00:00Raphaël Grabli pour retrouver les pilleurs, la police a donc mis en place une initiative inédite avec aussi le hashtag
00:06balance ton pilleurs qui passe son plein.
00:07Mais c'est quoi cette plateforme ?
00:09Justement c'est une plateforme disponible depuis hier soir, c'est sur le site officiel de la préfecture de police
00:14de Paris.
00:15L'idée elle est simple, elle apparaît à l'écran.
00:18L'idée est simple, c'est permettre à tous les citoyens qui ont filmé des pilleurs le samedi ou dimanche
00:22soir même avec leur propre smartphone d'envoyer leurs vidéos aux autorités.
00:26Alors j'ai fait le test, même si je n'ai pas de vidéo pour voir à quoi ça ressemblait,
00:29il suffit de renseigner l'emplacement où on était, l'emplacement de la vidéo et l'heure de la prise
00:36de vue.
00:37Et la nature des faits observés, les vidéos reçues seront donc étudiées par les 200 enquêteurs qui travaillent sur les
00:44pillages à Paris et en petite couronne,
00:46au même titre justement que les nombreuses vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.
00:51C'est anonyme ou non ?
00:53Alors non, ce n'est pas anonyme, il faut renseigner.
00:55En fait on se connecte...
00:56Comme un appel à témoin quoi.
00:57En fait on se connecte...
00:58Il faut donner son nom, son prénom, son adresse mail.
01:01C'est par France Connect justement qu'on accède à cette plateforme, justement pour une raison simple,
01:05c'est que si on envoie des éléments intéressants pour les autorités, derrière ils peuvent aussi nous recontacter pour ensuite
01:11éventuellement être entendus en tant que témoins.
01:12Et puis il y a ce qui se passe sur les réseaux sociaux avec ce hashtag balance ton pieur quoi
01:16en fait.
01:16Oui, c'est un mot-clé, notamment sur X, balance ton pieur, en écho à balance ton pieur, utilisé quand
01:22même 45 000 fois en 48 heures, c'est beaucoup.
01:25Alors honnêtement, difficile de savoir si cette tendance, elle est orchestrée par des militants politiques, une ingérence étrangère ou si
01:30c'est tout simplement un mouvement spontané.
01:32Des dizaines de vidéos sont en tout cas partagées, on a flouté les visages, on y voit essentiellement des jeunes
01:38qui sortent de magasins,
01:39les mains pleines avec des chaussures, des chemises, des manteaux, parfois même des cartons, vous allez le voir.
01:46Là on floute, mais sinon on les voit les visages.
01:47Sinon on voit les visages, sur les réseaux sociaux les visages ne sont pas floutés, c'est nous évidemment qui
01:51avons pris l'initiative de flouter,
01:52mais on voit évidemment les visages.
01:55En tout cas, vous parlez de visages, c'est très important, pourquoi ? Parce que les réseaux sociaux vont être
01:59scrutés de très près,
02:00justement, c'est ce que promet Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, et notamment en utilisant la reconnaissance faciale.
02:06C'est ce qu'il disait avant-hier, nous aurons recours à la reconnaissance faciale pour identifier ceux qui revendiquent
02:11des violences, des pillages,
02:13notamment sur les réseaux sociaux, parce que la reconnaissance faciale, elle peut être utilisée, notamment pour croiser le fichier étage,
02:19le traitement des antécédents judiciaires, qui regroupe quand même les photos de quelques millions.
02:24Donc là, tous ces gens qu'on voit non floutés, ils vont être reconnus.
02:27S'ils sont dans le fichier étage.
02:29Ils vont être reconnus, identifiés.