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  • il y a 11 minutes
Jean-Luc Mélenchon a annoncé hier soir que La France insoumise participerait bien à la réunion organisée demain à Matignon par le Premier ministre Sébastien Lecornu, mais avec l'intention affichée de perturber les échanges. « On va y aller, on va te pourrir la réunion », a lancé le candidat insoumis à l'élection présidentielle devant ses sympathisants, adoptant un ton particulièrement offensif à l'égard du chef du gouvernement.

Cette rencontre a été décidée après les violentes manifestations du samedi 17 octobre, marquées par des affrontements avec les forces de l'ordre, des pillages et d'importantes dégradations dans plusieurs grandes villes françaises.

Dans un courrier adressé aux responsables des partis politiques, Sébastien Lecornu appelle à une condamnation sans ambiguïté des violences, estimant qu'aucune colère ni aucun désaccord politique ne peut justifier de tels actes.

Une démarche vivement tournée en dérision par Jean-Luc Mélenchon, qui a ironisé sur la possibilité que le Premier ministre demande aux participants de signer une déclaration commune.

« Tu vas nous faire signer un certificat ? C'est ça que tu veux ? Tu crois vraiment qu'on va le faire ? Bien sûr que non ! », s'est-il exclamé. La réunion doit également permettre d'aborder la sécurité de la campagne présidentielle, alors que les tensions politiques et sociales ne cessent de s'aggraver. Depuis les émeutes du week-end, les relations entre le gouvernement et La France insoumise se sont considérablement détériorées, l'exécutif accusant notamment le mouvement de Jean-Luc Mélenchon d'entretenir un climat de confrontation.

Les responsables insoumis contestent ces accusations et dénoncent, de leur côté, la gestion des manifestations par les autorités. Au Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont décidé de ne pas participer personnellement à cette rencontre, mais leur formation sera représentée.

Jordan Bardella a d'ailleurs comparé l'initiative de Sébastien Lecornu à un « conseil de classe », estimant que les partis politiques n'avaient aucune leçon à recevoir sur la condamnation des violences.

À gauche, Marine Tondelier et Olivier Faure ont confirmé leur participation à cette réunion, prévue jeudi à 14h30. La dirigeante écologiste a cependant regretté que le courrier du Premier ministre n'apporte aucune réponse concrète aux revendications sociales à l'origine du mouvement.

Cette réunion, censée favoriser l'apaisement et rechercher une sortie de crise, s'annonce donc particulièrement tendue.

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Transcription
00:00Alors nos discussions toutefois n'auront de sens que si nous partageons sans ambiguïté une exigence.
00:06La condamnation de la violence. Laquelle ?
00:10La République tient par cette conviction commune qu'aucun désaccord, aucune colère, aucune ambition politique ne peut justifier le recours
00:16à la violence.
00:17Cette conviction engage chacun d'entre nous dans ses paroles comme dans ses actes.
00:20Tu vas nous faire signer un certificat ? C'est ça que tu veux ? Tu crois vraiment qu'on
00:24va le faire ? Bien sûr que non.
00:25On va y aller. On va te pourrir la réunion.
00:40Vous savez, parce que nous, on ne vient pas pour discuter avec lui de comment on se sert des matraques
00:47ni des risques de l'élection présidentielle.
00:50Parce que les risques de l'élection présidentielle, on peut les lui raconter à l'avance.
00:53Ce n'est pas les groupuscules de l'ultra-gauche.
00:55C'est monsieur Netanyahou qui pèse sur les élections à Marseille, à Toulouse, à Roubaix et à Paris.
01:01Voilà.
01:02Celui-là, oui.
01:04Et puis, il paraît qu'il y a les Russes.
01:07C'est open bar ce pays.
01:09Tout le monde peut y aller.
01:10Voilà, nous, on peut en parler.
01:11Mais ce qu'on va leur dire.
01:12Nous, on vient ici pour discuter avec vous des revendications.
01:14Quand est-ce que vous donnez une réponse aux revendications qu'ont présentées les lycéens, les étudiants et les travailleurs
01:21?
01:21Et le reste, allez discuter avec qui vous voulez, avec les directeurs de la police, de ce que vous voulez.
01:26Parce que c'est vous qui êtes responsable du maintien de l'ordre.
01:28C'est-à-dire de la défense de liberté constitutionnelle.
01:32Ce n'est pas nous.
01:32Parce que nous, nous les faisons vivre, les libertés constitutionnelles.
01:36La liberté constitutionnelle, c'est le droit que j'ai de me moquer de vous en plus.

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