00:06Musique
00:14Aujourd'hui, moi j'envisage pas le soin autrement.
00:17Je crois que je pourrais pas travailler dans un lieu de soin
00:20où il n'y a pas à la fois ce regard médico-social
00:24mais aussi où on considère les personnes qu'on accompagne
00:28sur un même pied d'égalité que nous.
00:31Vous avez besoin d'aide pour qu'on remplisse les papiers ?
00:33Alors, si ça vous va, on appelle le 115 et après on s'occupe de ça.
00:37Ça vous va ?
00:38L'idée c'était de monter un centre de santé communautaire
00:42à Vainvelin, sur le quartier Cointibaud.
00:46Nous on considère que la problématique de santé
00:49elle évolue en fonction de la situation des personnes
00:53et donc comment on les accompagne de manière globale.
00:57C'est pour ça qu'on est plein de professionnels différents
01:00et qu'on travaille tous ensemble.
01:03J'étais vraiment étonnée d'être écoutée, d'être crue.
01:08Les médicaments, c'est aussi les groupes, les groupes de parole,
01:12le lien qu'on tisse avec les gens.
01:18Mais le 29 janvier, le ministère de la Santé nous a annoncé
01:2445% de nos financements remis en cause.
01:27Est-ce que les politiques ont vraiment envie que les personnes se soignent ?
01:30Parce que se soigner, être soigné, être bien dans sa tête, être bien dans son corps,
01:34c'est pouvoir réfléchir, pouvoir agir et on n'en veut pas.
01:38Quand je suis arrivée ici, moi j'étais en rupture de soins.
01:41Pendant de nombreuses années, je ne voyais plus personne.
01:43Voilà, je suis là pour défendre mon centre de santé, c'est très clair.
01:46On ne lâchera rien et c'est bien ça le projet de pouvoir advenir des santé communes un peu partout.