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  • il y a 6 minutes
Après les pillages et les dégradations du week-end, les commerçants marseillais tentent de mesurer l’ampleur des dégâts. Entre sentiment d’abandon et colère face au manque de moyens policiers, certains estiment que le désastre aurait pu être évité et demandent des comptes au gouvernement.

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Transcription
00:00Des vitrines brisées, des magasins dévalisés, des patrons, des employés choqués.
00:04Les commerçants font partie des principales victimes de ce chaotique week-end.
00:08Au moins 3000 commerces touchés par des dégradations et des pillages au cours des deux derniers jours.
00:13Des dégâts estimés à plusieurs centaines de millions d'euros.
00:16Et au-delà du choc, il y a ce terrible sentiment d'avoir été abandonné,
00:20de ne pas avoir pu compter sur la protection de l'État,
00:23comme l'a constaté Stéphane Burgatte dans les rues de Marseille pour Europe 1.
00:27Désemparés dans des boutiques ravagées et vides de tout article,
00:31de nombreux commerçants comme Éric s'interrogent.
00:33Je pense qu'il manquait quand même un peu de police,
00:35mais je pense qu'ils n'auraient pas pu faire grand-chose.
00:36Les jeunes, ils n'ont plus peur de la police comme nous, on avait peur.
00:38Jeunes, on a baissé la tête.
00:39Ils n'ont plus peur de les confronter, de les frapper.
00:41Avec les portables, ils communiquent entre eux.
00:43Donc c'est compliqué.
00:45D'autres comme Corinne Inesti, présidente de l'organisation patronale Les Entrepreneurs 13,
00:50estiment que le désastre aurait pu être évité.
00:52Demande des comptes au ministre de l'Intérieur.
00:54D'abord, on nous explique pourquoi il y a eu si peu de moyens.
00:58Nous, on ne peut pas comprendre que ce soit réduit à quelques compagnies de CRS.
01:02Les 800 membres des forces de l'ordre sur place ont dû faire face à 30 000 pilleurs,
01:06chiffre la préfecture, mais selon Arnaud Blaise,
01:08représentant du syndicat de police unité à Marseille Nord,
01:10le sous-nombre n'explique pas tout.
01:12On peut être sous-dimensionné, faire notre travail correctement
01:14et intimider entre guillemets les casseurs.
01:16Si on répond, si on montre qu'on est présent et qu'on arrête de reculer en permanence,
01:20mais il faut des ordres clairs, que ça nous protège.
01:22On disait, allez-y les gars, on y va, et maintenant, force doit rester à la loi.
01:25Et ce syndicaliste pointe aussi que les forces de l'ordre ont manqué,
01:28notamment de munitions à certains moments forts de la journée.
01:31Marseille, Stéphane Burgatte.
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