00:00Une simplicité biblique avec l'augmentation de la TVA et de la taxation de l'IA.
00:09C'est moins simple et moins biblique quand on lit votre projet de budget sur lequel il y a tout
00:14de même beaucoup de mauvaise foi.
00:18Il y a des dépenses qui sont largement sous-évaluées.
00:21Je prends votre point sur les places de prison.
00:23Je reste assez sceptique sur les places de prison à 10 000 euros, sachant qu'une place de prison coûte
00:28normalement 400 000.
00:30Vous avez un permis de conduire gratuit à 700 millions d'euros.
00:33Il y a 300 000 jeunes qui le passent à 17 ans.
00:36Un permis de conduire coûte maintenant quasiment 2 000 euros.
00:39Sauf parce que tous ceux qui ont plus de 18 ans n'aient pas accès à ce permis de conduire
00:43gratuit, je ne vois pas comment vous financez cette mesure.
00:46Le pompon, c'est évidemment la retraite à 60 ou 62 ans.
00:49C'est-à-dire que vous savez comme moi que c'est la dépense principale en France, que c'est
00:54ça qui creuse la dette, que c'est ça qui nous met en difficulté financière majeure.
00:56Ah non, non, non, tout n'a pas du tout.
00:58Ça, c'est votre excuse, ça, mais c'est pas vrai.
00:59Mais là, vous le mettez de côté.
01:00C'est les macronistes qui ont creusé la dette.
01:02Je ne vais pas prendre les chiffres du corps ou de l'OCDE qui vous disent que cette mesure de
01:06retraite à 60 ou 62 ans coûte 10, 20, 30 milliards d'euros selon les évaluations.
01:10Aucun rapport du corps ou de l'OCDE qui dit ça, M. Le Maire.
01:12En tout cas, ce n'est pas 1,9 milliard d'euros.
01:15Donc, toute l'augmentation de la dette depuis 30 ans, c'est lié principalement à la dette.
01:22Mais non.
01:24Aux retraites, vous voulez dire.
01:25Non, mais l'absence révélateur, très intéressant.
01:27Aux retraites.
01:28Regardez les dépenses pour les enseignants, les chiffres qui viennent de sortir.
01:31Et vous les connaissez, les chiffres, vous les avez cachés pendant ces temps.
01:34Sur l'éducation, 70% partent pour les retraites.
01:36Et vous ne le saviez pas, peut-être, M. Le Maire, là.
01:38Vous le saviez, ça.
01:39Mais bien sûr que je le sais.
01:41Non, non, le savait.
01:42Mais je le savais.
01:43Vous le saviez quand vous étiez ministre.
01:44Eh bien, pourquoi vous ne l'avez pas dit ?
01:45Pendant 7 ans, vous auriez pu dire ça.
01:47Je n'ai pas dit des choses.
01:49Donc, vous pouvez passer une réforme des retraites.
01:51Vous pouvez voter contre.
01:52Vous changez de sujet.
01:53Comment qu'on a voté contre ?
01:54Pas du tout.
01:54Nous avons passé une réforme des retraites.
01:56C'est intéressant ce qui s'est passé, Mme Ferraric.
01:58Mais je n'ai pas dit.
01:58Oui, on vient de découvrir qu'en fait, dans le budget de l'éducation, il y avait 30% qui
02:02était sur les retraites.
02:03Vous le saviez comme ministre.
02:04Pourquoi vous n'avez pas dit la vérité ?
02:05Je sais que vous êtes un garçon honnête.
02:08C'est vrai.
02:09Mais là, vous...
02:09Vous savez que vous avez une épine dans le pied avec les retraites, qui est grosse.
02:13Vous nous avez mis beaucoup d'épines dans le pied.
02:15Qui est grosse comme un pieu.
02:16Et vous n'avez pas...
02:17Non, ça, c'est votre bilan.
02:18La France a un pieu.
02:20Mais non, mais il y a un énorme sujet sur les retraites.
02:22Vous ne voulez pas le voir.
02:23Et dans votre budget, vous dites, je le mets de côté.
02:26Mais pas du tout.
02:26Je vous dis simplement que c'est l'éléphant dans la pièce.
02:30Mais c'est faux, M. Le Maire.
02:31L'éléphant dans la pièce française, c'est les retraites.
02:33Mais pas du tout, on en parle toute la journée, tout le temps.
02:36Ça fait 7 ans, vous en avez parlé toute la journée pour ne rien faire.
02:38D'hypocrisie, ou de lâcheté.
02:41Vous dites, je ne vais pas traiter le sujet.
02:42Mais qu'est-ce que vous avez fait pour les retraites, M. Le Maire ?
02:43Parce que vous dites, oui, le RN est très méchant.
02:45OK.
02:46Qu'est-ce que vous avez fait pour les retraites pendant 7 ans ?
02:47Nous avons fait une réforme des retraites pour passer la retraite à 63 ans.
02:51Laquelle ? Il y en a eu 3.
02:51Il y en a eu 3.
02:51Il y a eu 3.
02:51Abandonnée.
02:52Mais il y a eu 3.
02:52Ensuite, parce que les oppositions...
02:54Ah, c'est toujours la faute des oppositions.
02:55Ça ne sert à rien d'être au gouvernement si c'est la faute des oppositions.
02:57La réforme par points, poubelle.
02:59La réforme de M. Philippe qui devait remplacer la retraite par points, poubelle.
03:02Ce n'était pas l'opposition, vous étiez majoritaire.
03:04Mais la réforme Borme, 63 ans, a été adoptée, elle a été rejetée ensuite.
03:09Non, non, mais vous êtes très malin, vous vous faufilez.
03:12Je ne me faufile pas du tout.
03:13Vous aviez combien de chèques de députés ?
03:15Non, non, non, premier mandat.
03:16Je suis contre le programme pour pouvoir me faufiler facilement.
03:18Non, mais justement, la performance est d'autant plus remarquable.
03:20Je regarde les choses en face.
03:21Non, non, non, regardez en face la réforme de M. Philippe contre tout le monde.
03:26C'était un échec.
03:27La réforme par points, on le sait bien.
03:28Vous étiez majoritaire, donc ce n'est pas la faute de l'opposition.
03:30Vous aviez une majorité écrasante.
03:31Mais pour le coup, je prends toute ma responsabilité dans cet échec.
03:34Non, mais au bout de la sixième année, nous avons réussi à faire passer une réforme des retraites contre tout
03:40le monde.
03:40Le sujet des retraites, c'est votre épine dans le pied.
03:43Dernier mot là-dessus, à prendre l'avance, c'est votre épine dans le pied.
03:45Je continue sur votre budget.
03:48Et ensuite, les dépenses qui sont injustes.
03:50Vous supprimez l'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans.
03:54Vous n'avez jamais été d'accord avec ça.
03:56Non, je ne suis pas d'accord avec vous.
03:57Parce que 4 SMIC, ça fait 6 000 euros net par mois.
03:59Je ne vois pas pourquoi l'un de mes enfants ou un ami de mes enfants qui touche 5 800
04:03euros net par mois ne paierait pas d'impôt sur le revenu.
04:05C'est pour éviter qu'il y ait à Singapour ou à New York ou à Londres.
04:07Mes enfants sont bien éduqués, restent en France.
04:09Vous ne pouvez pas dire que tous ceux qui sont mal éduqués, M. Le Maire.
04:12Non, je dis simplement que si on aime son pays, qu'on est bien payé, il n'y a aucune
04:16raison de le quitter.
04:16Mais c'est quoi l'émigration des talents aujourd'hui, M. Le Maire ?
04:18Il n'y a aucune raison de quitter la France aujourd'hui, si on est bien rémunéré.
04:21Parce que là, je sais que si vous faites un meeting, il n'y aura personne.
04:24Je suis votre seule personne qui vous écoute.
04:25Mais enfin, quand même, si...
04:26Mais si jamais un jour je fais un meeting, ce n'est pas mon intention, je serais ravi de vous
04:30inviter pour venir m'écouter.
04:32Absolument.
04:32Alors, allons-y, sur le fond.
04:33Moi, je suis un bon écouteur, mais vous, non.
04:34M. Tanguy.
04:35C'est quoi l'émigration des talents aujourd'hui, M. Le Maire ?
04:38Combien d'ingénieurs quittent le pays ? Et combien ça coûte ?
04:41Mais ils ne quittent pas le pays parce qu'ils payent trop d'impôts ?
04:43Si, c'est la première cause dans le sondage.
04:45Il y a un sondage Ipsos sur les ingénieurs et ceux qui ont fait un master et un doctorat.
04:48Il y en a 25% qui veulent quitter le pays.
04:50Ils quittent le pays parce que les charges sont déplafonnées.
04:54Quoi ?
04:54Mais oui, les charges sur les ingénieurs sont déplafonnées, donc ils payent trop de charges.
04:58Et l'écart entre le brut et le net, on revient toujours au même problème, est trop élevé en France.
05:01Non, mais la seule raison pour combler les revenus, c'est les impôts sur le revenu.
05:06Parce que si vous baissez l'impôt sur le revenu, c'est une autre solution.
05:09Mais M. Le Maire, l'impôt sur le revenu, si vous ne le payez plus, vous augmentez votre pouvoir d
05:12'achat.
05:14Arrêtez de jouer au SIOUX.
05:16Bon, donc il y a 25% des ingénieurs.
05:18Moi, je trouve ça profondément.
05:19Ah, M. Le Maire, est-ce que je peux finir un raisonnement ? Un seul.
05:21Un seul raisonnement parce que vous dites qu'il faut avoir de la hauteur.
05:23Il ne reste peu de temps, là.
05:24On est vraiment très très bas, là, pour le moment.
05:26Donc, 25% des ingénieurs, des doctorants, des master 2 qui partent, enfin qui veulent partir.
05:31Ça coûte 2 milliards d'euros à la France en ressources parce qu'on les a formés.
05:34Et je ne parle même pas de la recherche.
05:35Donc, vous proposez quoi pour les garder ?
05:36Parce qu'ils ne paient plus d'impôts.
05:37Parce que l'enjeu, c'est pour ça que je parlais des talents qui quittent le pays, c'est une
05:41fois que vous avez fait votre famille.
05:42C'est très bien de partir à l'étranger pour avoir une expérience, ouvrir son diplôme, apprendre une langue.
05:47Mais il faut revenir.
05:48Or, si vous restez dans un pays à l'étranger parce que les salaires en France sont trop bas ou
05:52que les impôts sont trop élevés,
05:53eh bien, vous allez faire votre famille à l'étranger.
05:55Et puis, une fois que vos enfants sont scolarisés à l'étranger, vous ne revenez pas.
05:58Et la France n'est pas habituée à cela.
05:59Et c'est pour ça qu'il y a ce tabou sur les jeunes que M. le maire ne voulait
06:02pas répondre.
06:03C'est parce que la France n'a jamais été un pays d'émigration.
06:06C'est-à-dire que c'est à l'enle-quitte l'infirmière qui va en Suisse, le maçon qui
06:10va au Luxembourg, l'ingénieur qui va aux États-Unis au lieu de faire sa vie en France.
06:14Donc, c'est une mesure très importante de Marine Le Pen. C'est une mesure courageuse.
06:18Et comme souvent avec Marine Le Pen, au début, on dit que ce n'est pas pertinent.
06:21Et vous verrez que tout le monde finira par...
06:22Il nous reste un peu de temps pour évoquer la crise financière qui nous menace.
06:25Je vais juste peut-être poursuivre le sujet, donc ce sera un désaccord que nous assumons totalement.
06:31Il nous restera cinq minutes pour la crise financière, c'est peu.
06:33Comme je trouve injuste de rationaliser, comme vous le proposez, les affections de longue durée pour 3 milliards d'euros,
06:39ça veut dire les gens qui ont un cancer où c'est marqué « affections de longue durée ».
06:44Et donc, les arrêts de longue durée ?
06:46Voilà, je vous réponds.
06:48Les arrêtés, c'est des affections de longue durée.
06:50Il y a les affections et il y a les arrêts de longue durée.
06:51Eh bien, les affections de longue durée, permettez-moi de vous dire que s'il y a bien une chose
06:54qu'il faut protéger dans vos dépenses de santé,
06:56c'est les dépenses pour ceux qui ont un cancer, qui ont un Alzheimer ou qui ont des affections de
07:00longue durée.
07:01La tâche sur les rachats d'actions, 11,4 milliards d'euros.
07:04Je ne sais pas où vous allez trouver, 11,4 milliards d'euros sur les rachats d'actions.
07:09– Parce qu'il y a 33 milliards de rachats d'actions, donc vous les imposez à 33%, avec la
07:14petite rétroactivité, ça vous fait 11 milliards.
07:17– Aujourd'hui, elles sont accès à 8%, ça rapporte 200 millions d'euros, je ne vois pas comment vous
07:20arrivez à 11,4 milliards d'euros.
07:21Par ailleurs, si vous augmentez autant le taux, je peux vous garantir que les entreprises ne feront plus de rachats
07:26d'actions.
07:26– Non, et c'est pour ça qu'à la deuxième année, ça baisse.
07:28– Vous voyez, M. Le Maire, comme quoi on progresse par le débat, parce que vous avez trouvé la réponse
07:33à votre question par ce débat.
07:35La deuxième année, la recette s'écroule, parce qu'il n'y aura plus de rachats d'actions, parce qu
07:39'on est contre les rachats d'actions spéculatifs.
07:40– Mais dès la première année, vous aurez zéro, parce que les entreprises ont anticipé.
07:44– Alors là, le débat est très technique.
07:45– Ils sont faits en 2026, les rachats d'actions, c'est faits les programmes.
07:48– Je ne vais pas énoncer toutes les fausses et les erreurs.
07:52– Il n'y avait aucune erreur pour le moment, si vous pouviez en trouver une, ce serait bien.
07:54– Eh bien, je vous en donne une très petite, mais tous ces chiffres-là, il n'y en a
07:58pas un qui tient la route.
07:59– Si, j'ai répondu à tout.
08:00Alors, pour le permis de conduire, parce que je n'ai pas répondu, évidemment qu'on fera un forfait à
08:041 000 euros.
08:05On ne va pas accepter de payer n'importe quoi.
08:07– Alors, la crise financière, on avance ?
08:08– Vous allez payer intégralement, vous ferez le forfait à 1 000 euros, donc je ne sais pas très bien.
08:13– C'est un partenariat avec les écoles ?
08:15– Avec les auto-écoles, très bien.
08:18– Dernière mesure, Bruno Le Maire, parce qu'il nous reste le temps, et la crise financière, je crois qu
08:21'elle mérite qu'on ici attarde un tout petit peu.
08:23– Mais vous n'avez aucune erreur.
08:24– Le PIB, mais tous les chiffres que je viens de donner, il n'y en a pas un.
08:27– Non, non, vous n'allez pas sentir Terra Nova, parce que si vous prenez vos soins chez les socialistes,
08:30je sais que vous avez gouverné avec les socialistes pendant 7 ans, alors si vous en êtes à lire Terra
08:35Nova, ça ne va pas être…
08:36– Je ne lis pas Terra Nova, monsieur Tanguy.
08:37– Bah si, ça vient de Terra Nova, ce que vous allez dire.
08:39– Je lis, je suis respectueux du travail que vous avez fourni.
08:42– Non, parce que vous avez fallu la légende.
08:43– Je lis votre travail, je lis le produit qui a été donné à la presse,
08:49dans lequel vous indiquez que le PIB français sera de 3 050 euros en 2026,
08:55et qu'il montrera ensuite, après l'élection de Marine Le Pen,
08:59miraculeusement de 10 milliards d'euros supplémentaires.
09:01– Oui, ça s'appelle la croissance, monsieur le maire.
09:03– Oui, mais la croissance rétroactive, je ne connais pas.
09:08– Et non, parce que vous avez regardé ce qu'il y a marqué sur la légende.
09:12– Il y a un chiffre FMI et il y a un chiffre gouvernement.
09:15Le rouge est FMI, le bleu est gouvernement.
09:17– Non, le bleu c'est le chiffre du Rassemblement national,
09:20et le rouge c'est le chiffre tel qu'il existe aujourd'hui.
09:24– La crise financière, monsieur, je crois qu'on ne vous est pas d'accord sur le budget,
09:28et Bruno Le Maire a démontré…
09:30– Ça m'inquiéterait, madame Ferrer,
09:31d'être d'accord avec quelqu'un qui a ruiné la France.
09:32– Est-ce que vous savez quel est le principal défaut qu'a reconnu Marine Le Pen récemment ?
09:37– La mauvaise foi.
09:38– Eh bien c'est un budget de mauvaise foi.
09:40– Non, c'est un budget courageux qui ne fait pas payer les Français pour vos erreurs.