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  • il y a 15 minutes
Quand le patron de Carrefour parle de consommation, évidemment qu'il faut écouter. Parce qu'on parle du premier commerçant français, plus de 6.500 magasins sur la balance. Alexandre Bompard, puisque c'est lui, a dit hier à ses actionnaires qu'il ne tiendrait pas les objectifs qu'il s'était donné pour l'année.
Pourquoi a-t-il dit ça ? Parce qu'il s'inquiète pour la tenue de la consommation. Et je pense bien qu'il a raison...
Regardez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 21 octobre 2026.

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Transcription
00:017h, 9h30, Céline Landreau, c'est RTL Matin.
00:06Et oui, on est ensemble jusqu'à 9h30, comme chaque jour, et avec nous notre spécialiste santé à Gatelandais,
00:12et Olivier Dauvert, notre monsieur conso.
00:14Olivier, la crise sociale que traverse la France inquiète sérieusement le patron du groupe Carrefour.
00:19Il a annoncé hier soir revoir à la baisse ses objectifs financiers pour la fin de l'année,
00:23et tout cela ne présage rien de bon.
00:25Oui, alors quand le patron de Carrefour parle de consommation, évidemment qu'il faut l'écouter.
00:29Parce qu'on parle quand même du premier commerçant français, 6500 magasins sur la balance, c'est quand même pas
00:35rien.
00:35Donc Alexandre Bompard, puisque c'est de lui dont il s'agit, a dit hier à ses actionnaires
00:40qu'il ne tiendrait pas les objectifs qu'il s'était fixé pour l'année,
00:43ça veut dire qu'il rendrait une copie un peu moins satisfaisante que ce qu'il avait promis.
00:47Alors pourquoi a-t-il dit ça ? Parce qu'il s'inquiète pour la tenue de la consommation,
00:51et je pense bien qu'il a raison.
00:53Pas de chance, la consommation risque de féléchir au moment où elle pèse le plus dans l'activité.
00:58La fin d'année, avec la succession de temps forts.
01:00Les jouets par exemple, que l'on commence déjà à voir, implantés dans les magasins.
01:04Ensuite il y aura Black Friday.
01:05Ensuite il y aura les cadeaux, au sens plus large du terme.
01:07Ensuite il y aura les repas de fête.
01:09Bref, toutes ces occasions de consommation,
01:11où traditionnellement on se lâche, et donc quelque part on soutient l'activité.
01:15Et il y a vraiment un risque que la consommation craque ?
01:18En fait, il y a même plusieurs risques qui s'additionnent.
01:20Si j'osais, je pourrais parler d'un parfait mauvais alignement des planètes.
01:25Tellement en réalité, tout s'additionne dans la mauvaise direction.
01:27Le premier risque, et on va le mesurer dès samedi,
01:29combien de magasins seront fermés ?
01:31Évidemment beaucoup.
01:32Un magasin fermé, ça n'aide pas quand même pour le commerce et la conso.
01:34Combien de consommateurs penseront le shopping ?
01:37Beaucoup moins que d'ordinaire.
01:39Ça ne va pas aider au commerce et à la consommation.
01:41Parce qu'en réalité, les mouvements sociaux ne sont jamais bons pour le commerce.
01:44J'ai retrouvé la perte de chiffre d'affaires qui avait été mesurée en 2018,
01:49pendant la période des gilets jaunes.
01:51C'était aussi, rappelez-vous, en fin d'année,
01:53les centres commerciaux avaient perdu 2,5 milliards de chiffre d'affaires sur la période.
01:57Et en centre-ville, la fréquentation était en baisse de 30% minimum le samedi.
02:02Le samedi, je vous rappelle quand même que c'est le premier jour de consommation.
02:06Donc c'est quand même le premier sujet, le premier problème.
02:08Deuxième sujet cette année qui se rajoute, c'est la perspective d'élection.
02:12Donc évidemment, ça ne fait que rajouter des coûts.
02:14Dans ce que je vous appelle mon parfait mauvais alignement des planètes.
02:17Mais pourquoi ? Les élections, elles ne sont jamais bonnes pour le commerce ?
02:20Parce que c'est rarement bon.
02:21Parce que ça s'explique d'ailleurs facilement.
02:23La confiance, puisque c'est ça le déterminant principal de la consommation.
02:27La confiance, elle est plutôt moins bonne quand on est inquiet pour l'avenir.
02:30L'INSEE appelle ça le moral des ménages.
02:32Le moral des ménages aujourd'hui, il est plutôt bas que haut.
02:35Et donc avec une telle élection, une telle incertitude,
02:37ça n'aide personne à se projeter avec optimisme.
02:40Or, pour les achats impliquants, pour se lâcher, pour se faire plaisir,
02:44on a besoin d'avoir confiance dans l'avenir.
02:46Aujourd'hui, on a moins confiance dans l'avenir qu'avant.
02:48Vous rajoutez à ça, et c'est donc le troisième problème,
02:51c'est que 2026 est encore une année de recul du pouvoir d'achat.
02:54Alors certes modeste, mais recul quand même.
02:56Vous comprenez pourquoi les consommateurs ont le pied sur le frein.
02:59Et pourquoi le patron du premier commerçant français
03:02s'inquiète pour ses affaires.
03:04Et pourquoi je pense aussi que malheureusement, il a raison.
03:07Olivier Dauvert, j'ai une question pour vous de Christian Derouane
03:10qui a écouté visiblement lui aussi avec attention la chronique de William Galibert
03:14et qui nous demande, qui vous demande à vous, Olivier Dauvert,
03:18que devient la viande du million de sangliers abattus cette année ?
03:22Je me promets de répondre à Christian de manière plus circonstanciée,
03:25mais elle peut finir dans des terrines de sangliers par exemple.
03:27On peut tout à fait récupérer la viande chassée
03:30pour en faire un produit de consommation,
03:32soit au rayon boucherie pour la viande fraîche,
03:34soit dans les conserves pour du pâté par exemple.
03:36Mais dans les terrines de sangliers,
03:38vous nous le disiez hors antenne, il n'y a pas que du sanglier.
03:40Il y a en général majoritairement du cochon
03:41parce que le porc est une viande pas chère.
03:43Donc il y a souvent 80% de porc
03:44et 20% de canards pour une terrine aux canards,
03:46de lapins pour une terrine aux lapins, etc.
03:48Voilà, donc n'hésitez pas chaque jour à poser vos questions à Olivier Dauvert.
03:52Il vous répond toujours en direct.
03:54Ça va beaucoup mieux maintenant.

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