00:00Si le gouvernement souhaite qu'il n'y ait plus de manifestation, il y a une solution très simple.
00:03Il n'a qu'à céder à ses revendications.
00:05Et d'ailleurs, il aurait pu le faire depuis des semaines et des semaines.
00:07Mais plutôt que de faire ça, il a décidé de jouer la montre.
00:10Il a joué la montre, ou en tout cas, il a décidé de jouer une forme de transparence en disant
00:14les 10 milliards aujourd'hui.
00:16Non, j'y vais juste au bout.
00:18Les 10 milliards, notamment, l'abrogation de Parcoursup est une chose.
00:20Les 10 milliards pour l'éducation nationale, les universités,
00:24les finances publiques ne le permettent pas.
00:26Et en disant, il y a un prochain rendez-vous, un prochain rendez-vous démocratique,
00:29c'est l'élection présidentielle.
00:31Et aux Français de choisir.
00:32D'abord, il a joué la montre, madame.
00:34Je vais vous dire pourquoi.
00:35Parce qu'il y avait même des conseillers ministériels qui disaient
00:37il y a la pluie qui arrive, ça va être les vacances scolaires.
00:41En gros, la jeunesse, elle va rentrer à la maison et elle n'obtiendra rien.
00:44Circuler, il n'y a rien à voir.
00:46Et puis ensuite, en ce qui concerne le débat politique, c'est une question de choix politique.
00:50Est-ce qu'on pense que 10 milliards d'euros pour rénover,
00:53pour avoir des lycées de bonne qualité, pour avoir des enseignants en face de nos élèves,
00:56est-ce qu'on pense que c'est trop ? Moi, je ne pense pas.
00:57Alors, vous me dites comment on le finance.
00:59Je vous dis juste une proposition.
01:00Vous rétablissez un impôt de solidarité sur la fortune,
01:03vous pouvez financer ces 10 milliards d'euros qui sont nécessaires.
01:05Donc, c'est un choix de société.
01:06Mais vous n'entendez pas l'argument qui consiste à dire,
01:10de bonne foi, il y a une élection présidentielle.
01:12Ça, c'est une réalité dans six mois.
01:13Donc, encore une fois, ça fait partie de vos propositions
01:15de révolution citoyenne, de refondation totale de détois,
01:19de sixième république.
01:20D'ailleurs, vous concédez vous-même que certaines administrations
01:25mettront peut-être difficulté à l'ouvrage ?
01:28Madame, je comprends votre question.
01:30Évidemment qu'il y a une élection présidentielle.
01:31Et évidemment qu'on ne va pas régler tout maintenant.
01:34Mais il y a une colère, il y a une exaspération,
01:36et il y a une souffrance qui n'a pas le luxe d'attendre six mois
01:40pour être satisfaite.
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