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  • il y a 3 heures

Interpellé par son prédécesseur au ministère de l’Intérieur, Bruno Retailleau (LR), lors des questions d’actualité au Sénat, Laurent Nuñez a répondu que le gouvernement en restait à des « mesures de droit commun » et de « police administrative » pour la journée d’action du samedi 24 octobre.

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Transcription
00:00Samedi, le 17 octobre dernier, la France a connu une sorte de débâcle.
00:05On l'a dit, on a énuméré ce fiasco, d'abord des commerces pillés, saccagés,
00:11des bâtiments publics incendiés, des policiers souvent agressés brutalement,
00:18et il faut, chers collègues, leur rendre hommage, rendre hommage à leur courage, bien sûr.
00:29Et des Français totalement sidérés, sidérés de voir la République reculer.
00:35Tous posent une seule question, y a-t-il encore un chef ? Y a-t-il encore un État
00:41?
00:41Monsieur le ministre, vous connaissez bien ces questions puisque vous avez été dans mes fonctions,
00:46et ensemble, ensemble, nous avons aussi traversé des épreuves.
00:51Vous vous souvenez de la finale de la Ligue des champions à Paris et ailleurs, sur le territoire national,
00:55où il y avait eu des commerces pillés de nombreuses exactions ?
00:58Vous connaissez, comme moi, je sais que vous le savez,
01:01la grande humilité qu'il faut avoir quand on parle de sécurité, d'ordre public,
01:05ça n'est jamais une science exacte, et il y a parfois, effectivement, un certain nombre de loupés.
01:10Alors, est-ce qu'il y a un État, est-ce qu'il y a quelqu'un qui dirige cet
01:13État ?
01:13Il y a un président de la République, il y a un Premier ministre, il y a un ministre de
01:15l'Intérieur qui est devant vous.
01:16Qui est devant vous ? Monsieur le ministre, je devine ce qu'il y a derrière votre question,
01:22et comme vous avez gardé du temps pour me répondre, vous allez en faire l'annonce,
01:25donc j'anticipe la réponse.
01:28Nous ne sommes pas à un stade où il y aura déclaration de l'État d'urgence,
01:32car nous avons demandé au préfet d'engager un certain nombre de mesures de droit commun,
01:37des mesures de police administrative que vous connaissez bien,
01:40les arrêtés d'interdiction de regroupement, les arrêtés de manifestation,
01:43les couvre-feu également, les couvre-feu que nous avons appliqués,
01:47et qui, s'agissant de ces mesures, ces jours derniers produisent des effets.
01:51Produisent des effets. Dimanche soir, il y a eu des incidents graves dans le pays,
01:54nous y avons mis un terme, et on se prépare évidemment à gérer ce samedi qui arrive,
01:59où il y a des appels à manifestation, et où je vais augmenter les effectifs présents sur le terrain.
02:05Mais je veux évidemment vous rassurer, monsieur le ministre,
02:07vous connaissez bien le ministère, vous connaissez bien ses fonctionnaires,
02:10ces militaires de la gendarmerie que vous avez salués, nous nous connaissons bien,
02:12nous avons travaillé ensemble, moi sous votre autorité.
02:15Je peux vous rassurer, la fermeté que j'avais comme préfet de police,
02:18c'est la même comme ministre de l'Intérieur,
02:20sous l'autorité du Premier ministre et du Président de la République,
02:23et il y a un État, et la main de l'État ne tremble pas.
02:26Monsieur le Premier ministre, il faut décrater l'état d'urgence.
02:28Lâchons-lits, ça suffit.
02:30Donnez aux préfets, donnez aux forces de l'ordre,
02:32les moyens qu'ils n'ont pas, y compris,
02:34je vous écoutais tout à l'heure, en matière de réseaux sociaux,
02:37vous les avez cités, et donc arrêtons aujourd'hui lâchons-lits
02:42et protégeons les Français.

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