00:00On a un problème de soutien de nos forces de l'ordre.
00:02Quand j'entends qu'il n'y a pas eu de manque de moyens, c'est faux.
00:05Quand 100% des policiers que vous avez interrogés vous disent
00:07à 15h30 on n'avait plus de grenades de désencerclement,
00:09on n'avait plus de munitions, on était obligés de reculer,
00:11ce sont des faits, des faits étayés.
00:14Donc il y a eu un manquement à ce niveau-là, un manquement grave.
00:17Et encore une fois, je leur dis, il va falloir changer de doctrine
00:19parce qu'il y a des gens qui manifestent paisiblement,
00:22il y a des lycéens qui ont manifesté sans casser, sans dégrader.
00:25Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac.
00:27Le vrai souci, c'est qu'il va y avoir un amalgame à cause de cette ultra-gauche
00:31qui infiltre les cortèges.
00:33Vous savez, ils galvanisent les gamins.
00:35Mais ceux qui organisent tout, ceux qui amènent les béliers,
00:37ceux qui cassent les vitres, ceux qui identifient les soupirails
00:40dans cette mairie pour rentrer, ce n'est pas les gamins.
00:42Ce n'est pas des manifestants qui viennent pour défendre des causes
00:47aussi louables ou moins louables soient-elles.
00:49Ce sont des gens qui sont organisés pour faire la guerre.
00:51Lorsqu'ils sont rentrés dans la mairie, ils ont dit à un agent,
00:54l'agent de la loge, l'agent de la loge,
00:56il doit gagner à peu près 1 500 euros par mois.
00:58Vous voyez, ce n'est pas quelqu'un du CAC 40.
01:00On va te crever.
01:01Ils ont dit aux élus, vous allez tous cramer.
01:04Donc c'est un crime, c'est une volonté d'assassinat.
01:08Il faut dire les choses telles qu'elles sont.
01:10Ce n'est pas simplement taguer un bâtiment, dégrader un bâtiment.
01:14Il y avait une volonté de tuer.
01:16Et je le dis avec beaucoup de gravité.
01:18Et j'espère qu'au plus haut sommet de l'État,
01:19on entendra ces propos.
01:21Et qu'on se rendra compte de la gravité de la situation dans ce pays.
01:24C'est grave, c'est très grave ce qui se passe.
01:26Et donc, qu'est-ce que j'attends ?
01:27J'attends du Premier ministre un plan particulier pour Limoges.
01:31Je veux qu'on ait les mêmes capacités à reconstruire
01:35que celles qui ont été données à Notre-Dame de Paris.
01:37Je veux avoir une personnalité qui s'occupe de la reconstruction de ce bâtiment.
01:40Il y en a pour des dizaines de millions, peut-être plus d'une centaine de millions.
01:43J'ai besoin d'un plan particulier pour Limoges.
01:45Je veux qu'on m'entende.
01:47Sinon, dans les jours qui viennent, dans les heures qui viennent,
01:49on prendra une décision collective.
01:50Vous savez, s'il faut démissionner collectivement pour qu'on soit entendus,
01:53je crois qu'on est prêts à absolument tout.
01:55Mes élus sont ulcérés.
01:57J'ai des élus qui pleurent depuis hier.
01:59J'ai des femmes qui sont médecins libérales,
02:01qui sont des gens qui s'occupent des autres toute la journée,
02:03qui sont des soignants.
02:05Voir ce qu'ils ont vu hier,
02:06ils ne se sont pas engagés pour faire de la politique pour ça.
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