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Benoît Payan, maire Divers Gauche de Marseille, était invité sur le plateau de BFMTV, ce jeudi 22 octobre. Il a été notamment interrogé sur les mesures prises concernant la manifestation du 24 octobre qui aura lieu notamment dans la cité phocéenne.
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00:00Monsieur le maire de Marseille, merci d'être avec nous, Benoît Payan.
00:04On a beaucoup de questions à vous poser et il est vrai tout à l'heure,
00:06quand on a appris les premières décisions, on verra si elles peuvent perdurer,
00:11puisqu'il y a évidemment des décisions de suite qui doivent être actées,
00:14de la suspension des transports pour le samedi, du couvre-feu élargi
00:19et de l'interdiction de manifester quel que soit le motif de cette manifestation,
00:24comment vous, le maire de Marseille, vous avez réagé ?
00:26Est-ce que vous êtes d'accord avec de telles décisions ?
00:28D'abord, je ne suis pas sûr que ça serve à grand-chose, pour tout vous dire.
00:31Je crois que le maintien de l'ordre, l'ordre républicain, l'État de droit,
00:35ne passe pas par la privation de liberté.
00:37Ramener l'ordre, et je crois qu'on a besoin de ça,
00:40est une chose qui passe par le respect des lois,
00:44par un nombre de policiers suffisant, formé, respecté,
00:49une mobilité, une doctrine, je crois qu'on a beaucoup parlé sur vos plateaux,
00:53de doctrine de maintien de l'ordre,
00:55qui doit être évidemment revue par rapport à ce qu'on a vécu.
00:59Priver une ville comme Marseille de transport,
01:02pas sûr et certain que ça fonctionne.
01:04Dire qu'on ne peut plus manifester,
01:06qui est un droit constitutionnel,
01:07je ne suis pas sûr non plus que ce soit exactement
01:10ce qui va empêcher des casseurs,
01:11qui ne sont pas des manifestants.
01:13Un casseur, c'est un voyou.
01:16Un casseur qui détruit une mairie,
01:18qui s'en prend à des policiers,
01:20qui s'en prend à des pompiers,
01:22qui s'en prend à des biens publics,
01:23ce n'est pas un manifestant.
01:24Alors c'est de l'autoritarisme, de telle mesure ?
01:28Non, c'est quelque chose qui n'a pas de sens.
01:29Moi, je ne veux pas qualifier...
01:30Qui n'a pas de sens ?
01:32Disons que ça n'est pas efficace.
01:34Je crois que si on veut être efficace,
01:36il faut utiliser les moyens en notre possession
01:39pour pouvoir maintenir l'ordre.
01:42M. Payen, c'est incroyable.
01:43Nous avons donc le préfet qui prend ces décisions,
01:45nous sommes d'accord.
01:46Le maire, ici sur le plateau,
01:48qui dit que de telles décisions,
01:49alors que, véritablement,
01:51on va faire très attention à ce qui va se passer
01:52à Marseille samedi,
01:54et vous demandez des comptes.
01:55Et vous le demandez sur un air grave et solennel.
01:57Vous dites que ça n'a pas de sens.
01:59Dans quelle situation nous allons être ?
02:01Est-ce que le tribunal administratif...
02:03Moi, je ne peux pas dire
02:05ce que va dire le tribunal administratif.
02:06Je ne sais même pas si les décisions du préfet,
02:08au moment où je vous parle,
02:09sont attaquées ou pas.
02:11On a vu, je crois, qu'à Paris,
02:13le tribunal administratif a fait donner tort
02:16à certaines décisions du préfet de police.
02:21Le tribunal administratif,
02:22il se base sur le droit français.
02:23Très bien.
02:24Mais vos habitants, les Marseillais...
02:25Mes habitants, vous savez ce qu'ils veulent ?
02:27Suspension des transports.
02:28C'est bien ce que je vous dis.
02:28Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
02:29Depuis tout à l'heure,
02:30je suppose que vous devez avoir des messages inondés.
02:33Je suis assailli de messages
02:34parce que les gens ne comprennent pas.
02:35Les gens doivent travailler.
02:37Les gens doivent se déplacer.
02:38Les gens qui prennent des transports
02:40ne sont pas tous des casseurs.
02:41Les gens qui prennent des transports
02:42ne sont pas tous des voyous.
02:43Donc, si le préfet l'a fait,
02:46c'est qu'il s'est dit
02:46que c'est pour éviter les mouvements
02:48de gens qui,
02:49prenant les transports en commun,
02:50seraient susceptibles d'aller casser.
02:52Vous savez,
02:52quand on est organisé
02:54et qu'on est un casseur
02:56ou quelqu'un qui veut dégrader le bien commun,
02:59il n'est pas obligé de prendre le métro,
03:00il n'est pas obligé de prendre le bus.
03:02Et donc, en effet,
03:03il y a quelque chose qui,
03:04à mon sens,
03:05n'est pas la réponse adéquate
03:07et n'est pas la réponse appropriée.
03:09J'entends,
03:09vous êtes en train de dire
03:09que c'est un principe de surprécaution
03:11qui n'a pas de sens.
03:13Vous pensez que priver
03:15900 000 personnes
03:15de transports en commun
03:17est quelque chose
03:18qui peut empêcher la casse ?
03:19Donc, moi, je crois que...
03:21C'est assez inédit.
03:22Je crois que c'est la première fois
03:23que de telles décisions
03:25sont prises.
03:26Moi, ce que je souhaite,
03:27en fait,
03:28c'est que ma ville,
03:28elle soit protégée.
03:30Et je crois que le préfet le sait.
03:31Mais là, elle est confinée,
03:32votre ville,
03:32M. le maire.
03:33Et je pense qu'il l'a en tête.
03:35Je crois que
03:36ce qui s'est passé samedi
03:38a été un tel traumatisme
03:40qu'on a l'impression
03:41que c'est un peu
03:42ceinture et bretelle.
03:43Mon sujet,
03:45ce n'est pas que cette ville
03:46soit confinée.
03:48Et c'est la discussion
03:50que j'aurai avec le préfet
03:51parce que, d'abord,
03:52on a besoin de se parler.
03:54Ensuite,
03:54je sors d'un entretien
03:55avec le Premier ministre.
03:56Rassurez-moi,
03:57vous vous êtes parlé
03:57avant qu'il annonce
03:58de telles décisions ou pas ?
03:59Non.
04:02J'étais chez le Premier ministre
04:03quand je l'ai appris
04:03par la presse.
04:04Vous avez appris par la presse
04:05ce qui va devenir
04:06de votre ville samedi.
04:09Tout fonctionne bien,
04:10en réalité.
04:12Je ne veux pas faire de polémique.
04:14Je veux que les choses
04:14se passent bien samedi.
04:17Est-ce que vous avez l'assurance,
04:18maintenant parlons de la sécurité,
04:20que les choses se passeront bien ?
04:21J'ai eu le Premier ministre au téléphone,
04:23j'ai vu le Premier ministre
04:28et j'ai eu le ministre de l'Intérieur
04:30au téléphone
04:30juste avant d'entrer sur le plateau
04:33qui me garantit
04:34d'avoir un certain nombre d'effectifs.
04:36En plus, vous comprenez
04:37que je ne vais pas le dire
04:38à l'antenne
04:39parce que je ne veux pas non plus
04:40que celles et ceux
04:41qui sont là pour casser
04:42soient au courant du dispositif
04:43qu'on va mettre en place.
04:45Ce que je peux vous dire,
04:46c'est que le ministre de l'Intérieur,
04:47lui,
04:48en relation avec la police,
04:50en relation avec le préfet,
04:52va mettre les moyens
04:54pour que ce qui s'est produit
04:55s'appuie.
04:56C'était une honte absolue.
04:59Vous imaginez
05:00quand on est citoyen,
05:02français, marseillais,
05:03maire, commerçant,
05:05voir sa ville comme ça,
05:07se dire
05:08mais qu'est-ce qui s'est passé en fait ?
05:09Qu'est-ce qui vous a le plus choqué ?
05:11Il ne peut pas y avoir de hiérarchie,
05:13mais malgré tout,
05:13il ne peut pas y avoir de hiérarchie.
05:14C'est la mairie,
05:15c'est les commerçants.
05:16Moi, j'ai eu peur
05:17pour la vie des gens en fait.
05:19Ce qui me choque,
05:20c'est que dans ce pays,
05:22on voit qu'on a envie
05:24de faire des manifestants
05:26de la chair à canon,
05:26de la police,
05:27de la chair à canon,
05:28que certains politiques,
05:30au moment où le pays
05:31vit une crise majeure,
05:32ont perdu le sens
05:34de la République,
05:35exacerbe les tensions,
05:36c'est-à-dire monter une société.
05:38À qui vous vous adressez ?
05:39Qui a perdu le sens
05:40de la République ?
05:40Beaucoup.
05:41À droite et à gauche.
05:42Et c'est tragique.
05:44C'est tragique dans un moment...
05:45À gauche dans votre camp.
05:46À gauche dans mon camp.
05:47Vous pourriez les nommer ?
05:49Je ne m'amuse pas à ça.
05:50C'est important quand on dit
05:51qu'ils ont perdu le sens
05:52de la République.
05:53Je pense que les Français
05:54sont aussi clairvoyants que moi.
05:56Vous visez la France insoumise ?
05:57Je ne m'amuse pas
05:59à faire ce genre de choses.
06:00Quand je dis
06:00perdre le sens des choses,
06:02c'est raconter que la police
06:03est due,
06:04raconter que les manifestants
06:05sont des voyous,
06:06raconter que les manifestants
06:07sont des voyous,
06:09raconter que les manifestants
06:10sont des casseurs.
06:10Est-ce que vous avez entendu
06:12une seule fois
06:13quelqu'un sur un plateau
06:14dire que les revendications
06:16des lycéens étaient illégitimes ?
06:17Moi, jamais.
06:19Est-ce que vous avez entendu
06:21dire que quand on est jeune,
06:22qu'on a 17 ans, 15 ans,
06:24qu'on n'a aucune perspective d'avenir ?
06:26Et on n'a pas l'instant
06:27que le président de la République,
06:28pardonnez-moi,
06:29on va recevoir les organisations
06:33syndicales lycéennes
06:34vendredi,
06:35donc dès demain.
06:37Mieux vaut tard que jamais ?
06:40Mieux vaut tard que jamais.
06:42Restons quand même
06:42sur l'aspect sécuritaire.
06:44Il y a un point
06:45qui a besoin d'être éclairci,
06:47monsieur le maire.
06:48Les casseurs et les pilleurs
06:49dans la cité phocéenne,
06:52dans votre ville de Marseille,
06:54le nombre, le chiffre
06:55a énormément varié.
06:57Certains ont parlé de 30 000,
06:5930 000 fauteurs de troubles,
07:00et puis c'est le chiffre de 1 800
07:02qui a circulé ce matin.
07:05Quand on m'a annoncé
07:06le chiffre de 30 000,
07:09j'ai utilisé le terme
07:11de farfelu parce que
07:12je n'ai pas voulu
07:15pointer du doigt
07:16ce qui avançait un chiffre
07:18aussi absurde que ça.
07:1930 000, c'est la moitié
07:20du stade Vélodrome,
07:21ou 15 % de la population
07:22de 18 à 25 ans dans la ville.
07:24Ça ne veut rien dire,
07:25bien évidemment.
07:26C'est peut-être un chiffre
07:27qui a été avancé
07:28pour masquer
07:29les difficultés.
07:30Quand on dit qu'on est face
07:31à 30 000
07:32casseurs,
07:33on justifie peut-être
07:34l'incapacité
07:36à répondre.
07:37Or,
07:38le procureur de la République
07:39a annoncé ce matin
07:401 800,
07:41je crois que c'est
07:42la réalité,
07:431 800 casseurs,
07:44c'est beaucoup trop.
07:45On a dégringolé
07:46de 30 000
07:47à 1 800,
07:48c'est vertigineux.
07:49C'est 15 fois moins.
07:51Mais 1 800
07:52qui ont réussi
07:53à mettre à sac
07:54une ville.
07:54À mettre à sac
07:56une ville
07:57et qui pendant
07:57des heures
07:59et des heures
08:00sous mes yeux,
08:01vous devez imaginer
08:02sous mes yeux,
08:05voir la police nationale,
08:07la police municipale,
08:08les pompiers
08:09pris pour cible,
08:10les magasins,
08:11les commerçants.
08:12Elle était là,
08:13la police municipale ?
08:14Dès le matin.
08:14Autour des bâtiments ?
08:16Certains vous ont fait
08:16ce reproche.
08:17Pourquoi M. le maire
08:18n'a-t-il pas justement
08:19mobilisé la police nationale ?
08:21La police municipale,
08:22on a tiré
08:23sur la police municipale.
08:25J'ai des policiers municipaux
08:27qui sont allés aux urgences,
08:29certains seront opérés.
08:32J'ai une vingtaine
08:34de véhicules dégradés
08:36et je suis la ville en France
08:39qui avait le plus
08:40de policiers municipaux dehors.
08:41J'ai un peu honte
08:42pour ceux qui s'amusent
08:43à faire ce genre de polémique
08:44et puis pour ceux
08:45qui me connaissent.
08:47Moi qui suis passé
08:48de 350 policiers municipaux
08:49à 850 en un mandat,
08:51je ne demande d'ailleurs pas
08:52à la police nationale
08:53de faire plus que moi,
08:54c'est-à-dire de doubler
08:55le nombre des effectifs
08:56de police municipale.
08:57Je trouve que s'amuser
08:59en moquant la police municipale,
09:01en essayant de faire passer
09:03la police municipale
09:04pour ce qu'elle n'est pas,
09:05en ce qui me concerne,
09:07ça ne me touche pas,
09:07ça glisse sur moi.
09:08Mais je pense
09:09aux policiers municipaux,
09:10à leur famille,
09:11à ceux qui ont été blessés,
09:12et j'ai honte.
09:14Honte pour ceux
09:15qui profèrent ce genre de choses.
09:16Monsieur le maire,
09:16vous avez pu visionner
09:17des vidéos lors de votre présence
09:19au centre de supervision urbain
09:20dans votre ville.
09:21Et sur ces images,
09:23on voit certainement
09:24des pillages en cours,
09:26alors que dans le même secteur
09:28concerné par ces vidéos,
09:29des CRS semblent statiques,
09:33ou sont statiques.
09:35Les CRS,
09:36ils répondent aux ordres.
09:37Et donc,
09:37vous ne me verrez jamais
09:39les mettre en cause.
09:40Aux ordres de ne pas intervenir.
09:43À mon avis,
09:44à des ordres contradictoires.
09:45Je ne pense pas
09:46que quelqu'un...
09:47D'abord,
09:48je ne suis pas complotiste,
09:49et je ne peux pas imaginer
09:50que quelqu'un
09:51édit à des CRS
09:52n'intervenait pas
09:53et laissait casser.
09:54Je pense que les CRS,
09:55ils ont dû recevoir
09:5710 ordres par demi-heure.
09:59Et donc,
09:59vous imaginez
10:00pour une compagnie de CRS,
10:01quand on te dit
10:02bouge,
10:03va à droite,
10:04va à gauche,
10:04arrête,
10:05reviens,
10:05remonte dans le camion.
10:07Vous imaginez,
10:08j'ai vu des policiers
10:08qui avaient peur,
10:09j'ai vu des commerciants
10:10qui avaient peur,
10:10j'ai vu des manifestants
10:11qui avaient peur.
10:12Ce n'est pas ça la République.
10:13La République,
10:15d'abord,
10:15je pense qu'il faut,
10:16on en reparlera,
10:17mais il faut un débouché politique
10:18parce que cette crise,
10:19ce n'est pas qu'une crise économique,
10:21ce n'est pas qu'une crise politique.
10:21Ces vidéos,
10:22vous allez les révéler un jour ?
10:24D'abord,
10:24je n'ai pas le droit
10:25de les révéler.
10:25Pourquoi ?
10:26Parce que c'est la loi.
10:27Et ensuite,
10:29si le parquet
10:30me les demande,
10:31je les lui fournirai.
10:33Si une commission d'enquête
10:34me les demande,
10:34je les lui fournirai.
10:35Voilà, c'est ma question.
10:36Très bien.
10:36Bien évidemment.
10:36Donc, elles pourraient être,
10:38évidemment...
10:38Elles sont...
10:39Moi, je suis à la disposition
10:40de la justice de mon pays
10:41et heureusement, d'ailleurs,
10:43je reste un républicain
10:44et je ne bougerai jamais de ça.
10:46Mais vous devez avoir eu,
10:48monsieur le maire,
10:48des réponses à vos questions.
10:50Vous êtes venu.
10:51Au moment où je vous parle,
10:52il y a eu une enquête.
10:53Je pense que le parquet...
10:54Enfin, ce n'est pas je pense.
10:55Le parquet a ouvert une enquête
10:57pour savoir ce qui s'était passé.
10:59Directement à la mairie de Marseille ?
11:00Pour savoir ce qui s'était passé.
11:02Ensuite, ce qu'il y a dans l'enquête,
11:03il appartient au parquet de le dire.
11:04Très bien.
11:04Je ne peux pas le dire.
11:05Mais est-ce que le ministre de l'Intérieur
11:06vous a fourni
11:07quelques éléments de réponse ?
11:08Il a été très clair.
11:09Ça vous a rassuré pour la suite ?
11:11Ça m'a rassuré
11:12parce qu'y compris le Premier ministre,
11:15ils ont conscience
11:16d'abord de ce qui s'était passé.
11:18Je crois qu'on peut parler d'échec.
11:20Et je pense que tout le monde l'a reconnu.
11:22Ce qui m'intéresse maintenant,
11:23c'est la suite.
11:24Est-ce que vous avez des garanties
11:25que samedi...
11:26Alors, des garanties...
11:28Ce n'est pas le match au retour,
11:28pardonnez-moi cette expression,
11:29de ce qui s'est passé samedi dernier.
11:31Des garanties
11:32qu'il ne se passe rien,
11:33je ne peux pas en avoir.
11:34Par contre, ce que je veux,
11:36c'est qu'il y ait tous les moyens
11:37pour qu'il ne se passe rien.
11:38Le risque zéro,
11:39on sait qu'il n'existe pas.
11:41Mais quand on est un responsable,
11:43quand on a la gestion d'un pays,
11:45d'une ville,
11:46et notamment en ce qui concerne
11:48le maintien de l'ordre
11:49ou la sécurité d'un pays,
11:50on parle de la septième puissance du monde,
11:51Sonia Mabrouk.
11:52On a fait le tour du monde,
11:54on a été un peu la risée du monde entier.
11:57On est dans un pays
11:58où maintenant,
11:58manifester devient interdit,
12:00prendre les transports en commun
12:01devient interdit,
12:03maintenir l'ordre
12:04devient quelque chose d'impossible,
12:05et où on a une classe politique
12:07qui s'amuse à tout.
12:08Tout le monde m'interroge
12:09sur Marseille.
12:11Également,
12:11vous n'êtes pas le seul
12:13à recevoir des messages
12:14de Marseillais qui me disent
12:15que c'est impossible.
12:16On ne peut pas être sans transport,
12:19on ne peut pas être interdit
12:20en réalité de circuler.
12:21C'est pour ça que quand je sortirai
12:22de ce plateau,
12:24j'aurai le préfet au téléphone
12:25parce que je pense
12:26qu'il faut qu'on s'entretienne
12:28des décisions qu'il a prises.
12:29Mais quand on a eu peur
12:30pour la vie des Marseillais,
12:32on pourrait comprendre aussi
12:33que si on a peur
12:33pour la vie des Marseillais,
12:34dans ce cas-là,
12:35on interdit les manifestations,
12:36on suspend les transports aussi.
12:38M. le préfet pourrait vous dire
12:40M. le maire.
12:40Non, mais on ne va pas faire
12:41de sophisme.
12:46On se parle très correctement.
12:48Vous savez ce qu'on pourrait faire ?
12:49Ça ne peut pas éviter un drame ?
12:50Vous savez ce qu'on pourrait faire aussi ?
12:51Par exemple, si je pousse le sophisme
12:52jusqu'au bout,
12:53on pourrait dire
12:53Écoutez, chacun reste chez soi,
12:56on ne sort plus,
12:57je vous laisse 15 jours confinés
12:58à la maison
12:59et on est sûr
12:59qu'il ne se passe rien.
13:00Ce n'est pas comme ça
13:01qu'on gère un pays.
13:02On n'est pas un pays du tiers-monde.
13:04Donc, en fait,
13:05on doit être...
13:06Ça s'est déjà vu
13:06sur un plan sanitaire.
13:07Ça pourrait être fait
13:09sur un plan sécuritaire.
13:10Oui, d'accord.
13:11Et d'ailleurs,
13:11on en reparlera,
13:12on a même réussi
13:13à indemniser des commerçants.
13:16Il y a eu du quoi qu'il en coûte.
13:17Moi, je crois que la République,
13:18quoi qu'il en coûte,
13:19on doit la sauver.
13:20Et donc, ça n'est pas
13:21en confinant 900 000 personnes
13:26qu'on va éviter la casse.
13:27Mais monsieur Bonaparte,
13:28je vais me faire l'avocat du diable.
13:29Et si par malheur,
13:31par malheur,
13:32et tout le monde veut l'éviter,
13:33il y a un drame,
13:34est-ce qu'il ne faut pas
13:34prendre les mesures
13:35les plus maximalistes,
13:36même si elles,
13:37c'est triste à dire,
13:38piétinent une forme de liberté ?
13:40Qu'est-ce qui prévaut aujourd'hui ?
13:41Ce n'est pas une question de liberté,
13:43c'est une question d'organisation,
13:45du maintien de l'ordre.
13:46Vous pensez que c'est seulement
13:47une crise du maintien de l'ordre,
13:48ce qu'on a vu ?
13:49L'État en fait a fait...
13:51Et donc, la réponse,
13:52c'est tout le monde
13:54est confiné chez soi ?
13:55Je ne sais pas.
13:55Qu'est-ce que vous,
13:56vous auriez donné comme réponse ?
13:57Mais moi, je ne suis pas le préfet.
14:01Si vous voulez,
14:02je mets en cause les gens.
14:04Vous connaissez mon caractère,
14:06ce n'est pas celui-là.
14:07Je pense que le sujet,
14:09il faut une sortie politique.
14:11Il y a une crise politique,
14:12il y a une crise de sens.
14:14Je ne veux pas qu'on en vienne
14:15à une crise de régime.
14:17Or, on voit bien
14:18qu'il y a une forme de tentation.
14:20On voit bien qu'il n'y a pas
14:21de réponse politique.
14:22On a une classe politique
14:23qui, de droite et de gauche,
14:24s'invective.
14:25M. Mélenchon dit ce soir
14:26que votre ville a basculé
14:28dans un autre monde.
14:30Il regarde ce qui se passe.
14:34Vous connaissez mes rapports avec lui.
14:35Oui, mais peu importe.
14:36Parce que sur le fond,
14:38au-delà de la bataille politique...
14:40Mais sur le fond,
14:41je pense que la réponse
14:42ne peut pas être
14:43de mettre une ville sous cloche.
14:44Parce qu'en plus...
14:45C'est ça, la réalité.
14:46Marseille va être sous cloche.
14:47Mais ça n'est pas vrai.
14:48Parce que les gens pourront sortir...
14:49Vous croyez qu'un casseur...
14:50Attendez, vous pensez qu'ils vont...
14:52Parce que vous pensez
14:53qu'un casseur,
14:53il attend son bus
14:54en se disant
14:55qu'il n'y a pas le bus,
14:56je ne vais pas casser aujourd'hui.
14:57Vous voyez bien que c'est ridicule.
14:59Le métro ne passe pas ?
15:00Je vais rester chez moi.
15:02Enfin, voyons.
15:03Il faut être sérieux,
15:04je pense,
15:04dans cette affaire-là.
15:05Je pense que...
15:07D'abord, les Marseillais
15:08méritent de la considération.
15:09Je pense que les Français
15:11méritent de l'écoute
15:11et de la considération.
15:13Et puis aussi,
15:14la question de...
15:15Quand on laisse
15:16une crise s'enquister,
15:19quand on laisse
15:21une certaine partie
15:23de la classe politique
15:24s'en prendre...
15:24Donc la faute au gouvernement.
15:25Pourrisse-t-il.
15:26Mais non, c'est trop facile, ça.
15:27Est-ce qu'il y a
15:27une situation de pourrisse-t-il ?
15:29Le gouvernement a cru,
15:30à tort,
15:31que ça allait passer.
15:33Que finalement,
15:34c'était un mouvement social
15:36comme un autre,
15:36que c'était quelques lycéens
15:37qui disaient,
15:38bon, écoutez,
15:38on a envie que...
15:39Ça passerait avec les vacances.
15:39Ça passe, c'est les vacances.
15:41Ça ne passe pas.
15:42Parce que quand on vit
15:43une crise économique et sociale,
15:44quand on voit le monde
15:46anxiogène autour de nous
15:46et sur vos plateaux,
15:48avant qu'on ait cette crise,
15:50il y a eu suffisamment
15:50d'informations où...
15:52Vous vous rendez compte
15:53quelle inquiétude on a
15:54quand on est un homme,
15:55une femme,
15:55qu'on ait 15 ans ou 50 ans,
15:57qu'on ait 80 ans ou pas.
15:58Bien, oui,
15:59le contexte social est exclusif.
16:00Eh bien, vous le connaissez,
16:01ce contexte social.
16:02Vous avez eu des informations
16:03de renseignements de territoire ?
16:04Zéro.
16:05Rien.
16:05C'est-à-dire que vous étiez
16:06à Marseille.
16:07Je n'en ai toujours pas.
16:08Et vous avez vu
16:08votre mairie dégradée,
16:10les commerçants attaqués,
16:11les habitants avoir peur.
16:13Et j'ai fait ce que
16:15le code de la sécurité intérieure
16:17m'interdit quasiment.
16:19J'ai fait sortir
16:20la police municipale
16:21pour faire des interpellations.
16:23C'est-à-dire que l'information...
16:24Eh oui, mais je...
16:25Vous ne pouvez pas...
16:27Vous savez,
16:28je suis maire,
16:28mais je suis un homme aussi.
16:30Et je suis un citoyen français.
16:32Vous pensez que je pouvais
16:33rester les bras croisés
16:34en leur disant
16:35« Restez dans vos postes de police. »
16:38Et puis, eux-mêmes,
16:39vous savez, les policiers,
16:40c'est une vocation aussi.
16:42Quand ils voient
16:43un commerce attaqué,
16:46quel que soit le commerce,
16:47que ce soit la boutique de luxe
16:48la plus chère
16:49ou le petit marchand du coin,
16:53voir sa vitrine défoncée,
16:55et qu'on est un policier municipal,
16:57pensez qu'il a envie
16:59de rester dans son commissariat.
17:02C'est sa vocation.
17:03Votre expérience de maire
17:04nous est très utile ce soir
17:06pour qu'on comprenne
17:06ce qui se passe.
17:07Marseille.
17:08Et on sent véritablement
17:10votre opposition à ces mesures.
17:12On verra pour Paris.
17:12Je vous prends la ville d'Orléans.
17:14Il y a un congrès
17:14du Rassemblement national.
17:16Et là, il y a une véritable menace.
17:18Là, il y a un gros danger.
17:18Il y a un gros danger.
17:20Interdiction de rassemblement,
17:22mais le maire Bally Bagayoko,
17:24Olivier Faure...
17:25Orléans ?
17:26Ah oui, pardon.
17:27Oui, pardonnez-moi.
17:27Non, mais veulent y aller
17:29pour manifester leur opposition
17:31aux idées du Rassemblement national.
17:35Mais dans un tel contexte...
17:36Dans un tel contexte,
17:37on fait baisser la pression.
17:38Donc on n'y va pas.
17:39Non.
17:40Dans un tel contexte,
17:41on fait baisser la pression.
17:43Je pense que combattre
17:44le Rassemblement national,
17:45on le combat
17:45sur le terrain des idées.
17:47Voilà.
17:47Ce parti,
17:48pendant des années,
17:49beaucoup ont réclamé
17:50son interdiction.
17:51Il n'est pas interdit.
17:53Ces gens-là
17:53se présentent aux élections.
17:54ils en gagnent,
17:55ils en perdent.
17:56Il appartient
17:57aux responsables politiques
17:58qui veulent le combattre,
17:59dont je fais partie,
18:00de se battre sur le fond,
18:02d'essayer de montrer
18:03qu'une autre voie est possible.
18:04Donc M. Bagayoko,
18:05M. Faure ne font pas
18:06baisser la pression.
18:07Il faut faire baisser la pression.
18:09Je crois que c'est
18:10un devoir républicain.
18:12Se battre contre
18:13le Rassemblement national,
18:14c'est dans les débats,
18:15c'est dans la bataille culturelle,
18:17c'est d'expliquer,
18:18c'est d'expliquer
18:19ce qu'est le Rassemblement national,
18:20c'est d'essayer
18:21de montrer leur forfeiture.
18:22Et le Rassemblement national
18:24fait la même chose d'ailleurs.
18:26Finalement,
18:27le Rassemblement national,
18:27en ce moment,
18:28il n'a rien à faire.
18:29C'est un espèce
18:29de tapis de velours
18:30qui se déroule devant lui
18:32et il devrait être,
18:33si les élections
18:34étaient demain,
18:35Mme Le Pen
18:36serait élue présidente
18:37de la République.
18:38Comme c'est dans six mois,
18:39je ne suis pas,
18:39moi je ne suis pas
18:40Mme Irma,
18:41donc je ne peux pas savoir
18:41ce qui va se passer
18:42dans six mois.
18:43Mais au regard
18:44du niveau de la classe politique,
18:46au regard de ce qui se passe
18:47dans le pays,
18:47elle n'a qu'à laisser faire.
18:50Vous dites qu'elle n'a qu'à rembasser
18:51cette partie de la gauche.
18:52Pour une partie,
18:53en tous les cas,
18:53quand il y a des slogans
18:54« la police tue » ?
18:55Vous savez ce que j'en parle ?
18:56Je ne veux pas entrer
18:57dans la polémique,
18:58vous me connaissez.
18:59Oui, mais...
19:00Et puis d'ailleurs...
19:00Pendant des années,
19:01la police tue
19:02et aujourd'hui...
19:04Vous savez,
19:04pendant des années,
19:05les gens ont expliqué
19:06et je le pense profondément
19:08que le Rassemblement national
19:09était un parti
19:11xénophobe,
19:12antisémite,
19:12raciste,
19:14je n'entendais d'ailleurs
19:15personne,
19:17répéter
19:17ad nauseum
19:18sur les plateaux
19:19ce genre de choses.
19:21C'est pareil
19:22pour celles et ceux
19:23qui répètent
19:24ce genre d'inapsie
19:25sur « la police tue ».
19:26Vous comprenez
19:27ce que je veux dire ?
19:27Je comprends.
19:28Et encore une fois,
19:28je ne veux pas...
19:30Je n'entre pas.
19:31Je pense que
19:32le pays est dans
19:33une telle situation
19:34qu'il faut affirmer
19:35des idées,
19:36pas simplement
19:37pointer du doigt,
19:38pas simplement
19:38faire des tweets,
19:39pas simplement dire
19:40« un tel me plaît,
19:41un tel ne me plaît pas ».
19:42Je me fais une autre idée
19:43de la République.
19:44Et en ce moment,
19:45je pense qu'elle est en danger.
19:47Je pense qu'elle est
19:47en danger grave.
19:49Je pense que
19:49les questions démocratiques,
19:50les questions...
19:51La campagne présidentielle
19:53est aujourd'hui menacée ?
19:55En tout cas,
19:55le niveau de la campagne présidentielle...
19:58Les conditions normales
19:58et démocratiques
19:59d'un congrès,
20:00quel qu'il soit,
20:01RN ou peu importe.
20:02Pour l'instant,
20:02c'est très inquiétant.
20:03Parce que demain,
20:03qu'est-ce que ça veut dire ?
20:04Demain,
20:05si la France insoumise
20:06fait son congrès,
20:07vous aurez l'ultra-droite
20:08qui fera la même chose.
20:10C'est un peu plus rare
20:10quand il y a le congrès
20:11de LFI reconnaissé.
20:13J'ai rarement vu
20:15une interdiction de manifester
20:16parce qu'il y a des gens
20:17qui perdent la France insoumise.
20:18On n'éteint pas le feu
20:20avec de l'huile.
20:21Si vous pensez
20:22que je vais vous raconter
20:22que le Rassemblement national
20:24est un parti plus respectable
20:25et qu'elle est qui,
20:26vous vous trompez.
20:26Je vous interroge,
20:27je vous dis,
20:27est-ce que vous avez vu
20:28une telle situation
20:29pour un congrès de la gauche
20:30avec une menace
20:31par un congrès de l'Union nationale ?
20:32Je pense que justement,
20:33quand on s'amuse
20:35à mettre de l'huile
20:36sur le feu,
20:36c'est ce qui peut se passer
20:37en réalité.
20:38Et c'est pour ça
20:39qu'il faut faire baisser la pression.
20:41Je voudrais qu'on voit
20:42de nouveau,
20:43M. le maire,
20:43les images.
20:44Les images qui ont beaucoup choqué
20:45de l'intrusion
20:47dans la mairie de Marseille.
20:49Vous avez dit
20:50qu'il y aura un effectif,
20:51en tout cas un dispositif
20:53sécuritaire renforcé
20:53dont vous ne donnez pas
20:55pour les raisons évidentes
20:57le détail.
20:58Est-ce que vous avez
20:59davantage d'informations
21:02sur tout cela ?
21:04Est-ce qu'ils ont été interpellés ?
21:05Non.
21:06Est-ce qu'on connaît les profils ?
21:07Est-ce qu'ils feront
21:07de la prise en ferme ?
21:08Regardez.
21:10Et à ce moment-là,
21:11vous vous étiez d'ailleurs.
21:13J'étais...
21:14J'arrivais à la mairie
21:15puisque je venais
21:16d'être prévenu.
21:17J'étais dans la ville.
21:19Je suis prévenu
21:20peut-être
21:22cinq minutes
21:22avant qu'ils arrivent.
21:24Donc,
21:25je fonce vers la mairie.
21:27Vous ne voulez pas
21:28que j'ai une colère froide
21:30quand je regarde ça ?
21:31C'est-à-dire que
21:31vos confrères
21:32entrent,
21:33les films,
21:35ils sont sortis
21:36par la police,
21:37ils ne sont pas interpellés.
21:39De quoi on parle là ?
21:40De gens qui mettent
21:41une marianne à terre,
21:42de gens qui sont capables
21:43de sacrifier ce qu'on a
21:44de plus commun.
21:46Mais ces gens-là
21:46n'ont aucune revendication.
21:48Ces gens-là se prétendent
21:49militants.
21:50Mais militants de quoi ?
21:51Je vous ai un bon espoir
21:52qu'ils soient interpellés.
21:54Qu'ils fassent de la prison.
21:55J'ai bon espoir.
21:56Mais attendez,
21:57ils sont filmés.
21:57Vous venez de montrer
21:58leur visage.
21:59On ne va pas les attraper.
22:01Mais ce n'est pas ça,
22:02la République.
22:02On vous a fait
22:03une promesse ferme ?
22:04Mais je crois
22:05en la justice.
22:06Je pense que le procureur
22:07de la République de Marseille,
22:09qui est,
22:10croyez-moi,
22:10ferme sur ses principes,
22:11ne lâchera rien.
22:13Vous demandez vous-même
22:14des peines de prison ferme.
22:19Donc on saura
22:20qui est entré,
22:21on saura qui a tagué,
22:22on saura qui a fait tomber
22:23la Marianne,
22:23on saura tout.
22:24Et on saura
22:24si c'était une opération préparée.
22:26Je pense qu'au regard
22:28de ce qui s'est passé,
22:31ça devait être
22:32probablement préparé.
22:33C'est la première fois
22:34que j'entends vous dire ça.
22:36Je les ai trouvées,
22:37en regardant les images,
22:38très organisées.
22:39Un peu comme la mairie
22:40de Limoges.
22:42Je ne sais pas s'il y a eu...
22:45Moi, ma mairie,
22:46elle est du XVIIe siècle.
22:48Elle aurait pris feu
22:48en une demi-heure.
22:52Ça aurait été irréparable.
22:55Vous avez l'air émis ?
22:57Non, mais...
22:58Ça aurait été irréparable.
23:02Merci, M. le maire.
23:03Benoît Payan.
23:04On sent à la fois
23:05de l'émotion
23:05et de la détermination
23:07pour demander des comptes,
23:08avoir les réponses.
23:09Vous estimez que vous aurez
23:11toutes les réponses
23:12à vos questions légitimes
23:13quand on voit
23:14ce qui s'est passé ?
23:15J'aurai les réponses
23:17parce que d'abord,
23:18je ne lâche rien.
23:19que mon caractère,
23:20c'est d'être déterminé,
23:21vous l'avez vu,
23:22et que je continuerai
23:23parce que
23:25quand on dirige cette ville,
23:26on donne
23:27tout ce qu'on a pour elle.
23:28Et on va suivre
23:28ce qui va se passer
23:29à Marsa avec les décisions.
23:30Merci, Benoît Payan.
23:31Merci.
23:31Merci d'avoir été sur ce plateau
23:32avec nous en direct.
23:34Merci.