00:00Écoutez, l'état d'esprit des commerçants, on le voit avec notamment ces planches en bois qui ont été posées
00:06sur les devantures, devant les stores.
00:08Les commerces, vous le voyez ici, sont ouverts. Certains resteront ouverts samedi, d'autres seront fermés.
00:13Ce qui est sûr, Nathalie Coutolo, c'est qu'on a pris des dispositions. Il y aura de la dissuasion.
00:19Oui, nous on a vécu la semaine dernière des scènes qu'on n'espérait pas avoir.
00:26On s'était organisé déjà, parce que les planches en bois sont posées dès la semaine dernière pour certains commerces.
00:32Et ça a évité du vandalisme. Mais par contre, là, on doit faire face et on doit ouvrir désormais tout
00:40le temps.
00:41Donc dissuasion, ça veut dire quoi ? Des chiens ?
00:43Alors on a décidé, oui, de mettre des chiens dans la rue pour essayer de calmer le jeu.
00:49Parce qu'il faut maintenir l'activité commerciale, que les clients se sentent en sécurité, que les commerçants se sentent
00:56en sécurité.
00:57Et pour le moment, cette semaine, ce n'était pas le cas. Donc faire en sorte que le calme revienne.
01:03Vous le savez, on en parlait ce matin sur BFM TV, certains commerçants sont équipés de tasers. Vous le confirmez
01:08?
01:09Alors, ce n'est pas oui dire, c'est le cas. Mais peut-être qu'en faisant de la sécurisation
01:15autour, et c'est un peu le motif pour lequel j'ai accepté de mettre des chiens,
01:20on n'aura pas besoin et on ne doit pas utiliser ces objets. Parce qu'en fait, c'est les
01:26commerçants, à ce moment-là, qui risquent vraiment des sanctions.
01:29Et ce n'est pas le but.
01:29Oui, parce qu'il y a un vrai sentiment d'exaspération qui monte depuis des jours. Il y a de
01:35l'inquiétude aussi.
01:36Il y a de la peur. Il y a de la peur. Parce que des commerçants, la semaine dernière, le
01:40vendredi, on a vu des groupes qui sont passés dans cette rue en disant
01:45« Demain, on va tout brûler ». Donc pour nous, il y a de la peur. Il y a des
01:49commerçants qui sont vraiment choqués par ce qui se passe.
01:52Donc en fait, ils ne peuvent pas rester parce que nous, à la fin du mois, sinon, on ne mange
01:55plus. Donc on est obligés de rester ouverts.
01:58Voilà. Donc l'état d'esprit ici, Julien, à Toulouse, à quelques heures maintenant de ce grand rassemblement.
02:05On ne connaît pas encore exactement l'itinéraire. C'est en cours de validation, pas très très loin d'ici,
02:10à la préfecture, avec les syndicats notamment.
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