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  • il y a 18 heures
Deux nouveaux navires ont été frappés près des côtes bulgares, a annoncé ce mardi 13 octobre le Premier ministre Roumen Radev, disant vouloir convoquer l'ambassadrice de Russie après des attaques qualifiées d'"inacceptables" dont il a informé l'Otan. Vladimir Poutine veut faire régner la terreur en mer Noire afin d'asphyxier économiquement les soutiens de l'Ukraine et d'entraver la liberté de navigation des navires commerciaux. 

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Transcription
00:00Et l'Ukraine qui a repris ses frappes par ailleurs sur les raffineries russes.
00:03C'est une honte, dit Donald Trump cette nuit.
00:06Je pense qu'il est plus difficile de travailler avec Zelensky qu'avec Poutine, ajoute le président américain.
00:11Le président ukrainien lui a déclaré au Financial Times que la trêve des frappes était levée.
00:16Il a défié l'annonce d'une trêve énergétique voulue par Donald Trump pour laquelle Moscou n'avait pas donné
00:22son accord.
00:23Moscou qui intensifie d'ailleurs sa guerre, François Clémenceau, contre l'Ukraine à nos portes.
00:27Aux portes de l'Union Européenne, aux portes de l'OTAN, que font-ils ?
00:30Ils multiplient les attaques en mer Noire, ce qui entrave la liberté de navigation des navires commerciaux.
00:37Oui, vous allez pouvoir vous en rendre compte avec cette carte.
00:40Vous reconnaissez ici la Turquie, Istanbul bien sûr, le détroit du Bosphore.
00:44Et l'entrée dans la mer Noire avec la partie européenne, essentiellement Bulgarie, Roumanie et au voisinage de l'Ukraine.
00:52Le port d'Odessa qui est le poumon économique de l'Ukraine puisque c'est par là que toutes ces
00:57exportations partent vers le reste du monde.
00:59Et puis je vous ai mis Sochi quand même pour vous rappeler où se trouve le lieu de villégiature de
01:04Vladimir Poutine.
01:05C'est là aussi que les Ukrainiens ont réussi à bombarder un pétrolier russe qui se trouvait là pas plus
01:11tard que la semaine dernière.
01:12Et donc, qu'est-ce qui se passe ? Il se passe qu'il y a des bateaux qui empruntent
01:16des routes commerciales qui sont sûres,
01:18qui se trouvent même à l'intérieur des eaux territoriales roumaines ou bulgares et qui se font malgré tout bombarder
01:24par des drones d'attaque russes.
01:27Là, vous avez l'image d'un bateau qui était au large de la Roumanie.
01:31Il était à l'intérieur des eaux territoriales. Il a été frappé.
01:34Ce jour-là, il y a deux chimiquiers qui ont été frappés.
01:37Et sur ce bateau-là, il y a sept marins qui sont toujours portés disparus.
01:40Si vous prenez ce qui s'est passé ces dix derniers jours seulement, en mer Noire, et le long de
01:46cette côte occidentale de la mer Noire,
01:48vous avez donc ces deux chimiquiers, le 15 octobre, qui ont été bombardés.
01:52L'avant-veille, deux navires, dont un navire ukrainien, attaqué par des drones russes au large de la Bulgarie.
01:58Le 6 octobre, pareil, deux bateaux encore attaqués.
02:02Et le 5 octobre, un bateau coulé, littéralement coulé, au large de la Roumanie.
02:08Ça commence à faire beaucoup. Et c'est ce qui, précisément, aujourd'hui, menace la liberté de navigation, la sécurité
02:15des voies de navigation.
02:16Puisque c'est par là, encore une fois, que partent les exportations ukrainiennes, qui leur permettent de tenir, sur le
02:21plan économique.
02:22Et c'est par là que viennent, tout simplement, les importations de la Roumanie et de la Bulgarie.
02:26C'est une asphyxie économique de ceux qui soutiennent l'Ukraine.
02:30Et donc, François, la Roumanie et la Bulgarie affirment maintenant que ces actions ne resteront pas impunies.
02:34Alors oui, le président roumain et le Premier ministre bulgare sont allés, évidemment, hier au Conseil européen.
02:41Vous voyez ici le président roumain, le Premier ministre bulgare.
02:44Ils ont essayé, effectivement, de montrer en quoi ces attaques étaient totalement inacceptables,
02:49parce qu'elles s'en prenaient à des navires civils, qui ne faisaient que du commerce et rien d'autre.
02:54Ils vont aujourd'hui rencontrer probablement les dirigeants de l'OTAN pour évoquer non pas l'article 5,
03:00qui prévoit, vous savez, une riposte collective lorsqu'un seul membre de l'organisation est attaqué,
03:04mais l'article 4, qui prévoit tout simplement d'en discuter et de mettre le sujet sur la table du
03:10Conseil de l'Atlantique Nord.
03:11Ça montre qu'effectivement, on est en train aujourd'hui de réfléchir à ne plus rester inerte face à ces
03:17provocations
03:18qui visent à tester la solidité de l'Alliance Atlantique.
03:21C'est ça qui est en jeu. On en parle depuis l'été dernier avec l'attentat à Leipzig.
03:26Mais aujourd'hui, c'est une réalité, c'est quotidien et ça se passe même en mer Noire.

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