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00:00La suite de votre émission, il est temps d'interroger à présent les responsabilités, toutes les responsabilités politiques d'un
00:05tel fiasco, il faut bien dire le nom.
00:07Dans quelques instants, c'est la porte-parole du gouverneur Maude Bréjon qui va nous rejoindre.
00:11Mais d'abord, regardez, écoutez ce vif échange cet après-midi.
00:14Je vous le disais, l'Assemblée a un chaudron bouillant.
00:16C'est un échange entre le ministre de l'Intérieur et Emmanuel Bompard de la France Insoumise.
00:22J'ai comme ministre de l'Intérieur ma part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité.
00:27Mais vous avez la vôtre, vous avez la vôtre, dans le soutien que vous apportez à l'ultra-gauche, dans
00:32le soutien que vous apportez à l'extrême-gauche radicalisée,
00:35dont on sait très bien qu'ils mettent de l'huile sur le feu, qu'ils viennent faire dégénérer les
00:39cortèges et qu'ils viennent créer des incidents graves.
00:42Monsieur le ministre, vous avez perdu le contrôle, vous l'avez avoué.
00:46Cessez de vous défausser sur les autres et répondez aux revendications et vous démissionnez.
00:52Voilà pour l'un des échanges cet après-midi à l'Assemblée nationale.
00:56Bonsoir Maude Bréjon.
00:57Bonsoir.
00:57Merci d'être avec nous ce soir, votre porte-parole du gouvernement, dans un moment de gravité,
01:01où l'exécutif que vous représentez est sommé d'apporter des réponses qu'on va vous demander ce soir.
01:06Mais tout d'abord, pour que les choses soient claires, qui est en face de moi ce soir ?
01:10Est-ce que j'ai la porte-parole de l'exécutif qui va défendre l'action du gouvernement ?
01:14Ou est-ce que j'ai la porte-parole déjà d'un candidat, Édouard Philippe, qui a dit que le
01:19bateau France n'était plus piloté ?
01:20Vous avez évidemment la porte-parole du gouvernement, vous m'avez invité hier, c'est pour ça que je suis
01:25là aujourd'hui.
01:26Et l'urgence de la situation, rentrons dans le sujet tout de suite, c'est l'ordre public.
01:30Attendez, pardonnez-moi, on va rentrer.
01:31Mais vous êtes d'accord que vous soutenez un candidat qui a dit dans son poste, on va le voir,
01:35que notre pays a besoin d'être commandé, c'est-à-dire qu'il ne l'est plus ?
01:38Regardez ce qui se passe depuis quelques jours, regardez la gravité de la situation.
01:41Vous ne voulez pas me répondre sur ce sujet ?
01:42Regardez la gravité de la situation, ce n'est Mabrouk.
01:44Justement, on se dit Édouard Philippe, notre pays a besoin d'être commandé, il a raison ou tort ?
01:48Je suis là pour une chose, pour une chose, c'est vous expliquer l'action du gouvernement.
01:52Mais il a raison ou tort ?
01:53Vous expliquez, je termine, vous expliquez pourquoi l'ordre public et le retour à l'ordre public dans les jours
01:58à venir
01:58est notre absolue priorité, et vous témoignez, si tentez que ça puisse vous intéresser,
02:04en quoi les directives données, et par le Président de la République, et par le Premier ministre,
02:09sont des directives de grande fermeté.
02:12C'est important, mais est-ce que vous êtes d'accord avec le candidat pour vous soutenir ?
02:14On aura six mois, six mois, pour discuter de la campagne présidentielle.
02:19Il l'a dit dimanche soir après l'allocution du Président de la République.
02:22Quand je vois, pardonnez-moi, ce qui se passe dans le pays depuis samedi,
02:29quand j'entends ce que nous disent les Français, et ils ont raison de nous le dire,
02:32– Ils vous disent quoi ? – Ils vous disent que vous êtes des amateurs ?
02:35– Ils nous disent d'abord qu'ils ont peur, pour une partie d'entre eux, qu'ils ont peur,
02:40qu'ils ne comprennent pas, qu'ils attendent des réponses, et c'est légitime, et on va leur en donner.
02:45Et enfin, et je terminerai là-dessus, qu'ils ne veulent plus que ça se reproduise.
02:50Et donc là, on en vient à la question des couvre-feu,
02:52on en vient à la question de ce qui va se passer dans les prochains jours,
02:55et c'est de ça, c'est de ça dont j'aimerais qu'on parle.
02:57– Je voudrais vous poser une question très sincère,
03:00vous n'avez jamais pensé à présenter vos excuses, pas vous-même personnellement,
03:04à ces Français, à ces commerçants, vous ne voulez pas leur dire oui,
03:09l'État a failli, nos institutions ont failli, nous n'avons pas été au rendez-vous ?
03:12– Vous savez, moi je suis très lucide, le Premier ministre est très lucide,
03:17et les ministres concernés le sont tout autant.
03:19Il y a eu des défaillances évidentes, mais évidentes.
03:24Et moi, je ne sais pas dire aux Français, au regard des images qu'ils ont pu voir,
03:28au regard de ce qu'ils ont pu vivre directement pour certains,
03:31que tout a été parfaitement sous contrôle, ce n'est pas vrai.
03:35Pour autant, ce que je peux vous garantir, c'est que ce gouvernement,
03:39plus que peut-être beaucoup d'autres par le passé,
03:41fera la transparence absolue sur les défaillances, sur ce qui a manqué.
03:46– C'est pas à vous de la faire, c'est une commission d'enquête qui fera la transparence,
03:49Madame Maud Brégoire.
03:50– C'est en partie.
03:51– Vous ne pouvez pas être juge et partie.
03:52– Alors, c'est en partie une commission d'enquête à l'Assemblée nationale,
03:56parce que c'est la légitimité, évidemment, pleine et entière de l'Assemblée nationale,
04:00que de contrôler l'action du gouvernement, ça fait partie de ses missions.
04:04Mais, je le redis, nous, nous expliquerons,
04:07et nous ferons toute la transparence sur ce qui s'est passé,
04:09parce que ça ne peut plus se reproduire.
04:11– Mais est-ce que vous savez ce qui s'est passé ?
04:12– Dans un grand pays comme la France.
04:14– Il reste un grand pays, la France.
04:15– Dans un grand pays, bien sûr.
04:16– La France reste un grand pays.
04:17– Bien sûr que la France reste un grand pays.
04:18– Vous n'avez pas un sentiment, vraiment, je vais me faire voir les citoyennes.
04:20– Dans un grand pays comme la France, dans une grande démocratie.
04:24– Vous pensez qu'on est vu comme un grand pays ?
04:25– Les images, les images,
04:27mais moi je crois que la France est encore un grand pays, voyez-vous,
04:30les images qu'on a vues samedi et dimanche,
04:32les violences qu'on a vues samedi et dimanche sont inadmissibles.
04:35Et le fait qu'on puisse se poser la question
04:37de l'organisation d'une manifestation telle qu'on se la pose
04:42pour samedi prochain n'est pas normal.
04:44Et donc, notre rôle, c'est d'y répondre.
04:46– Maintenant, et ensuite, je vais vous laisser poser la prochaine question,
04:49mais je voudrais rappeler ce qui me semble être une banalité,
04:53mais ce qui nécessite d'être rappelé.
04:55Les premiers responsables, Sonia Mabrouk,
04:57ce ne sont pas les ministres du gouvernement,
05:00ce ne sont pas les responsables, pardonnez-moi, hiérarchiques, ici ou là.
05:04– Et moi, naïvement, qui pensais que le mot responsable politique
05:07avait responsable dans le mot.
05:08– Pardon, j'ai dit les premiers responsables.
05:11– Les premiers responsables, ce sont celles et ceux
05:14qui sont allés casser les commerces, piller les commerces,
05:17sans prendre aux forces de l'ordre, sans prendre aux pompiers,
05:19sans prendre aux gendarmes, qui s'en prennent au personnel
05:21de l'éducation nationale, depuis maintenant plusieurs semaines.
05:24Voilà, les premiers responsables, c'est la racaille
05:26qui est descendue dans la rue samedi,
05:29c'est les mouvements d'ultra-gauche organisés
05:32qui s'en sont pris à des lieux de rassemblement commun,
05:36à des mairies, à des offices du tourisme.
05:38C'est tous ceux qui, directement, ont fait le choix de ces actions-là.
05:43Ce sont eux les premiers responsables.
05:45Et ensuite, il y a des défaillances, et l'État doit rendre des comptes.
05:49Et il y a des mouvements politiques qui ont été directement
05:52ou indirectement impliqués, on en parlera.
05:54Mais les premiers responsables, ce sont les factieux et les racailles
05:57qui ont amené ce pays dans cette situation.
06:00– Vous utilisez le mot racaille ?
06:01– Oui, bien évidemment, enfin, on a vu les images,
06:05on sait à qui on a affaire.
06:07Il y a, d'un côté, ce type de population-là,
06:10il y a des délinquants.
06:12Et puis ensuite, il y a une planification de l'insurrection
06:17portée par des groupuscules d'extrême-gauche.
06:20Et là, je vous renvoie notamment aux premières arrestations
06:24concernant ce qui s'est passé à Limoges.
06:27On a changé de monde dans une forme de violence endémique
06:34qui touche aujourd'hui une partie de notre société.
06:37Vous savez, le président de la République, en 2023…
06:39– Ce n'est pas banal ce que vous dites depuis le début.
06:41Vous avez dit… Vous êtes porte-parole du gouvernement.
06:42– Oui.
06:43– Et vous avez dit que l'État doit rendre des comptes.
06:45Je ne l'ai pas entendu chez aucun autre ministre.
06:47– Mais l'État va rendre des comptes.
06:48L'État a commencé à rendre des comptes.
06:50L'État a rendu des comptes devant la représentation nationale.
06:53Aujourd'hui, Gérald Darmanin a lui-même dit que l'État avait en partie failli.
06:59– Oui, mais rendre des comptes.
07:00– Parce que c'est notre rôle.
07:03Pour qu'encore une fois, ça ne se reproduise pas,
07:06il faut en tout cas, je crois, faire preuve d'une grande lucidité.
07:10Et donc, la priorité, c'est le retour à l'ordre public.
07:14Et d'ailleurs, on voit quand même qu'avec les couvre-feux
07:17décidés et annoncés par le Premier ministre lundi,
07:21la situation s'améliore.
07:23C'est normal, ce sont des outils proportionnés,
07:25ce sont des outils efficaces.
07:27Et donc, ce sont des outils qu'on maintiendra autant que nécessaire.
07:30– Samedi 24, est-ce que ce soir,
07:32avec l'expression consacrée les yeux dans les yeux,
07:34vous pourriez dire, avec le dispositif de sécurité renforcé
07:37qui a été annoncé cet après-midi,
07:39que plus jamais, plus jamais, on ne vivra une telle humiliation
07:42qu'on a vécue le samedi 17 octobre ?
07:44– Je peux vous dire que la situation qu'on a connue samedi
07:47ne sera pas la situation que l'on connaîtra samedi prochain.
07:52parce qu'on tire les enseignements de ce qui s'est passé,
07:55parce qu'on tire les enseignements dont la manière dont cette violence a muté,
07:59dont l'organisation de cette violence a muté,
08:01et parce que des moyens bien plus importants seront déployés
08:05pour protéger les biens et les personnes.
08:07C'est encore une fois la priorité absolue du Premier ministre.
08:12Il y aura ensuite d'autres questions sur des revendications
08:15qui peuvent être légitimes, mais d'abord, retour à l'ordre.
08:20– Renfort sécuritaire, on a vu BRI, GIGN, Sentinelle,
08:24les renforts évidemment des forces de l'ordre.
08:27Bon, il y a une question tellement évidente que vous avez dû vous la poser.
08:31Pourquoi cela n'a pas été fait avant, samedi dernier ?
08:34Ça fera partie des réponses, de toutes les réponses.
08:36– Mais vous-même, en tant que citoyenne, vous vous posez la question ?
08:38– Ça fera partie de toutes, bien sûr.
08:39Ça fera partie de toutes les réponses qui devront être apportées.
08:42Il y a de toute évidence un problème de renseignement,
08:45donc d'anticipation.
08:46– De renseignement, pas de nos renseignements ?
08:49– De renseignement et d'anticipation.
08:52– Comment vous expliquez qu'un pays ?
08:53– Sur le nombre de manifestants attendus,
08:55sur la violence au sein de ces manifestants,
08:58d'une part minoritaire évidemment.
09:00– Vous n'êtes pas en train de vous défausser sur les renseignements français ?
09:02– Pas du tout, ça fait partie des services de l'État.
09:05Il s'agit de se défausser sur personne.
09:08D'ailleurs, vous savez, si le ministre de l'Intérieur
09:12avait voulu se défausser sur qui que ce soit,
09:14il n'aurait pas lui-même présenté sa démission au président de la République.
09:17– Ça a été refusé.
09:18Parfois, ça peut être un peu orchestré, non ?
09:20– C'est un acte courageux.
09:21C'est un acte courageux,
09:24qui précisément consiste à prendre la responsabilité des choses.
09:27Maintenant, je crois qu'il faut regarder de l'avant,
09:29il faut aller de l'avant.
09:31Et donc la question, c'est comment est-ce qu'on rétablit l'ordre ?
09:33– Bien.
09:33– C'est comment est-ce qu'on accompagne,
09:34on en parlera peut-être,
09:35mais les commerçants qui ont été durement impactés…
09:37– Priorité, rétablir l'ordre.
09:38Alors, mot de Bréjon.
09:39Donc, samedi, un dispositif de sécurité renforcée.
09:42Est-ce que clairement, le gouvernement dit,
09:44d'ailleurs aux policiers,
09:45il faut utiliser la force légitime
09:47pour ne pas avoir le même chaos ?
09:49Est-ce que cette fois, les ordres, les consignes sont claires ?
09:52– Les policiers, pardonnez-moi,
09:55ont évidemment la responsabilité de la force légitime.
10:01– Vous avez l'impression qu'ils l'ont utilisé samedi ?
10:03– Ça fait partie de leur mission.
10:04Je pense que les policiers, samedi, ont fait de leur mieux.
10:07On fait de leur mieux face à des bandes organisées extrêmement violentes
10:15avec des moyens en nombre de policiers déployés
10:19qui, de toute évidence, étaient insuffisants.
10:23Mais les policiers ont fait évidemment de leur mieux
10:26et je les salue parce qu'ils font un travail remarquable
10:28dans des conditions extrêmement difficiles.
10:31Extrêmement difficiles et pas depuis le week-end dernier.
10:34– Et le président de la République,
10:35est-ce qu'il a eu un mot…
10:36– Depuis quelques semaines, en réalité.
10:38– Est-ce qu'il a eu un mot pour ces policiers,
10:40mis à part sa prise de parole dimanche ?
10:42Vous nous aviez ici contesté les feux qu'il aurait dit
10:45que les policiers seraient en manque d'empathie ?
10:48– Je vous avais dit que jamais je ne l'avais entendu.
10:51– Donc il a pu le dire, mais vous, vous ne l'avez pas entendu.
10:52– Entendu le dire.
10:53Et je l'ai en revanche parfaitement entendu dimanche soir
10:56apporter son soutien plein et entier aux forces de l'ordre
11:00comme je crois une large majorité de Français.
11:02– Est-ce qu'il faut se poser la question aussi, Maude Bréjean,
11:04de l'interdiction de certains rassemblements clairement samedi ?
11:07Est-ce que si des rassemblements, comme l'a dit d'ailleurs
11:09Laurent Nunez dans une adresse au préfet,
11:12des rassemblements qui ne sont pas déclarés,
11:13des rassemblements qui seraient à l'origine,
11:15enfin, comment dire, dont des personnes douteuses,
11:18c'est ce qu'a dit le ministre de l'Intérieur,
11:20seraient à l'origine, il faut leur dire, impossible ?
11:22– Il faut respecter ce qu'est l'état du droit
11:24et l'état du droit permet à l'état, au préfet notamment,
11:29d'interdire des rassemblements, des manifestations
11:31lorsqu'ils constituent un risque de trouble à l'ordre public.
11:36Sur ce, les organisateurs ont évidemment le droit
11:38de faire appel devant le tribunal administratif de la décision.
11:41Tout ça est légitime, ça participe de l'état de droit.
11:45Mais encore une fois, notre responsabilité,
11:47dans une grande démocratie comme la France,
11:49c'est de permettre aux manifestants,
11:52parce qu'il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac,
11:54de permettre aux manifestants qui veulent le faire pacifiquement,
11:56parce qu'ils ont des choses à dire,
11:58qu'on soit d'accord ou qu'on ne soit pas d'accord,
11:59de le faire dans un cadre sécurisé.
12:02– Et pendant ce temps, Emmanuel Macron est en tournée,
12:05notamment à Bahreïne, alors pour, comment dire,
12:08faire pression, en tout cas agir sur les carburants,
12:11on va en parler, vous êtes ministre en charge justement de l'énergie,
12:15mais il se déplace sur la scène internationale
12:17parce qu'il ne peut plus se déployer en France ?
12:19– Il se déplace sur la scène internationale
12:21parce que ce qu'il fait à l'international dans le Golfe
12:24impacte la vie des Français jusqu'au prix à la pompe.
12:27On parle, et c'est tout à fait légitime,
12:29beaucoup sur vos antennes, quasi exclusivement,
12:32des violences qu'on connaît depuis plusieurs jours,
12:35mais le prix du diesel, le prix du sans-plomb 95,
12:39dans l'ensemble des 10 000 stations-services de France
12:41est toujours extrêmement haut.
12:42– Il y a des priorités, madame la porte-parole.
12:44– Extrêmement haut.
12:45– Comment un président peut-il quitter son pays
12:47après de telles scènes ?
12:49Est-ce qu'un président ne devrait pas être au chevet de la France
12:51et au chevet même des policiers blessés en nombre ?
12:53– Je crois que le président de la République,
12:54d'abord, s'est exprimé clairement dimanche soir.
12:57– On n'a pas été le cas de celui que vous soutenez.
12:59– C'est ensuite de la responsabilité du Premier ministre,
13:02du ministre de l'Intérieur, du ministre de la Justice.
13:04On parlerait peut-être aussi de judiciarisation
13:06de ce qui s'est passé après.
13:08– Maude Bréjon, je vais être un peu caricaturale, à peine.
13:10Je vais rappeler les faits.
13:11– Si pour vous, Sonia Mabrouk…
13:12– Avant le samedi, le concert de Céline Dion,
13:15après la locution, on se déplace hors de France.
13:18– Si pour vous, Sonia Mabrouk,
13:20il est tout à fait normal de payer le litre de gazole,
13:232,30 euros ou 2,40 euros,
13:25et que vous estimez qu'au fond, tout ça est secondaire,
13:28j'entends…
13:29– C'est ironique de dire cela pour un gouvernement
13:32qui pendant une semaine a laissé faire
13:33avant d'apporter une première réponse.
13:35– Ce que je vous dis, c'est que pour beaucoup de Français,
13:39le prix à la pompe, des pleins d'essence qui sont très chers,
13:42la difficulté de faire même le plein
13:44pour aller emmener les enfants à l'école,
13:46pour aller au travail, ça reste une priorité.
13:48– C'est illégitime comme question de dire
13:50qu'un président aurait pu être au chevet des policiers blessés,
13:54ou aller à Limoges voir le beffroi effondré,
13:57ou aller à Marseille, je ne sais pas.
13:59– Ce n'est pas illégitime.
14:00Mais c'est un déplacement qui était prévu.
14:02Et c'est un déplacement qui doit permettre
14:03de sécuriser des volumes de carburant
14:05de telle sorte que les Français paient moins cher
14:07leur plein d'essence.
14:09Alors, c'est peut-être moins l'actu chaude,
14:12je l'entends complètement.
14:13Et chacun est libre d'émettre les critiques qu'il veut.
14:16Mais c'est le quotidien des gens.
14:18Et il n'empêche qu'en France,
14:21on a un président qui gère les sujets internationaux,
14:24et c'est le cas ici.
14:25Et un gouvernement, un Premier ministre,
14:27un ministre de l'Intérieur, un ministre de la Justice,
14:30une porte-parole du gouvernement
14:30que vous avez eu la gentillesse d'inviter ce soir,
14:33qui ont en charge, encore une fois,
14:38le gouvernement de ce pays.
14:39– En tout cas, il a posé une question
14:40qui peut être légitime, le président, dimanche.
14:43Il a dit, comment expliquer que des Français
14:44s'en prennent à la France ?
14:46Mais est-ce que poser une telle question
14:47s'en pose d'autres questions ?
14:50Est-ce que vous estimez, Maude Bréjean,
14:51que ce qui s'est passé samedi,
14:53au-delà de la crise du maintien de l'ordre,
14:55ce sont des décennies, au-delà de vous,
14:57au-delà d'Emmanuel Macron,
14:58de faillites sur un plan autoritaire,
15:01sur l'ordre de manière générale ?
15:03– Oui, mais, d'abord, moi, je ne suis jamais de ceux
15:07qui tombent dans l'excuse sociale ou sociétale.
15:11Je pense encore une fois, je crois en la responsabilité individuelle.
15:14Je crois en la responsabilité individuelle,
15:17toutes celles et ceux qu'on a vus dans la rue depuis samedi.
15:20Et donc, je refuse d'essayer de trouver des excuses,
15:25ici ou là, qui pourraient donner le sentiment
15:30qu'au fond, la faute est un peu ailleurs.
15:33– Ah non, moi, c'était la faute des politiques
15:36qui ont été menées depuis des décennies, en réalité.
15:38Certains, ici, droite et RN, pointent, par exemple,
15:40la faillite de la politique migratoire.
15:42C'est le cas ?
15:43– Écoutez, d'abord, moi, je me considère comme une femme de droite
15:47et je considère qu'il y a évidemment des causes
15:52qui, encore une fois, n'excusent rien,
15:55qui touchent à la question de la responsabilité individuelle,
15:57qui touchent à la question de l'éducation,
15:59à la question de la responsabilité parentale.
16:01Quand bien même, ce n'était pas uniquement des mineurs,
16:04mais enfin, à 18, 19 ou 20 ans,
16:07on peut considérer qu'il y a encore une responsabilité parentale
16:09qui doit s'exercer ici ou là.
16:11Et ensuite, il y a probablement une question d'intégration,
16:14moi, que je ne nie absolument pas, absolument pas.
16:17– Mais je vous pose la question différemment.
16:18Est-ce que la France, selon vous, c'est oui ou non,
16:20a souffert pendant des décennies des meutes
16:22en partie liées à des politiques migratoires laxistes ?
16:25– En tout cas, il y a un enjeu d'intégration
16:29qui, de toute évidence, n'est pas rempli aujourd'hui.
16:32De toute évidence.
16:34Et ça ne résout pas, et ça ne répond pas à l'ensemble de la situation.
16:39Encore une fois, les jours à venir, on rétablit l'ordre.
16:42Et ensuite, toutes ces questions-là,
16:44toutes ces questions-là devront voir des réponses être apportées.
16:47C'est une évidence.
16:48Mais la priorité du gouvernement, c'est de rétablir l'ordre.
16:51Parce que c'est ce que les Français attendent.
16:52– Dans quelques instants, Mme Aude Préjot, nous aurons sur ce plateau
16:56une pharmacienne dont on a vu la souffrance
16:59beaucoup sur notre antenne, sur les réseaux sociaux.
17:02Elle a vu sa pharmacie dans le 10e arrondissement totalement vandalisée.
17:05Elle fait partie de toutes ces personnes, commerçants et autres,
17:08qui vraiment ont vu en quelques minutes
17:10tout le fruit de leur travail disparaître, comme ça.
17:14Au-delà d'ailleurs d'une aide,
17:17et je ne sais même pas le fond où nous préciserait les choses,
17:19qu'est-ce qu'on peut leur dire ?
17:21On sent véritablement qu'ils se sentent dépossédés,
17:25qu'ils ont été abandonnés.
17:26– Oui.
17:27Je crois que ce qui compte, c'est moins ce qu'on leur dit
17:29que ce qu'on leur doit.
17:30Ce qu'on leur doit, c'est le retour de la sécurité.
17:33C'est de permettre à cette dame,
17:35que je n'ai pas entendue sur vos plateaux,
17:37mais à cette dame de retourner travailler,
17:40de réouvrir sa boutique, sa pharmacie, en l'occurrence,
17:44dans les meilleures conditions de sécurité possibles.
17:48La première mission, c'est la protection des biens et des personnes.
17:52Et ensuite, bien sûr, il faut un accompagnement
17:54et un accompagnement financier,
17:56d'où les étalements de charges sociales et fiscales,
17:59d'où le fonds de soutien, bien sûr,
18:01qui viendra aider à la remise en ordre du magasin,
18:05de la pharmacie, en l'occurrence,
18:07à la reconstitution de stocks, si nécessaire.
18:09Vous savez, avec beaucoup de commerces,
18:11avec des stocks constitués pour Noël,
18:12c'est des moments importants pour nos commerçants.
18:14Et donc, bien sûr, on les aidera, on sera à leur côté.
18:16– Bien, pour conclure, est-ce que vous avez encore le pouvoir ?
18:20Est-ce que le pouvoir a encore le pouvoir ?
18:21Est-ce que vous estimez que vous allez pouvoir tenir 6 à 7 mois
18:24dans un tel contexte ?
18:25– J'en ai la conviction, oui, j'en ai la conviction,
18:29parce que c'est notre devoir.
18:30Et ensuite, il y aura des élections présidentielles.
18:32On avait commencé l'interview par ça.
18:33– Il m'en avait pas répondu, d'ailleurs.
18:35– Il y aura une campagne.
18:36– Edouard Philippe a raison de dire que le pays n'est pas commandé ?
18:38– Il y aura une campagne présidentielle,
18:40il y aura des débats, il y aura des débats,
18:42et c'est sain, Sonia Mbappé.
18:43– Mais vous soutenez toujours Edouard Philippe ?
18:45– Et je soutiens évidemment Edouard Philippe.
18:49Mais je considère que la priorité, c'est d'abord de rétablir l'ordre.
18:53– Merci en tous les cas d'avoir répondu présente ce soir.
18:56Merci Maude Bréjouin.
18:57Et justement, on va écouter cette pharmacienne.
19:01Je vous le disais, elle a tout perdu en quelques minutes.
19:03C'est la pharmacienne Odélia Sidbon.
19:05Elle a ému tout le monde.
19:08– J'ai pleuré, je ne fais que pleurer depuis trois jours.
19:12Je vois d'avoir bossé depuis presque six ans,
19:18presque 60, 70 heures semaine pour ça, détruire en trois minutes,
19:23c'est… Ah putain, je ne le souhaite à personne.
19:25– Merci d'être avec nous à la suite de votre émission.
19:30Et puis depuis le début de soirée, on vous précise
19:33les différentes informations relatives au couvre-feu
19:37dans différentes métropoles, communes, Paris, vous le savez.
19:40C'est très localisé au niveau du quartier de Place de la République
19:43et les environs.
19:45Les halles également, c'est jusqu'à 22 heures.
19:47Nous allons dans quelques instants aller à Marseille,
19:50dans la cité phocéenne, avec un couvre-feu localisé
19:53également jusqu'à 22 heures, vous le voyez.
19:55Lyon, c'est un couvre-feu dans une partie de la presqu'île
19:58pour tout le monde, de 21 heures à 6 heures à l'Arcanis.
20:01Il est concentré sur le public des mineurs.
20:04Nous sommes donc à Marseille avec vous, Boris Karlamov.
20:07Et très concrètement, pour qu'on explique les conséquences
20:12d'un couvre-feu, ce sont tout simplement des forces de l'ordre
20:14en nombre là encore, en renfort,
20:16qui doivent soit contrôler les identités,
20:20soit tout simplement dire qu'il faut partir.
20:23Oui, absolument, Sonia, c'est cela.
20:25Couvre-feu dans moins de 2 heures, ici, dans la cité phocéenne.
20:28Un couvre-feu à destination des mineurs.
20:31Ce sera donc à partir de 22 heures jusqu'à 5 heures du matin
20:34et ce, jusqu'à la nuit, de vendredi à samedi.
20:38Sur le terrain, il y a 7 zones commerciales, ici, à Marseille,
20:41qui sont concernées, notamment le centre-bourg,
20:44soit encore ici, à proximité du centre commercial
20:46des terrasses du port, où dimanche soir,
20:47il y a eu encore des actes de vandalisme.
20:49Et vous le voyez sur les images de Victor Labbé,
20:51il y a déjà des gendarmes qui sont positionnés
20:54à proximité de ce centre commercial qui a été pillé
20:57et vandalisé.
20:58Des gendarmes qui vont devoir donc faire respecter
21:00ce couvre-feu ce soir.
21:037 zones commerciales et certains secteurs,
21:06également, de l'hypercentre de Marseille,
21:07notamment le cas des rues aux alentours,
21:10donc, du Vieux-Port.
21:12Alors, au total, dans ce département d'Ibou-Juronne,
21:14ce sont 4 communes qui sont concernées
21:16par cet arrêté préfectoral.
21:19Aubagne, Cabriès, Lépènes-Mirabeau et donc Marseille,
21:23des forces de l'ordre qui seront donc mobilisées
21:25pour veiller au respect de cette mesure qui concerne,
21:28on va le rappeler, uniquement les mineurs,
21:31dont la violation constitue une infraction pénale.
21:34Si on est amené à violer ce couvre-feu,
21:36si on est un mineur, voilà ce que nous indique
21:38la préfecture de police des Bouges-du-Rhône.
21:41Ici, à Marseille, lors des affrontements
21:43de samedi dernier, il y a eu 101 personnes
21:46qui ont été interpellées, dont quasiment 30% de mineurs.
21:50De son côté, la mairie de Marseille,
21:53par la voix de Benoît Payan, a réagi
21:55de manière très laconique à l'instauration
21:57de ce couvre-feu.
21:58Benoît Payan qui dit sur le réseau social X
22:02prendre acte de cette décision.
22:05Donc, début de ce couvre-feu
22:06dans la deuxième ville de France à destination des mineurs
22:09dans moins de 2 heures.
22:11Ça va commencer à 22 heures
22:12et ça va donc jusqu'à 5 heures du matin
22:14pour cette première nuit.
22:16Et des forces de l'ordre qui sont mobilisées
22:18une nouvelle fois ce soir ici
22:19dans le deuxième arrondissement de Marseille
22:21à proximité d'un centre commercial
22:23qui a été la cible de pilleurs et de casseurs
22:26tout au long du week-end.
22:28Merci beaucoup, merci Boris
22:29pour toutes ces informations.
22:32Marseille, Paris, Lille, Denain, Nice
22:35également, tous ces couvre-feu
22:37qui pourront être prolongés.
22:39En tous les cas, c'est semble-t-il
22:40le souhait du gouvernement
22:42sur cette situation
22:43et sur notre image à l'international.
22:46Notre invité, Thierry Breton, bonsoir.
22:48Bonsoir.
22:49Bienvenue, merci d'être avec nous.
22:50Ancien commissaire européen,
22:52ancien ministre et auteur du livre
22:53les dix renoncements
22:55qui ont fait la France.
22:56Un titre qui entre en résonance
22:58avec ce que l'on vit.
23:00Avant d'évoquer notre image
23:01à l'international, Thierry Breton,
23:03comment vous réagissez ?
23:05Nous avions là, il y a quelques instants,
23:06une commerçante
23:07qui a dit son désespoir.
23:09Son désespoir de voir le fruit de son travail
23:11partir en quelques minutes.
23:12Quand vous, vous avez vu cela,
23:14ce samedi de chaos, de désolation,
23:15qu'est-ce que vous avez ressenti ?
23:18Je l'ai dit à ce moment-là,
23:19comme beaucoup d'entre nous,
23:20madame Habouk.
23:21D'abord, un ressenti très fort
23:23pour toutes celles et tous ceux
23:24qui ont, comme cette dame,
23:27cette pharmacienne,
23:28à laquelle vous venez de faire allusion,
23:30tout perdu,
23:31en l'espace de quelques minutes,
23:34complètement saccagé.
23:36C'est une vie de travail.
23:38Donc évidemment,
23:39on est tous choqués,
23:41très choqués.
23:43Un sentiment de honte aussi, un peu.
23:45Parce que c'est notre pays.
23:48Et je vais vous le dire aussi,
23:50je sais qu'en ce moment,
23:51on est en train d'essayer de chercher
23:52les responsabilités.
23:53Un sentiment aussi d'immense gratitude
23:56pour nos forces de police
23:57et nos forces de gendarmerie,
23:59qui étaient en première ligne,
24:01qui visiblement n'ont pas été aiguillonnées
24:03là où il fallait,
24:04parce que beaucoup se passent désormais
24:06sur les réseaux sociaux
24:07et en temps réel,
24:08et on aura peut-être l'occasion
24:10d'en reparler,
24:10parce que c'est ça aussi,
24:12ce qui se passe.
24:14Et puis je voudrais dire aussi
24:15que ça a une résonance
24:16toute particulière
24:17pour nous,
24:18Français,
24:20et on va s'en souvenir,
24:21et il y aura sans doute
24:22un avant et un après,
24:23quels que soient du reste
24:24les évolutions,
24:25on souhaite qu'elles ne connaissent pas
24:26les...
24:26Oui, il ne faut pas qu'il y ait
24:27un après qui se ressemble
24:28à l'avant.
24:29les aspects dramatiques
24:30que nous avons connus.
24:32Mais, bien sûr,
24:33on est à six mois
24:34d'un choix dont j'estime
24:36qu'il est le plus important,
24:37peut-être même existentiel,
24:38pour le destin du pays.
24:39Pour le destin de notre pays.
24:41Donc évidemment,
24:42tout ce qui précède,
24:43tout ce qui précède,
24:44va marquer
24:45notre mémoire collective.
24:47Et vous faisiez allusion
24:49à l'instant
24:49de la façon
24:50dont nous sommes perçus
24:52à l'étranger.
24:53Bien sûr,
24:54à l'étranger,
24:55toutes celles
24:56ou tous ceux
24:56qui nous regardent,
24:57en premier,
24:58du reste,
24:58les marchés financiers.
24:59On va en parler.
25:00On va en parler.
25:01Évidemment,
25:01on regarde ce qui se passe.
25:05Certains ricanent.
25:06Oui,
25:07d'autres se frottent les mains.
25:08D'autres se frottent les mains.
25:09D'autres compatissent.
25:11Ce n'est pas ça
25:12l'image que nous souhaitons
25:13pour notre pays.
25:14Mais il y a une réaction.
25:15Une réaction
25:15qui a déclenché
25:17un tsunami
25:18justement
25:18d'autres réactions.
25:20C'est celle
25:20du président américain.
25:22Peut-être fait-il partie
25:23du camp
25:23de celui
25:24qui se frotte les mains.
25:25Écoutons Donald Trump
25:26et dites-nous
25:27qu'est-ce que vous en pensez.
25:28Est-ce que, d'abord,
25:30est-ce que c'est une forme
25:31d'ingérence
25:31et surtout
25:32est-ce que ce qu'il dit
25:32est vrai ?
25:36Écoutez,
25:36Emmanuel Macron
25:37est un ami.
25:38Je lui ai dit
25:38il y a longtemps
25:39tu fais une grosse erreur
25:40en France.
25:41Tu laisses entrer
25:42tout le monde,
25:43des gens du monde entier.
25:44Le monde entier arrive.
25:46Et vous savez,
25:47Paris va très bientôt
25:48devenir une ville musulmane.
25:49Et ce n'était pas
25:50ce qui était prévu.
25:52Ça fait probablement
25:53huit ou neuf ans
25:54que je le connais.
25:55Dès que je l'ai rencontré,
25:56je lui ai dit
25:56tu fais une grosse erreur.
25:58Nous avons fermé
25:59nos frontières.
25:59Lui, non.
26:00Il aurait dû fermer
26:01ses frontières
26:02il y a longtemps.
26:03Je lui avais dit
26:03de le faire.
26:06Pour Donald Trump,
26:07c'est la faute
26:08aux politiques migratoires
26:09de la France.
26:09Il a tort,
26:10Thierry Breton.
26:12Avec Donald Trump,
26:13on est, j'allais dire,
26:14jamais déçu.
26:15Et lorsqu'il commence
26:16par dire
26:17c'est un ami,
26:18généralement,
26:19il faut se méfier
26:19de ce qui va suivre.
26:21On est habitué désormais.
26:23Donc, je dirais que
26:26les remarques,
26:27conseils
26:27de Donald Trump
26:29c'est un langage
26:30que lui,
26:31évidemment.
26:32Mais ce qu'il dit
26:33figure déjà
26:34dans la doctrine américaine
26:36qui figure,
26:37elle,
26:38noir sur blanc,
26:39dans le document
26:39de sécurité nationale
26:40qui a été
26:42divulgué,
26:43émis
26:43le 5 décembre
26:442025.
26:45C'est le département
26:46d'État,
26:47c'est-à-dire le ministère
26:47des Affaires étrangères
26:48américain,
26:49qui a indiqué
26:50très précisément
26:50que pour l'intérêt
26:52des États-Unis
26:53d'Amérique,
26:53il fallait maintenant
26:54affaiblir
26:55au maximum
26:56l'ensemble des pays européens
26:57dont la France
26:58et en particulier
26:59les institutions européennes
27:01dans l'intérêt
27:02des États-Unis.
27:03C'est aussi ça
27:04ce que j'entends
27:04de la part
27:05de Donald Trump.
27:06Et sur le fond,
27:07que Donald Trump
27:08ne nous voyait pas
27:08du bien,
27:09c'est une chose,
27:09mais est-ce que
27:10l'examen de conscience
27:11qu'il semble
27:11appeler,
27:12ou en tous les cas
27:12qu'il évoque
27:13sur les politiques migratoires,
27:14est à côté de la plaque
27:15ou pertinent selon vous ?
27:17Vous avez vu Jérôme Fourquet,
27:19vous avez vu un certain nombre
27:19de spécialistes.
27:20Tous vous disent
27:21ce que je vais vous dire.
27:23C'est évidemment pas
27:24aussi simple que ça,
27:25bien entendu.
27:27Ce que l'on a vu,
27:28c'est une mixité
27:29évidemment
27:29d'éléments.
27:31On a vu effectivement
27:32des éléments incontrôlés,
27:34on a vu des éléments
27:35qui étaient extraordinairement
27:37politisés
27:37à l'ultra-gauche.
27:39On a vu des jeunes
27:40qui revendiquaient
27:42légitimement
27:42parce qu'ils sont préoccupés
27:44pour leur avenir
27:45parce que Parcoursup
27:46ça répond pas à leurs...
27:46Mais c'est pas ceux
27:47qu'on a vu casser
27:47ni piller.
27:48C'est pas ceux
27:48et vous avez bien raison.
27:50Et on a vu effectivement
27:51ces casseurs,
27:51on a vu des casseurs,
27:53des petits casseurs
27:54de banlieue,
27:55d'autres pas de banlieue.
27:56Donc je pense qu'évidemment...
27:58Est-ce qu'il faut commencer
27:59à interroger notre...
28:00Est-ce que pour vous
28:01certaines élites
28:02ont failli
28:03sur ce plan-là,
28:04Thierry Breton ?
28:04Ce qui est certain
28:05c'est qu'on a failli,
28:06on a failli collectivement
28:08à intégrer
28:09notre jeunesse
28:11globalement.
28:11C'est une réalité
28:12et vraiment
28:13je voudrais le dire
28:14avec mes mots
28:15parce que
28:15notre jeunesse
28:17elle est ce qu'elle est.
28:18Elle est aujourd'hui.
28:19Il faut vraiment aussi
28:20comprendre ça.
28:21Je vais vous donner
28:22un autre éclairage
28:23ce soir.
28:24Je suis parfaitement conscient
28:25de ce que vous dites
28:26et de ce que...
28:26On entend évidemment
28:28sur ce que vous avez en tête.
28:30C'est une question.
28:31Oui mais évidemment
28:32cette question
28:33elle est légitime
28:33à partir du moment
28:34où on voit effectivement
28:35ceux qui sont des casseurs
28:36bien souvent du reste
28:37à visage découvert.
28:40Mais vous savez
28:41cette jeunesse
28:41elle vit la moitié du temps
28:43et ce que je vais vous dire
28:44n'excuse rien
28:45mais il faut qu'on en tire
28:47les conséquences
28:48et on ne les a pas tirées.
28:49La moitié du temps
28:50dans les rues
28:51la moitié du temps
28:52sur les réseaux sociaux
28:53souvent du reste plus
28:54sur les réseaux sociaux
28:55et vous savez
28:55sur les réseaux sociaux
28:56ce n'est pas l'arbre
28:56qui cache la forêt des faillites
28:58non
28:58sur les réseaux sociaux
28:59on fait n'importe quoi
29:01ce qu'on veut
29:02je suis bien placé
29:03pour le savoir
29:03puisque je suis celui
29:05qui a organisé
29:06et régulé
29:07cet espace informationnel
29:08en notre nom à tous
29:09à la commission européenne
29:11c'est du reste
29:12ce qui me vaut
29:12d'être aujourd'hui
29:13interdit de séjour
29:13aux Etats-Unis
29:14parce que précisément
29:15on a voulu dire
29:16que je faisais ça
29:18contre les Etats-Unis
29:18non
29:18je faisais ça pour éviter
29:20précisément ce que l'on voit
29:21pardonnez-moi vous
29:22au gouvernement
29:22parce que c'est une proposition
29:24qui a été émise
29:25par exemple hier
29:25par le candidat Gabriel Attal
29:27qui était ici même
29:27à votre place
29:28lui il dit
29:28il faut temporairement
29:30même dans une démocratie
29:32comme la France
29:32couper certains réseaux
29:34peut-être un réseau social
29:36pour empêcher certains
29:37justement de se regrouper
29:38et de se...
29:39Madame Mabouk
29:39avant de couper
29:41parce qu'on a une zone
29:42de non-droit
29:43on n'arrive pas
29:44à y faire respecter l'ordre
29:45alors on l'interdit
29:46non
29:47on fait appliquer la loi
29:49et voyez-vous
29:49nous sommes
29:50la seule démocratie au monde
29:51la grande démocratie
29:52je parle de la démocratie européenne
29:53à avoir désormais une loi
29:55qui est très contraignante
29:56ça s'appelle le DSA
29:57je le dis pour les parents
29:59non mais
30:00c'est très sérieux
30:02c'est une loi
30:03qui a été votée
30:04par nos députés européens
30:05et par l'ensemble des Etats
30:07elle est très contraignante
30:08pour les plateformes
30:09comme celles
30:10par exemple
30:11qui ont véhiculé ces messages
30:12on a entendu parler de TikTok
30:14on a entendu parler de WhatsApp
30:15on a entendu parler de X
30:16toutes ces plateformes
30:17sont régulées
30:18elles ont des obligations
30:20précisément
30:20y compris dans des moments
30:21comme celui-ci
30:21ça n'a pas été appliqué
30:23et vous savez pourquoi
30:24ça n'a pas
30:24c'est important
30:24c'est aux plateformes
30:25elles-mêmes
30:26de régler
30:27ou de vérifier
30:29de suivre
30:29ceux qui donnent des rendez-vous
30:31pour s'attaquer aux policiers
30:31en grande partie
30:32oui mais
30:33si jamais elles ne le font pas
30:35et en particulier
30:36qu'elles ont des algorithmes
30:37qui vont pousser
30:38tel ou tel type de message
30:39d'appel
30:40d'appel
30:41d'appel
30:42à ce que l'on voit
30:43à la haine
30:43certains vont même pouvoir dire
30:45jusqu'à l'insurrection
30:46plus que la haine du reste
30:47quand on voit tout ça
30:48la haine est déjà évidemment
30:49très condamnable
30:50mais plus que ça
30:51quand on voit effectivement
30:52ce qui se passe
30:53alors la commission européenne
30:55a l'obligation d'intervenir
30:56tout de suite
30:58et ce que je dis
30:59et redis
31:00et ce n'est pas uniquement
31:01aujourd'hui que je le dis
31:02c'est que la commission européenne
31:03a reçu ce mandat
31:04elle doit l'appliquer tout de suite
31:05avec la plus grande fermeté
31:06tout existe
31:07madame Mabrouk
31:08encore faut-il
31:09et bien pourquoi voilà
31:10et bien vous voulez que je le dise
31:11vous voulez dire que même
31:12la commission européenne
31:13ne veut pas du bien à la France
31:14non
31:14la commission européenne
31:15aujourd'hui
31:15je le dis
31:17tarde trop
31:18à appliquer ses lois
31:19mais vous savez
31:20mais vous vous rendez compte
31:21monsieur Bouteau
31:21qu'on en est à demander
31:22à la commission européenne
31:23de régler ce qui se passe
31:24en partie dans notre pays
31:25madame Mabrouk
31:25l'espace informationnel
31:27frontière en Europe
31:28donc c'est vrai
31:29dans tous les états
31:29il s'est passé aussi
31:30des petites choses
31:31il me semble-t-il
31:32en Italie n'est-ce pas
31:33donc c'est partout
31:34il s'est passé des choses
31:35l'autre jour
31:37à Ceuta
31:38c'est partout
31:39donc vous appelez
31:40la commission européenne
31:41à faire respecter
31:42la loi madame
31:42parce que cette loi
31:44elle est là
31:44et si on ne l'a pas fait
31:45de respecter
31:45certains le disent
31:46je ne suis pas de la commission
31:47mais j'entends
31:48que c'est parce qu'on a peur
31:49de faire de la peine
31:50aux Etats-Unis
31:51et à monsieur Trump
31:52allons donc
31:53il faut maintenant du courage
31:55il faut maintenant du courage
31:56et pas réinventer la roue
31:58là on a déjà fait
31:59pendant 5 ans
32:00ce qu'il fallait faire
32:01et bien sûr
32:02ça ne va pas régler
32:03tous les problèmes
32:03je ne dis absolument pas ça
32:04mais je dis aussi
32:05que cette jeunesse
32:07qui vit
32:07qui vit
32:08maintenant
32:09dans cette zone
32:10de non-droit
32:10dans laquelle nous avons mis
32:11des règles
32:12alors il faut faire respecter
32:13la loi
32:13il y a cette zone
32:14dans les deux côtés
32:14monsieur Breton
32:16il y a cette zone
32:16de non-droit digital
32:17mais est-ce qu'il y a
32:18malheureusement
32:19aujourd'hui dans le cœur
32:19de nos métropoles
32:21des zones où
32:22on n'a pas pu se rendre
32:23nous-mêmes tous
32:24les citoyens
32:25j'allais dire
32:25vous avez parfaitement raison
32:26parce qu'il y a des casseurs
32:27des pays
32:28et merci de le repréciser
32:30parce qu'évidemment
32:31c'est pas où
32:32c'est et bien entendu
32:34parce que
32:34pourquoi la police
32:36n'a pas réussi
32:37aussi
32:38à aller
32:38là où ils étaient
32:39vous savez
32:39certains arrivaient
32:41on dit comme des volets de moineaux
32:42tout cagoulés
32:43de noir
32:45en l'espace d'une minute
32:46déjouant la police
32:47parce que tout se passait
32:48sur les réseaux madame
32:50et que précisément
32:51y compris en utilisant
32:52des outils d'intelligence artificielle
32:53ils ont réussi
32:54à déjouer
32:55la surveillance de la police
32:56et donc ça veut dire
32:57que nous aussi
32:58il faut qu'on occupe
32:59le territoire physique
33:00mais il faut qu'on occupe
33:02aussi le territoire numérique
33:03alors bien sûr
33:03le territoire physique
33:04vous avez raison
33:04c'est ce qui est le plus important
33:06pardonnez-moi
33:06quand des bâtiments
33:08des mairies
33:08ont été saccagés
33:10quand à Limoges
33:11le baie froid
33:11c'est un bâtiment
33:12qui date de 1876
33:14a été saccagé
33:15nous disons la même chose
33:16nous disons qu'on est
33:18dans une logique
33:19où il y a ce qui précède
33:20l'événement
33:20et puis ensuite
33:21il y a l'événement tragique
33:22et bien sûr
33:23on voit l'événement tragique
33:24mais il y a le média
33:25si je puis dire
33:25mais auparavant
33:27comment on extirpe des têtes
33:30cette haine
33:31ce tsunami
33:33et c'est là
33:34on en vient effectivement
33:35à ce que je disais tout à l'heure
33:36ce sentiment
33:37ce sentiment de honte
33:38mais pour lequel
33:39évidemment
33:39il faut avoir
33:40la plus grande
33:41fermeté
33:42et j'appelais tout à l'heure
33:43à la fermeté
33:44dans l'espace informationnel
33:45il faut une fermeté
33:46également
33:47peut-être encore plus
33:48encore plus dure
33:49vous avez écrit
33:49les 10 renoncements
33:50qui ont fait la France
33:52est-ce que ce sont
33:53ces renoncements
33:53ces faillites
33:54sur l'autorité
33:55certains disent
33:56sur la sécurité
33:57d'autres disent
33:57sur l'immigration
33:58qui ont conduit
33:59à une telle situation
33:59mais madame
34:00bien entendu
34:01qu'on est en situation
34:02de renoncement
34:03depuis maintenant
34:04des années
34:05et que tout a commencé
34:06par quoi ?
34:07tout a commencé
34:08par le fait
34:08que l'état
34:09n'a plus donné
34:10l'exemple
34:10dans ce qui est
34:11très important pour nous
34:13qui est peut-être
34:13un peu la mère
34:14de toutes les batailles
34:14dont va découler
34:16tout le reste
34:16les moyens pour la police
34:18les moyens pour les gendarmes
34:19les moyens pour l'école
34:20c'est-à-dire
34:21la maîtrise
34:21de nos finances publiques
34:22or un état
34:24qui ne tient plus
34:25depuis maintenant
34:26depuis maintenant 2009
34:27sa parole
34:28c'est un état
34:30évidemment
34:30qui ne donne pas
34:30l'exemple
34:31qu'il faudrait donner
34:32ça on va vraiment
34:33insister dessus
34:33parce que l'ordre
34:34dans les comptes
34:35l'ordre dans les têtes
34:36mais tout d'abord
34:37l'image
34:38vous voyagez beaucoup
34:39Thierry Breton
34:39regardez ce qui est fait
34:40aujourd'hui
34:41à l'étranger
34:42par l'intelligence
34:43artificielle
34:45et malheureusement
34:46ça rejoint ce que vous dites
34:48le sentiment de honte
34:49de honte
34:49c'est un clip
34:50en réalité
34:50qui tourne énormément
34:51sur les fameuses plateformes
34:53sur les réseaux sociaux
34:54regardez
34:55bonjour
34:56yes yes
34:57you are for the tour
34:58très bien
34:59welcome mes amis
34:59welcome to Paris City Tours
35:01today I show you
35:02the real Paris
35:02follow me
35:03allez allez
35:04vissez mes amis
35:05here
35:05Place de la Bastille
35:06very important
35:07for us in France
35:08and this column
35:09commemorates the revolution
35:10of 1830
35:11very important
35:11yes
35:12oh
35:12little bit to the left
35:13this way
35:14très good
35:14stay close
35:15bon bon
35:15we continue
35:16vite vite
35:16ah very good
35:17keep moving
35:17mes amis
35:18perfect
35:18oh
35:19small detour
35:20much better
35:20this side
35:21the fresh air
35:22voilà
35:23the famous
35:23moulin rouge
35:24and of course
35:25the Eiffel Tower
35:26and here
35:28voilà
35:28hung the Mona Lisa
35:32ah
35:33a little shower
35:34très refreshing
35:35no
35:35this neighbourhood
35:36is famous
35:36for its intellectual
35:37conversations
35:38very passionate
35:38people the French
35:40ah
35:41the croissant
35:42très French
35:42our newest recipe
35:44mes amis
35:45here
35:46very good
35:46for shopping
35:47très chic
35:48everybody
35:48talk
35:49vite vite
35:50très bien
35:50everybody
35:51le print
35:51bienvenue en France
35:52oui bienvenue
35:53sur les réseaux sociaux
35:54j'ai vu les mêmes types
35:55de vidéos
35:56faites aux Etats-Unis
35:58j'ai vu les mêmes types
35:59de vidéos faites aussi
36:00vous vous en souvenez
36:01à l'occasion de la guerre
36:02en Iran
36:02et des deux côtés
36:03ça c'est le monde
36:04précisément que je décrivais
36:05tout à l'heure
36:05j'y attaque l'importance
36:07qu'il faut y attacher
36:07mais pas plus
36:08en revanche
36:09en revanche
36:11mais Paris
36:12c'est la principale
36:12c'est une capitale touristique
36:13bien sûr
36:14alors vous avez raison
36:15parce que maintenant
36:15il faut voir aussi
36:16ce qu'on paye
36:17alors je voudrais le dire
36:18aussi à votre antenne
36:19ce soir
36:19qui paye
36:20pour tout ça
36:21nous tous
36:22nous tous
36:22c'est notre argent
36:23c'est notre argent
36:24qui va être utilisé désormais
36:26y compris par parenthèse
36:27pour essayer
36:28et je souhaite moi
36:29que l'Etat
36:30rembourse
36:31les assurances
36:32qui vont se retourner
36:33contre l'Etat
36:33c'est l'article L211
36:37annulé à 10
36:37du code de sécurité
36:39civile
36:40oui
36:40il y a une obligation
36:41effectivement
36:42lorsqu'il y a des manifestations
36:44lorsqu'il y a des incendies
36:45qui sont causés
36:46sur la voie publique
36:46et notamment à l'occasion
36:47de la manifestation
36:48il y a une obligation
36:50en tout cas une possibilité
36:51et il faut vraiment la saisir
36:53de la part des compagnies d'assurance
36:54de se retourner vers l'Etat
36:55mais si elles le font
36:56et elles vont le faire
36:57ça veut dire que derrière
36:58c'est nous qui payons
36:59c'est ce qui s'est passé
37:00après les émeutes
37:01après la mort de Noël
37:02bien sûr
37:02on les paye aussi
37:03et ça c'est encore une fois
37:05on les paye aussi
37:06parce qu'il y a des bâtiments publics
37:07qui ont été détruits
37:07l'Etat est en son propre assureur
37:09c'est donc nous
37:09qui allons payer
37:10le tourisme
37:11le tourisme
37:11on sait que la France
37:12c'est le pays
37:14qu'on visite le plus au monde
37:16alors évidemment
37:17là ça va peut-être
37:18freiner un tout petit peu
37:19on a malheureusement
37:21déjà vu ça par le passé
37:22là encore
37:23ça va faire
37:24évidemment un manque à gagner
37:25et puis le dernier point
37:27que je voudrais signaler
37:28c'est que comme on est regardé
37:30on est regardé
37:31par ceux qui nous prêtent
37:32aujourd'hui
37:33mais justement
37:33est-ce que la France
37:34est à un point de bascule
37:35on est dépendant
37:35de nos créanciers
37:36qui ne sont pas français
37:37alors vous avez raison
37:3856% de nos créanciers
37:40sont aujourd'hui étrangers
37:41et qu'est-ce qu'ils se disent
37:41aujourd'hui monsieur Breton
37:42et qu'est-ce qu'ils disent
37:43que la France n'est pas gouvernée
37:44ils mettent aujourd'hui
37:45une prime de risque
37:46sur la France
37:47cette prime de risque
37:48ça s'appelle
37:48les taux d'intérêt
37:49les taux d'intérêt
37:50aujourd'hui
37:51que nous avons
37:51sur la dette française
37:52sont les plus élevés
37:53d'Europe
37:54on est aujourd'hui
37:55à 4,94
37:56on a un écart
37:57à peu près
37:57de 150 points de base
37:58avec l'Allemagne
37:59il y a 4 mois
38:01on était uniquement
38:01à 70 points de base
38:02je voudrais le dire aussi
38:03ce soir
38:0515 points de base
38:06que nous avons pris précisément
38:07à cause de ces manifestations
38:09à cause de ces destructions
38:11les taux d'intérêt
38:12ont monté
38:12ils ont monté
38:13pourquoi ?
38:13parce que le risque
38:14effectivement sur la France
38:15augmente
38:1515 points de base madame
38:17ça veut dire que l'année prochaine
38:18on va devoir payer
38:18500 millions d'euros de plus
38:20pour la dette
38:20et l'année d'après
38:21si jamais ça reste
38:22ce sera 1,5 milliard de plus
38:24mais s'il y a d'autres mobilisations
38:25si samedi
38:26il y a la même chose
38:28c'est combien ?
38:29c'est notre argent madame
38:29c'est notre argent
38:31c'est pas encore une fois
38:33l'argent qui va tomber du ciel
38:35l'Etat c'est notre argent
38:36ça veut dire que
38:37quand on additionne tout ça
38:38c'est pas des centaines de millions
38:40c'est plutôt des milliards
38:42déjà avec ce qui s'est passé
38:43je le dis bien entendu
38:45ça ne retire en rien
38:47l'assistance impérative
38:49qu'il faut donner
38:49à ceux qui ont été les victimes
38:51de ces exactions
38:52et je le redis
38:53le soutien absolu
38:55à nos forces de police
38:56j'entendais tout à l'heure
38:57sur votre plateau
38:57quelqu'un qui disait
38:58on n'est pas aimé
38:59etc
38:59je voudrais juste rectifier une chose
39:01Rocaïa Diallo
39:02qui a affirmé
39:03qu'elle n'aime pas la France
39:04telle qu'elle est aujourd'hui
39:05je voudrais juste dire une chose
39:06madame
39:07la planète
39:09elle est compliquée
39:10nous sommes 8 milliards et demi
39:11d'habitants
39:12nous avons une chance
39:14incroyable
39:15de vivre
39:16en France
39:18et en Europe
39:18quand on regarde
39:20effectivement
39:20la façon
39:21comparaison
39:22n'est pas raison
39:23mais un peu quand même
39:24la façon
39:25dont on gère
39:26ce type
39:28de
39:28maintien
39:29de l'ordre
39:3186%
39:32des pays
39:33de la planète
39:34ont
39:35des applications
39:37extraordinairement
39:37plus dures
39:38voire meurtrières
39:39des forces de police
39:40on a la chance
39:41de vivre nous
39:43c'est un petit milliard
39:44d'habitants
39:44mais vous comparez
39:45avec des pays
39:46qui ne sont pas des
39:47ça s'appelle la planète
39:48madame
39:48je compare avec
39:48les Etats-Unis
39:50je compare par rapport
39:51aux Etats-Unis
39:52là on pourrait le retourner
39:53à monsieur Trump
39:53c'est une catastrophe
39:55c'est notre pays
39:56c'est notre pays
39:57mais bien sûr
39:58c'est notre pays
39:59mais je voudrais juste
40:00dire
40:00ben oui mais vous voyez
40:02on peut dire aussi
40:03peut-être
40:04que nos forces de l'ordre
40:05sont aujourd'hui
40:07celles
40:07qui sont
40:08c'est pas parfait
40:09mais qui ne le dit pas
40:10alors Thierry Breton
40:10je le dis moi
40:11qui ne le dit pas
40:12là vous êtes en train
40:12de pointer la France insoumise
40:14je le dis précisément
40:15parce qu'il faut aussi
40:17reconnaître que
40:18et je voudrais le dire aussi
40:19que nous avons une chance
40:20formidable
40:21de vivre en France
40:22et quand on voit
40:22qu'on le saccage
40:23vous voulez dire qu'on a
40:23de la chance
40:24de vivre en France
40:25après être sorti
40:25d'un chaos
40:26de scène de désolation
40:28d'un fiasco
40:28c'est bien pour ça
40:30qu'il faut le rappeler
40:30pour que tous ceux
40:31qui cassent
40:33je le disais tout à l'heure
40:34il va falloir que l'Etat
40:35rembourse
40:36c'est l'Etat
40:37qui va devoir rembourser
40:38ce qu'on voit là à l'image
40:38à l'instant
40:39bien sûr que je suis moi
40:40pour que ce soit eux
40:41qui remboursent
40:42bien sûr qu'il va falloir
40:43créer sans doute un fonds
40:44et alors qui va abonder ce fonds
40:46les contribuables
40:47que nous sommes
40:48dont par parenthèse
40:49la totalité de l'impôt
40:50sert aujourd'hui
40:51à payer la dette
40:52ou alors ça veut dire
40:53que s'il n'y a plus l'argent
40:54c'est nos enfants
40:55ou alors c'est ceux
40:55qui ont cassé
40:56et bien oui
40:57je suis pour que
40:58vraiment
40:59on remette de la discipline
41:01et de l'ordre
41:01dans notre pays
41:02et dans les têtes
41:02et dans les têtes
41:04et qu'on voit ces
41:06il y a évidemment
41:06des casseurs professionnels
41:08il y a évidemment
41:09il faudrait un choc
41:10d'autorité
41:11Thierry Bourdon
41:12d'ailleurs comme pour
41:13la situation financière
41:14comme pour la situation
41:15sécuritaire
41:16comme choc d'autorité
41:17est-ce qu'aujourd'hui
41:18en parlant d'autorité
41:19est-ce que la parole
41:20de la France
41:20on va venir
41:21on oublie presque
41:22qu'il y a un budget
41:23qui doit être discuté
41:24vous allez parler
41:24de la règle d'or budgétaire
41:26qui est nécessaire
41:26est-ce que la parole
41:28de la France
41:28avec une telle situation
41:29est encore respectée ?
41:31Vous posez la question
41:32vous avez la réponse
41:33bien entendu que non
41:33bien entendu que non
41:35et bien sûr
41:37il faut être évidemment
41:39très prudent
41:40dans ce que l'on dit
41:41dans des moments comme cela
41:43et il faut d'abord
41:44régler évidemment
41:45la situation
41:46et faire en sorte
41:46que l'ordre public
41:47revienne
41:48et que ce qui s'est produit
41:49ne se reproduise plus
41:51mais derrière
41:51et je veux vraiment le dire
41:53puisque vous posez la question
41:54et vous
41:55finalement
41:55dans votre question
41:56vous avez les deux aspects
41:58tant que la France
41:59n'aura pas réappris
42:01à tenir sa parole
42:04sur ses comptes publics
42:05et bien ce sera
42:06extrêmement difficile
42:07de lui faire tenir
42:08la parole ailleurs
42:09et c'est la raison
42:10puisque vous m'avez tendu
42:10la perche
42:11que je la saisis
42:12pour laquelle
42:13j'ai proposé
42:14depuis plus d'un an et demi
42:15à tous les chefs de parti
42:18un mode de fonctionnement
42:20ensemble
42:21On va s'y arrêter
42:21la règle d'or budgétaire
42:23que vous voulez
42:23constitutionnaliser
42:24mais je vais vous montrer
42:26un échange
42:26aujourd'hui
42:28dans l'hémicycle
42:29et vous allez me dire
42:30si avec cette
42:31comment dire
42:32cette foire d'empoigne
42:33ce chaudron
42:34qui est devenu l'assemblée
42:35ce serait possible
42:36que les parlementaires
42:37le votent
42:37Avant de le montrer madame
42:38si jamais
42:40l'échange
42:41se fait entre
42:43un membre du gouvernement
42:44et un membre de LFI
42:45je tiens à dire
42:47que LFI
42:48ce sont par hasard
42:49les seuls
42:50qui n'ont pas voulu me voir
42:50peut-être ce sera
42:52un membre de LFI
42:52vous aurez la réponse
42:53à votre question
42:54mais on va le voir
42:54C'est un membre de LFI
42:56regardez
42:58Monsieur le Premier ministre
42:59vous êtes dangereux
43:00pour la démocratie
43:01vous ne gouvernez pas
43:03vous vous contentez
43:04de durer
43:05quand on n'a plus rien
43:06à dire au pays
43:07quand il ne vous reste
43:08que la répression
43:09c'est le signe
43:09qu'il faut partir
43:10Madame la Présidente
43:11je ne cherche pas
43:13je ne cherche pas
43:13à vous interdire
43:15personnellement
43:16je veux vous combattre
43:17politiquement
43:18dans les urnes
43:19dans le cadre
43:20d'un exercice démocratique
43:21comme je le fais
43:22à chaque fois
43:23avec vous
43:23je ne m'abrite pas
43:25derrière les services
43:26de l'Etat
43:26je vous réponds
43:27à chaque fois
43:28droit dans les yeux
43:29pour une simple
43:30et bonne raison
43:30c'est que nous n'avons pas peur
43:32vous ne nous faites pas peur
43:34Bon
43:35vous voyez
43:36on va parler ensuite
43:37d'une possibilité
43:38qu'une grande partie
43:40du Parlement
43:40puisse voter
43:41une règle budgétaire
43:42mais un mot
43:42si vous deviez caractériser
43:44la situation
43:44je ne vous ai pas posé
43:45la question
43:46vous dites émeute
43:47vous dites insurrection
43:48vous dites même
43:49comme certains
43:50j'ai entendu
43:51pré-guerre civile
43:52Non
43:53c'est certainement
43:55pas une guerre civile
43:58émeute
43:59il y a eu
43:59effectivement
44:00de façon sporadique
44:01mais enfin
44:02de façon très violente
44:03donc ces hordes
44:04qui se sont attaquées
44:05à des biens
44:06et à des personnes
44:07y compris à des bâtiments
44:08publics
44:08bien sûr
44:09est-ce qu'il faut mettre un mot
44:11les mots évidemment
44:12sont dans ces moments
44:13éruptifs
44:13généralement
44:14pour un diagnostic
44:15c'est mieux
44:16c'est une situation
44:16qui est une situation
44:18où la France
44:19dans ce domaine
44:20a perdu
44:21le contrôle
44:23dans l'espace
44:23territorial
44:24physique
44:25et dans l'espace
44:26informationnel
44:26et donc la France
44:27doit le retrouver
44:28très vite
44:28et est-ce que dans
44:29l'espace électoral
44:30est-ce que vous estimez
44:32que ce qu'on voit là
44:32c'est peut-être
44:33le troisième tour
44:35Thierry Vonton
44:35de l'élection présidentielle
44:37si Marine Le Pen
44:38gagne
44:38c'est un galop d'essai
44:39pour bien regarder
44:39ce qui va se passer
44:40lorsque l'on est
44:40un élu de la République
44:42ceinturé de son écharpe
44:43tricolore
44:44et que l'on dit
44:45que la violence
44:45est légitime
44:47trois petits points
44:48un blanc
44:50mais si on peut
44:51l'éviter
44:51c'est mieux
44:52on sait très bien
44:53ce qu'il fait
44:54il découpe
44:55parce que là encore
44:56il découpe
44:56la phrase en deux
44:57la première partie
44:58va partir sur les réseaux
45:00va être accélérée
45:01par les algorithmes
45:02et le message
45:03effectivement
45:03qui va être véhiculé
45:04c'est
45:04la violence est légitime
45:06la violence est légitime
45:07et la deuxième partie
45:08on l'oublie
45:09on connaît
45:09le mode opératoire
45:10pardon de le dire
45:11on n'est pas des naïfs
45:12le mode opératoire
45:14de LFI
45:14on le connaît
45:15on n'est pas des naïfs
45:17on connaît
45:18ce mode opératoire
45:19à partir du moment
45:20où madame
45:20on fait appel
45:21à effectivement
45:23la violence
45:23alors on se rapproche
45:25oui
45:25de l'insurrection
45:26donc on connaît
45:27ce mode opératoire
45:28la sixième république
45:29on connaît tout ça
45:30derrière on met
45:31des brassards blancs
45:33après avoir soufflé
45:33sur le feu
45:34enfin il faut
45:35voilà
45:35on a effectivement
45:36des tribun
45:37mais qu'est-ce qu'il faut alors
45:37il faut un combat
45:38dans les urnes
45:39et bien
45:40je vais
45:40encore une fois
45:41je vais vous dire
45:42puisque vous m'avez posé
45:43la question tout à l'heure
45:44ce que moi-même
45:45j'ai essayé de faire
45:47avec toutes celles
45:48et tous ceux
45:48qui partagent
45:49des valeurs républicaines
45:50quelles qu'elles soient
45:51donc
45:52j'ai vu tout le monde
45:54sauf à LFI
45:55je le dis
45:55le RN aussi
45:56bien entendu
45:57le RN aussi
45:57donc vous le mettez
45:58dans le champ républicain
45:58mais j'ai vu tout le monde
45:59il n'y a pas de question
45:59de champ républicain
46:00j'ai vu tous ceux
46:01qui voulaient me voir
46:02vous me dites
46:02certains veulent l'insurrection
46:03donc vous vous demandez
46:04dans le champ républicain
46:05j'ai vu tous ceux
46:05qui voulaient me voir
46:06et je leur ai expliqué
46:07mon point de vue
46:08mais que vous acceptez
46:08de voir aussi
46:09mais bien sûr
46:11j'ai vu même deux fois
46:12pour expliquer effectivement
46:13la règle d'or
46:14j'ai vu aussi
46:15bien entendu
46:15monsieur Retailleau
46:16deux fois également
46:17j'ai vu également
46:17monsieur Hollande
46:19j'ai vu également
46:21j'ai vu aussi
46:22monsieur Luxman
46:23je les ai tous vus
46:25et j'ai essayé
46:26on a eu des discussions
46:27en disant
46:28mais voilà
46:28la situation de la France
46:29est telle
46:29qu'il faut trouver
46:30un moyen de travailler ensemble
46:32et donc
46:32mettre finalement
46:33cette trajectoire
46:36constitutionnalisée
46:36pour éviter précisément
46:38ce que l'on vient de voir
46:38à l'Assemblée
46:39où on sait que finalement
46:40on ne pourra jamais
46:42faire aboutir
46:43un budget
46:44et je vais vous dire
46:45si on ne fait pas ça
46:46ni avant les élections
46:47ni je le crains après
46:49ben finalement
46:51je dirais
46:52à ma surprise positive
46:54tous m'ont dit
46:56qu'ils étaient prêts
46:57à y réfléchir
46:57il y a un absent
46:58oui il y a les filles
46:59non non non
46:59pas il y a un absent
47:00ben les français
47:02non mais attendez
47:02pardon
47:03on va voir
47:04non non
47:05il s'agit
47:05ce serait intéressant
47:06d'avoir leur avis
47:07il s'agit là
47:07encore une fois
47:08du Parlement
47:09qui doit travailler
47:09entre lui
47:10non non attendez madame
47:11je voudrais juste
47:11si vous permettez
47:12non mais ça peut être
47:12aussi soumis
47:13à référendum
47:13il faut les deux
47:14il faut d'une part
47:15effectivement c'est
47:16le Parlement
47:17qui va décider
47:18c'est le Parlement
47:19qui est légitime
47:20et c'est le seul
47:21qui est légitime
47:21il reçoit un mandat
47:22du peuple français
47:23pour travailler
47:24sur le budget
47:24et donc il va dire
47:25comment il travaille
47:27ça c'est lui
47:27qui décide
47:28et c'est pour ça
47:28que c'est effectivement
47:29la constitution a prévu
47:30dans sa sagesse
47:32d'avoir
47:32de convoquer le congrès
47:34pour que le Parlement
47:35décide entre lui
47:35comment il veut travailler
47:36faut-il encore avoir
47:37les 3 cinquièmes
47:38mais moi ce que je vous dis
47:39c'est qu'aujourd'hui
47:39on les a les 3 cinquièmes
47:40avec tout ce que j'ai vu
47:41donc avec l'ERN
47:41le bloc central
47:42jusqu'à la gauche
47:44dite de gouvernement
47:45aujourd'hui on les a
47:46et ensuite
47:47après l'élection
47:48à partir du moment
47:49que c'est adopté
47:49après l'élection
47:50que le peuple décide
47:51si on veut atterrir
47:52à moins 1%
47:54moins 2%
47:54moins 3%
47:55il faut l'interroger
47:55vous avez raison
47:56mais voyez vous
47:56si c'est ça
47:57la seule prérogative
47:59qui reste
47:59non vous pouvez
48:00est-ce qu'on ne peut pas
48:01demander tout simplement
48:01mais c'est énorme
48:02c'est énorme la prérogative
48:03c'est énorme cette prérogative
48:04pardon
48:04donc encore une fois
48:05la constitution prévoit
48:06qu'on peut le faire
48:08uniquement
48:09en passant par le Parlement
48:10moi je pense que c'est mieux
48:11de le faire avec les deux
48:12mais revenons
48:13à ce que ça voudrait dire
48:14ça voudrait dire
48:15que la France prendrait
48:16cette fois-ci l'engagement
48:17que quoi qu'il arrive
48:18elle va respecter une trajectoire
48:20et à ce moment-là
48:20on verra enfin
48:22la prime risque
48:23sur la France
48:24baisser
48:25or le premier budget
48:27de la nation madame
48:28ce sont les taux d'intérêt
48:30de la France
48:30ça sera 91,7 milliards d'euros
48:33l'année prochaine
48:33je pose une question
48:34il faut donc qu'on le gère
48:35il faut donc qu'on le gère
48:36si vous permettez
48:37je veux juste finir
48:38il faut donc qu'on le gère
48:39parce que c'est le premier budget
48:40de la nation
48:41il sera l'année d'après
48:42à 110 milliards
48:42et puis à la fin du quinquennat
48:44à 180 milliards
48:45si on ne fait rien
48:45on va le tournis
48:46avec ces milliards
48:46oui mais encore une fois
48:47c'est prévu
48:48donc c'est la raison
48:50pour laquelle
48:51il me semble que
48:51comme les allemands
48:52qui ont connu en 2009
48:54aussi
48:55une classe politique fragmentée
48:56bien que nous fassions
48:58ceci
48:58je tiens à dire également
48:59qu'il y a évidemment
49:00des clauses d'exception
49:01en cas de pandémie
49:02en cas de crise énergétique
49:04etc
49:04donc encore une fois
49:05ce que d'autres ont fait
49:07parce qu'ils avaient
49:08une classe politique éclatée
49:09et bien
49:10il n'y a aucune raison
49:11que la France
49:11ne soit pas capable
49:12de le faire
49:12et si on ne le fait pas
49:14alors je pense
49:15qu'on peut voir
49:16les taux d'intérêt
49:17continuer à augmenter
49:18parce que la prime de risque
49:19sur la France
49:20va augmenter
49:20c'est une situation
49:22en fait
49:23insurrectionnelle financière
49:23que l'on vit
49:24non
49:24là c'est des mots
49:25qui ne conduisent
49:25non mais il y a bien
49:26des prédateurs financiers
49:27qui sont en train
49:28de regarder la France
49:29en se disant
49:30non non
49:30ne mélangeons pas tout
49:31c'est pas de la politique
49:32c'est de l'économie madame
49:32et l'économie
49:34c'est malheureusement
49:35il y a des prédateurs
49:35ou pas qui regardent
49:36la France
49:37non ce ne sont pas
49:38des prédateurs madame
49:38ce sont des institutions
49:42financières
49:42qui aujourd'hui
49:43vous n'aimez pas
49:44que je les qualifie
49:44de prédateurs
49:45non non
49:45j'ai aucun problème
49:46avec rien vous savez
49:47mais sauf qu'il faut
49:48mettre les mots
49:49précisément
49:49pour ce qu'ils sont
49:50ça s'appelle plutôt
49:51en anglais
49:52des hedge funds
49:52ce sont des fonds
49:53qui vont jouer précisément
49:55sur la volatilité
49:56à partir du moment
49:57où il y a du risque
49:58et aujourd'hui malheureusement
49:59ils ne voient pas forcément
49:59du bien
50:00mais non mais c'est certain
50:01je vais tout à fait avec vous
50:02c'est certain
50:02et donc aujourd'hui
50:05aujourd'hui
50:06malheureusement
50:06compte tenu de la situation
50:07et qu'on n'arrive pas
50:08à placer maintenant
50:09notre dette
50:10uniquement dans des fonds
50:11qui sont des fonds
50:12très respectables
50:13parce que l'Allemagne
50:14les place
50:15et qu'elle prend aujourd'hui
50:16elle est beaucoup plus
50:17respectable que nous
50:17puisqu'elle est notée
50:18triple et nous
50:19on est uniquement à plus
50:20donc effectivement
50:21commence à rentrer
50:22parce qu'on en a besoin
50:23sur l'achat de la dette
50:25de la France
50:25des fonds qui sont
50:26des fonds spéculatifs
50:27c'est comme ça que ça s'appelle
50:28et qui vont jouer
50:29effectivement sur
50:30et qui vont jouer
50:31sur la France
50:32et donc nous sommes
50:34à risque
50:34et donc il faut commencer
50:36à régler le problème
50:37par nous-mêmes
50:38parce que je vais vous dire
50:39il n'y a que nous
51:04de la règle d'or budgétaire
51:05avant d'avoir un budget
51:06à l'équilibre
51:07est-ce qu'il ne faut pas
51:07que l'État régalien
51:09d'abord respecte
51:10la première mission
51:11de sécurité ?
51:11mais bien entendu
51:12et c'est pour ça
51:13qu'il faut qu'il se donne
51:14des règles désormais
51:15on n'est pas en train
51:15pour respecter
51:16alors le consentement
51:17à l'impôt
51:17madame
51:18l'impôt des français
51:19c'est à peu près
51:1990 milliards
51:20on lève aujourd'hui
51:231700 milliards
51:24donc on est un pays
51:25qui lève beaucoup d'argent
51:26on est un pays riche
51:28et c'est la raison
51:29pour laquelle je le dis
51:30parce que 1700 milliards
51:31c'est beaucoup d'argent
51:32la seule question
51:33c'est que cet argent
51:34n'est sans doute pas dépensé
51:36comme il le faudrait
51:36le consentement à l'impôt
51:38concerne évidemment
51:39ceux qui vont payer
51:40l'impôt sur le revenu
51:41c'est-à-dire
51:42pas une majorité
51:42des français
51:43et je rappelle
51:44que l'impôt sur le revenu
51:45madame
51:45c'est à peu près
51:4690 milliards
51:47et qu'on enlève
51:48et qu'on enlève
51:511720 milliards
51:52est-ce que les bookmakers
51:53ont intégré
51:54la victoire de Marine Le Pen
51:55bien entendu
51:56aujourd'hui c'est elle
51:57vous le dites directement
51:58bien entendu
51:58oui parce que je le regarde
51:59c'est très important
52:00vous savez pourquoi je le regarde
52:00parce que l'ensemble des marchés
52:02moi je suis très attentif
52:03au marché
52:04parce que c'est eux
52:05qui peuvent peut-être
52:06qui vont peut-être
52:08influencer l'élection
52:09ou influer sur l'élection
52:10comme ils ont influé
52:11en Grande-Bretagne
52:11avec madame Listreuse
52:12comme ils ont influé
52:13en Italie avec monsieur
52:14Mario Draghi
52:15il n'est pas du tout impossible
52:16que dans la situation
52:17où nous sommes
52:18effectivement
52:18les marchés
52:20décident qu'ils auront
52:21leur mot à dire
52:21c'est ça aussi
52:22la perte de souveraineté
52:23madame où nous sommes
52:24et donc effectivement
52:25qu'est-ce qu'ils regardent
52:25ils regardent des instituts
52:26ce qu'ils appellent
52:27les bookmakers
52:27comme Polymarket par exemple
52:29et effectivement
52:30madame Le Pen aujourd'hui
52:31est donnée
52:31ce sont des gens
52:32qui misent comme ça
52:34est donnée
52:35à plus de 50%
52:36plus de 50%
52:37comme étant
52:37c'est-à-dire
52:38un sur deux
52:38comme on dit
52:39en jargon de bookmaker
52:41comme étant
52:42potentiellement
52:42celle qui gagnera l'élection
52:44et les autres sont très en dessous
52:45vous êtes dans
52:46si vous étiez un bookmaker
52:47vous auriez parié sur elle
52:48non moi je ne marie pas
52:49mais accrochez-vous
52:50à votre chaise
52:50parce que là je vais vous poser
52:51une question
52:51vous allez me dire
52:52vous allez tomber de la chaise
52:53je lève les mains
52:53non parce que vous avez vu
52:54le rassemblement national deux fois
52:56donc pour la règle d'or budgétaire
52:58peut-être que Marine Le Pen
52:59aurait pu vous dire
53:00Thierry Breton
53:01nous n'avons pas partagé
53:02nous ne partageons pas
53:02certaines convictions
53:03mais vous pourriez être
53:04mon ministre de l'économie
53:05et des finances
53:06pour le bien de la France
53:07pour l'intérêt de la nation
53:09pour l'intérêt des comptes
53:10pour pas que la France
53:11subisse les prédateurs
53:11je vois sur tout de suite
53:12je suis extrêmement attentif
53:14d'abord j'ai été ministre
53:14des finances il y a 20 ans
53:16c'est pas pour recommencer
53:16on peut
53:17on dit jamais
53:18non c'est pas pour recommencer
53:19vraiment
53:19quand on dit jamais
53:20non mais vraiment
53:21mais je voudrais vraiment
53:22répondre très sérieusement
53:23à cette question
53:24je me suis bien gardé
53:25parce que j'essaie de créer
53:27quelque part
53:28une sorte
53:29sur cette question
53:30de discipline en commun
53:31d'unanimité
53:32non
53:33d'union sacrée
53:34pour que chacun
53:36pour que chacun puisse ensuite
53:37dans sa trajectoire
53:39proposer ce qu'il voudra
53:40donc je me garde bien
53:43de commenter
53:44les programmes
53:44des uns et des autres
53:45j'ai ma réflexion
53:46on voit du reste
53:47que c'est un peu
53:47le concours lépine
53:48et il y en a un qui te met
53:49125 milliards d'économie
53:50d'autres qui dit
53:50140 milliards tu es nul
53:51le troisième dit
53:52moi je mets 250 milliards
53:53je suis bien meilleur
53:54que tout le monde
53:55c'est pas comme ça
53:55que ça marchera
53:56on n'est plus
53:57madame
53:58dans une situation
53:59où on peut se permettre
54:00d'avoir des projets
54:02à 300 pages
54:03le président des Etats-Unis
54:04Donald Trump
54:05pour se faire rédire
54:06la deuxième fois
54:06son programme
54:07il faisait quatre mots
54:08make America great again
54:10c'est ça le monde
54:13dans lequel nous sommes
54:13aujourd'hui
54:14vous diriez
54:14make France great again
54:16on pourrait le reprendre
54:16non je voudrais
54:17que la France
54:18soit à nouveau
54:19un pays
54:20qui compte
54:21dans les deux sens du terme
54:23merci Thierry Breton
54:24merci pour cet entretien
54:26et quelle société
54:28on laisse à la jeunesse
54:29voici ce rendez-vous
54:30à noter
54:31pour ceux qui
54:33apprécient tout simplement
54:34le maire de Béziers
54:35peut-être que vous en faites partie
54:36Thierry Breton
54:36Robert Ménard
54:37bien sûr
54:38vous avez des échanges francs
54:40oui j'ai déjà débattu avec lui
54:42bien
54:42ça pourrait être l'occasion
54:44ici même
54:44sur ce plateau
54:45vous l'acceptez ?
54:45bien sûr
54:46allez on lui fait la proposition
54:47mais demain soir
54:47regardez il débat
54:48avec deux incarnations
54:50aujourd'hui de la jeunesse
54:51Louise Montangon
54:52et Mariusse Menil
54:53qui sont dans des positions
54:54très différentes
54:55par rapport aux lycéens
54:56à la vision de la France
54:56donc rendez-vous
54:57demain évidemment
54:58pour 100% en brogue
54:59merci encore
55:00merci à vous