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  • il y a 5 minutes
3.000 commerces cassés ou pillés, près de 2.400 interpellations, et un président qui reconnaît des "défaillances d'anticipation et de renseignements". Après les émeutes de samedi, le renseignement et le dispositif policier sont mis en cause, et le Parlement s'apprête à enquêter.

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Transcription
00:00Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, qui sera justement l'invité d'Europe 1 dès 8h.
00:04Attention, horaire avancé de 10 minutes par rapport à votre horaire habituel.
00:08Parmi les questions, toujours sans réponse ce matin, la faillite du renseignement.
00:12Un brouillard qui ne s'est jamais dissipé, plus de 3000 commerces pillés ou dégradés,
00:16selon le ministre du Commerce, jusqu'à 30 000 pillards samedi dans les rues de Marseille,
00:20dit la préfecture. Jean-Baptiste Marty, il y a eu une nette sous-évaluation du risque.
00:25Oui, même si ces risques avaient été détectés, le renseignement était loin d'imaginer.
00:29La présence de dizaines de milliers de casseurs, et notamment des jeunes venus de banlieues,
00:33qui, voyant la situation dégénérer sur les réseaux sociaux, se sont greffés aux mobilisations au fil de la journée.
00:39Cette participation a été accentuée par le relais massif de vidéos d'exaction le samedi matin.
00:44Des influenceurs islamistes et des comptes pilotés par des puissances étrangères comme l'Iran ou l'Algérie
00:49ont massivement partagé ces vidéos sur les réseaux sociaux,
00:52ce qui a incité ces émeutiers à venir pillés par opportunisme.
00:55Pour Johan Maras, porte-parole du syndicat de Police Alliance,
00:58le renseignement territorial n'a aujourd'hui pas les moyens suffisants pour repérer ces menaces.
01:03Ça fait des années qu'on dénonce aussi bien sur le plan informatique,
01:06aussi bien les logiciels qui sont complètement asbines, qui ont 20 ans,
01:11et le parc informatique qui est exactement de la même manière.
01:15Résultat, le dispositif policier n'était pas suffisant.
01:18On était pourtant prêt à venir aider, souffle une policière en repos,
01:21mais très peu ont été rappelés.
01:23C'est honteux, lâche cette même fonctionnaire très remontée contre le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
01:28Jean-Baptiste Marty du service Polyjustice...
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