00:00Ce policier, 30 ans de métier, est déployé sur le terrain depuis le début du mouvement lycéen.
00:05Et samedi, il sera de nouveau en première ligne. Il redoute une journée difficile.
00:10Fatigué physiquement, fatigué moralement aussi, parce que les événements s'enchaînent.
00:15Et ils sont de plus en plus compliqués à gérer.
00:18Vous êtes inquiet pour samedi ou pas ?
00:19Oui, il faut s'inquiéter, oui. Il faut s'inquiéter.
00:22Après, nous on est policiers, c'est notre job.
00:27Selon lui, l'intensité de la violence grimpe crescendo depuis le début de sa carrière.
00:31Et là précisément, il fait le distinguo entre le mouvement des lycéens et ceux qui viennent pour casser, pour semer
00:36le chaos.
00:37Lui estime ne pas s'être senti en danger, mais ce n'est pas le cas de tous ses collègues.
00:40En avoir discuté avec des collègues à moi que je connais depuis des années, qui sont dans nos autres unités,
00:47notamment en province aussi, ils ont été souvent débordés.
00:51On n'est pas loin du drame.
00:54On n'est pas loin du drame.
00:56Malgré tout, selon lui, les consignes sont claires sur le terrain, de la retenue et de la proportionnalité.
01:01Il est demandé quand même de faire preuve de beaucoup de résilience.
01:05La résilience, c'est absorber un maximum les voies de fait ou les violences qu'on subit.
01:11Des boules de pétanque, des pavés parisiens, des barrières, des trottinettes.
01:16Depuis le début du mouvement, près d'un millier de forces de l'ordre ont été blessées.
01:20De son côté, le Premier ministre dénonce et redoute à nouveau des violences épouvantables en fin de cortège.