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Le vice-président du RN, Sébastien Chenu, était l’invité de #LaGrandeInterview de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:018h13, la grande interview CNews Europe 1 avec Sébastien Chenu ce matin. Bonjour Sébastien Chenu.
00:06Bonjour Monsieur.
00:06Merci d'être avec nous, député Rassemblement National du Nord, vice-président du RN et vice-président de l'Assemblée
00:12Nationale.
00:12On va évidemment parler de la casse, on va parler de la sécurité, on va parler de la politique et
00:17de la présidentielle.
00:18Je voulais commencer tout d'abord cette interview avec le congrès du RN qui se tient ce week-end à
00:23Orléans.
00:24Des manifestants veulent tenter de l'empêcher, mais le préfet promet que la sécurité sera assurée.
00:28Est-ce que ce matin vous pouvez rassurer vos militants, les militants du RN, vous leur dites venez à Orléans,
00:35vous ne craignez rien ?
00:36Oui absolument, on a des garanties très fortes de la bonne organisation de notre congrès, de l'incapacité évidemment à
00:44quelques voyous d'arriver jusqu'au congrès.
00:46Et donc je le dis très librement et nous prenons nos responsabilités en disant à nos militants, à nos adhérents,
00:51aux gens qui veulent venir écouter Jordan Bardella et Marine Le Pen,
00:54venez vous serez en sécurité à l'occasion de ces journées de congrès à Orléans.
00:59En revanche, évidemment, moi je suis interpellé par la façon dont la gauche, l'extrême gauche, bafoue finalement l'article
01:09qui dans la Constitution prévoit que les partis politiques,
01:12l'article 4, puissent s'exprimer en venant manifester contre nous.
01:16Alors on peut manifester contre nous, mais si vous voulez, dans une démocratie, les partis politiques n'ont pas à
01:21être baïonnés.
01:22Et je vois que du PS à LFI, de la CGT à Amnesty International, tous ces gens-là veulent nous
01:28faire taire.
01:28Ben non, on ne se taira pas, voilà. Nous avons des choses à dire, Marine Le Pen doit parler aux
01:34Français, nous ne nous tairons pas sous les provocations et sous les intimidations.
01:38C'est un processus antidémocratique ?
01:42Je vous le disais, dans la Constitution, il est prévu que les partis politiques concourent à l'expression de cette
01:47démocratie.
01:48Et donc le rôle du Rassemblement National, c'est de parler aux Français.
01:51Nous, nous n'avons jamais empêché quiconque de s'exprimer.
01:55On n'a jamais manifesté, on n'a jamais interdit, cherché à faire taire nos adversaires politiques, nos opposants politiques.
02:02Nous n'empêchons pas les autres de s'exprimer.
02:04On ne va quand même pas demander l'autorisation à M. Mélenchon ou à M. Fort, qui violent cet article
02:09-là en venant, etc.
02:11qui violent cet article de la Constitution, on ne va quand même pas leur demander l'autorisation de pouvoir s
02:15'exprimer.
02:15Nous sommes le premier parti de France, ça fait partie de la démocratie, que les partis puissent s'exprimer.
02:19Et nous allons nous exprimer.
02:21Est-ce que ça préfigure ce que la campagne présidentielle sera, c'est-à-dire violente ?
02:27Je n'espère pas, parce que je pense que dans cette campagne présidentielle,
02:31les Français ne peuvent pas être privés d'un débat de fond, c'est-à-dire de parler des solutions.
02:36Alors les solutions et les propositions qu'ont les uns et les autres, nous on en a évidemment sur la
02:40sécurité,
02:41sur le pouvoir d'achat, sur le logement, Marine Le Pen l'a montré à la rentrée.
02:45Mais je pense que les Français, ils attendent ça.
02:46On est à un moment crucial de la vie politique de notre pays.
02:50Et on ne peut pas baillonner une campagne présidentielle.
02:53On ne peut pas faire taire les personnalités qui se présentent à l'élection présidentielle
02:57au motif qu'il y aurait en France un pays qui n'est pas tenu, un président de la République
03:02qui est débordé, un gouvernement qui est débordé et qui noirait la campagne présidentielle
03:07dans cette forme de violence.
03:09Alors justement, après le fiasco sécuritaire du week-end dernier, Emmanuel Macron tente de reprendre la main politiquement.
03:15Conseil de défense, ce matin à 9h.
03:18Réunion avec les lycéens cet après-midi à 15h.
03:20Ensuite, il va rencontrer des policiers sur le terrain.
03:23Qu'est-ce que vous vous dites ? Il était temps ?
03:26On a l'impression à la fois d'un gouvernement débordé et d'un président absent, déconnecté, déserteur
03:32qui part à l'étranger au moment où les Français attendent quelque chose de lui,
03:36qui prend la parole pour ne rien dire.
03:38Vraiment d'un président de la République qui est au bout du rouleau.
03:42Moi d'abord, je veux aussi, mais nous l'avons fait, assurer les forces de l'ordre de notre soutien.
03:47Je le dis parce qu'on n'entend pas grand monde, en dehors de quelques politiques, du Rassemblement national soutenir
03:54les forces de l'ordre.
03:54Les Français soutiennent leurs forces de l'ordre, mais ils sont où ?
03:56Tous ces artistes, tous ces intellectuels qu'on entend matin, midi et soir donner la leçon.
04:01Eh bien, je pense que nos forces de l'ordre mériteraient d'entendre des grandes voix dans la société civile
04:06leur dire chapeau et merci.
04:09Comme qui, par exemple ?
04:10Tous ces artistes, par exemple, ces footballeurs, ces intellectuels.
04:14Kylian Mbappé ?
04:15Mais tous, qui pourraient dire aux forces de l'ordre merci de faire ce que vous faites,
04:19merci de garantir aux Français la possibilité de continuer à vivre sereinement par votre engagement.
04:25Parce que les forces de l'ordre, ce sont eux qui prennent les coups.
04:28En ce moment, le nombre de policiers blessés, je crois, est de près de 600, si ma mémoire est bonne.
04:33Plus de mille, autour de mille, oui.
04:35Autour de mille, vous voyez.
04:36Le nombre de commerces qui ont été abîmés est très important.
04:39C'est aux forces de l'ordre que nous devons, en premier lieu, dire merci.
04:42Pour le reste, effectivement, le gouvernement, c'est un fiasco total, un gouvernement dépassé,
04:48un gouvernement qui n'a pas anticipé les choses parce que tout cela ne dégringole pas de la planète Mars.
04:54Que ce soit les violences ou les revendications, d'ailleurs, qui peuvent être entendues dans les manifestations,
05:00le gouvernement n'a rien anticipé.
05:03Emmanuel Macron promet d'être intraitable.
05:05Vous l'avez entendu avec les casseurs à ce jour.
05:08Il y a 217 personnes en détention provisoire ou condamnées à de la prison ferme sur 2700 personnes interpellées.
05:14Gérald Darmanin demande au parquet d'être ferme.
05:17Mais au final, ce sont les magistrats qui décident.
05:20Ils ont visiblement du mal à serrer la vis.
05:22Qu'est-ce qu'il faut changer ?
05:23D'abord, j'ai entendu ces airs de flûte déjà en 2022 avec la Ligue des champions.
05:29J'ai entendu en 2023, pendant les émeutes, on sera intraitable, on sera ferme.
05:33Vous allez voir ce que vous allez voir, tout va changer.
05:34Tout ça, ce pipeau, on l'a déjà entendu.
05:36D'abord, ce gouvernement, et c'est la raison pour laquelle ils ne sont absolument pas crédibles,
05:40ils sont idéologiquement bloqués.
05:42Et puis, ils sont idéologiquement soumis.
05:44Je m'explique.
05:44Ils sont bloqués parce qu'en fait, quand Emmanuel Macron dit
05:47« Ah ben, la police devrait faire preuve d'empathie, la police devrait être à l'écoute,
05:51bientôt la police devrait être assistante sociale »,
05:53la réalité, c'est qu'on ne rétablit pas l'ordre en jupe droite et collier de perles.
05:57Je veux dire, c'est quelque chose de sérieux.
05:59Et puis, ils sont idéologiquement soumis parce qu'ils ont fait élire LFI,
06:03LFI a fait élire Macron, la gauche a fait élire Macron,
06:06Macron a fait élire des députés de gauche.
06:08Ça veut dire qu'en réalité, ils ne peuvent pas être crédibles
06:11parce que tout ça se joue, j'allais dire, dans leur cortex idéologique.
06:16Ça ne marche pas.
06:16Ils ne savent pas ce que c'est que protéger,
06:18ils ne savent pas ce que c'est que faire œuvre d'autorité
06:20ou restaurer l'autorité dans le pays.
06:22Sébastien Chenu, invité de la grande interview C News Europe.
06:25Bruno Retailleau demande l'instauration de l'état d'urgence
06:28qui donne plus de pouvoir à l'État pour mettre les casseurs hors d'état de nuit.
06:32Je vous pose la question, est-ce qu'il faut l'état d'urgence ?
06:34Nous, on n'exclut pas l'état d'urgence par principe.
06:37On ne va jamais rien exclure.
06:38Qu'est-ce qui pourrait faire que vous l'appeliez de vos voeux ?
06:43Ce qu'on pourrait faire, c'est qu'on déclencherait l'état d'urgence
06:47si d'abord toutes les dispositions du Code pénal n'étaient pas appliquées.
06:52Or, elles ne le sont pas.
06:54Il y a un certain nombre de dispositions du Code pénal.
06:55Vous savez, dans le Code pénal, il n'y a pas besoin d'inventer mille et une choses.
06:58Il n'y a pas besoin de déclencher des états d'urgence
07:00qui sont de toute façon provisoires.
07:02Appliquons déjà ce qui existe dans le Code pénal.
07:04Le fait d'aller dans des manifestations masquées, c'est interdit.
07:08Le fait d'appel à la violence, c'est interdit.
07:10Les vols en réunion, c'est interdit.
07:12Mais tout ça doit être sanctionné.
07:13Tout ça existe.
07:14Il y a un arsenal dans le Code pénal, mais il n'est pas appliqué.
07:18Et derrière, évidemment, la sanction pénale n'est pas du tout au niveau,
07:21mais parce que là encore, rien n'a été anticipé.
07:24D'ailleurs, rien n'a été anticipé.
07:26On n'a pas recruté à cette force de l'ordre.
07:27On ne les a pas assez formés à ces nouvelles formes de délinquance.
07:31Les pillages, la guerre de rue, les émeutes, ils n'ont pas été formés.
07:35Et puis derrière, évidemment, pas construits de prison,
07:38pas adaptés à la réponse pénale, pas votés de loi anti-casseurs.
07:43Juste un mot, si vous me permettez.
07:45Monsieur Philippe, Edouard Philippe, qui a été Premier ministre dans ce pays,
07:48aujourd'hui, comme les autres, il parle, il roule les mécaniques
07:51en disant, vous allez voir ce que vous allez voir.
07:53Nous, quand il était Premier ministre, avec Marine Le Pen,
07:55on était sept députés du Rassemblement national.
07:57On a fait des propositions sur l'armement de la police municipale.
08:00On a fait des propositions sur la justice.
08:02Aucune d'entre elles n'a jamais, même pas été refusée.
08:05Examinez toutes ces années 2017, 2018, 2019.
08:09On a fait des propositions, mais non, ça ne les intéressait pas.
08:12Alors aujourd'hui, les entendre, sincèrement,
08:14tous ces gens manquent terriblement de crédit.
08:16Et c'est les Français qui payent l'absence de crédit,
08:19de volonté, de compétence qu'ont eu tous ces politiques qui sont succédées.
08:22– Sébastien Chenu, est-ce que vous diriez que dans certains cas,
08:25on fait face à des actes de terrorisme, comme ce qu'on a vu à Limoges ?
08:29– Aujourd'hui, le mot de terrorisme n'est visiblement pas adapté,
08:33parce que moi, je pense qu'il faut faire très attention aux mots.
08:35Il y a des gens qui ont des casiers judiciaires,
08:37il y a des gens qui sont évidemment des ennemis de la République.
08:41Aujourd'hui, je n'ai pas vu, en tous les cas,
08:44je ne crois pas comprendre qu'il faille saisir le parquet antiterroriste.
08:47Mais en revanche, il y a une forme de délinquance,
08:50par exemple les Black Blocs, qui nécessiteraient qu'on gère nos frontières.
08:54On l'a fait d'ailleurs au moment du Covid.
08:55On a repris le contrôle en main d'un certain nombre de nos frontières.
08:57On nous dit qu'il y a des Black Blocs qui arrivent de toute l'Europe.
09:00Mais gérons aussi nos frontières.
09:01Ces gens-là sont dans leur grande majorité identifiés, les Black Blocs.
09:06– Sébastien Chenu est avec nous ce matin sur CNews et Europe.
09:10Ces manifestations, elles ont été amplifiées sur les réseaux sociaux.
09:13Et le renseignement a eu du mal à anticiper le passage du numérique à la rue.
09:17Est-ce qu'il faut restreindre l'accès des mineurs aux réseaux sociaux ?
09:21Est-ce que c'est une piste à étudier ?
09:23Ou est-ce qu'on est complètement à côté de la plaque ?
09:24– En tout cas, il faut regarder.
09:25Il faut que nos services de renseignement disposent des moyens
09:28pour regarder effectivement plus précisément.
09:30Là encore, on a vu que les services de renseignement étaient parfois démunis.
09:33Mais ce que je veux dire, c'est que vous n'aurez la fermeté qu'avec Marine Le Pen.
09:37La réalité, c'est que tout le reste, c'est du pipeau.
09:40Tout le reste, ce sont les propos de gens qui n'ont rien anticipé, rien prévu.
09:45Aujourd'hui, on nous parle des réseaux sociaux, mais enfin, vous n'allez pas me dire
09:47qu'il y a trois mois, il y a six mois, pendant les émeutes de 2023,
09:51ces problèmes-là ne se posaient pas déjà.
09:53La réalité, c'est que vous n'aurez la fermeté qu'avec ceux qui la prônent depuis longtemps,
09:58qu'avec ceux qui ont fait des propositions, qui ont une réflexion, qui ont une volonté,
10:02qui ont une absence de complexe idéologique à ramener l'autorité et la sécurité des Français.
10:07Vous ne l'aurez qu'avec Marine Le Pen.
10:09Qu'est-ce qui se passe en ce moment dans le pays ?
10:10C'est une révolte sociale ?
10:13C'est un mouvement contre la vie chère ?
10:15C'est un mouvement lycéen ?
10:16C'est un mouvement étudiant ?
10:18C'est une révolution ?
10:18Quand on voit les militants d'extrême-gauche qui marchent vers l'Elysée, qu'est-ce qui se passe ?
10:22Je crois que toutes les additions arrivent en même temps,
10:24vis-à-vis du pouvoir macroniste, qui a failli sur tous les points.
10:27C'est-à-dire que ce pouvoir macroniste appauvrit les Français.
10:30Son pouvoir d'achat n'a rien anticipé sur les grandes questions de notre société,
10:34l'avenir de nos jeunes, les jeunes qui se posent des questions entre leur avenir à l'université
10:40ou le chômage ou une formation, leurs lycées qui parfois sont très abîmés, leurs classes surchargées.
10:46Donc je pense que d'abord il y a un échec social, économique, sécuritaire et puis migratoire.
10:52Vous avez vu que d'ailleurs dans les interpellés, les gens qui aujourd'hui ont été arrêtés,
10:58il y a 29% de ces interpellés qui sont de nationalité étrangère.
11:02Donc l'addition de tous ces échecs qui sont nés il y a très longtemps,
11:07mais qui ont été sous Emmanuel Macron, je crois, accélérés,
11:11parce qu'il n'y avait aucune volonté de s'y attaquer,
11:13se présente et donne un cocktail qui est agité d'ailleurs,
11:17comme dans un shaker, par des partis politiques d'extrême-gauche,
11:20par M. Mélenchon.
11:22Et je pense qu'en cela, effectivement, c'est très dangereux
11:26et que cette nouvelle France à laquelle appelle Jean-Luc Mélenchon,
11:30c'est en fait juste des voyous qui agitent le cocktail de tous les échecs de la Macronie.
11:36Est-ce qu'Emmanuel Macron doit démissionner ?
11:38Est-ce qu'il va pouvoir tenir jusqu'en avril, mai prochain ?
11:41Ce serait un sacré service qu'il rendrait à la France s'il démissionnait.
11:45Vous savez, nous, Marine Le Pen l'a dit, nous, nous sommes prêts.
11:48Le gouvernement de Jordan Bardella, qui, si les Français nous font confiance demain,
11:54est prêt, ou en tous les cas, est prêt à se mettre au travail.
11:57Nous avons les propositions, nous avons la volonté, nous avons les équipes.
12:01Nous sommes prêts à relever le défi.
12:03Des élections législatives anticipées ne nous font pas peur.
12:06Et une élection présidentielle anticipée ne nous fait pas peur.
12:09Emmanuel Macron rendrait service à la France.
12:11Il ne le fera pas.
12:12Chacun a bien compris que la personnalité d'Emmanuel Macron
12:15l'amènera à se maintenir jusqu'au bout.
12:18Donc, rendez-vous.
12:19Nous, c'est le message aussi qu'on dit aux Français.
12:21Tenez bon, il n'y a pas de fatalité à vivre dans cette France insécurisée
12:27ou dans cette France appauvrie.
12:28Notre pays mérite bien mieux que les dirigeants qu'il a aujourd'hui.
12:32Sébastien Chenu, je voulais vous entendre également,
12:34ainsi que les téléspectateurs de CNews et les auditeurs d'Europe 1,
12:37sur le principe du casseur-payeur.
12:38Il y a des dizaines et des dizaines de politiques qui jurent la main sur le cœur
12:42que s'ils étaient au pouvoir, ils feraient payer les casseurs.
12:44Et vous allez certainement me dire, comme eux,
12:48que vous ferez payer les casseurs si vous êtes au pouvoir.
12:50Mais qu'est-ce qui changerait très concrètement avec le RN au pouvoir ?
12:54Puisque souvent, ils ne sont pas arrêtés.
12:57Et quand ils sont arrêtés, les services sociaux traînent des pieds pour les faire payer.
13:02Les juges traînent des pieds.
13:03Et les familles qui ne sont pas aisées disent qu'elles sont insolvables.
13:06Qu'est-ce qui changerait avec le RN ?
13:07D'abord, nous, on n'a pas de blocage idéologique.
13:09On n'a pas de complexe.
13:10Et on a considéré qu'effectivement, quelqu'un qui cassait ne serait-ce qu'un arrêt de bus,
13:14eh bien, il le rembourserait jusqu'à la fin de ses jours.
13:16Et s'il n'est pas solvable, alors, souvent, beaucoup de ces gens vivent d'aides sociales,
13:20alors nous irions lui supprimer ces aides sociales.
13:22Et puis, si ce n'est pas suffisant, eh bien, et qu'il bénéficie d'un logement social,
13:26eh bien, nous irions le sortir de ce logement social.
13:28Parce qu'un logement social...
13:30Sans relogement, il peut aller dans le parc privé.
13:32Un logement social, c'est la solidarité nationale.
13:36Ces gens qui bénéficient de la solidarité nationale à divers degrés de leur vie,
13:40s'ils commettent des infractions, seront privés de cette solidarité nationale.
13:44Et puis, évidemment, de l'autre côté, on créera de nouveaux délits.
13:47Le fait de pouvoir participer à des effractions, en tous les cas à casser,
13:53à de la casse de magasins en groupe organisé,
13:56eh bien, vous serez sanctionné, même si vous n'êtes pas vous-même formellement identifié,
13:59puisqu'on n'arrive jamais à savoir qui a fait quoi,
14:01si vous faites partie de cette bande, vous serez sanctionné.
14:03Vous savez, je crois qu'il faut savoir ce qu'on veut dans la vie.
14:05En réalité, c'est aussi cette volonté qui nous anime.
14:08Nous, on veut ramener l'ordre dans notre pays.
14:11L'ordre et la liberté.
14:12La liberté pour les commerçants de vivre de leur boulot.
14:15La liberté pour les Français de ne pas craindre.
14:17Il y a des pays dans lesquels on ne craint pas de se balader à 23h,
14:20dans lesquels les jeunes filles ne craignent pas de s'habiller comme elles veulent,
14:22dans lesquels les commerçants ne dorment pas, comme j'en ai vu,
14:25dans leur commerce samedi et dimanche soir.
14:27C'était en bas de la rue Étienne-Marcel.
14:30Des commerçants qui m'ont dit ça parce qu'ils ont peur d'être cambriolés, d'être cassés.
14:36Eh bien oui, nous, nous considérons que la liberté et l'autorité, ça marche ensemble.
14:40Des commerçants, justement, qui s'arment pour certains d'entre eux,
14:43avec des armes tout à fait légales.
14:45Mais le préfet de police de Paris, pour ne parler que de la capitale,
14:48leur dit que la police va les protéger,
14:50mais qu'ils peuvent aussi faire appel à de la sécurité privée.
14:53Comment est-ce que vous avez réagi quand vous avez vu ça ?
14:55Mais il y a un côté pathétique parce que ça veut dire que l'État, en fait,
14:58n'est pas capable de protéger les Français,
15:00n'est pas capable de protéger des Français qui travaillent.
15:04L'État, finalement, leur dit, écoutez, comptez sur vous-même.
15:06D'abord, les Français, les professionnels qui ont eu des magasins cassés, pillés,
15:12vont voir leurs primes d'assurance aussi augmenter.
15:14Il y aura un coût des émeutes qui sera très lourd à supporter pour les professionnels.
15:19Et là, ils vont devoir, encore une fois, compter sur eux-mêmes.
15:21Eh bien, nous, nous leur disons, avec nous, vous pourrez compter sur l'État.
15:25Ce qu'on veut, c'est un État qui protège les Français.
15:28Entendre ça, c'est finalement une façon pour la Macronie de dire,
15:31nous avons failli, nous ne sommes pas capables d'assurer la protection des Français.
15:35Le rôle de la France insoumise dans ce qui nous arrive,
15:38est-ce qu'au-delà de la bordélisation du pays, comme on dit désormais,
15:43LFI veut une révolution, veut faire tomber le gouvernement, la France démocratique ?
15:47Ils ne s'en cachent pas. Ils ont banalisé la violence.
15:49Ils ont encouragé les émeutes.
15:52Ils ont ciblé les policiers dans des propos qui sont des propos publics
15:56et qu'ils ont refusé de condamner un certain nombre de caillassages ou d'actions violentes.
16:01De Mathilde Panot à Bali Bagayoko, vous les entendez, Madame Midier Soir,
16:05relativisés. Leurs affidés intellectuels, je pense à l'écrivain Édouard Louis,
16:10j'ai fait un article 40 contre cet écrivain, c'est-à-dire que j'ai signalé au procureur
16:13ses propos sur Radio-Canada d'appel à la violence,
16:17qui dit oui, moi je suis pour qu'on pille les commerçants et qu'on casse dans les rues de
16:21Paris.
16:21Eh bien, toute cette philosophie pré-révolutionnaire,
16:24elle dit quelque chose, c'est qu'ils ne respectent pas la démocratie,
16:28ils veulent prendre le pouvoir par la rue.
16:30Eh bien, nous, nous sommes des démocrates.
16:31Nous pensons qu'effectivement, c'est aux Français de décider de leur sort
16:34et c'est en cela qu'ils ne nous feront pas taire et qu'ils ne feront pas taire les
16:37Français.
16:38Vous dites qu'ils sont dangereux pour la démocratie ?
16:40Oui, oui, ils sont dangereux pour la démocratie, mais ils le sont depuis très longtemps.
16:43La France insoumise, quand elle s'appuie sur la jeune garde,
16:46mouvement de voyous violents qui ont participé au meurtre de Quentin de Ranque,
16:51eh bien, oui, elle s'appuie sur des délinquants dangereux.
16:54Mais le pire, voyez-vous, c'est qu'ils ont été élus, réélus,
16:59avec la complicité de M. Philippe, Attal, du Bloc central,
17:05qui a préféré faire élire un certain nombre de voyous de la France insoumise
17:08plutôt que des députés parfaitement républicains du Rassemblement national.
17:12La Macronie porte une très lourde responsabilité.
17:14Il ne faut jamais oublier que M. Philippe, il fait voter communiste,
17:17M. Attal, il fait voter LFI.
17:19Ils le font publiquement.
17:20Ils ont une grosse responsabilité là-dedans.
17:22La présidentielle et notre dernier sondage Opinion Way pour CNews Européen et le JDD
17:27crédit Marine Le Pen de 36% des voix au premier tour, plus un point.
17:32Et précision importante, les Français ont été interrogés après ce qui s'est passé samedi dernier.
17:38Marine Le Pen est aujourd'hui ultra-favorite. Comment vous le gérez ?
17:42Avec beaucoup d'humilité d'abord. Et puis, c'est une lourde charge.
17:45Nous savons que le pays que nous allons, si les Français le souhaitent,
17:48devoir redresser autour du gouvernement de Jordan Bardella
17:51et sous la présidence de Marine Le Pen, nous allons mettre du temps.
17:55Mais nous avons la volonté de faire, de mener d'autres politiques,
17:58d'autres politiques budgétaires, d'autres politiques sécuritaires.
18:01Nous avons cette volonté. Donc, beaucoup d'humilité.
18:03Et puis, nous disons, je vous le disais tout à l'heure,
18:06ces solutions de sécurité, d'autorité, elles ne viendront qu'avec nous.
18:09Ce n'est pas la peine de se disperser en allant écouter,
18:12en allant voter pour des candidats qui vous jouent de la flûte.
18:14La réalité, c'est qu'il n'y a que nous qui pourrons rétablir la sécurité et redresser le pays.
18:19Alors, je ne sais pas si vous pensiez à Bruno Retailleau et David Lissnard,
18:22parmi les candidats qui jouent de la flûte,
18:24mais ils ont déjeuné ensemble mercredi et ils vont peut-être s'allier.
18:30Un rassemblement de la droite pour faire face au RN.
18:33Comment vous accueillez cette éventualité, ce projet ?
18:36Sincèrement, on n'en est plus à la cuisine électorale.
18:39Moi, je dis aux électeurs de Bruno Retailleau et de David Lissnard,
18:41mais venez directement avec nous.
18:43On a besoin de rassembler les Français.
18:45Ne perdez pas votre temps avec des gens qui déjeunent ensemble
18:48pour bidouiller, pour faire de la cuisine électorale.
18:50On a besoin d'un soutien massif des Français.
18:53Les enjeux qui sont devant nous sont considérables.
18:55Il va falloir un gouvernement d'ouverture si vous êtes élu.
18:58Si Marine Le Pen est élue à l'Élysée,
19:01il faudra ensuite une majorité à l'Assemblée nationale.
19:03Aujourd'hui, nombre de nos problèmes vient du fait
19:06qu'il n'y a plus de majorité.
19:07Est-ce que vous aurez besoin des députés LR ?
19:10Est-ce que vous aurez besoin d'un gouvernement d'ouverture ?
19:12Mais Marine Le Pen a déjà montré en s'alliant aussi avec Éric Ciotti
19:16qu'elle était capable de parler à des gens qui ne sont pas nos clones,
19:18qui ont un certain nombre de points communs avec nous,
19:20mais aussi des divergences.
19:22Eh bien, on continuera à s'ouvrir parce que nous,
19:25on veut unir les Français.
19:26Vous savez, notre message, il s'adresse à tous les Français
19:28qui viennent de gauche.
19:29Il y a des gens parfaitement respectables à gauche,
19:31qui sont républicains, qui pensent qu'effectivement,
19:34l'effort, le mérite, l'autorité, la liberté,
19:37ce sont des valeurs auxquelles ils croient.
19:39On leur tend la main et on tend la main, évidemment,
19:41à tous les électeurs de droite en leur disant
19:43ne perdez pas votre temps, ne vous dispersez pas,
19:46ne perdez pas votre temps.
19:47Évidemment qu'on ira chercher très largement
19:49des hommes et des femmes pour accompagner
19:51Jordan Bardella dans son gouvernement.
19:53Sébastien Chenu était l'invité de la grande interview
19:56C News Europe 1 ce matin.
19:57Merci beaucoup Sébastien Chenu.
19:58A bientôt.
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