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«Certains collègues ont frôlé la mort», s'est indigné Bruno Bartocetti, secrétaire national zone-sud Unité police.

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Transcription
00:00Je reste calme, mais toujours autant en colère
00:02comme vous pouvez l'imaginer quand on regarde
00:04Marseille, dans quel état
00:06cette ville se trouve. Et je pense, bien sûr,
00:08parce qu'on parle des pilleurs, des casseurs,
00:10je pense à ces tueurs, à ces tentatives
00:12d'homicide, où on a des
00:14policiers qui ont eu peur, qui sont restés debout,
00:16mais qui ont eu peur. Certains ont été braqués avec des armes
00:18à feu, vous comprenez. Et à coup de barre
00:20de fer, on a retrouvé des policiers
00:22blessés, donc c'est quelque chose de
00:24très dur. Quand on reçoit ce genre de message
00:26sur ces textos,
00:28croyez-moi, c'est quelque chose d'insupportable.
00:31Lorsqu'on est pris comme ça
00:32à partie et qu'on est démuni
00:35parce qu'on manque de moyens, parce qu'on a
00:36sous-estimé qu'on ne veuille pas finalement
00:38ces débordements, et comme vous le
00:41soulignez, justement,
00:42on peut un cortège
00:45déclaré, on peut l'encadrer
00:47pour le sécuriser en plus. Mais lorsque vous avez
00:48des débordements, alors, et de l'ultra
00:51gauche, mais aussi de ces pilleurs
00:52casseurs-tueurs qui sont arrivés
00:54en très grand nombre, on ne peut être
00:56que dépassés par les événements. Ça a été une catastrophe.
00:59Marseille, mais j'ai eu des retours de toute
01:01la zone sud, j'ai eu des retours d'ailleurs,
01:03ça a été catastrophique ce qu'on a vécu
01:05aujourd'hui, hier, pardon,
01:07dans la zone sud. On a des collègues aujourd'hui
01:09qui maintenant se réveillent et commencent
01:11à réaliser qu'ils ont frôlé la mort.
01:12Et certains ont été blessés très, très
01:14grièvement. Donc c'est vrai qu'il y a une forte
01:16colère. Cette colère, on doit aussi
01:18l'avoir à l'endroit, mais pas forcément
01:22uniquement, en tout cas,
01:23du gouvernement actuel. On a
01:25un ministre, bien sûr, qu'il doit des comptes,
01:27il ne peut pas dire qu'il a
01:29tenu, en tout cas,
01:31les rassemblements. Ce n'est pas vrai. On a
01:32sous-estimé ces débordements, mais il a
01:35eu ses prédécesseurs également,
01:36qui ont sous-estimé
01:39ce qui se passe
01:40dans notre pays. Voilà le résultat aujourd'hui.
01:42Et j'ajouterai également notre point qui nous met
01:44très, très en colère à Marseille,
01:46c'est que lorsque vous avez un maire qui
01:48demande des effectifs de police,
01:50on le félicite, mais lorsque
01:53ce dernier explique que nous sommes là
01:55pour gazer des manifestants et que sa
01:57police municipale est intervenue,
01:58je vous le dis, c'est tout simplement
02:00un menteur. Alors, on est pris dans un
02:02étau politique et c'est cette tournure
02:05que ça prend et qui nous met encore un peu plus en colère.

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