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  • il y a 18 minutes
Samedi 17 octobre, aux alentours de 18h, des personnes ont incendié la mairie de Limoges en marge de la grande manifestation contre la "vie chère" organisée partout en France. Sur BFMTV, un témoin évoque avec émotion l'événement qui a détruit le bâtiment.

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Transcription
00:00On a un problème de soutien de nos forces de l'ordre.
00:02Quand j'entends qu'il n'y a pas eu de manque de moyens, c'est faux.
00:05Quand 100% des policiers que vous avez interrogés vous disent
00:07à 15h30 on n'avait plus de grenades de désencerclement,
00:09on n'avait plus de munitions, on était obligés de reculer,
00:11ce sont des faits, des faits étayés.
00:14Donc il y a eu un manquement à ce niveau-là, un manquement grave.
00:17Et encore une fois, je leur dis, il va falloir changer de doctrine
00:19parce qu'il y a des gens qui manifestent paisiblement,
00:22il y a des lycéens qui ont manifesté sans casser, sans dégrader.
00:25Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac.
00:27Le vrai souci, c'est qu'il va y avoir un amalgame à cause de cette ultra-gauche
00:31qui infiltre les cortèges.
00:33Vous savez, ils galvanisent les gamins.
00:35Mais ceux qui organisent tout, ceux qui amènent les béliers,
00:37ceux qui cassent les vitres, ceux qui identifient les soupirails
00:40dans cette mairie pour rentrer, ce n'est pas les gamins.
00:42Ce n'est pas des manifestants qui viennent pour défendre des causes
00:47aussi louables ou moins louables soient-elles.
00:49Ce sont des gens qui sont organisés pour faire la guerre.
00:51Lorsqu'ils sont rentrés dans la mairie, ils ont dit à un agent,
00:54l'agent de la loge, l'agent de la loge,
00:56il doit gagner à peu près 1 500 euros par mois.
00:58Vous voyez, ce n'est pas quelqu'un du CAC 40.
01:00On va te crever.
01:01Ils ont dit aux élus, vous allez tous cramer.
01:04Donc c'est un crime, c'est une volonté d'assassinat.
01:08Il faut dire les choses telles qu'elles sont.
01:10Ce n'est pas simplement taguer un bâtiment, dégrader un bâtiment.
01:14Il y avait une volonté de tuer.
01:16Et je le dis avec beaucoup de gravité.
01:18Et j'espère qu'au plus haut sommet de l'État,
01:19on entendra ces propos.
01:21Et qu'on se rendra compte de la gravité de la situation dans ce pays.
01:24C'est grave, c'est très grave ce qui se passe.
01:26Et donc, qu'est-ce que j'attends ?
01:27J'attends du Premier ministre un plan particulier pour Limoges.
01:31Je veux qu'on ait les mêmes capacités à reconstruire
01:35que celles qui ont été données à Notre-Dame de Paris.
01:37Je veux avoir une personnalité qui s'occupe de la reconstruction de ce bâtiment.
01:40Il y en a pour des dizaines de millions, peut-être plus d'une centaine de millions.
01:43J'ai besoin d'un plan particulier pour Limoges.
01:45Je veux qu'on m'entende.
01:47Sinon, dans les jours qui viennent, dans les heures qui viennent,
01:49on prendra une décision collective.
01:50Vous savez, s'il faut démissionner collectivement pour qu'on soit entendus,
01:53je crois qu'on est prêts à absolument tout.
01:55Mes élus sont ulcérés.
01:57J'ai des élus qui pleurent depuis hier.
01:59J'ai des femmes qui sont médecins libérales,
02:01qui sont des gens qui s'occupent des autres toute la journée,
02:03qui sont des soignants.
02:05Voir ce qu'ils ont vu hier,
02:06ils ne se sont pas engagés pour faire de la politique pour ça.
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