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  • il y a 2 jours
Alban Liger, vice-président des Vitrines d'Orléans

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Transcription
00:00Ici Orléans, il est 7h45, place à l'invité.
00:03Le gouvernement annonce des mesures pour aider les commerces dégradés
00:07et puis ce week-end, en marge de la mobilisation sociale.
00:10Malgré tout, l'inquiétude est vive encore à Orléans
00:12alors qu'un nouveau week-end à haut risque se profile
00:14entre le congrès du Rassemblement National,
00:17des manifestations antifascistes et des appels à manifester
00:20de la part des Gilets jaunes.
00:21Bonjour Alban Liger.
00:22Bonjour.
00:23Vous êtes le vice-président des vitrines d'Orléans,
00:26association de commerçants du centre-ville.
00:27D'abord, un constat, revenir sur ce qui s'est passé ce week-end.
00:30Quel est le bilan des dégâts recensés à Orléans ?
00:33Le bilan à Orléans est assez faible
00:35puisqu'on a recensé une boutique vandalisée, pillée et cassée.
00:41Une boutique de tristinette.
00:42Et après, les dégâts sont surtout matériels liés au mobilier urbain
00:46et pas forcément par rapport aux boutiques.
00:48Depuis, vous avez écrit une lettre ouverte
00:50adressée à tous les élus d'Orléans
00:52sans distinction politique.
00:53Pour dire quoi ?
00:54Pour dire l'inquiétude.
00:56L'inquiétude déjà moi personnellement
00:58en tant qu'habitant et en tant que commerçant.
01:00Et pour porter aussi la voix de tout le monde
01:02puisque tout le monde le pense
01:04mais tout le monde n'ose pas le dire.
01:06Et je pense qu'à un moment donné,
01:07il faut pouvoir porter cette voix de l'inquiétude
01:10qui grandit avec ce qui s'est passé samedi et dimanche
01:13puisque ça a continué dimanche dans certaines villes.
01:15Et qu'on a quand même un événement particulier
01:18en prévision samedi et dimanche.
01:20Et que l'inquiétude est très très grande chez les commerçants.
01:22Et vous ne savez pas encore ce qui est prévu à Orléans
01:25en termes de dispositifs de sécurité ?
01:27Ou vous avez déjà des petites idées ?
01:29Non, on n'a aucune idée de ce qui est prévu.
01:32On a peu de visibilité sur la manifestation du samedi,
01:36sur le déroulement au Campo Santo
01:39et encore plus le dimanche.
01:42puisque en fait, il faut savoir que cette manifestation
01:45se déroule sur deux jours
01:47et que vous avez quand même en programmation
01:49les partis politiques et les syndicats nationaux
01:51qui sont le samedi.
01:52Mais vous avez aussi les groupes antifascistes
01:54qui sont prévus le dimanche.
01:55Et ça, c'est une réelle inquiétude
01:57que sur 48 heures,
01:59on ne sait pas trop ce qui va se passer.
02:00Samedi dernier, donc le 17 octobre,
02:03le maire d'Orléans, Serge Groir,
02:04avait pris un arrêté en fin de journée
02:05pour ordonner la fermeture de tous les commerces,
02:07bars, restaurants, justement par précaution.
02:10C'est une mesure qui a été comprise par les commerçants.
02:13Vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
02:16J'ai mes deux avis.
02:18J'ai l'avis personnel et l'avis professionnel.
02:20Je pense que sur l'avis personnel,
02:23l'arrêté pour toute la partie bars, restaurants,
02:26ça permettait d'apporter de la sécurité
02:28liée à toutes les personnes
02:29qui pouvaient être dans les restaurants et les bars.
02:31Maintenant, l'avis professionnel,
02:33c'est que vous avez un samedi soir de chiffre d'affaires
02:35qui tombe d'un coup d'un seul.
02:37Et ça, c'est un très gros coup dur.
02:39Parce que c'était une fermeture aux alentours de 20h ?
02:42Elle a été aux 20h.
02:43Elle n'a pas impacté les boutiques de la journée.
02:46C'est vrai que nous, on l'a appris à 20h
02:48une fois que les boutiques étaient fermées.
02:50Donc c'est vrai que ça a surtout impacté
02:51les bars, les restaurants et les discothèques.
02:54Et que ça, pour le coup,
02:55un samedi soir,
02:56qui est la plus grosse journée pour tous ces établissements-là,
02:59c'est un vrai coup dur.
03:00Et aujourd'hui, c'est pas rattrapable.
03:04On entend votre inquiétude pour le week-end
03:06qui arrive.
03:07Dans votre lettre ouverte,
03:08vous dites que vous allez protéger
03:11vous-même vos commerces.
03:12Comment ?
03:13En étant devant.
03:15Je pense qu'il faut prendre conscience
03:18qu'aujourd'hui,
03:19ces commerces sont pour certains
03:21notre vie,
03:22sont notre quotidien.
03:24Pour certains,
03:25mais aussi pour nos collaborateurs.
03:27Puisque aujourd'hui,
03:28certains magasins,
03:29il n'y a pas qu'une personne.
03:30Vous avez aussi des équipes,
03:31vous avez des employés derrière.
03:33Et que si demain,
03:35les magasins tombent,
03:37certains ne se relèveront pas.
03:38Et ça, c'est la véritable inquiétude.
03:40Puisque derrière,
03:41on parle souvent du sujet des assurances.
03:43Mais les assurances ne prennent pas tout en charge.
03:45Et qu'il y a aussi les dispositifs
03:47qui ont été annoncés par le gouvernement
03:49d'aide sur le chômage partiel.
03:50Mais c'est des dispositifs
03:52qui demandent des démarches administratives,
03:54qui demandent du temps.
03:55Et aujourd'hui,
03:57le temps, on n'en a plus trop.
03:58C'est pas suffisant,
03:59ce chômage partiel financé à 100%,
04:01le report des charges sociales,
04:02etc.
04:03Ces annonces ?
04:03C'est un début.
04:04C'est un début.
04:05Il y a une prise de conscience.
04:07C'est aussi porté par
04:09des syndicats professionnels
04:10pour protéger ces commerçants-là.
04:12C'est un début.
04:14Maintenant,
04:14c'est pas suffisant.
04:15Il faut qu'il y ait aussi
04:17lié à la loi de finances,
04:18il faut qu'il y ait des prises en compte
04:19avec la perte d'exploitation.
04:21Puisque aujourd'hui,
04:22toutes les pertes d'exploitation
04:23ne prennent pas en compte
04:24les vandalismes liés
04:26à ces exactions.
04:28Et c'est important aussi
04:29de l'avoir en tête
04:30puisque demain,
04:31les marges qui sont créées
04:32pour payer les charges,
04:33elles ne sont pas remboursées,
04:35celles-là.
04:35On parle du week-end qui arrive,
04:37on parle du week-end
04:38du 17 octobre,
04:39mais ça fait quand même
04:39plusieurs semaines aussi
04:40qu'il y a des mouvements lycéens,
04:42des manifestations.
04:43Je pense notamment
04:44aux commerces rue de la République
04:45qui ont dû fermer leurs portes
04:47pendant certains cortèges.
04:49Vous avez des commerçants
04:50qui viennent vous voir
04:51aux vitrines d'Orléans inquiets ?
04:52Les gens sont inquiets.
04:54Après,
04:55c'est vrai qu'on est plutôt
04:57pas bien loti à Orléans,
04:58mais on a moins d'ampleur.
05:01C'est mieux géré.
05:02Quand on voit la manifestation
05:03qui s'est passée samedi,
05:05elle était bonne enfant.
05:05Le défilé était bonne enfant.
05:07Il n'y a pas eu
05:08de débordement en tant que tel.
05:10Ça s'est déroulé après
05:11au niveau de la préfecture,
05:12mais le cortège s'est bien déroulé.
05:14Il faut le souligner.
05:15Et c'est vrai que de toute façon,
05:17ça nous impacte
05:18puisque à partir du moment
05:19où on annonce un défilé,
05:21ça veut dire qu'il y a
05:22des problématiques de flux
05:24dans la ville.
05:24Et là,
05:25les clients disparaissent
05:26du centre-ville.
05:26Et c'est ce qui a un véritable impact.
05:28On l'a vu en 2019
05:31pendant les Gilets jaunes,
05:32quand vous aviez des actes
05:336, 7, 8, 9, 10.
05:35C'est autant de samedis
05:36qui sont impactés
05:37et qui nous font extrêmement mal.
05:39Et là,
05:40on va dire que sans...
05:42Quand on prend
05:43depuis le début de l'année
05:44avec la météo
05:45qui ne joue pas
05:46en notre faveur,
05:48plus le pouvoir d'achat,
05:49quand vous voyez ça en plus,
05:51c'est très impactant.
05:52Tout ça s'accumule.
05:53Merci beaucoup Alban Liger
05:54d'avoir été avec nous ce matin.
05:56Je rappelle,
05:56vous êtes le vice-président
05:57des vitrines d'Orléans.
05:58Sous-titrage Société Radio-Canada

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