00:00Je ne pense pas que Donald Trump ait jamais été un allié de l'Ukraine.
00:05Il a beaucoup trop de liens avec la Russie et même bien avant l'Union soviétique
00:10et beaucoup trop d'admiration aussi pour ce système.
00:13La décision de Donald Trump de signer un accord avec Vladimir Poutine
00:18pour la fourniture de diesel en vue finalement d'amoindrir la défaite du camp républicain au mid-terms,
00:28on peut la qualifier d'abandon, on peut la qualifier de trahison, mais c'est surtout un coup de force.
00:33Naturellement, il y a une inquiétude palpable côté ukrainien suite à cette décision
00:37parce que dès les premières 24 heures, elle s'est traduite cette décision par un manque criant de mise en
00:45garde
00:46et aussi de moyens pour lutter contre les attaques russes, les frappes de missiles ou de drones à réaction sur
00:52l'Ukraine,
00:53ce qui bien sûr va faire peser un poids stratégique et matériel plus important sur les autres alliés de l
00:59'Ukraine,
01:00j'ai envie de dire sur les véritables alliés de l'Ukraine que sont les Européens.
01:03Il est évident que désormais l'Europe, qui était déjà montée en gamme dans l'importance du dispositif de soutien
01:09à l'Ukraine,
01:10va devoir jouer un rôle encore plus important ou au contraire se dédier,
01:14ça va être un tournant ou en tout cas une épreuve de révélation.
01:17Ce qui ne saurait manquer de faire naître de nouvelles dissensions ou en tout cas débats en Europe
01:23puisqu'il y a de nombreuses échéances électorales cette année et l'année prochaine en Europe
01:29parmi des États qui jouent déjà un rôle particulièrement crucial dans la dynamique de soutien à l'Ukraine.
01:36On sent déjà que différents candidats à l'élection présidentielle en France font état de postures tout à fait différentes,
01:43que ce soit Raphaël Glucksmann ou Gabriel Attal qui sont pour la continuité d'un soutien à l'Ukraine
01:49et même un approfondissement, ou dans le camp notamment de ceux qui se présentent comme des souverainistes,
01:55à commencer par Marine Le Pen, la volonté de couper après six mois toute aide à l'Ukraine
01:58en argant des difficultés financières de la France, alors que ramené en PIB,
02:03le soutien actuel financier de la France à l'Ukraine avoisine les 1% de PIB
02:08et nous classe entre 13 et 20 parmi les pays de l'UE qui sont des soutiens à l'Ukraine.
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