- il y a 17 minutes
Avec Franck Allisio, député RN des Bouches-du-Rhône, conseiller Régional PACA et conseiller municipal de Marseille
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Bonjour à vous Franck Alizio.
00:09Bonjour.
00:10Vous êtes député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône, conseiller régional Provençal-Côte d'Azur,
00:15mais également conseiller municipal de Marseille, vous étiez l'adversaire de Bonapayant à la dernière élection.
00:21Franck Alizio, ces images à Marseille, mais ailleurs aussi, avec cette casse, cet hôtel de ville marseillais pris pour cible,
00:28ces violences et dégradations, il y a le commissariat municipal qui a été attaqué également et pillé.
00:33Vous êtes élu de cette ville, quel sentiment domine chez vous ce matin ?
00:40Le dégoût, l'inquiétude, l'inquiétude pour ma ville, l'inquiétude pour mon pays.
00:46Nous avons bien compris que les gens qui font ça, les voyous, les délinquants, les criminels, les casseurs, les pilleurs,
00:54sont hors du champ de la démocratie, ils ne croient plus en la démocratie,
00:59parce que de telles actions ne se font jamais, mais elles ne se font surtout pas à six mois d
01:04'une élection présidentielle.
01:07Ces gens ne croient plus en la démocratie.
01:10Et aujourd'hui, du coup, ils passent directement, j'allais dire, par les arbres.
01:14Donc, il y a des scènes de chaos, de désolation, et il y a, c'est un constat encore une
01:21fois, malheureux,
01:23il y a une démission, il y a un dépassement complet des autorités, du gouvernement, à l'heure où on
01:31parle.
01:31Et c'est ça qui est le plus inquiétant, on l'a vu en particulier chez moi à Marseille.
01:35Alors justement, vous connaissez le tissu social marseillais, Franck Alizio,
01:41ces groupes qui ont sévi, qui ont affronté les forces de l'ordre, d'où viennent-ils à Marseille ?
01:49Marseille est la capitale antifa, c'est-à-dire la capitale de l'extrême gauche la plus violente.
01:56Régulièrement, ils interviennent.
01:58Nous avons eu notre permanence, notre fédération, régulièrement détériorée, défoncée.
02:06Donc, ils interviennent très régulièrement.
02:08Et bien, depuis des années, la sécurité n'est pas une priorité à Marseille.
02:13La sécurité des marseillais n'est pas une priorité, ni pour le gouvernement, ni pour Emmanuel Macron,
02:19ni, malheureusement, pour le maire de Marseille.
02:21Je vous rappelle que le maire de Marseille a fait reculer l'adjoint à la sécurité,
02:26parce qu'aujourd'hui, il dit « j'ai été dépassé, je n'ai pas été aidé »,
02:28enfin, je ne l'ai pas vu non plus réclamer.
02:31En tout cas, on avait un conseil municipal la veille,
02:34qui nous a fait un éloge des manifestants et pas des forces de l'ordre dont nous avons fait l
02:41'éloge.
02:41En revanche, vous savez, chez nous, l'adjoint à la sécurité a reculé de la 9e place à la 16e
02:47place.
02:48C'est un symbole, mais c'est un symbole fort.
02:50Le nombre de policiers, sous le quinquennat de M. Macron, a reculé le nombre de policiers nationaux à Marseille.
02:57Donc voilà la situation de la 2e ville du pays.
02:59La 2e ville du pays où il ne pouvait pas ne pas avoir de débordement.
03:03Personne ne pouvait dire « nous nous y attendions, Pierre ».
03:06Alors justement, Benoît Payon a donné aussitôt hier une conférence de presse.
03:10Il s'exprime également ce matin dans les colonnes de la tribune du dimanche.
03:14Le maire de Marseille a dénoncé l'absence de CRS.
03:19Il disait qu'il n'y avait, au fond, qu'assez peu de policiers présents, une seule compagnie.
03:25Et il racontait qu'il avait dû appeler le président de la République, Emmanuel Macron, et le Premier ministre Sébastien
03:31Lecornu,
03:31pour en obtenir d'autres et que des renforts sont arrivés trop tard.
03:35Cinq compagnies au total.
03:38Il dit qu'il a prévenu.
03:40C'est un peu le contraire de ce que vous dites ce matin, Franck Alizio.
03:43Qu'est-ce qu'elle est la réalité dans tout ça ?
03:46Je ne crois pas le maire de Marseille là-dessus, vous voyez.
03:48Et j'essaie de dépolitiser au maximum.
03:51Vous dites quoi ? Il ment.
03:53La politique marseillaise.
03:54Ce qui n'a pas pris la mesure, comme le gouvernement d'ailleurs,
03:57il n'a pas pris la mesure, il n'a pas appelé aux renforts nécessaires,
04:02il n'a pas alerté le gouvernement.
04:04Un gouvernement qui lui-même ne s'est pas inquiété plus que ça.
04:09de la sécurité de notre pays, en amont de cette manifestation.
04:12Encore une fois, personne ne pouvait ignorer les dangers liés avec cette manifestation.
04:18Il y a aussi du ménage à faire dans l'entourage,
04:22dans les soutiens politiques du maire
04:25et les gens que le maire de Marseille a soutenus.
04:27Le maire de Marseille a toujours voté.
04:28A qui pensez-vous, Franck Alizio ?
04:30D'un côté, les macronistes.
04:32De l'autre côté, évidemment, le large électorat LFI
04:36qui s'est largement partagé avec M. Delogu
04:39durant la campagne municipale.
04:42Je rappelle que les casseurs, les pilleurs, les criminels,
04:47les délinquants qui ont pénétré dans le hall de la mairie de Marseille,
04:51qui ont mis le hall de la mairie de Marseille à sac,
04:53qui ont jeté à terre la marianne,
04:55sans dit long d'ailleurs,
04:57sur leurs convictions politiques profondes,
04:59c'est-à-dire la haine de la République, la haine de la France,
05:02eh bien, ces individus avaient le drapeau de la Palestine sur les épaules.
05:08Voilà.
05:09Le drapeau de la Palestine qui est devenu un emblème politique de l'anti-France
05:13et qui est chéri à la fois par M. Delogu, par M. Payan,
05:17par toute une partie, une immense partie de la gauche,
05:20de l'extrême gauche,
05:21et même une petite partie des macronistes.
05:23Vous évoquez Sébastien Delogu, le député LFI de l'Estac à Marseille.
05:28Franck Alizio, vous diriez, vous, j'entends vos arguments,
05:32qu'il y a une connexion entre LFI et les groupes d'ultra-gauche ?
05:39Oui, évidemment.
05:41Mais il ne le cache pas.
05:42Vous savez, ce trait d'union, il s'appelle la jeune garde.
05:44Il y a encore quelques jours,
05:47tout le monde a pu remarquer,
05:48d'ailleurs c'est un travail de journaliste,
05:50ou en tout cas sur les réseaux sociaux,
05:52où on retrouvait des personnes de la jeune garde encore,
05:55y compris impliquées dans des affaires en justice,
05:58aux côtés de Raphaël Arnaud.
06:00Donc tout ça est établi,
06:02et malheureusement est établi aussi depuis 2024,
06:05depuis la dissolution,
06:06une convergence,
06:09une convergence d'ailleurs funeste,
06:11entre la gauche,
06:12l'extrême gauche,
06:13et les macronistes.
06:14Aujourd'hui, si ce pays va si mal,
06:16aujourd'hui, si le gouvernement ne répond plus de rien,
06:19c'est aussi parce qu'il n'y a plus de majorité à l'Assemblée nationale,
06:22et là, il y a un responsable,
06:23c'est l'alliance entre la gauche,
06:25l'extrême gauche,
06:26et les macronistes.
06:27Franck Alizio,
06:29quand on a vu ces images,
06:31à Marseille,
06:32de fourgons de police,
06:34obligés de reculer face aux assaillants,
06:37qui ont été littéralement saccagés,
06:39sans que les policiers ne puissent,
06:41au fond, sortir,
06:42et riposter,
06:44qu'en est-il de la doctrine de maintien
06:47et de rétablissement de l'ordre ?
06:49Quel regard vous portez là-dessus ?
06:54Le pire dans cette affaire,
06:55c'est qu'il y a un cadre légal
06:57pour le maintien de l'ordre.
07:00Dans ce cadre légal,
07:01on pourrait renforcer les moyens de riposte.
07:04Il y a une doctrine d'emploi.
07:07Le problème, c'est qu'il manque la volonté politique.
07:10Vous avez bien compris qu'aujourd'hui,
07:11et encore une fois, je le dis avec gravité,
07:13parce que je n'aimerais que ce ne soit pas le cas,
07:16mais la peur est la dernière boussole des macronistes.
07:20La peur est la dernière boussole du gouvernement.
07:23La peur du débordement,
07:25cette espèce de prise en otage,
07:28d'abord des manifestants,
07:29parce qu'hier, il y avait des manifestants
07:32qui souhaitaient véritablement manifester
07:34pour le pouvoir d'achat,
07:35mais ils ont été pris en otage
07:36par la gauche, l'extrême gauche.
07:38Et aujourd'hui, c'est la rue tout entière
07:40qui est prise en otage
07:41par les casseurs de l'extrême gauche.
07:44Et demain, ce qu'ils menacent de prendre en otage,
07:46c'est le pays, tout simplement.
07:48Donc, bien évidemment,
07:49qu'il faut une volonté politique.
07:50Marine Le Pen le dit souvent,
07:52si on ne les arrête pas,
07:54ils ne s'arrêteront pas.
07:56Voilà.
07:56Il y a un chantage
07:58qui est aussi entre le chantage mafieux
08:00et le chantage terroriste.
08:01C'est-à-dire,
08:02si vous ne nous cédez pas le pouvoir,
08:04à nous, l'extrême gauche,
08:06à nous, LFI,
08:07alors nous mettrons le pays à feu et à sang.
08:10Et nous ne céderons pas.
08:12Avec Marine Le Pen,
08:12nous ne céderons pas.
08:13Et je pense que l'écrasante majorité des Français
08:16ne céderont pas.
08:17Nous mènerons cette campagne électorale.
08:20Nous gagnerons.
08:21Il y aura un véritable pouvoir à nouveau dans ce pays.
08:24Et nous rétablirons l'ordre.
08:25Franck Alizio,
08:26j'écoute ce que vous dites à l'instant.
08:27Je note que vous établissez un lien
08:29entre Jean-Luc Mélenchon,
08:32la France insoumise,
08:33et ces bandes de casseurs,
08:36notamment d'ultra-gauche,
08:37puisque vous dites
08:39qu'au fond,
08:40il faudrait jouer une forme de peur,
08:43je parle de la France insoumise,
08:45de ses élus,
08:47sur le pays,
08:48à travers ces bandes de casseurs.
08:50C'est ce que vous dites ce matin ?
08:51Je ne peux pas ne pas faire ce lien.
08:53Je ne peux pas ne pas le faire.
08:55Encore une fois,
08:55on l'a constaté toute la journée d'hier,
08:57les députés et les filles
08:59sont allés encourager,
09:01et pas seulement les manifestants.
09:03Parce que très vite,
09:04il n'y avait plus de manifestations,
09:05il n'y avait plus que des débordements,
09:07il n'y avait plus que des casseurs.
09:08M. Mélenchon est intervenu
09:10plusieurs fois dans la journée
09:11pour expliquer que tout ça
09:13était la faute uniquement du gouvernement
09:14parce qu'il n'avait pas entendu
09:16les manifestants
09:17et que donc il s'était radicalisé.
09:18Mais c'est faux.
09:19Il n'y a aucun manifestant
09:20qui s'est radicalisé.
09:22Il n'y a que des radicaux
09:23qui sont descendus dans la rue
09:25pour prendre en otage ces manifestants
09:27et pour mettre le pays
09:29dans l'état où il est ce matin.
09:31Donc évidemment qu'il y a un lien,
09:33et encore une fois,
09:35il y a des traits d'union
09:35qui sont très clairement identifiés
09:37comme la jeune garde
09:38qui est un trait d'union
09:38entre ces mouvements
09:41complètement radicaux et criminels
09:43et de l'autre côté,
09:44un parti politique
09:45qui n'est que leur façade
09:48et leur représentation politique.
09:49C'est une vitrine légale en quelque sorte.
09:51Franck Alizio, je rebondis sur ce mot
09:53peur que vous utilisez.
09:54Vous estimez aujourd'hui
09:55qu'Emmanuel Macron,
09:56le président de la République
09:57et son Premier ministre
09:58Sébastien Lecornu
09:59auraient peur ?
10:01Oui, oui, clairement.
10:03Et vous savez,
10:04ça me rappelle,
10:06il y a quelques années maintenant,
10:08l'absence du président de la République
10:10de la marche à Paris
10:12contre l'antisémitisme.
10:14Le seul,
10:16ce choix a été longtemps commenté
10:19et longtemps étudié,
10:20et le seul argument,
10:21c'était de l'Élysée en off,
10:24c'était
10:24mais nous avions peur
10:25de déclencher des débordements
10:27dans le pays.
10:29Et cette peur,
10:30on ne gouverne pas avec la peur,
10:32sinon on met en danger
10:34les Françaises et les Français.
10:36Voilà.
10:36Donc oui, évidemment,
10:37il y a aujourd'hui une peur.
10:39Le pas de vague est arrivé
10:40à son paroxysme, voilà.
10:42Et le paroxysme,
10:43c'est le désordre
10:46plutôt que le rapport de force.
10:47Mais malheureusement,
10:49si force doit rester à la loi,
10:51il faut qu'il y force.
10:52Sinon, ce sera à l'anarchie.
10:53Alors c'est un sujet,
10:54en cas d'élection
10:56de Marine Le Pen
10:57en 2027,
10:58c'est une éventualité.
11:00Franck Alizio,
11:01qu'est-ce que vous
11:03changeriez, vous,
11:04quand je dis vous,
11:05c'est le Rassemblement
11:06National au Pouvoir,
11:07en termes de maintien
11:09de l'ordre public ?
11:10Qu'est-ce que vous feriez ?
11:12Plus d'effectifs ?
11:13Plus d'interpellations ?
11:14Quelle est l'idée, au fond ?
11:16Alors déjà,
11:17rapidement,
11:18parce qu'il y a aussi du concret,
11:20le simple fait
11:21d'avoir à nouveau
11:23un gouvernement,
11:24une majorité,
11:25et seul,
11:26aujourd'hui on le voit bien,
11:26Marine Le Pen,
11:28l'élection de Marine Le Pen
11:29peut apporter
11:30une majorité,
11:31parce que cette majorité,
11:33ce choix politique des Français
11:34donnera de la force.
11:35En tout cas,
11:35c'est comme ça
11:36que ça se passe en démocratie,
11:37c'est comme ça
11:38que ça s'est passé en 1958,
11:39c'est comme ça
11:40que ça s'est passé
11:41en 1968.
11:44établir un principe tout simple
11:46que l'on demande depuis des années,
11:47ça a été l'objet d'amendements
11:48dans la promotion de loi,
11:49c'est de passer de la logique
11:51du casseur-pilleur
11:53à la logique du casseur-payeur.
11:55Aujourd'hui,
11:57tous les dégâts,
11:58vous verrez,
11:58dans quelques mois,
11:59seront payés par les victimes.
12:01Et ce principe n'a même pas été énoncé
12:04par la gauche,
12:04ni par l'extrême gauche,
12:05il a été énoncé
12:06à l'époque de l'affaire Naël,
12:08ça s'appelait la taxe Naël,
12:10après les débordements,
12:12après tout ce qui s'est passé
12:13encore une fois dans la rue,
12:15ce sont les victimes
12:17qui ont payé les dégâts.
12:19Nous, on veut que ce soit
12:20les casseurs qui soient les payeurs.
12:23Ça, c'est la première priorité.
12:24Ensuite, évidemment,
12:25on en revient toujours à
12:26lorsqu'on touche,
12:27lorsqu'on touche un policier,
12:28lorsqu'on pille,
12:29le soir, on est en prison.
12:32Et s'il n'y a pas de place
12:33de prison,
12:34eh bien, on en construit.
12:35Parce qu'on n'a pas livré
12:36le pays à l'anarchie,
12:37parce qu'on n'a pas
12:38de place de prison.
12:39Et les juges,
12:41comment dire,
12:41sanctionneront
12:42avec de véritables sanctions.
12:43Aujourd'hui,
12:44ça peut aller jusqu'à 5 ans.
12:45Donc un durcissement des règles,
12:47Franck Alizio.
12:48Un durcissement des règles,
12:51remettre les choses à l'endroit,
12:52notamment avec le principe
12:53du casseur-payeur,
12:54et puis donner les moyens
12:56aux juges
12:56de mettre les gens en prison,
12:59avec notamment
13:01la construction de places de prison.
13:02C'est la priorité,
13:03on en parle depuis des années,
13:04rien n'est plus.
13:04Vous savez qu'un certain nombre
13:05de décisions,
13:06peut-être pas forcément celles-ci,
13:07mais se heurteront
13:08au Conseil constitutionnel.
13:09C'est en cas de prise de pouvoir
13:11par l'élection,
13:12Franck Alizio.
13:13Qu'est-ce que vous faites ?
13:14À chaque fois,
13:15à chaque fois,
13:16qu'il y aura une position
13:17entre la volonté populaire,
13:19entre la volonté des Français,
13:21qui est,
13:22encore une fois,
13:23c'est le peuple qui est souverain,
13:24en démocratie,
13:25et de l'autre côté,
13:26le Conseil constitutionnel,
13:28eh bien,
13:29ce sera le peuple souverain
13:30qui aura raison
13:31parce que nous sommes
13:32en démocratie
13:33et pas dans un gouvernement
13:34des juges,
13:34via le référendum.
13:36Nous avons un outil
13:37qui existe dans deux pays
13:38qui est extrêmement démocratique.
13:40C'est la main de Richard Ferrand,
13:42le président du Conseil constitutionnel ?
13:45Mais oui,
13:46personne n'est au-dessus
13:46du peuple souverain,
13:48en démocratie,
13:48pas plus Richard Ferrand
13:49qu'un autre personnage de l'État.
13:51Donc,
13:52il faudra des référendums.
13:53Le général de Gaulle
13:54faisait un référendum
13:55tous les deux ans
13:56parce qu'il fallait remettre
13:58la France sur pied.
13:59Il n'y a plus de référendum
14:01dans ce pays
14:01depuis maintenant
14:02plus de 20 ans.
14:03Vous comprenez bien
14:04que le politique
14:06a démissionné
14:07et donc,
14:08on fait sans le politique.
14:10Eh bien,
14:10on ne fait pas sans le politique.
14:11Faire sans le politique,
14:12c'est faire sans le peuple français,
14:13c'est faire sans la démocratie.
14:14Franck Elisio,
14:15qu'est-ce que vous répondez
14:16à ceux qui s'inquiètent
14:17et qui disent
14:18ou qui redoutent
14:19plutôt en cas d'élection
14:21de Marine Le Pen,
14:22je reviens là-dessus,
14:23en 2027,
14:24une forme d'insurrection,
14:26une forme d'État insurrectionnel
14:28et de multiplication
14:29de violences dans ce pays ?
14:31Je pense tout l'inverse.
14:33Je pense que
14:36le désordre,
14:37c'est maintenant.
14:37Le chaos,
14:38c'est maintenant.
14:41Si un autre président,
14:43plus faible,
14:44sans majorité,
14:45car aujourd'hui,
14:45seule Marine Le Pen
14:46va avoir une majorité absolue
14:47à l'Assemblée Nationale,
14:49si n'importe qui d'autre
14:50que Marine Le Pen
14:51est au point,
14:52alors les choses
14:53échapperont définitivement
14:55aux politiques.
14:56Il faut quelqu'un
14:56pour remettre de l'ordre.
14:58Encore une fois,
14:58ça a été fait
14:59dans des moments
15:00cruciaux de notre histoire.
15:021958,
15:031968,
15:04il faut un pouvoir
15:06qui soit légitime
15:07pour qu'il puisse
15:09véritablement agir.
15:10Encore une fois,
15:11pour que force reste à la loi,
15:12pour que force reste
15:13à la démocratie
15:14et à la République.
15:16Merci à vous,
15:17Franck Alizio.
15:18Merci d'avoir répondu
15:19à nos questions ce matin.
15:21Je rappelle,
15:21vous êtes en direct
15:22de Marseille,
15:23député Rassemblement
15:24des Bouches-du-Rhône.
15:25Vous êtes également
15:25conseiller municipal
15:27de Marseille
15:28et vous vous exprimiez
15:29depuis la cité
15:31phocéenne
15:31au lendemain
15:32de ces violences
15:34survenues à Marseille
15:35comme dans de nombreuses
15:36villes à Paris
15:37et ailleurs,
15:37au lendemain
15:38de cette casse
15:39survenue
15:40en marge
15:41des manifestations
15:42du 17 octobre.
15:44Je vous rappelle,
15:45antenne ouverte
15:45tout à l'heure,
15:47vous aurez la parole
15:48dans le Grand Matin
15:48Week-end Sud Radio
15:50exceptionnellement
15:50de 10h à 11h
15:52au 0826 300 300.
15:54Je sais que vous appelez,
15:55vous êtes nombreux
15:55à réagir
15:56depuis ce matin
15:57avec Zach
15:58et Ferniaud
15:59fait son marché
16:00sera du coup
16:01exceptionnellement
16:02diffusé
16:03à partir
16:04de 11h
16:05en raison
16:06des événements.
16:087h10h
16:09le Grand Matin Week-end
16:11Sud Radio
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