00:00Toi, t'as pas compris le vrai sujet de la colline au coquelicot.
00:02On est à Yokohama en 1963.
00:04Le Japon se reconstruit après la guerre et se modernise à une vitesse folle.
00:07Umi et Shun sont deux lycéens qui tombent amoureux.
00:09Mais leur histoire est rattrapée par quelque chose de beaucoup plus grand qu'eux.
00:12Les souvenirs d'une génération qui vient de sortir de la guerre.
00:14Parce que pendant tout le film, quelque chose est en train de disparaître.
00:17Le quartier latin, leur vieux bâtiment scolaire, doit être détruit pour laisser place à un Japon plus moderne.
00:21Et les élèves se battent pour la préserver.
00:23Ce bâtiment représente bien plus qu'un simple club, c'est un morceau de leur histoire.
00:26Et c'est là que le film devient intéressant.
00:28Goro Miyazaki oppose le progrès à la mémoire.
00:30Le Japon de 1963 veut regarder vers l'avenir.
00:33Les Jeux Olympiques arrivent, les villes se modernisent, les anciens bâtiments disparaissent.
00:36Mais le film pose une question.
00:38Est-ce qu'avancer signifie forcément tout détruire derrière soi ?
00:41C'est aussi pour ça que Shun refuse de simplement accepter la disparition du quartier latin.
00:45Quand il dit détruire l'ancien, c'est faire disparaître la mémoire du passé.
00:48Il ne parle pas seulement d'un bâtiment, il parle d'une génération entière.
00:51Et Umi aussi porte cette mémoire.
00:53Chaque matin, elle hisse les pavillons en souvenir de son père, qui est mort en mer.
00:56Elle ne cherche pas à vivre dans le passé, elle cherche à ne pas l'oublier.
00:59C'est probablement ça le vrai sujet de la colline au coquelicot.
01:01Comment construire l'avenir sans avoir honte de ce qu'on laisse derrière soi ?
01:05Parce qu'on peut changer le monde sans forcément effacer les traces de ceux qui étaient là avant nous.
01:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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