réponse avec
22:58ce professionnel
22:59de la discipline
23:00au micro de Télépaïsé,
23:02notre partenaire
23:02en Corse,
23:03Mathilde Adam
23:04et Marie-Lou Guillet.
23:07Le wingfoil
23:07c'est une nouvelle pratique
23:10qui existe
23:10on va dire
23:10depuis 6 ans.
23:11C'est une planche
23:13avec un appendice
23:14dessous
23:14qui est le foil
23:15qui nous permet de voler.
23:16C'est un peu comme
23:16un avion
23:17lié à un mât.
23:18Et pour nous faire voler
23:20ce qu'on utilise
23:21c'est le vent
23:21comme force.
23:23C'est une genre d'aile
23:24c'est un mélange
23:24entre le kite
23:25et la planche à voile.
23:27C'est une aile gonflable
23:27et ça nous permet
23:28de se déplacer
23:29avec le vent
23:30et de voler.
23:31On va dire
23:31que ça a révolutionné
23:32un petit peu
23:32quand même
23:32les sports nautiques
23:33parce que ça reste
23:34quand même accessible
23:35à tous
23:35et du coup
23:35c'est quand même
23:36on va dire
23:37vraiment un mix
23:37entre le kite
23:38qui a une aile gonflable
23:39mais qui est tenue
23:40par des lignes
23:40et la planche à voile
23:41qui a une aile rigide
23:42avec un mât
23:43tout ça.
23:44Sauf que là
23:44en fait
23:45c'est nous qui la tenons
23:46c'est une aile
23:46qui reste quand même
23:46dans les airs
23:47et qui reste gonflable.
23:49Et puis dans ce journal
23:50direction la Suisse
23:51à travers un parc miniature
23:52maintenant
23:53qui invite les visiteurs
23:54à explorer le pays
23:56autrement.
23:57A bord d'un train
23:58cette immersion ludique
23:59et familiale
24:00se situe seulement
24:01à quelques kilomètres
24:02de la frontière française.
24:04Visite guidée
24:05avec notre partenaire
24:06sur place 8 Montblanc.
24:08Des voies,
24:09des quais,
24:10des horaires de départ
24:11et d'arrivée
24:11tout laisse à croire
24:13que c'est une vraie gare
24:14et pourtant
24:15nous sommes au
24:16Swiss Vapeur Park.
24:17Situé dans la commune
24:18du Bouvray
24:19ce parc de près
24:20de 19 000 mètres carrés
24:21offre un voyage
24:23à travers la Suisse
24:24mais en version miniature
24:26et pour la visiter
24:27il y a deux possibilités
24:29à pied
24:30ou à bord d'un train.
24:31Tout est à taille
24:32d'enfant
24:33on se retrouve
24:34comme des enfants
24:36c'est vraiment
24:36les répliques
24:37sont très bien faites.
24:38On vient vraiment
24:39en enfance
24:39moi je me suis vraiment
24:40senti très enfant.
24:42Au total
24:42ce sont plus de
24:432 km de voies
24:44qui traversent le parc
24:46laissant découvrir
24:47les ouvrages
24:48d'art ferroviaire
24:49la flore
24:50ainsi qu'une trentaine
24:51de bâtiments
24:52à taille réduite
24:53comme celui
24:54du château d'Aigle
24:55de l'église
24:56de Sanène
24:57ou encore
24:57des halles
24:58de Neuchâtel.
24:59Créé dans le canton
25:00de voies à Aigle
25:01ce parc était
25:02à l'origine
25:03réservé à un groupe
25:04de passionnés de train.
25:06C'est en 1989
25:07qu'il s'est ouvert
25:08au public
25:09en déménageant
25:10dans le Valais
25:11mais il n'en oublie pas
25:12pour autant
25:13son amour des rails
25:14avec une vingtaine
25:15de locomotives
25:16dont 10 à vapeur
25:18l'organisation
25:19derrière ce trafic
25:20est millimétrée
25:21à commencer
25:22par la chauve
25:23de ces engins
25:24qui débutent
25:25une heure
25:25avant l'ouverture du parc.
25:26On fait d'abord
25:27un feu de bois
25:28et comme je disais
25:28on vient rajouter
25:29du charbon
25:29et ensuite
25:30une fois que le charbon
25:31a pris
25:31on est bon
25:32et en fait
25:33à chaque tour
25:34on va remettre
25:355, 6 pelles
25:36de charbon
25:36pour faire un tour
25:37de train.
25:38Passage à niveau
25:39aiguillage
25:40caméra de surveillance
25:41c'est depuis
25:42cette tour de contrôle
25:43que le trafic
25:44est dirigé.
25:45Ici vous voyez
25:46ça clignote
25:47à l'aisin
25:48ça veut dire
25:48qu'il y a un potentiel
25:49problème
25:49ce train est bloqué
25:50à l'aisin
25:51donc on va lui
25:51provoquer un départ
25:52c'est exactement
25:53comme la réalité
25:54à plus petite échelle
25:55et c'est la réalité.
25:56Ouvert de mars
25:57à novembre
25:58le Swiss Vapor Park
25:59accueille près de
26:00150 000 visiteurs
26:01par an
26:02et compte bien
26:03se développer davantage
26:04notamment avec la création
26:06d'un nouveau train électrique
26:08ainsi qu'un musée
26:09en 2026.
26:11Merci d'avoir partagé
26:13cette rétrospective
26:14du Grand JT
26:14des Territoires
26:15avec nous
26:16à très bientôt
26:17pour une nouvelle édition
26:19au revoir à tous.
26:21Sous-titrage Société Radio-Canada