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Émeutes : Jordan Bardella dénonce «une jonction mortelle entre les casseurs d'ultra gauche et les prédateurs des banlieues»
Jordan Bardella, président du Rassemblement National, répond aux questions de Laurence Ferrari.
Jordan Bardella, président du Rassemblement National, répond aux questions de Laurence Ferrari.
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00:00La grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
00:05Et notre invité à la grande interview sur C News et sur Europe 1 ce matin, c'est Jordan Bardella.
00:09Bonjour à vous.
00:10Merci d'être avec nous sur nos enseignes.
00:11Vous êtes le président du Rassemblement National.
00:13Une question pour commencer.
00:14Est-ce qu'Emmanuel Macron aurait dû accepter la démission que Laurent Nunez lui a remise hier,
00:19après le fiasco sécuritaire des derniers jours ?
00:21Pour le remplacer par qui ?
00:24Le pouvoir est défaillant dans son intégralité.
00:26Et on est là devant l'une des plus grandes faillites sécuritaires qui est connue, la France.
00:32D'abord, la France a été humiliée par ces images du week-end.
00:36Et je veux tout d'abord avoir une pensée ce matin pour les Français,
00:40pour la majorité des Français honnêtes qui travaillent.
00:43Les commerçants, par exemple ?
00:44Pour les commerçants, pour les artisans.
00:46J'ai vu des scènes honnêtement qui arrachent le cœur de commerçants
00:50qui ont perdu toute une vie de travail en voyant leur commerce détruit,
00:55leurs vitrines brisées, l'intérieur de leur boutique pillée.
00:59Et au fond, leur douleur est celle de tous les Français ce matin.
01:04Et je veux naturellement avoir un mot.
01:05J'étais à leur côté hier, dans un commissariat du centre de Paris,
01:09près de la place de la République, avoir un mot pour les fonctionnaires de police,
01:12pour les forces de l'ordre, pour les gendarmes,
01:14pour tous les serviteurs de l'État, pour les services de la République française
01:17qui sont mis à rude épreuve et qui sont livrés à des scènes d'une rare violence
01:24et qui appellent à des mesures très fortes pour rétablir l'ordre de l'ordre.
01:28On va revenir sur les forces de l'ordre dans un instant.
01:29Mais il y a cette allocation d'Emmanuel Macron, Jordan Bardella.
01:32Est-ce qu'il contrôle encore quelque chose dans ce type de pays
01:35quand on entend les mots qu'il a prononcés,
01:37rétablir l'ordre républicain ?
01:39Ça fait 20 fois qu'on entend ça.
01:40Et le résultat, c'est dans la rue.
01:41Des scènes de pillage jusqu'à 23h hier soir.
01:44Je crois que je n'ai pas besoin de vous répondre
01:45et que tous les Français qui nous regardent ou qui nous écoutent ce matin
01:49ont en eux une colère, une colère qui est saine, une colère qui est légitime.
01:53Le pouvoir a totalement déserté.
01:55Et si les manifestations sont aussi violentes,
01:58si les hordes de sauvages qui s'en prennent au mobilier urbain,
02:02aux bâtiments publics qui attaquent nos forces de l'ordre
02:05continuent de le faire, c'est parce qu'il n'y a en face d'eux
02:08aucune réponse politique, aucune réponse de fermeté
02:11et aucune réponse de la part d'un pouvoir qui a totalement déserté.
02:14Quand on entend le président de la République vous dire...
02:16Emmanuel Macron leur a donné un permis de casser, en fait, sur Dan Barnella.
02:19Il leur a donné un permis de casser.
02:20Quand on entend le président de la République nous dire,
02:24en gros, que les préfets se débrouillent et adaptent les mesures,
02:26c'est bien qu'il n'y a plus de pilote dans l'avion
02:28et qu'il n'y a plus à la tête de l'État un gouvernement
02:31et un président de la République qui disent aux Français
02:33nous allons vous protéger, nous allons éradiquer la violence
02:36et nous allons mettre ceux qui détruisent l'ordre public
02:38et qui abîment la paix sociale hors d'état de nuire.
02:41Donc nous devons rétablir l'ordre par tous les moyens légaux possibles.
02:46Nous devons mettre fin à plusieurs décennies de désarmement de nos policiers,
02:49de désarmement psychologique, de désarmement matériel
02:52et de désarmement juridique de la part d'un pouvoir
02:56qui ne croit plus dans l'autorité
02:57et qui a érigé le laxisme de la justice
03:00en idéologie et en philosophie de gouvernement.
03:03Et au fond, ce qu'on subit là,
03:04c'est l'échec de 50 ans de décision politique.
03:07Jordan Bardet, la suite logique de vos propos,
03:08c'est l'appel à la démission du président de la République.
03:11Ce que vous venez de nous dire est une démonstration.
03:13Donc vous dites ce matin,
03:15il faut que le président démissionne,
03:16il faut qu'il y ait des élections vite,
03:18il faut que l'ordre soit rétabli.
03:21On est en campagne présidentielle.
03:23Pourquoi vous évitez ?
03:24Le président de la République partira dans quelques mois.
03:27On peut se permettre d'attendre six mois ?
03:28Je ne crois pas.
03:29Et s'il souhaite évidemment partir,
03:32ce que je ne crois pas,
03:34il rendra service à beaucoup de gens.
03:36Il rendra service très certainement
03:37à la majorité silencieuse des Français
03:39qui ne supportent plus de devoir payer pour tout le monde.
03:42Et la question que je me pose ce matin,
03:43au-delà de la douleur indicible du peuple français,
03:46de la France du travail, des commerçants,
03:47des artisans, des entrepreneurs qui ont tout perdu,
03:50je pense naturellement à la facture
03:52et au montant de la facture.
03:55Très probablement,
03:55les dégradations vont se poursuivre.
03:57Et nous devons mettre en place
03:58le principe du casseur-payeur.
03:59Ceux qui ont cassé,
04:01ceux qui ont commis des dégâts,
04:02ceux qui ont détruit des abris de bus,
04:04ceux qui ont détruit des vitrines,
04:05ceux qui ont détruit des commerces,
04:07doivent payer.
04:08Et si demain, je suis chef du gouvernement
04:10et que Marine Le Pen est présidente de la République,
04:12nous mettrons en place
04:13et nous rendrons systématique
04:14le principe du casseur-payeur.
04:16Tu casses, tu payes.
04:18Et si tu ne peux pas payer,
04:20ce sont tes parents qui paieront
04:22jusqu'au dernier euro.
04:23et s'il y a des allocations familiales
04:26qui sont distribuées
04:27aux parents de mineurs récidivistes,
04:29eh bien, j'assumerai la décision
04:30de suspendre les aides sociales
04:31aux parents de ceux
04:32qui détruisent au mépris
04:34de l'ordre public
04:35et du respect de la personne humaine.
04:36Le texte va arriver, je le disais, au Sénat,
04:38fin octobre, vous le voterez ?
04:39Oui, naturellement,
04:40et nous voterons toutes les mesures
04:41qui vont dans le bon sens.
04:42Mais Emmanuel Macron est au pouvoir
04:44depuis dix ans.
04:45Et on voit bien que depuis dix ans,
04:48rien n'a été fait de manière sérieuse,
04:49de manière pérenne
04:50pour remettre de l'ordre.
04:51Donc, si demain,
04:52nous gagnons les élections,
04:53nous allons engager
04:54un sursaut pénal.
04:55Nous avons besoin de peines minimales,
04:56de peines planchées.
04:57Tu touches un policier,
04:58tu dors en prison.
04:59Nous avons besoin de créer
05:00des places de prison.
05:01Il nous faut abaisser
05:02la majorité pénale à 16 ans,
05:04créer des centres de rétention
05:06spécialisés pour les mineurs
05:07avec des peines courtes,
05:09immédiates,
05:09que nous pouvons mettre en place
05:11pour casser la spirale
05:12de la récidive,
05:13comme le font un certain nombre
05:14de pays du Nord
05:15avec un certain succès,
05:17il faut bien le dire.
05:17Et je crois qu'il faut aussi
05:19établir une responsabilité collective
05:21pour faciliter le travail
05:22des enquêteurs.
05:23Aujourd'hui,
05:24lorsque vous cassez,
05:26lorsque vous participez
05:27à des attroupements,
05:28s'il n'est pas démontré
05:28que vous êtes la personne
05:29qui a jeté le projectile,
05:30même si vous participez
05:32à la bande
05:32et à l'ordre de sauvage
05:33qui a cassé,
05:34le travail des enquêteurs
05:35est très difficile.
05:36Donc nous croyons
05:36qu'il est nécessaire
05:37d'établir une responsabilité
05:39collective,
05:40c'est-à-dire qu'avec nous,
05:41si vous participez
05:42à un attroupement
05:42une fois que la manifestation
05:45est terminée,
05:45que la police a sifflé
05:46la fin de la récréation
05:47et que vous participez
05:48à des attroupements
05:48qui commettent des méfaits,
05:51vous serez judiciarisable
05:53de la même manière
05:54que celui ou celle
05:55qui a jeté le projectile.
05:57Et puis, au-delà de tout ça...
05:58Les consignes de fermeté
05:58Gérald Darmanin
05:59qui a demandé encore une fois
06:00au magistrat
06:01d'être ferme
06:04ne suffisent pas ?
06:05Vous dites qu'il est porté disparu ?
06:06Il devrait parler
06:06le garde des sauvages ?
06:07Il faut un arsenal pénal
06:09et un arsenal judiciaire
06:10qui soit adapté
06:11à la menace.
06:12On est, je crois,
06:13et il faut bien le dire,
06:14au-devant de temps
06:15très difficiles.
06:18Et je disais
06:19que la France
06:20avait été humiliée.
06:21On voit bien là
06:22qu'il y a une jonction
06:24mortifère, mortelle
06:24entre l'ultra-gauche,
06:26entre les casseurs
06:27d'ultra-gauche
06:27d'un côté
06:29dont l'objectif
06:30est la destruction
06:31de l'État
06:31et de l'autre
06:32des prédateurs
06:33de banlieues,
06:34des hordes
06:35déracinées,
06:36de sauvages
06:37qui se trouvent
06:37de l'autre côté
06:38du périphérique
06:39et qui viennent
06:39dans les grandes agglomérations
06:41et dans les grandes villes
06:41pour piller
06:43et pour exprimer
06:45un sentiment de revanche
06:46à l'égard de la France.
06:48Et ça, c'est
06:48la France insoumise
06:49qui a réussi
06:49à faire la jonction
06:50entre ces mouvements-là,
06:51ces deux mouvements-là,
06:52groupuscules d'extrême-gauche
06:53et jeunes issus des quartiers.
06:55Jordan Bardella ?
06:56Dans cette période,
06:57il y a une responsabilité
06:58politique,
06:59je l'ai évoqué,
07:00il y a une responsabilité
07:01de ceux qui prennent
07:02les décisions,
07:03il y a une responsabilité
07:04naturellement
07:05de ceux qui cassent,
07:06de ceux qui pillent,
07:07de ceux qui agressent
07:08les forces de l'ordre,
07:08mais il y a aussi
07:09une responsabilité morale
07:10de ceux qui légitiment
07:12la violence.
07:12Et depuis plusieurs semaines,
07:14depuis plusieurs mois,
07:16moi je regarde
07:16avec beaucoup d'inquiétude
07:17la dérive de Jean-Luc Mélenchon
07:19de son parti politique.
07:20On pourrait citer
07:21les propos du maire de Saint-Denis
07:23qui considéraient
07:24il y a quelques jours
07:24que la violence était légitime
07:26et de toute la cour
07:29de députés
07:30de la France insoumise
07:30qui se sont interposés
07:33entre un certain nombre
07:34de manifestants
07:35ces dernières semaines
07:36et les forces de l'ordre
07:38qui faisaient leur travail.
07:39Donc,
07:39ce mouvement aujourd'hui
07:40est un mouvement
07:41qui pousse à la guerre civile,
07:42qui pousse à l'insurrection
07:43et Jean-Luc Mélenchon
07:44a une responsabilité
07:45très lourde
07:45dans ces violences.
07:47Et je crois qu'il est très difficile
07:49de dissoudre un mouvement politique.
07:51Moi, je préfère le combattre
07:52politiquement,
07:52je préfère le combattre
07:53idéologiquement
07:54sur le terrain des idées.
07:55Mais ce mouvement aujourd'hui
07:58et, encore une fois,
07:59les déclarations de ces leaders
08:00le prouvent,
08:02incite à l'insurrection
08:03et contribue à un climat
08:05de très grande violence
08:06dans notre pays.
08:08Et donc, moi,
08:08j'appelle les Français
08:09à être extrêmement prudents
08:11à l'égard de ce mouvement politique.
08:12Et je veux bien dire
08:13à tous ceux qui veulent
08:14que la France continue
08:14d'être la France
08:15et à tous les Français
08:16qui sont attachés
08:17à l'ordre public
08:17que ce qui va se jouer
08:18dans les prochains mois
08:20avec la campagne présidentielle
08:21est absolument capital
08:22pour l'avenir de notre pays.
08:24La paix civile
08:24est encore garantie
08:25aujourd'hui
08:26dans un certain nombre
08:28de territoires
08:30garantie par le travail
08:30et le dévouement
08:31de nos forces de sécurité intérieures.
08:33Mais peut-être
08:33qu'elle ne le sera plus
08:34dans quelques semaines
08:35si nous continuons
08:35sur cette voie
08:36et si nous continuons
08:37à donner autant d'écho
08:38aux discours incendiaires
08:39de la France insoumise
08:40dont les casseurs
08:41sont désormais
08:42la branche armée
08:43et le bras armé.
08:43Jordan Bardella
08:44vous avez même évoqué
08:45du terrorisme
08:46d'ultra-gauche
08:47la France du chaos
08:48est derrière Jean-Luc Mélenchon
08:49est-ce que
08:51encore une fois
08:51il faut mettre
08:51directement en cause
08:52la responsabilité
08:53de ces élus
08:54devant les tribunaux ?
08:55Il faut dissoudre
08:57toutes les organisations
08:58d'ultra-gauche
08:59nous le demandons
09:00depuis plusieurs années
09:02un certain nombre
09:03d'organisations
09:05utilisent la violence
09:06pour créer le chaos
09:08pour semer la terreur
09:09dans notre pays
09:10et il n'est pas normal
09:11que des organisations
09:12d'ultra-gauche
09:13puissent encore avoir
09:14pignon sur rue
09:15donc l'une des premières
09:16décisions
09:17que le Premier ministre
09:18devrait prendre
09:19sera de prononcer
09:20la dissolution
09:20de toutes les organisations
09:22d'ultra-gauche
09:22et de placer
09:23les milices antifa
09:24sur la liste
09:26des organisations terroristes
09:27liste administrée
09:29par l'Union Européenne
09:30Pour rétablir l'autorité
09:31et l'ordre
09:32aujourd'hui dans les rues de France
09:33ce qui n'est pas le cas
09:34on l'a vu encore hier soir
09:35jusqu'à 23h
09:35qu'est-ce que vous demandez ?
09:37Est-ce qu'il faut
09:37un couvre-feu
09:38l'instauration d'un couvre-feu
09:39dans les villes
09:39qui sont les plus visées
09:40par les pilleurs ?
09:41Est-ce qu'il faut
09:42instaurer l'état d'urgence
09:43sur Dan Bardella ?
09:44Il faut y mettre les moyens
09:46on a déployé samedi
09:48dans les rues de Paris
09:49on a déployé samedi
09:50dans les rues de Paris
09:5110 000 policiers
09:52et gendarmes
09:53c'est 9 fois moins
09:55qu'au pic
09:56de mobilisation
10:0090 000 fonctionnaires
10:01de police et gendarmes
10:03déployés
10:03dans les rues
10:05de notre pays
10:07par conséquent
10:08il y a eu
10:11manifestement
10:11une menace
10:12sous-estimée
10:13de la part des services
10:14de renseignement
10:14et des services
10:15de l'état
10:16moi ce que je ne comprends pas
10:17c'est que ça fait
10:17plusieurs semaines
10:18plusieurs jours
10:18que tout le monde se dit
10:19et vous le savez bien
10:20vous êtes journaliste
10:21tout le monde se dit
10:22le 17 octobre
10:22va être une journée importante
10:24va être une journée
10:24particulièrement violente
10:25comment est-ce qu'on a pu
10:26à ce point
10:27sous-estimer
10:28le risque de débordement
10:30et sous-estimer
10:30le risque de menace
10:31c'est une volonté politique
10:32de sous-estimer
10:33pardon
10:34lorsque
10:34je pense que c'est
10:35une déconnexion totale
10:37avec la réalité
10:37de ce qui se passe en France
10:38quand on entend
10:39le maire de Marseille
10:40le maire socialiste
10:41de Marseille
10:42qui n'est pas politiquement
10:42de ma paroisse
10:43expliquer qu'il n'y avait
10:44qu'une seule compagnie
10:45de CRS
10:46compagnie de CRS
10:47c'est environ
10:48130 à 150 policiers
10:50une seule compagnie de CRS
10:51pour la deuxième ville
10:52de France
10:53alors c'est que manifestement
10:55qui est en plus
10:55l'une des plus criminogènes
10:56du pays
10:56alors c'est que manifestement
10:58on a sous-estimé
10:59la violence
11:00pourquoi est-ce que
11:00les centaures
11:01les véhicules blindés
11:02de la gendarmerie
11:02qui sont des véhicules
11:04parfaitement adaptés
11:05pour déblayer une rue
11:07pour repousser
11:08des individus violents
11:10pourquoi est-ce que
11:11les centaures
11:11n'ont pas été déployés
11:12donc on voit bien là
11:13qu'il y a non seulement
11:15une défaillance totale
11:16et une absence totale
11:17du pouvoir politique
11:17mais on voit bien
11:18par la même occasion
11:19que le ministre de l'Intérieur
11:20a totalement sous-estimé
11:22le niveau de violence
11:24donc maintenant
11:25l'enjeu c'est de rétablir
11:26l'ordre
11:26par tous les moyens légaux possibles
11:27et c'est précisément
11:29ce à quoi
11:30nous attèlerons
11:31si Marine Le Pen
11:33est élue présidente
11:34de l'article
11:34mais ce qu'on a du mal
11:35à comprendre
11:35Jordan Bardella
11:35c'est que vous dressez
11:36un constat implacable
11:37des dysfonctionnements
11:39qui ont conduit
11:39à la situation
11:40et au fiasco de ce week-end
11:41et que vous ne demandez pas
11:43la démission
11:43de Laurent Nunez
11:44est-ce que c'est une volonté
11:45encore une fois
11:46d'apaiser les esprits
11:47de faire
11:49le parti de gouvernement
11:51qui est appelé
11:52peut-être
11:52à prendre les règles du pouvoir
11:53en 2017
11:55je peux demander
11:56la démission
11:57du ministre de l'Intérieur
11:58ça ne changera rien pour vous ?
11:59c'est-à-dire que si celui
12:00qui est nommé ensuite
12:01fait exactement la même chose
12:03il a reconnu
12:03qu'il y a eu une perche de contrôle
12:05sur le terrain
12:05oui enfin
12:07merci
12:07les français
12:07s'en étaient aperçus
12:10maintenant il n'y a plus personne
12:11au sommet de l'état
12:12et quand vous n'avez plus
12:13à la tête du pays
12:13à la tête de l'état
12:14une figure d'autorité
12:15qui est capable
12:16de rétablir l'ordre
12:17qui est capable
12:18de manière indéfectible
12:19de dire je suis du côté
12:20des forces de l'ordre
12:21des policiers
12:21et des gendarmes
12:22qui engagent un sursaut pénal
12:24pour rompre avec le laxisme judiciaire
12:26et pour faire en sorte
12:26que sur les centaines
12:27d'interpellations
12:28tous puissent assumer
12:29une mesure privative
12:30de liberté
12:31et ne pas être remis en liberté
12:32dans les prochaines heures
12:34et bien c'est que le pouvoir
12:35a failli
12:36que le pouvoir a déserté
12:37et je crois que seule
12:38l'élection présidentielle
12:39et seul un gouvernement
12:40à majorité
12:41rassemblement national
12:42aura le courage
12:43la détermination
12:43et le caractère
12:44pour protéger les français
12:45pour rétablir la paix civile
12:47et pour remettre de l'ordre
12:48dans un pays
12:49qui a perdu sa grandeur
12:50parce que quand on voit aujourd'hui
12:51je veux dire
12:52moi j'ai des alliés
12:54au parlement européen
12:55j'ai des amis
12:56dans des pays
12:56à l'étranger
12:57autour de nous
12:58regardez ces images
12:59de la France
12:59les gens se disent
13:00mais qu'est-ce qui est en train
13:01de devenir notre pays
13:02qu'est-ce qui est en train
13:03de devenir
13:03un pays où l'art de vivre
13:06la paix civile
13:07la courtoisie
13:08l'élégance
13:09le respect des uns
13:10et des autres
13:10étaient des valeurs
13:11absolument fondamentales
13:12de notre civilisation
13:13ces valeurs
13:14nous sommes en train
13:14de les perdre
13:15et bien nous entendons
13:16les rendre à la France
13:16est-ce qu'il y a deux France
13:17aujourd'hui
13:17Jordan Bardella
13:18celle peut-être
13:20qui était sur les Champs-Elysées
13:21pour la venue du pape
13:22celle qui désormais casse
13:24comment réconcilier
13:25ces deux jeunesses
13:26est-ce qu'il y a eu un moyen
13:27que le Rassemblement National
13:28propose pour qu'on puisse
13:30vivre dans un pays apaisé
13:32vous savez quand j'ai vu
13:34les images du campanile
13:37de l'hôtel de ville
13:38de Limoges brûler
13:40et s'effondrer
13:41ça m'a rappelé
13:42les images douloureuses
13:43de Notre-Dame de Paris
13:45et j'ai eu le sentiment
13:46que dans le pays
13:48il y avait cette majorité
13:49de français silencieux
13:51cette majorité
13:52de français honnêtes
13:54qui en a assez
13:56d'être les vaches à lait
13:57d'être ceux
13:58qui doivent payer
13:58à chaque fois
13:59d'être ceux
13:59qui respectent les règles
14:00tandis qu'ils voient
14:02autour d'eux
14:02des hordes de sauvages
14:03n'être jamais inquiétés
14:04par l'Etat
14:05cette France-là
14:05elle souffre
14:06cette France de la bienveillance
14:07on l'a aussi vue
14:08vous avez raison de le rappeler
14:09à l'occasion de la venue du pape
14:11dans les Champs-Elysées
14:11et à côté
14:12vous avez la France
14:14des ultras
14:15la France des wallahs
14:16qui n'est mue
14:17que par un sentiment
14:18de haine
14:18et par un sentiment
14:19de revanche
14:20ce sentiment de revanche
14:21il continuera
14:22tant que l'Etat
14:22sera faible
14:23et bien
14:24je veux rassurer
14:25tout le monde
14:25et je veux ce matin
14:26quand même porter
14:27un message d'espoir
14:28et d'optimisme
14:28dans notre histoire
14:30la France
14:31a mené un combat
14:34perpétuel
14:34contre la division
14:36contre la guerre civile
14:37ce combat
14:37nous devons continuer
14:38à le mener
14:39parce qu'il ne faut pas
14:40que Jean-Luc Mélenchon
14:41et que l'ensemble
14:41de ses amis politiques
14:43l'ensemble des casseurs
14:44et l'ensemble
14:45des hordes de sauvages
14:46dans les banlieues
14:46qui sont mues
14:46par un sentiment
14:47de revanche
14:47contre la France
14:48gagnent cette bataille
14:49de la sécurité
14:50de l'ordre public
14:51et vous pointez quoi
14:52la jeunesse issue
14:53de l'immigration
14:54Jordan Bardella
14:55pour dire les choses
14:55oui enfin
14:56il y a une très grande
14:56partie des pilleurs
14:57qui sont des gens
14:59issus de l'immigration
15:00qui ne se sentent pas français
15:03et qui n'auront jamais
15:04une occasion
15:05pour exprimer
15:05non seulement leur haine
15:06à l'égard d'un pays
15:07qui bien souvent
15:08a accueilli leurs parents
15:09et qui a fait preuve
15:10d'une très grande générosité
15:11à l'égard de leur propre famille
15:13mais également
15:14à l'égard des bâtiments
15:14de la République
15:15j'entends toujours
15:15le discours larmoyant
15:16d'une partie de la gauche
15:17en disant
15:18cette jeunesse se mobilise
15:19cette jeunesse casse
15:20parce qu'elle manque de moyens
15:22et qu'elle a grandi
15:22dans la pauvreté
15:24rien ne justifiera jamais
15:25qu'on brûle un lycée
15:27qui est tout neuf
15:28comme ça a été le cas
15:29à Nantes il y a quelques semaines
15:30qu'on brûle un office du tourisme
15:32qu'on brûle un hôtel de ville
15:33qu'on mette Marianne par terre
15:35ou qu'on brûle des gymnases
15:36donc on voit bien là
15:37qu'on est dans autre chose
15:38et qu'on est dans des ressentiments
15:40négatifs
15:40donc il y a besoin
15:41d'une réponse sécuritaire
15:42qui est très forte
15:42mais il y a aussi besoin
15:43d'arrêter l'immigration
15:45et d'avoir une politique éducative
15:47qui puisse permettre
15:47de remettre
15:49la transmission
15:49du récit fondateur
15:50du récit national
15:51des savoirs fondamentaux
15:53lire, écrire, compter
15:54de la discipline
15:55et de l'autorité
15:55à l'école
15:56qui puisse être
15:58mise en place
15:58pour
16:00je dirais
16:00faire en sorte
16:01que
16:02ces générations perdues
16:04et bien qu'on ne perde pas
16:05les générations prochaines
16:05bien sûr
16:06le journal d'Eric Zemmour
16:07était hier soir sur ce plateau
16:09lui il propose
16:09le principe de la remigration
16:11vous y êtes favorable ou pas ?
16:13je suis favorable
16:14à ce qu'on arrête l'immigration
16:15mais la remigration
16:16c'est autre chose
16:17mais ça veut dire quoi
16:17la remigration ?
16:18c'est-à-dire pour des jeunes
16:19binationaux
16:19et bien déchéance
16:20de la nation
16:21des frères et françaises
16:22et expulsion
16:23dans les pays d'origine
16:24oui
16:25on peut
16:26si vous voulez
16:27mettre en place
16:27ce type de mesures
16:43ce que dit
16:44l'Etat
16:45la force de l'autorité républicaine
16:47et engager
16:48un sursaut
16:48qui soit à la fois
16:49judiciaire
16:50migratoire
16:50pénal
16:51et qui puisse nous permettre
16:52de rétablir la sécurité
16:53dans notre pays
16:54quant à ceux qui sont présents
16:58sur le sol français
16:58et qui sont étrangers
16:59c'est un secret pour personne
17:01que nous souhaitons
17:02les expulser
17:03la France
17:04demeurera toujours ouverte
17:05à l'égard de gens
17:05qui viennent dans notre pays
17:06pour aimer notre langue
17:09aimer notre art de vivre
17:10respecter nos lois
17:10travailler sereinement
17:12respecter les lois du pays
17:13qui les a accueillis
17:14mais nous serons toujours
17:15intraitables à l'égard
17:16de ceux qui viennent
17:16dans notre pays
17:17pour s'en prendre
17:18à nos forces de l'ordre
17:19pour casser
17:20ou pour mettre le bordel
17:23et nous expulserons
17:24nécessairement
17:24les délinquants
17:25et les criminels étrangers
17:26Vous parlez de la chaîne pénale
17:27à l'instant
17:27le garde des Sceaux
17:28Gérald Darmanin
17:28annonce des dizaines
17:29de placements
17:29en détention provisoire
17:30pour ces casseurs
17:32est-ce que c'est
17:33la bonne direction ?
17:35Oui mais ensuite
17:35derrière
17:36pardon les mettre
17:38en garde à vue
17:39et les déférer
17:40c'est une chose
17:41mais derrière
17:41il faut que la peine
17:42soit exemplaire
17:42il existe dans le droit français
17:44des peines maximales
17:45et c'est la raison
17:45pour laquelle
17:46nous souhaitons
17:47établir des peines minimales
17:49et je l'ai dit
17:49lorsque vous touchez
17:50à un policier
17:51vous devez dormir
17:52derrière
17:54les barreaux
17:54Et avec une chaîne pénale
17:56qui serait restaurée
17:57une construction
17:58de places de prison
17:59parce qu'il en manque
17:59cruellement dans notre pays
18:00tout ça prendra du temps
18:02Jean-Dane Barnela
18:02évidemment
18:04la solution
18:05elle n'est pas pour demain
18:06Je ne vais pas vous promettre
18:09de refaire
18:09de la France
18:10que nous aimons
18:11ce pays chéri
18:12où il fait bon vivre
18:13en 24 heures
18:14il faudra prendre
18:15des mesures difficiles
18:16il faudra prendre
18:17des mesures fermes
18:18nous y sommes prêts
18:19je crois que les français
18:20y sont prêts aussi
18:22lorsqu'on voit
18:23que
18:23en 10 ans
18:25le président de la république
18:26a été incapable
18:27de construire
18:27les 7000 places
18:28de prison promises
18:29et qu'en 6 mois
18:30le Salvador
18:31a construit
18:3240 000 places
18:32de prison
18:33c'est bien
18:35je crois là
18:35une question de volonté politique
18:36plutôt que d'être
18:37une question de moyens
18:38et si on explique aujourd'hui
18:39aux honnêtes gens
18:40ce matin
18:40que dans un pays
18:41qui a les plus grandes entreprises
18:43de BTP au monde
18:44on n'est pas capable
18:45de construire
18:45les 40 000 places
18:46de prison
18:46qui nous manquent
18:47pour être
18:47ne serait-ce qu'à la moyenne
18:48européenne
18:49et d'expulser
18:50les étrangers condamnés
18:51alors il faut rendre
18:52son tablier
18:52partir
18:53et donner à d'autres
18:54la possibilité
18:55de porter au pouvoir
18:56des souhaits
18:57et une espérance
18:58qui est aujourd'hui partagée
18:59par des millions
18:59de gens honnêtes ce matin
19:00Vous vous êtes assuré
19:01Jordan Merdella
19:01d'être le premier ministre
19:02de Marine Le Pen
19:03si tant est qu'elle soit élue
19:04à l'Elysée
19:04elle nous a redit
19:05qu'elle vous faisait confiance
19:06la semaine dernière
19:06sur le plateau
19:07de CNews et Europe 1
19:08Vous savez
19:08on n'est jamais sûr de rien
19:10et je ne vais pas
19:10me vanter
19:11d'avoir remporté
19:12les élections
19:12avant que nous ayons
19:13remporté les élections
19:14la campagne présidentielle
19:16sera difficile
19:17mais ce que je note
19:18c'est qu'une grande partie
19:19des constats
19:20des analyses
19:20que nous avons formées
19:22à formuler
19:23avant tout le monde
19:23et qui sont aujourd'hui
19:24partagées par une majorité
19:26de français
19:26sont plébiscités
19:27très largement
19:28dans les sondages
19:28je dis aux français
19:29vous avez une chance
19:30historique
19:30de rompre
19:31avec 30 années
19:33de laxisme politique
19:34avec 30 années
19:35de désarmement
19:35de nos forces de l'ordre
19:36et de porter au pouvoir
19:38une alternance
19:39une offre politique
19:40portée par Marine Le Pen
19:41que je porte avec elle
19:42et avec le Rassemblement National
19:43qui doit nous permettre
19:44demain
19:45de rétablir l'ordre
19:46et la sécurité en France
19:47Vous avez été vous-même
19:48visé par des accusations
19:49répétées de Mediapart
19:50concernant des écrits
19:51antisémites
19:52que vous auriez écrits
19:53lorsque vous aviez 17 ans
19:54où en est-vous
19:55des procédures judiciaires
19:56vous avez déposé
19:57une plainte en diffamation
19:58y a-t-il d'autres procédures
19:59d'urgence
19:59qui ont été lancées depuis ?
20:01Des procédures d'urgence
20:03dans notre pays
20:04mais naturellement
20:05que je conteste
20:06ces accusations de Mediapart
20:07et je n'ai pas franchement
20:09de leçons à recevoir
20:10de la part d'un journal
20:11d'extrême gauche
20:12en matière de lutte
20:13contre l'antisémitisme
20:14je crois tout au long
20:16de mon engagement politique
20:17avoir toujours été
20:19extrêmement ferme
20:20face à ce type d'actes
20:21face à ce type de propos
20:22et avoir toujours été
20:23aux côtés de nos compatriotes
20:24de confession juive
20:26dans la menace
20:28et l'insécurité
20:28qu'ils subissent
20:29en France et en Europe
20:30je l'ai été sur notre sol
20:32lorsque je me suis rendu
20:33dans les rues de Paris
20:34aux côtés de Marine Le Pen
20:36après les atrocités
20:37du 7 octobre
20:37qui étaient relativisées
20:38par l'extrême gauche
20:39et je l'ai été
20:40lorsque j'ai été convié
20:41par le gouvernement
20:42de l'État d'Israël
20:42en mars 2025
20:44à Jérusalem
20:45pour intervenir
20:45à une grande conférence internationale
20:47de lutte contre l'antisémitisme
20:49donc je serai toujours
20:50du côté des honnêtes gens
20:51et je serai toujours
20:54un militant politique
20:55contre la violence
20:57et contre toutes les formes
20:58de violence et de violence
20:58Jordan Bardella
20:59il est notre invité
21:00merci de être venu
21:01ce matin sur CNews
21:02et sur Europe 1
21:02bonne journée
21:03merci Jordan Bardella
21:04merci Laurence Ferrari
21:05restez avec nous sur Europe 1
21:07dans un instant
21:08votre signature du lundi
21:09Philippe Ball
21:09et votre club culture
21:10à tout de suite