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  • il y a 7 minutes
Menaces sur le Congrès du RN : «C'est impossible aujourd'hui en France de manifester pacifiquement», regrette Aziliz Le Corre

Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud revient sur les menaces de l'ultragauche qui pèsent sur le congrès annuel du RN à Orléans ce samedi.

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Transcription
00:00Ce qu'on peut dire c'est qu'à la fois à Orléans on a Serge Gouard qui est un
00:03maire impeccable sur les questions de sécurité,
00:04le préfet du Loiret c'est Hugues Moutou qui là aussi est un préfet impeccable,
00:08donc on peut dire qu'il y a des gens aux manettes qui sont en mesure de répondre à l
00:11'événement.
00:12Après, j'entends absolument les arguments du Rassemblement National qui ne veut pas annuler le Congrès,
00:16j'ai les pires craintes, je vous le dis, sur la tenue de cet événement qui à mon avis va
00:20susciter des problèmes.
00:21Je ne vois pas comment on peut échapper à des problématiques d'affrontement entre des militants de gauche et des
00:26militants du RN.
00:26Si les politiques se mettaient en branle, bon sang de bois, si quand même un jour ces gens-là pouvaient
00:33prendre le danger qui existe en France
00:35et faire preuve d'un peu de courage ? Gérard Carreyrou.
00:38Oui, c'est un problème démocratique fondamental, nous sommes à six mois du premier tour de l'élection présidentielle.
00:45Si le Front National qui est donné par les sondages actuellement, le Rassemblement National,
00:52vous savez, pour beaucoup de gens, c'est toujours le même parti, quelque part sous un nom, qui a changé
00:57il y a quelques années.
00:58Mais si le Rassemblement National ne peut pas tenir, ne pouvait pas tenir son Congrès,
01:04mais ça serait la fin de l'idée d'un système démocratique.
01:07En pleine campagne présidentielle, le parti majoritaire, en tout cas selon l'ensemble des sondages, ne pourrait pas le tenir.
01:16Alors, il y a une chose que vous venez de dire, je souhaiterais que tous les candidats, et il y
01:21en a une trentaine,
01:22c'est pas rien, il y a 30 candidats à l'élection présidentielle, que les 30 candidats s'engagent solennellement
01:29pour dire « je veux que le Congrès du parti en question puisse se tenir, comme celui de tous les
01:38autres,
01:38en campagne électorale, à Orléans ».
01:41Mais s'ils ne le font pas, c'est quelque part qu'ils adhèrent.
01:46C'est une complicité objective avec ceux qui veulent l'empêcher.
01:51Pardonnez-moi.
01:51Pascal-Pierre Garbarini, mais M. Fort, il joue sa place, samedi, aux futures élections législatives.
02:00Autrement, il va à la NPE, qui n'existe plus.
02:03Bon travail, bon travail.
02:04Mais bon sang de bonsoir, pourquoi on n'interdit pas la manifestation ?
02:08Pourquoi elle n'est pas interdite ?
02:09Mais parce que c'est impossible.
02:11Comment c'est impossible ? Avec ce qui s'est passé le 17 octobre.
02:14Alors que l'on sait qu'aux manettes, il y a l'ultra-gauche, mais il faut arrêter de dire
02:19l'ultra-gauche.
02:20Il n'y a pas que l'ultra-gauche, il y a également LFI qui est aux manettes,
02:24puisque ça fait partie de son message électoral pour capter des électeurs, ces électeurs-là.
02:30Donc on sait qu'on est dans le chaos, point.
02:32Orléans est une ville paisible.
02:34C'est une ville en plus très attractive.
02:38Il y a un congrès qui se déroule du premier parti de France aujourd'hui.
02:43C'est-à-dire qu'il y a une majorité de citoyens français qui a décidé,
02:47non seulement de voter pour le RN, mais également d'adhérer au RN.
02:52Avec le 17 octobre, ce qui s'est passé, on s'aperçoit qu'il va y avoir une manifestation d
02:59'opposition à un congrès d'un parti démocratique.
03:02Dans une démocratie, avec les élections présidentielles qui arrivent, ils vont créer le chaos comme le 17 octobre et on
03:09n'interdit pas.
03:10Qu'est-ce qu'il faut pour interdire ? Il faut qu'il y ait trois personnes sur le carreau.
03:14Qu'est-ce qu'il se passe ?
03:16D'hommes qui ont peut-être un peu d'influence dans le pays.
03:19Édouard Philippe, que dit-il ? Il a été Premier ministre.
03:22Gabriel Attal, que dit-il ? Ils sont aux abonnés absents.
03:26Ils sont planqués.
03:27Ils sont lâches.
03:29Lâches pour la démocratie.
03:31C'est là qu'ils devraient parler, M. Édouard Philippe, qui est en train de s'effondrer parce qu'il
03:35est lié à la Macronie.
03:36C'est là que M. Attal devrait parler, pour les mêmes raisons, parce que lié à la Macronie.
03:41Mais ils sont aux abonnés absents.
03:43Vous avez remarqué que depuis le 17 octobre, on n'entend plus parler du Bloc central.
03:47Il n'existe plus dans les débats.
03:48Aujourd'hui, on entend la France insoumise et le Rassemblement national qui est audite sur ces questions.
03:54Mais ce qui se passe, c'est que la démocratie est attaquée à tous les niveaux.
03:57Nous avons vu que c'est impossible aujourd'hui en France de manifester pacifiquement.
04:01Sinon, il y a des débordements.
04:02On casse, on brûle, on pille.
04:04C'est impossible d'assurer la sécurité des concitoyens.
04:08Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
04:09Il y a des boucles WhatsApp qui se montent pour que les gens organisent leur propre défense.
04:13Les commerçants, mais aussi les habitants.
04:15C'est tout à fait délirant ce qui se passe.
04:17Et il y a, en effet, comme vous l'avez dit, le premier parti d'opposition en France qui ne
04:21peut pas s'exprimer librement.
04:22Donc, tout ce qui fonde notre pacte social est en train de s'effondrer.
04:27Les années qui viennent vont être terribles.
04:29Et moi, je crains pour l'avenir de la démocratie.
04:31Je crains pour l'avenir de la démocratie.
04:32Pas forcément, mais je pense que ces gens-là...
04:34Nous sommes dans la conflictualisation permanente.
04:36Les éditorialistes parisiens, les commentateurs, les hommes politiques,
04:40ils devraient relire ce formidable poème de Martin Niemöller, qui est très connu.
04:46« Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.
04:50Quand ils ont fermé les sociodémocrates, je n'ai rien dit, je n'étais pas social-démocrate.
04:54Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste.
04:58Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. »
05:01C'est ça qu'ils devraient lire, M. Philippe.

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