00:00...arrivés contre nous de la tyrannie, les pandas sanglantes élevées, les pandas sanglantes élevées...
00:13Hier, et c'est tout avant hier, je pense que, comme nous, vous avez été bouleversés de voir le camp
00:25à mille sur le toit
00:29de la mairie de Limoges, s'effondre. Et je suis sûr que je ne suis pas le seul à avoir
00:36pensé à notre âme.
00:40Pourquoi ? Parce que les mairies, ce n'est pas un mot, c'est la maison de tout le monde.
00:48Je ne suis pas chez moi, ici.
00:52Ici, tous les littérans sont chez eux. Chez toi, tous les habitants de ton bilan sont chez eux à l
01:00'intérieur.
01:01Et quand on met le feu, quand on met le feu à cette maison commune, on brûle un vrai symbole.
01:11Je fais attention à ce que je vous dis parce que ces phrases sont tellement creuses de temps en temps.
01:17Mais il me semble que, ce week-end, on a malheureusement vécu quelque chose qu'on ne connaissait pas.
01:25Dieu merci. On ne connaissait pas la sauvagerie. On ne connaissait pas, à ce point, la barbarie.
01:34On ne connaissait pas, à ce point, l'envie d'en découdre avec ce qui nous une.
01:41Ici, vous êtes dans une salle, M. Texer, un livre de Béziers, on s'est parlé dans notre mairie,
01:47où les tableaux racontent l'histoire de cette vie, de cette vieille, de cette très vieille vie.
01:53Et cette histoire, elle nous est commune.
01:56Et il était important, nous semble-t-il, de tous nous retrouver.
02:01Pas pour parler de politique.
02:04Elle n'a pas lieu d'être tout de suite ici.
02:07Mais pour dire ce qu'on semble, on a envie de défendre.
02:12On a envie de défendre ensemble l'avenir de nos enfants.
02:17Personne ne leur conteste le droit de manifester, évidemment.
02:21Moi, comme d'autres, ici, on est allé discuter avec eux.
02:25Personne ne conteste le droit d'un certain nombre de travailleurs
02:31d'aller manifester, parce qu'ils ont des raisons de manifester.
02:35Ils l'ont fait dans le calme.
02:37Ici, à M. Texer, ils ont tout un temps de droit, dans le plus grand calme.
02:41Mais en même temps, personne, personne ne peut tolérer qu'on s'emprime,
02:48comme on l'a fait en France ce week-end, à plus de 1 500 commerces.
02:54Des gens qui ont consacré toute leur vie.
02:58Il y a des grands pauvres, mais il y a aussi plein de petits gens.
03:01Moi, je suis d'une famille de commerçants,
03:03où toute ta vie, tu l'as dans ton magasin.
03:07Où tu as acheté tout un tas de produits,
03:09parce qu'on arrive au veille de Noël,
03:13et où s'en prendre à ton magasin,
03:16c'est en prendre à ce qui fait ta vie comme ta maison.
03:22Personne ne peut accepter,
03:24et je suis sûr qu'on est tous d'accord là-dessus,
03:27personne ne peut accepter que des centaines de policiers,
03:32de gendarmes et de pompiers se fassent agresser.
03:37Mais personne ne peut accepter que des enfants
03:41soient victimes de gestes qui seront poursuivis,
03:46qui doivent être poursuivis quand les forces de l'homme
03:48ne font pas leur métier.
03:50Il me semblait, il me semble,
03:51avant de te donner la parole,
03:54juste de dire ça, de dire que peut-être
03:56qu'on pourrait trouver enfin une espèce d'équilibre,
04:01un moyen intelligent de vivre paisiblement entre nous.
04:07On n'est pas tous d'accord.
04:09Je vous remercie.
04:11On s'oppose.
04:14Quelle importance.
04:16Il faut faire attention aux mots.
04:19Donc, la police ne tue pas en France.
04:23Il arrive que les policiers,
04:25que les policiers,
04:27fassent des choses qu'ils ne doivent pas faire,
04:29il faut qu'ils soient condamnés.
04:30Mais non, la police ne tue pas.
04:35C'est pour le temps de le dire.