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  • il y a 11 minutes
Le député Rassemblement national de la Somme, Jean-Philippe Tanguy était l’invité du Face-à-Face de RMC-BFM ce mardi 20 octobre. Il est notamment revenu sur les violences du week-end du 17 octobre.

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Transcription
00:00L'état d'urgence, pour vous, vous considérez que ce n'est pas la bonne mesure ?
00:03C'est-à-dire que localement, les couvre-feux sont plus efficaces.
00:05Localement, il faut les forces de police et de l'endarmerie nécessaires.
00:08Il faut déployer les véhicules, comme il aurait fallu le faire ce week-end, dans les endroits nécessaires.
00:13Il faut assurer les forces de l'ordre d'avoir le matériel, d'avoir les grenades nécessaires,
00:17d'avoir les munitions nécessaires, d'avoir les instructions nécessaires.
00:20Moi, j'ai beaucoup de contacts dans la police.
00:23Moi, j'ai beaucoup d'amis, même, qui ont été mis en place à Paris le samedi,
00:27qui n'avaient pas d'instructions, qui ont attendu plusieurs heures, qui ont dû aller se cacher.
00:31Et l'état d'urgence, dites-vous, ne résoudrait pas la situation ?
00:34Moi, je connais personnellement, madame Chantré, des policiers qui étaient à Paris
00:38et qui ont été renvoyés à 20h, alors qu'ils étaient à quelques mètres de la place Vendôme,
00:43et donc des magasins de luxe qui ont été vandalisés.
00:45Renvoyés, c'est-à-dire ?
00:46Renvoyés chez eux.
00:47En leur disant que ?
00:49Il y en a qui ont eu des services, beaucoup n'avaient pas besoin de leurs services.
00:51Il y en a qui ont eu des services interminables, qui se sont exténués physiquement,
00:55qui ont été menacés physiquement avec des instructions étranges.
00:58Inversement, il y en a qui ont été renvoyés chez eux, alors qu'on avait besoin d'eux.
01:02La doctrine qui a été employée ce week-end, les effectifs mis sur le terrain,
01:05les instructions données, ça n'avait ni queue ni tête.
01:07Vous savez quoi ?
01:08Mais est-ce que vous comprenez que, d'un parti qui est le vôtre, qui prône l'ordre,
01:12on puisse être surpris que l'état d'urgence ne fasse pas partie,
01:16en tout cas des priorités que vous demandiez aujourd'hui ?
01:19Oui, justement, c'est très intéressant.
01:21Qui permettent d'avoir notamment, je me permets de vous interrompre,
01:23des perquisitions administratives, des visites domiciliaires,
01:27c'est le jargon policier, mais notamment pour aller perquisitionner aujourd'hui
01:31des individus qui ont pillé des magasins, ça permettrait justement cette facilité-là,
01:35et puis aussi d'interdire tout simplement, purement, des rassemblements,
01:39notamment en vue du week-end prochain.
01:41Vous avez raison, mais si on utilise ça dès maintenant, c'est quoi l'étape d'après ?
01:44Il n'y a plus rien.
01:45Donc en fait, en allant...
01:46C'est trop tôt.
01:47Mais ce n'est pas que c'est trop tôt, c'est qu'en fait, d'autres méthodes n'ont
01:49pas été utilisées.

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