- il y a 15 minutes
« Trimarans Ultim, au-délà des limites» raconte des destins et des aventures humaines hors du commun dans l’univers très fermé de la course au large à travers l’un des bateaux les plus rapides du monde : le trimarans ACTUAL ULTIM 4. Durant une année nous avons suivi la renaissance de l’un de ces 5 bateaux qui rivalisent, telles des « Formule 1 » des mers, sur des courses mythiques ou le dépassement de soi est la valeur première. Retrouvez l'épisode 2 : première épreuve, la course de la Fastnet.
Catégorie
🥇
SportTranscription
00:00C'est bon pour la hauteur les gars ?
00:07Oui.
00:07Ça suffit pour la hauteur, il n'y a pas besoin de plus.
00:09Ok.
00:11Premier jour de navigation, donc première matinée avec beaucoup d'excitation.
00:22On est content de retrouver toute l'équipe pour aller découvrir la machine vraiment en mer.
00:26Une fois qu'on a hissé, on se fera un point en manœuvre.
00:30Tu veux qu'on fasse un petit tour des coups de pit ?
00:32Parce que si on attend...
00:34Ouais, un jour...
00:37Et j'ai un petit coup de fil d'if en me disant que tant que le viande n'a
00:40pas passé, on ne peut pas aller naviguer.
00:44Il nous manque l'acte de vente officiel pour pouvoir mettre le bateau administrativement à notre nom et engager le
00:50bateau officiellement pour la course.
00:54Pour ça, il faut que notre virement arrive chez Gitana.
00:58C'est la base du commerce, c'est hyper simple.
01:03Sauf que nous, on était là, prêt à naviguer.
01:07Le moteur a démarré, prêt à larguer les amarres.
01:09Et puis, l'argent, il n'est toujours pas sur le compte.
01:17J'appelle Samuel, j'explique la situation à Samuel qui dit, on part, tant pis, on n'attend pas.
01:21Ok, donc on n'attend pas le feu vert.
01:24On sait que c'est chaud de prendre cette décision, on la prend.
01:27On va naviguer.
01:32Et simultanément, toutes les infos arrivent, le virement arrive chez Rothschild.
01:37Donc une petite histoire rocambolesque à trois jours d'un départ de course.
02:03Dès qu'on a la course, on peut peut-être faire un virement tranquille pour avoir un premier offset devant.
02:09Ouais, et on sera content pour la suite.
02:12L'antique première nav, j'étais plutôt, même si j'étais skipper du bateau, très à l'écoute.
02:17Très à l'écoute de Julien, parce que c'est le seul qui connaissait la machine.
02:21Donc foil down, tous ensemble.
02:25Et après, c'est le démarrage de l'enchaînement.
02:27On fait foil up, là va falloir le pomper pour que ça monte.
02:31Et après, on bascule, nous, sur le bordé.
02:34J'étais plutôt concentré aussi à écouter, regarder ses gestes, essayer de voir ce qu'il faisait à bord.
02:39C'est sûr que j'avais cette carte-là dans mon jeu.
02:44Ce que tu peux faire, c'est te prendre du move, là, et tu laisses ton taquet fermé.
02:50Le fait de connaître bien ce bateau, c'était du temps de gagner dans une saison assez compressée.
02:56Entre une mise à l'eau au mois de juillet et notre gros objectif qui est fin octobre.
03:01C'est assez peu pour prendre en main et découvrir un bateau qu'on ne connaît pas.
03:08Prends la barre Julien et dis-moi ce que tu en penses.
03:10Je vais regarder comme ça de l'extérieur.
03:13C'est vrai que les conditions étaient vraiment calmes.
03:16On se dit, bon, ça ne va pas voler cet après-midi, mais ce n'est pas très grave.
03:19On discute avec Julien et il dit, non, mais là, ça peut voler. Il y a 12 nœuds devant, ça
03:22peut voler.
03:37Et ça vole ?
03:40C'est vraiment, on est au tout début du vol.
03:43On était presque à ne pas y croire avec l'équipe parce qu'on n'était pas habitués à pouvoir
03:48voler dans ces conditions-là.
03:53Pour eux, c'est un peu inédit de décoller dans ces conditions de vent-là aussi facilement et avec ce
03:57niveau de stabilité.
03:58Donc ils ont la banane en se disant, ah ouais, ok, c'est un autre univers.
04:05Je me souviendrai vraiment longtemps de cette première nave où les sourires étaient gravés sur les visages de tout le
04:12monde la première fois qu'on a décollé avec le bateau.
04:16Et c'est un moment de plaisir, pur, presque un moment de communion avec toute l'équipe.
04:22On se dit, mais c'est quoi, c'est quoi ce bateau, c'est quoi cette machine ?
04:27On n'aurait jamais volé une semaine avec l'ancien bateau.
04:32T'as vu comme ça démarre à terre ?
04:35On se faisait mal avec l'ancien bateau comme ça.
04:38Là, tu peux lâcher la barre, il va tout droit.
04:41Je ne sais pas, il répond.
04:46Gitana 17, qui a été mis à l'eau en 2017.
04:50Lui a été pensé vraiment autour du vol.
04:53L'architecte, Guillaume Verdier, a vraiment structuré le bateau pour voler.
05:00Guillaume Verdier, c'est un architecte naval reconnu qui a dessiné les bateaux les plus rapides du monde ces dernières
05:06années.
05:06Ça va du mini-650 jusqu'à l'ultime en passant par les bateaux de la Coupe de l'América.
05:13C'est des bateaux qui vont vite et qui ont souvent été sur les premières places du podium.
05:20Donc un bateau, c'est comme une table, stable à quatre pieds.
05:29On est reposé sur l'eau sur un foil, un plan porteur de safran de coque centrale, un plan porteur
05:36de safran de flotteur et l'aile de raie.
05:39Donc c'est vraiment ça qui nous crée la stabilité.
05:52Ces quatre plans porteurs, ces quatre pieds de cette table, on peut vraiment les régler indépendamment.
06:00Donc on a des petits volets derrière chaque safran pour stabiliser le vol.
06:08On a le foil principal où on change l'incidence du foil pour essayer de vraiment décoller le bateau.
06:18Et aussi avec cette aile de raie.
06:21On pousse bien à fond sur l'aile de raie toujours ?
06:24Je suis à fond en aile de raie.
06:29Par rapport à Actual 3, ils ont pu designer une aile de raie beaucoup plus grande et performante.
06:35Parce que la structure du bateau permet de tirer beaucoup plus fort ou de pousser beaucoup plus fort avec cette
06:40aile de raie.
06:42L'aile de raie, c'est vraiment le plan porteur en bas de la dérive qui nous permet de stabiliser
06:47aussi vraiment le bateau.
06:50Je pense qu'ils ont créé une petite révolution au sein de cette dérive.
06:57On appelle ça l'aile de raie parce que ça ressemble vraiment au poisson d'aile de raie.
07:01En forme de, je vais dire, de losange.
07:04Un grand losange, très long en envergure, très fin sur les extrémités.
07:10Mais par contre elle est pas molle comme le poisson, c'est vraiment dur.
07:15Cette aile de raie, elle est là pour compléter.
07:20L'effort vertical des foils où on va dire que ça va être 80% sur le foil et 20
07:25% sur la coque centrale.
07:28Au moment du vol, on peut vraiment régler l'incidence de cette aile de raie pour porter plus ou moins
07:34le bateau en fonction de la hauteur de vol qu'on cherche à avoir.
07:40Le bateau quand il vole, il va plus vite parce qu'il a plus rien dans l'eau, il a
07:44plus que ses foils dans l'eau.
07:46Maintenant pour tenir le bateau en assiette, à la fois de l'avant vers ailleurs ou de droite à gauche,
07:52il faut quand même pouvoir régler cette position là.
07:56L'aile de raie sous la dérive permet de garder le bateau dans sa bonne position pour qu'il ne
08:02retombe pas dans l'eau dès qu'il va se mettre à voler.
08:04En fait il ne s'agit pas de voler, simplement il s'agit de rester en vol.
08:10On connaissait le truc avant, on savait qu'il en fallait, on en avait même à bord d'Actual Ultime
08:153.
08:16Par contre l'évolution de la techno qu'on a découvert sur Gitana 17 nous a fait comprendre beaucoup de
08:23choses.
08:36Bon allez on y va, on peut larguer les traversiers.
08:39Marche avant légère ou non ?
08:43Alentis à poil.
08:55Ok les autres, c'est good, merci les gars.
08:58Je sens que dès le deuxième jour l'équipage il a déjà intégré pas mal de petits trucs du mode
09:03d'emploi.
09:05Donc bon on peut faire une semaine de validation technique ou alors on peut se dire bah vas-y on
09:10commence à s'entraîner en même temps qu'on valide techniquement le bateau.
09:15T'hésites pas à pousser à l'aile de raie pour aider à décoller ?
09:19On est à fond, là on est à 7.
09:21Ah le bateau commence à être bien ?
09:24Et moi le mode d'emploi des manœuvres en équipage je l'ai bien en tête donc on me dit
09:29dans un temps aussi court il faut essayer de s'entraîner direct, ça le fait bien quoi.
09:35On est prêt à choquer le chien ?
09:38Alors là il va décoller, on est prêt à grinder pour monter le chariot ?
09:43Alors Manto t'as le smile ?
09:47Je suis dans quel état d'esprit à ce moment là ?
09:50Un peu comme la veille, je pense pas que ce soit vraiment les vitesses de pointe qui m'ont plus
09:56impressionné.
09:58Ça reste la stabilité de vol, c'est les mouvements et les bruits autour de la vitesse des 40 nœuds
10:03qui m'ont vraiment étonné.
10:07Notre but c'est pas de faire des pointes de vitesse, c'est d'avoir une vitesse moyenne très élevée
10:11et la stabilité de vol c'est l'élément principal pour être performant.
10:24C'est vrai qu'avec l'ancien bateau quand t'as plus de 40 nœuds ça vibre, ça tremble, t
10:30'as l'impression que t'es un peu en butée de la machine.
10:39Et là on sentait qu'elle avait encore sous le coude, qu'avec plus de vent ça allait encore accélérer,
10:45mais qu'on se sent toujours en sécurité, qu'on a même envie de reborder les voiles.
10:51On a même envie d'encore plus essayer de pousser la machine.
10:54Et on sent que le cercle vertueux il est là.
11:00On peut pas, même en naviguant, en restant sur le bateau et connaissant le bateau, on peut pas se laisser
11:05blaser de faire ces choses là.
11:08Le bateau il est fabuleux, ces bateaux en général, les trimarons ultimes sont fabuleux.
11:15Aller au-dessus de 30 nœuds c'est très souvent, ce qui est déjà une barre énorme pour le commun
11:21des mortels ou n'importe quel bateau à voile.
11:25Après la barre des 40 nœuds, c'est celle qui fait un petit warning pour se dire qu'on rentre
11:30dans un état de vigilance un peu supérieur.
11:33Et puis après on en parle plus, au-dessus de 45, c'est vraiment plus rare.
11:40Là tu commences à avoir envie d'appeler ta mère.
11:44J'ai déjà fait 48, 49 sur celui-là, il faut le slip marron comme dirait Leung Perron.
11:52De là à 50 nœuds, c'est pas forcément recommandé pour que ça se termine bien.
12:03Il y a un problème, c'est un souci et une bombe là.
12:05Attends, je dois aller voir.
12:06Tu peux voir ?
12:13Pendant ce deuxième jour de NAV, on se rend compte qu'il y a une fissure sur la bombe.
12:16C'est dur à dire si elle s'est fait là ou elle était là probablement avant, était passé un
12:25peu entre les mailles du filet des checks du bateau régulier.
12:29On voit bien que ça a pété après peinture, puis la peinture était nickel. C'est bizarre quoi.
12:33Une bombe fissurée, ça peut complètement casser en deux.
12:36Sur ces bateaux-là, ces machines-là, si une pièce casse en deux, on ne peut pas avec nos petites
12:41mains essayer de la emboîter ou essayer de sécuriser.
12:44Ça peut vraiment endommager encore d'autres pièces et être assez catastrophique.
12:48Et donc, se pose un peu la question de faire la course avec ce petit risque-là ou de le
12:53réparer.
12:55Il a fallu un peu traiter le problème.
12:58Au niveau de temps, c'est une casse-couille, mais ce n'est pas la panique.
13:02En tout cas, on ne peut pas naviguer. On ne peut pas faire le fast net comme ça.
13:06Non. Ouais.
13:08Alors là, c'est le genre de coup de fil que vraiment on n'a pas envie de recevoir.
13:15Bah du coup, on va prendre un riz, deux riz, on a fallu la GG, on aura checké ça déjà.
13:23Et puis, ça marche.
13:24Mais là, c'est vraiment la tuile.
13:38Michel.
13:49Il faut faire quelque chose. Pour le fast net, on va en discuter. En fait, le seul truc qui met
13:55du stress, c'est le fast net qui est joli. C'est que ça.
13:59Ma première réaction, alors je ne le communique pas, mais je me dis, merde, qu'est-ce que j'ai
14:04oublié de regarder.
14:04Ça part sur la proposition d'un sanglage au contact. De ce qu'on voit, on part sur un plan
14:10comme ça.
14:11Tout de suite, je préviens l'équipe composite. On va dire que là, ce soir, on va avoir du boulot.
14:18Dans un team d'ultime, on a vraiment tout un panel de personnes qui sont qualifiées et qui sont expertes
14:25dans des domaines particuliers.
14:27On peut lever la voile, là ?
14:29Ouais, vas-y.
14:30Vas-y, Lolo.
14:31Ouais, c'est bon.
14:32OK.
14:33C'est bon, Julien ?
14:33On est content, là.
14:37Donc, un laboratoire qui se monte en très peu de temps sur un quai suite à une avarie, c'est
14:41quelque chose qui peut être impressionnant, mais en fait, qui ne l'est pas tant parce que c'est quelque
14:45chose qui se fait, en fait.
14:46Elles doivent être expertes dans leur domaine, trouver des solutions d'urgence très rapidement pour permettre aux skippers de repartir
14:55en course ou de repartir en entraînement le plus vite possible et en toute sécurité.
15:01Je ne suis pas du tout inquiet pour la fissure en elle-même.
15:04Des cases, des problèmes sur nos machines, on en voit tous les jours.
15:08On est plutôt inquiet pour la course à venir.
15:12C'est important pour nous, pour l'équipe, pour l'amateur d'être présent à la face nette.
15:17Et on ne veut surtout pas être en échec, en fait, par rapport à ça. On pourrait même le prendre
15:21comme un échec.
15:22C'est bon ?
15:22OK.
15:23C'est bon, Julien ?
15:23On est content, là.
15:27Tout le monde se retrouve un peu autour de la pièce abîmée et un petit conciliabule pour vite sortir la
15:33meilleure solution de l'immédiat.
15:36Pour faire la brosse de rien, j'ai dû faire un nœud d'arrêt derrière.
15:40C'était une réparation de fortune.
15:46On voit la plurie.
15:49Et là, on va masquer ici, on va masquer les fonds.
15:54Quelque chose de tout à fait costaud pour courir le face nette.
15:58L'intégralité du bateau, c'est des matériaux composés, donc c'est composé de fibres de carbone et de résine.
16:03Donc c'est très facile à réparer.
16:05En préparant la surface pour assurer une bonne adhérence, on revient appliquer des tissus de carbone qu'on va coller
16:11ensemble avec de la résine.
16:14Là, Rémi va nous envoyer la résine, les tissus, on bobine le bordel, on laisse sécher, on cuit et c
16:23'est reparti.
16:24Et après, le reste, on verra plus tard.
16:27Et puis, on enroule la baume avec du carbone pour la renforcer.
16:32On met même un peu plus de matière que ce qu'il faudrait pour être sûr que ça tienne.
16:37C'est exactement comme un pansement, on va pouvoir l'enlever quand on aura un peu plus de temps pour
16:41réparer correctement.
16:47On a fait réparation d'ailleurs, quoi.
16:50Enfin, tu vois, on a fait un truc assez moche et assez rapide, mais solide.
16:57Là, il ne faut pas se gaufrer, il fait le bateau, il fait l'environnement.
17:02Quatre heures après, on a une réparation de fortune et on sait qu'on va pouvoir participer à la Fastnet.
17:14L'étape suivante maintenant, vous voyez tranquillement pour l'Angleterre.
17:20Pour être demain matin sur la ligne de départ de la Fastnet Race 2025 sur Actual Building Cap.
17:32Ce qu'on voyage pour aller Fastnet, il est très chouette.
17:36On part avec bien plus de certitude que deux jours avant quand on n'avait pas encore navigué avec le
17:41bateau.
17:43Tu ne peux pas beaucoup abattre, tu as un petit voilier.
17:45C'est bon, je suis pas un peu au présent ?
17:47Ouais, comme ça.
17:49On est large en fait.
17:50On est large en fait.
17:52Et là, on rentre concrètement dans l'élément.
17:56Avec Julien, les navigants, les personnes qui sont vraiment professionnelles de la course, des navigations.
18:02Et c'est aussi un moment que j'apprécie parce qu'on n'a pas souvent des courses non plus
18:07en équipage à six personnes à bord.
18:10Chaque minute, chaque seconde, on a une courbe de progression qui est énorme et on apprend à chaque fois, à
18:14chaque moment, à chaque instant.
18:18Toute navigation est une bonne façon de s'entraîner.
18:21Il n'y a pas de navigation qui ne sert à rien.
18:26Pendant qu'on voyage, on valide que le bateau est prêt à prendre le départ du Fastnet.
18:32Pour la Fastnet Rail, c'est indispensable d'avoir navigué, d'avoir essayé des choses.
18:36Je pense qu'on manque un peu de règles de feuilles.
18:40On met un peu plus de safran du coup.
18:45Et humainement, découvrir cette machine à plusieurs, ça rassure.
19:01C'est la merde où a coulé !
19:07On se rend compte qu'il y a une petite voie d'eau dans le flotteur Tribor, le flotteur à
19:12droite.
19:15Le but, c'est d'essayer de savoir ce qui s'est passé, d'où ça vient.
19:22Essayer de voir la quantité d'eau aussi à la minute que l'on prend, ça peut nous rendre moins
19:28performants.
19:32Quand j'apprends qu'ils ont une voie d'eau, je suis assez inquiet.
19:35Parce que je sais que c'est des choses qui peuvent arriver quand on met un bateau à l'eau
19:38et qu'on n'a pas beaucoup navigué avec.
19:40C'est-à-dire qu'on n'a pas eu le temps d'éprouver tous les systèmes.
19:41C'est pour ça qu'on navigue beaucoup avant les régates, c'est pour éviter ce genre d'imprévus.
19:47Il faut juste avoir une éclope, une éponge et un saut.
19:50Je demande un saut, une éponge, mais c'est aussi mon caractère.
19:55J'aime bien le petit côté bricole, MacGyver.
19:59Voilà, d'aller éponger dans un flotteur, c'est aussi des tâches ingrates.
20:03On va voir, on va rester avant.
20:05Mais moi, ça ne me dérange pas.
20:07Dans la course en large en solitaire, on est habitué à gérer une emmerde par jour, un problème par jour.
20:11Et j'aime bien, j'aime bien être la main dans la colle et essayer de trouver des solutions.
20:19On est spécialiste de rien, mais on doit quand même comprendre les rudiments d'un peu partout.
20:24On est spécialiste de la course et on est des athlètes qui doivent gagner des courses et mener ses bateaux.
20:29Mais on ne peut pas non plus être aussi fort que le responsable de l'électronique ou le responsable de
20:34l'hydraulique ou de la mécanique.
20:38Donc on passe beaucoup de temps à comprendre, à se former et à essayer de mettre un peu les mains
20:43dedans pour bien connaître le bateau dans ses moindres coins.
20:46Et c'est ce que Anto fait dès cette première course.
20:52Et c'est une partie de notre métier, de bricoler et trouver des solutions avec un couteau, une pince et
20:58du scotch.
21:00Le moindre petit problème ou souci de jeunesse, il veut avoir les yeux dessus, aller voir, aider, comprendre.
21:08Parce que c'est le meilleur moyen de découvrir cette nouvelle machine pour lui.
21:26C'était notre première navigation de nuit, donc ça nous a donné un avant-goût aussi de l'atmosphère du
21:31bateau de nuit, avec son organisation, ses bannettes.
21:39Et c'est vraiment à ce moment-là où on commence à vivre avec le bateau et à vivre sur
21:43le bateau.
21:44Des navigations à la journée, on ne descend pas trop à l'intérieur, on ne dort pas, on ne s
21:50'allonge pas.
21:51Et pendant ce qu'on voyage, tu testes pour la première fois la bannette, tu lances des routages, tu reprends
21:58des fichiers météo et ça y est, tu commences à rentrer dans un rythme de course large ou de offshore.
22:04Et en plus, ces bateaux sont faits pour ça.
22:07On arrive au Nivelles avant de rentrer dans le Solent demain matin, le fait du jour.
22:21On va quand même faire une course fabuleuse. Le Fastnet, c'est une course mythique.
22:27On voit pour traverser la Manche, pour aller dans le Solent.
22:31Ce bras de mer qui est entre la côte anglaise et l'île de White.
22:35On sait que petit à petit, on va retrouver plein de bateaux.
22:41Une ambiance de course large, très britannique, qui nous fait du bien un peu de sortir un peu de notre
22:46Bretagne Sud.
22:46C'est important d'être sur la Fastnet parce que la Fastnet, pour nous, c'est un peu le kick
22:50-off qui ouvre notre saison voile.
22:51On vient de passer six mois de chantier. On sait que si on ne tient pas cet objectif,
22:56ça veut dire qu'on ne sera pas nécessairement prêt derrière en août pour gérer les qualifs pour la Transat.
23:01Donc c'est une très grande fierté et satisfaction de se retrouver au départ du Fastnet
23:05parce que ce n'était pas gagné, le timing était chaud jusqu'à la dernière seconde.
23:11C'est notre premier succès en réalité, aligner le bateau pour le départ de la Fastnet.
23:37Il y a quelques courses comme ça qui mélangent aussi plusieurs séries de bateaux,
23:42des beaucoup plus petits bateaux, des amateurs, des professionnels.
23:46Il y a un mythe autour de cette course qui est sympa et c'est génial.
23:50avec nos grands bateaux de pouvoir aller y participer.
23:54La Fastnet Race, c'est une course incontournable, surtout dans notre calendrier.
23:59C'est la première course pour le bateau.
24:02On en a besoin pour progresser.
24:07Ok, elle est tôt, mais elle est indispensable pour nous.
24:17Sur le plan sportif, l'expérience montre que le fait de prendre un départ de course,
24:23de se mettre une logique d'un compte à rebours de départ de course,
24:26comme exercice de performance, il n'y a pas mieux que cette mise en condition de départ de course.
24:32En fait, c'est des choses qu'on n'arrive pas à simuler.
24:36C'est quand même un pari un peu risqué quand on regarde la réalité des investissements,
24:42du temps imparti, des risques, etc.
24:45On est dans une course où il y a beaucoup de bateaux.
24:47On n'est pas tout seul sur le plan d'eau, donc il faut être hyper vigilant.
24:49Ils ne connaissent pas le bateau, ils ne connaissent pas ses sons,
24:51ils ne connaissent pas sa manière de réagir.
24:53Anthony n'a pas nécessairement les sensations de la barre.
24:57Donc un apprentissage qui est extrêmement court, c'est sûr que ce n'est pas hyper rassurant.
25:01Et on se dit que c'est quand même un pari un peu fou quand même.
25:07On s'est mis une pression nous-mêmes, parce que c'est nous qui nous mettons cette pression-là,
25:10personne ne nous l'a imposée, et c'est un peu fou.
25:14Plusieurs objectifs, prendre le départ, couper la ligne d'arrivée,
25:18pas faire de bêtises.
25:19On peut vite, pendant une course, aller trop vite,
25:23vouloir trop faire bien ou faire trop et casser la machine.
25:29La première chose qu'on veut montrer en prenant le départ du Fastnet,
25:33c'est qu'on est là.
25:34Tout le monde sait que le bateau était mis à l'eau une semaine avant
25:37et que tout le monde mesure la performance que ça représente
25:41d'être au départ de façon compétitive.
25:44Donc que ce soit bien clair, le team actuel, on n'est pas là pour plaisanter.
25:52En face de nous, Armelle Leclerc, donc populaire,
25:55Sodebo, Thomas Comil, SVR de Tom Laperche.
26:00Je ne vais pas faire toute la liste, mais c'est que des super-marins professionnels
26:03de la voile, de la course au large.
26:06On veut leur montrer qu'on est là, qu'on est une belle machine,
26:10que même avec deux gens d'entraînement et un convoyage, on est compétitif.
26:14Et qu'on va faire en sorte de les chatouiller dès les premières navigations.
26:21Je ne sais pas s'ils ont peur parce que l'idée d'avoir peur de moi, ça m'ennuie
26:25un peu.
26:25Mais en tout cas, la façon dont on est observé est révélatrice du sérieux
26:31avec lequel la concurrence nous observe.
26:36L'objectif, c'est quand même d'être sur un podium et si possible de gagner.
26:39On ne va pas se mentir.
26:39Et ça, Antoine le sait, nos concurrents le savent, tout le monde le sait,
26:43personne ne se le dit, mais on est quand même là pour ça.
26:56Ça va bien ?
26:57Ça va Samuel ?
26:58Oui, très bien, super.
26:59Vous allez bien ?
26:59Oui, très bien, super.
27:01Bon, première course ?
27:02On y est enfin ?
27:04Ils n'ont pas dansé depuis là, ça va ?
27:06Non, normalement c'est bon.
27:08Les conditions pour le départ sont cool.
27:10Ah, très bien.
27:11Je vais appeler Anthony, je vais essayer de l'avoir dans 5 minutes.
27:15Le départ est à quelle heure ? C'est midi 10 ?
27:18C'est midi, je crois, le départ.
27:19Midi pile ?
27:20Ensemble.
27:22Le live commence à 11h45.
27:24Très bien.
27:25Bon, on va essayer de l'avoir sur le haut.
27:27Là, il doit être sur le condo, j'imagine ?
27:28Oui, oui, c'est sûr.
27:39Le parcours du Fastnet, ça part d'Indo White qui est à peu près au milieu de la côte sud
27:43de l'Angleterre.
27:44Ça allonge la côte jusqu'à la Cornouaille et après, ça va chercher le rocher du Fastnet qui est à
27:50la pointe sud-ouest de l'Irlande.
27:53L'arrivée est à Cherbourg.
28:00Le départ, ça se trouve dans le Solent qui est entre l'Irlande et les côtes sud de l'Angleterre.
28:04C'est pas très large, il y a beaucoup de bateaux.
28:06Je vais abattre derrière Bank Pop.
28:10Je vais virer et abattre.
28:11C'est un peu le truc de tous les dangers, en fait.
28:15On vient de pointer la ligne pour essayer de prendre le meilleur bon départ possible.
28:20Le feeling qui rentre en jeu est important.
28:22C'est sûr que, qui plus est, ça se passe dans un endroit qui est assez restreint en termes d
28:27'espaces navigables.
28:28Là-bas, le trafic des conteneurs, des cargos, le trafic des navettes qui passent du continent à l'Ile de
28:33White ne s'arrête pas forcément pour autant.
28:36Plus là-dessus, on rajoute environ 500 bateaux de course qui font de 6 à 30 mètres.
28:44Donc, quand on arrive avec les plus gros là-dedans, on n'a qu'une envie, c'est de ne
28:48pas abîmer le bateau au départ et en même temps de prendre un bon départ.
28:57Allo, Samuel.
29:00Ça va bien ?
29:01Et toi ?
29:02Bon, on est dans la ligne de départ. On est en train de positionner la ligne et puis voilà, le
29:09bateau est prêt.
29:10Il n'y a pas trop de vent et voilà. Il y aura quelques slides voiles qui seront importants.
29:15On va savourir un peu le jeu, donc c'est plutôt très bien.
29:17Bon, super. Très bien. Et l'équipage va comment ? Tout le monde va bien ?
29:21L'équipage, tout va bien. Tout le monde est un peu dormi cette nuit. On s'est un peu relayé
29:24là.
29:25Maintenant, les cartes sont entre nos mains.
29:29Écoutez les gars, bah voilà, go, bon vent à tous. Faites-nous des belles choses.
29:35Bah, merci beaucoup, Samuel. Et puis, je vais transmettre les encouragements à tous les équipages.
29:40Exactement. Bon, merci Anto.
29:41Salut Anto.
29:42Merci, bonne journée.
29:43Salut, ciao.
29:46Il y a une part de psychologique dans tout ça aussi, où finalement, à partir du moment où on dit,
29:51on a un marin qui est juste incroyable, qui a un potentiel de dingue et on a un bateau qui
29:56est potentiellement le bateau qui a gagné les dernières courses.
30:00On est en principe en capacité d'être favoris. Si on marque les esprits tout de suite, si on réussit
30:04notre départ psychologiquement, ça dit qui prend la main sur les autres.
30:09Et ça, c'est très important, parce que si on peut faire douter les autres teams, ça peut être intéressant.
30:17Ouais, ça va pas être simple.
30:22Ça va être un peu galère avec les multi-50.
30:29Oui, salut, Yves. Je suis avec Damien. Il vient de me débriefer sur la séquence de cette semaine. Et puis,
30:36je vais d'avoir Anto et l'équipage. Ils ont le couteau entre les dents. Donc, ils ont l'air
30:42prêts.
30:43Super. Eh bien, bon suivi. A tout à l'heure, Samel.
30:45Merci. A tout à l'heure. A tout à l'heure.
30:46Salut, Vito.
30:49On y va ? On va se mettre en main ?
30:50Oui.
30:57Bon, le chef est content. Il a l'air, en tout cas.
31:01On n'est pas loin du début de procédure. On va regarder si le live est lancé.
31:10C'est quand même une course mythique.
31:12Ah bah oui, oui.
31:18Oh, c'est bon.
31:24La ligne de départ est ici, en vert.
31:29Ça, c'est Sodebo, ici. Actual, populaire.
31:34SVR.
31:42Tu peux y aller, là ? Tu lances ?
31:44À 600 mètres.
31:45Tu dois que j'accélère ?
31:46Oui.
31:46Ok, je la barre, derrière.
31:49Une minute et demie, 9.
31:51Mento est très fort pour prendre des départs engagés.
31:55C'est parti.
32:09À chaque fois, je prends plutôt des bons départs par rapport à la concurrence.
32:15Et là, il y a un petit stress qui s'installe.
32:22Les relances du bateau, la manière dont il accélère, on est en apprentissage.
32:34C'est parti.
32:34Ok, donc ils sont pas le départ de l'année ?
32:36Non.
32:44On est un peu sur toi, là.
32:45Un peu sur toi, là.
32:49Ouais.
32:51On est tout contre le courant, là. On voit bien.
32:56Un peu sur toi.
32:57Un peu sur toi.
32:58Un peu sur toi.
32:58Faut pas trop tirer sur les coudes.
33:00Ok.
33:00Maintenant.
33:03Stop.
33:04Je vois le départ.
33:05Je me dis, funaise.
33:06On a le sentiment qu'il est sous-toilé.
33:08Donc, pas le sentiment d'un départ ouf, tel qu'on peut l'imaginer et rêver.
33:17Anthony est un garçon raisonnable.
33:19Il a un nouveau bateau.
33:21C'est un beau jouet.
33:22On ne met pas plein de gaz au départ.
33:24Par contre, entre je ne mets pas plein de gaz et j'ai une démarche très prudente,
33:28il est parti un peu moins vite que les autres.
33:30À ce moment-là, je suis un peu déçu parce que je dis, on a un projet gagnant.
33:34Il faut qu'on occupe la place tout de suite.
33:36Quelqu'un peut checker le croisement ?
33:38On peut le faire maintenant, en fait.
33:39Là, ça serait bien de voir les premiers virements, quand même.
33:44Ok, on vire.
33:45Trois fermements.
33:46Trois, deux, un.
33:49Un.
33:50Un.
33:50Un.
33:50Il auteur à partir du sol.
33:52On part face au vent, donc il y a des bords à tirer.
33:55C'est pas large donc il y a plusieurs manœuvres qui s'enchaînent.
33:58Et ça doit être,
34:00En tout et pour tout, le huitième ou le neuvième virement
34:02que l'on fait en tant qu'équipage sur ce bateau-là,
34:05donc tout n'est pas parfait
34:07en termes de manœuvre,
34:08tout n'est pas parfait en termes de réglage.
34:11Ok !
34:17Un départ, c'est un moment qui est assez stressant dans les courses à la voile.
34:20En général, il se passe beaucoup de choses.
34:22Il y a le chronomètre qui tourne, les comptes à rebours.
34:24Et il y a toujours une délivrance au moment du top départ.
34:28Bon là, la délivrance, elle était là, sauf qu'on n'était pas très bien placé.
34:32C'est là où Samuel ne veut pas être très content.
34:35C'est un départ qui n'est pas très engagé.
34:38Un peu suitoilé.
34:39C'est peut-être pas le meilleur choix de voile pour le départ.
34:41Je pense qu'il a joué la carte de la sûreté.
34:44Donc, départ prudent.
34:45Départ prudent.
34:46Samuel, il a envie de gagner tout le temps.
34:48Ce qui est normal.
34:49Samuel, il a envie de voir Actual devant tout le temps.
34:52Et quand Actual n'est pas devant, Samuel, il appelle.
34:54Pourquoi on n'est pas devant ?
34:55C'est complètement normal.
34:57Un bateau de vent, il n'y en a qu'un.
34:58Et on est quatre à vouloir l'être.
35:00Donc, des fois, ce n'est pas nous.
35:04Il y a du voilier devant.
35:06On y va maintenant.
35:07On a marre.
35:14Très vite, le naturel revient au galop.
35:17Vous mettez deux bouées, une ligne de départ, une ligne d'arrivée et trois concurrents.
35:22Et on a envie de faire la course.
35:23Donc, c'est vite évacué la pression du départ et de la sortie du Solent et du monde.
35:29On se retrouve avec nos trois adversaires ultimes.
35:32Mais on a envie de jouer devant.
35:36Par rapport à nos adversaires, on commence à prendre la mesure du bateau.
35:41On a surtout le Sodebo qui est à notre vent, qui est assez proche de nous.
35:46On peut aller avant ce niveau, si tu veux.
35:49Ouais, ça peut être pas mal, non ?
35:51Ouais, vas-y.
35:51Tu as le transfert ?
35:57On l'utilise comme lièvre.
35:58Donc, c'est à ce moment-là qu'on prend réellement la mesure du potentiel de la machine.
36:03Des changements de réglage, ce qui engendre comme gain de vitesse ou perte de vitesse.
36:09Et c'est à ce moment-là qu'on se l'approprie.
36:11Et on apprend vraiment, réellement à la régler dans sa finesse.
36:20Toute cette phase dans la Manche, le long des côtes sud-anglaises,
36:24il y a un vent pas très établi.
36:25Et puis surtout, il y a un moment donné avec une zone de vent qui n'est pas du tout
36:29la même à terre
36:30et une zone de vent au milieu de Manche.
36:36On a une droite publique que prévue,
36:37c'est-à-dire si on prend cette petite droite pour recoller au concurrent
36:43ou si on s'en trouve tout droit dans la baie.
36:49Les neurones s'agitent fortement.
36:52Là, il y a un peu deux équipes.
36:55Il y a l'équipe de la terre et l'équipe du large.
36:58Ceux qui sont partis au large, ça n'a pas bien marché.
37:02Et ça se joue plutôt à terre.
37:05Et donc, il y a une nouvelle masse d'air qui arrive.
37:07Et c'est un peu le jeu à qui il sera le premier à toucher la nouvelle masse d'air.
37:12Et ce petit jeu-là, ça permet à l'Ultime 4 de revenir au contact des autres.
37:22Et là, au sud des côtes anglaises, le vent n'est toujours pas simple, changeant.
37:29On sait qu'on a une transition un peu particulière à anticiper.
37:33On fait une bonne première option, un peu au premier petit événement météo qui se passe au début de la
37:40côte anglaise, une fois sorti du Solent.
37:42Là, il y a une petite zone sans vent, une petite bulle qui fait un peu obstacle pour tout le
37:48monde.
37:48Il faut se placer par rapport au vent qu'on aura après.
37:51Et on est les premiers à rentrer dans une baie qui se situe sur le sud de la côte anglaise.
37:57On trouve ce nouveau vent dans les premiers, ce qui nous permet de recroiser un peu plus loin en tête
38:02de la flotte, au contact avec le trimaran SVR qui lui avait fait quasiment tout bien depuis le début.
38:13Et on recroise devant toute la flotte en tête, bord à bord avec SVR Lazartig.
38:22À ce moment-là, il y a de la joie et de la satisfaction.
38:26On montre qu'on est présent, on commence à comprendre notre machine.
38:32On essaie de la faire avancer, mais on arrive aussi à tactiquer et à réfléchir en même temps, à aller
38:38au bon endroit sur le plan d'eau.
38:41Et en tout cas, on fait un bord qui paye, qui nous permet de recroiser juste devant.
38:49Parce qu'il y a de l'excitation, il y a de la compétition et c'est exactement ce qu
38:52'on veut, ce qu'on recherche.
38:54Ça nous a encore plus motivés.
38:56Ça y est, on est dans la cour des grands.
39:05Devoir revenir avec SVR et croiser en tête, ça lance bien la course pour nous et ça met tout le
39:13monde dans un mode.
39:14On est là pour faire la régate, pas pour avoir le pied sur le frein et pas pour être spectateur.
39:18On a un bateau qui nous permet de jouer devant et ça, c'est aussi un peu nouveau pour Anto
39:21et pour l'équipe qui avait l'habitude de naviguer sur Actual 3.
39:27On est en équilibre, le bateau bien réglé et on est en tête de la flotte du Fastnet et donc
39:32on ne peut pas rêver mieux globalement.
39:43On passe Louis de Perron, on a vu les vidéos après et il nous filme.
39:50On est passé juste à côté.
39:52À ce moment-là, le bateau était vraiment super bien réglé, aérien, stable, la mer était plate, il faisait beau,
39:58il y avait du vent.
40:00C'était vraiment, comme on dit, sali champagne et c'est des conditions de rêve.
40:06Je me dis secrètement que c'est quand même de la classe, mais je sais quand même d'expérience que
40:11ça reste un début de course.
40:14Il ne faut pas prendre les rêves pour des réalités trop vite parce que la situation évolue quand même assez
40:18rapidement.
40:32Quand on approche des Cili, on trouve que Bank Pop revient vraiment rapidement sur nous et que SVR s'en
40:39va vraiment rapidement.
40:43Comme on n'en est qu'au début de la prise en main du bateau, on se dit qu'il
40:46y a peut-être quelque chose qu'on ne fait pas bien.
40:49Et là, à ce moment-là, on sent que le bateau est en dessous de ses capacités.
40:58Il est ralenti, freiné, mais on doute toujours à ce moment-là.
41:02On n'a pas senti de moment d'arrêt brusque.
41:08On voit qu'il y a un souci sur les cartos avec du retard en plus, on voit qu'il
41:13y a un stop.
41:14On se dit surtout, j'espère qu'ils n'ont pas tapé quelque chose, que ça n'a pas cassé.
41:20Une collision à ces vitesses-là, ça doit être catastrophique.
41:24Les cinq ultimes sont quand même les bateaux de course au large les plus rapides du monde.
41:28...
41:30...
41:31...
41:32...
41:32...
Commentaires