- il y a 2 jours
Dimanche, votre magazine + DE COURTS était dédié au Festival Cinemed qui s’est tenu du 16 au 24 octobre à Montpellier. L'occasion pour nous de vous entrainer dans les coulisses de ce Festival du cinéma méditerrannéen.
Nous avons également rencontré Léo Blandino, réalisateur de “Ce que regardent les statues”.
Au programme aujourd'hui :
ERASERHEAD IN A KNITTED SHOPPING BAG
de Lili Koss
Bulgarie /18’17/-10
Fiction
Prix Canal+ Cinemed 2025
Avec : Elena Zdravkova, Stela Stoynova
Synopsis : Pendant un été lent et poisseux de la fin des années 90 en Europe de l’Est, Ro, 12 ans, se lance dans la quête d’une copie piratée d’Eraserhead de David Lynch. Son périple, entre amitiés qui se délitent, cigarettes volées et jeux de pouvoir de l’ère du VHS, se déploie dans un monde où l’enfance glisse doucement vers autre chose, et le cinéma devient la seule et unique échappatoire possible.
(c) Inwave Films
CE QUE REGARDENT LES STATUES de Léo Blandino
France /22’47 / TP
Fiction
Festival Cinemed 2025
Synopsis : Barnabé, gardien de musée, découvre qu'un étrange phénomène semble effacer des tableaux en les « pixellisant ». Souhaitant alerter ses supérieurs, il rencontre Bertille, étudiante en art et stagiaire à l'atelier de restauration du musée. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce mystérieux phénomène qui fait disparaître les tableaux derrière un brouillard de pixels.
(c) Les Films Invisibles
Bonne séance!
Nous avons également rencontré Léo Blandino, réalisateur de “Ce que regardent les statues”.
Au programme aujourd'hui :
ERASERHEAD IN A KNITTED SHOPPING BAG
de Lili Koss
Bulgarie /18’17/-10
Fiction
Prix Canal+ Cinemed 2025
Avec : Elena Zdravkova, Stela Stoynova
Synopsis : Pendant un été lent et poisseux de la fin des années 90 en Europe de l’Est, Ro, 12 ans, se lance dans la quête d’une copie piratée d’Eraserhead de David Lynch. Son périple, entre amitiés qui se délitent, cigarettes volées et jeux de pouvoir de l’ère du VHS, se déploie dans un monde où l’enfance glisse doucement vers autre chose, et le cinéma devient la seule et unique échappatoire possible.
(c) Inwave Films
CE QUE REGARDENT LES STATUES de Léo Blandino
France /22’47 / TP
Fiction
Festival Cinemed 2025
Synopsis : Barnabé, gardien de musée, découvre qu'un étrange phénomène semble effacer des tableaux en les « pixellisant ». Souhaitant alerter ses supérieurs, il rencontre Bertille, étudiante en art et stagiaire à l'atelier de restauration du musée. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce mystérieux phénomène qui fait disparaître les tableaux derrière un brouillard de pixels.
(c) Les Films Invisibles
Bonne séance!
Catégorie
📺
TVTranscription
00:02Bienvenue dans Plus de cours, le magazine qui aime le court-métrage et qui en veut toujours plus.
00:06Au programme, aujourd'hui, un film piraté de David Lynch et des tableaux de maîtres pixelisés.
00:12On mélange le tout et on obtient une émission dédiée au Festival Cinémède qui s'est tenue du 16 au
00:1724 octobre à Montpellier.
00:19Nous sommes allés y faire un tour pour vous montrer les coulisses de ce festival du cinéma méditerranéen.
00:24Nous avons aussi rencontré Léo Blandinou, réalisateur régional de ce que regardent les statues, à découvrir en fin d'émission.
00:31Plus de cours, c'est parti.
00:35A la fin des années 90, en Europe de l'Est, Ro, 12 ans, n'a qu'une obsession, mettre
00:40la main sur une copie piratée d'Erazer Head, le film culte de David Lynch.
00:49Partez avec nous dans une véritable chasse au trésor avec Erazer Head in a Neated Shopping Bag de Lili Koss,
00:55pris Canal+, du court-métrage au cinéma de 2025.
02:11C'est-à-dire qu'il faut aller dans la bibliothèque,
02:12je vais aller dans la bibliothèque.
02:15Qui est-à-dire ?
02:16La Razorhead de David Lynch.
02:19Je ne peux pas !
02:20C'est-à-dire qu'il n'a pas besoin.
02:23Et je n'ai pas besoin ?
02:24C'est-à-dire.
02:27Léna, tu sais-tu ?
02:29Oui, c'est-à-dire qu'il n'a pas besoin ?
02:32Mais...
02:33C'est-à-dire qu'il est dans la bibliothèque
02:35et j'ai besoin de la bibliothèque d'André.
02:38C'est-à-dire qu'il n'a pas besoin.
02:40Oui.
02:40...C'est-à-dire que André va leur montrer bah lire !
02:43C'est-à-dire qu'il n'a pas besoin.
02:46Ce court en trois...
02:51C'est-à-dire qu'il n'a pas besoin d' Students.
02:55Ah voilà.
02:57De cop' tu c'est bien ?
03:00C'est-à-dire qu'il n'a pas besoin .
03:01Sort' avec moi, si tu veux que pourrez.
03:03C'est parti !
03:08Rok, attend !
03:17Ne m'y pasme sur Roklieta !
03:28C'est parti !
03:30C'est parti !
03:34C'est parti !
03:40Mais...
03:58C'est parti !
04:20C'est parti !
04:40C'est parti !
04:41C'est parti !
04:56C'est parti !
04:57Nesca !
05:25C'est parti !
05:41C'est parti !
05:43C'est parti !
05:53C'est ce que tu fais ? C'est ce que tu tu fais.
05:56Tu ne sais pas.
05:57Tu ne sais pas.
05:58Tu ne sais pas la laïque.
05:59C'est parti.
06:00C'est parti.
06:15C'est parti.
06:29C'est parti.
06:45C'est parti.
07:15...
07:15...
07:27C'est parti.
08:12C'est parti.
08:17C'est parti.
08:17C'est parti.
08:18C'est parti.
08:18C'est parti.
08:33C'est parti.
09:06C'est parti.
09:24C'est parti.
09:26C'est parti.
09:30C'est parti.
09:30C'est parti.
09:41C'est parti.
09:42C'est parti.
09:42C'est parti.
09:42C'est parti.
09:42C'est parti.
09:42C'est parti.
09:43C'est parti.
09:48C'est parti.
09:49C'est parti.
09:50C'est parti.
10:01C'est parti.
10:16C'est parti.
10:18C'est parti.
10:21C'est parti.
10:51C'est parti.
10:51C'est parti.
11:27C'est parti.
11:47C'est parti.
11:49C'est parti.
12:07C'est parti.
12:09C'est parti.
12:11C'est parti.
12:11C'est parti.
12:44C'est parti.
12:46C'est parti.
12:47C'est parti.
12:50C'est parti.
12:51Viens !
13:16Tu es ta ta carte.
13:21J'y vais aller.
14:02C'est parti.
14:31C'est parti.
15:00C'est parti.
15:29C'est parti.
16:04C'est parti.
16:25C'est parti.
16:38C'est parti.
16:41C'est parti.
16:58C'est parti.
17:24C'est parti.
17:31C'est parti.
17:46C'est parti.
17:51C'est parti.
18:05C'est parti.
18:35C'est parti.
18:50C'est parti.
18:54C'est parti.
19:19C'est parti.
19:23C'est parti.
19:24C'est parti.
19:26C'est parti.
19:49C'est parti.
19:49C'est parti.
19:50C'est parti.
19:52C'est parti.
19:54C'est parti.
19:55C'est parti.
19:55C'est parti.
19:56C'est parti.
19:56C'est parti.
20:00C'est parti.
20:01parti.
20:02parti.
20:02C'est parti.
20:03parti.
20:04parti.
20:05parti.
20:05parti.
20:05parti.
20:05parti.
20:05parti.
20:06parti.
20:07parti.
20:07parti.
20:08parti.
20:09parti.
20:10parti.
20:11parti.
20:12parti.
20:13parti.
20:14parti.
20:14parti.
20:16parti.
20:17parti.
20:18parti.
20:18parti.
20:20parti.
20:42Merci.
20:43Abdelwahab.
20:44C'est parti.
21:21parti.
21:22de leur propre pays.
21:24Sinémede a une particularité incroyable, c'est que c'est autour de la Méditerranée.
21:28La Méditerranée, c'est grand, c'est large.
21:30Et moi, j'ai rencontré des gens de tous morts ici, de toutes idées, de toutes religions.
21:35Et ça, quand un festival, surtout dans la période où on vit, arrive à faire ça,
21:40ça vaut le coup de prendre un billet de train et d'affronter la pluie.
21:45Et quitte à rester à l'abri de la pluie, profitons-en pour poser quelques questions
21:49à Sandra Sayedj, membre de l'association libanaise Aflamouna, promotrice du cinéma
21:54arabe indépendant.
21:56Quelles sont les spécificités du cinéma égyptien ?
21:59Je pense que ce qui définit l'égyptien, c'est la relation avec la société.
22:03Si l'on connait l'égyptien, c'est grâce à cela qu'ils se comprennent et qu'ils comprennent
22:09leur société.
22:10Donc, c'est vraiment difficile de définir ce qu'est l'égyptien.
22:13que le cinéma est.
22:14Mais je dirais que c'est une culture de l'égyptien,
22:19de l'égyptien, qui n'est jamais le même.
22:24Pourquoi le cinéma égyptien est-il en plein renouveau ?
22:28Je pense qu'il y a une nouvelle génération de l'égyptien.
22:33Il y a une nouvelle génération de l'égyptien.
22:34Il y a une nouvelle génération de l'égyptien.
22:35Parce que, en tant que l'égyptien et l'économie,
22:39ils trouvent de nouvelles manières de raconter des histoires
22:42et de continuer cette culture de l'égyptien.
22:46Je pense qu'ils ont compris de leurs pré-decesseurs
22:49comment aller vers des obstacles.
22:50mais eux, en soi, ont trouvé vraiment
22:53nouveaux channels pour aller vers ça.
22:55Et ça a émergé contre soi-même.
22:59Il y a une inevitabilité dans cette émergence
23:03de l'égyptien de l'égyptien.
23:06Qui sont les grands cinéastes égyptiens ?
23:09En termes de films,
23:11« Feathers »
23:13« Left like a girl »
23:15« Perfumed with mint »
23:18et « Abu Za'bal »
23:20« 89 »
23:21« Very influential films with very distinctive voices »
23:28Un gardien de musée découvre un étrange phénomène
23:31sur les tableaux de ses galeries.
23:33« Barnabé ? Viens voir. »
23:36« Oh putain ! »
23:40« Mais c'est quoi ce bordel ? »
23:42Assister à un véritable bug-système
23:44dans « Ce que regardent les statues »
23:46de Léo Blandino présenté au Cinémet 2025.
23:49« Asp next ? »
24:04« On a pas peur de les personnes »
24:12« Oui, on a pas peur de les personnes »
24:27Sous-titrage FR ?
24:57Sous-titrage FR ?
25:39Sous-titrage FR ?
25:41Bonjour.
25:42Eh oui, 22-7 euros. On va rien laisser au label.
25:45Bonjour.
25:48Vous faites quoi ?
25:50On tourne un clip.
25:52C'est un clip de rap ?
25:54Oui.
25:54Vous avez l'autorisation pour ça ?
25:58Oui.
25:59Oui.
26:00Ok, c'est qui qui veut la donner ?
26:02Je peux la voir ?
26:04C'est la mail, le musée.
26:07C'est le musée, oui.
26:09Ok.
26:10Donnez-la moi.
26:12Comment on fait ?
26:13C'est toi qui l'as ?
26:16Mais elle est en bas au vestiaire.
26:18Je ne sais pas si peut-être que je peux aller la chercher vite fait.
26:21Allô ?
26:22Mme Abbé ?
26:23Attendez, restez là s'il vous plaît.
26:24Allô ? Mme Abbé, tu m'entends ?
26:25Oui.
26:26Oui.
26:27Qu'est-ce qu'il y a ?
26:28Non, je vérifie juste que toi qui marcherai là, parce que la dernière fois, mon ami a fait un pété.
26:32Excusez-moi.
26:33Oh !
26:33Oh !
26:34Eh s'il vous plaît !
26:35Oh !
26:36Excusez-moi !
26:36Oh !
26:37Oh !
26:38Oh !
26:39Monsieur ?
26:40Monsieur ?
26:41Monsieur ?
26:42Vous pouvez nous faire une photo ?
26:43Euh...
26:44Oui, oui.
26:45Nous sommes là.
26:48Les enfants, une photo ?
26:55Oui.
26:58C'est bon ?
27:01C'est bon.
27:02Oui.
27:03Merci beaucoup.
27:04Oui.
27:19Merci beaucoup.
27:39Salut.
27:42Excuse-moi, il est là, le boss ?
27:43Il est en congé.
27:44Pourquoi ?
27:45Qu'est-ce que t'as aux yeux ?
27:46Tu pleures ?
27:47C'est le piment.
27:48J'en ai mis trop.
27:50Ok.
27:50Je suis très sensible.
27:52En fait, j'ai un signalement à faire.
27:54J'ai un problème sur un tableau en 39.
27:56Il y a peut-être eu une dégradation.
27:59Ouais, viens.
28:06Ouais.
28:06Regarde, c'est celui-là.
28:07Le basile.
28:08Ouais.
28:09Tu pourrais mettre en grand écran ?
28:10Ouais.
28:13Là, tu vois ?
28:14Là, là.
28:15Ouais.
28:15Bah non, je vois rien.
28:18Ouais.
28:19Putain, je m'en suis mis dans les yeux.
28:20Ça va ?
28:21Ça pique.
28:21Tu veux pas te mettre de l'eau ?
28:23Aïe.
28:23Oui.
28:24Je vais mettre de l'eau.
28:34Vous avez vu la photo que je vous ai envoyée ?
28:37Oui.
28:38Non, j'ai pas vu le problème.
28:41Excusez-moi, la salle est fermée pour le moment.
28:43Merci beaucoup.
28:45Vous avez pas vu le problème ?
28:48Non.
28:50Euh...
28:50Bah, attendez.
28:51Je vais vous montrer en visio, ce sera plus simple.
28:55Là, vous voyez ?
28:59Le tableau, il est pas comme avant, on est d'accord ?
29:04Franchement, je vois pas de différence.
29:08Bah...
29:10Non, je sais pas.
29:11Je...
29:12Je...
29:13Je vois...
29:14En fait, je sais pas...
29:15C'est trop pixelisé.
29:16Bah oui, c'est ce que je vous dis, c'est que c'est pixelisé.
29:20Regardez.
29:20Non, j'ai rien trouvé.
29:21Sur le téléphone, c'est pixelisé.
29:24Bah...
29:24Euh...
29:24Là aussi, c'est pixelisé, en fait.
29:27C'est ça, le problème ?
29:30Je comprends rien, ce que vous dites.
29:31Bah, je dis que...
29:35Bah, en fait, vous pourriez pas venir sur place pour constater par vous-même ?
29:39Parce que moi, je suis tout seul et...
29:41Je...
29:41Je...
29:42Je...
29:42Je suis désolée sur le déplacement, là, moi, jusqu'à lundi prochain.
29:44C'est pas possible.
29:46Et je vois pas trop ce que je veux faire de là où je suis.
29:48Bon, après, écoutez-moi, si vous me dites que...
29:50Qu'il y a pas de dégâts matériels sur la toile...
29:54Je sais pas me trop vous dire.
29:56Bah, c'est pas ça...
29:57C'est pas ça le problème, c'est qu'en fait...
30:00Moi, c'est...
30:00Est-ce qu'on est d'accord ? Y a pas de... Y a pas de trou, y a pas
30:03de tâches...
30:03Non, non, non.
30:04Y a pas de craquelures...
30:05Bon, bah, alors, y a pas de problème.
30:22Salut.
30:23Excusez-moi, je cherche la restauratrice.
30:25Ouais.
30:27C'est vous ?
30:28Non.
30:30Non, moi, je suis stagiaire.
30:31Ok, et euh...
30:33Vous savez où je peux la trouver, par hasard ?
30:36Euh... Non, je suis désolée, elle est pas là, elle est malade aujourd'hui.
30:39Ok, tant pis, bah... Merci quand même.
30:42Salut, bisous.
30:48Excuse-moi, en fait, j'ai un problème en salle 39, sur un tableau,
30:52et j'aimerais que quelqu'un vienne voir et y a personne au musée aujourd'hui.
30:56Est-ce que tu pourrais...
30:58Bah, alors, ouais, moi, je voudrais bien, mais en fait, le truc, c'est que je dois terminer de répertorier
31:02tous les dessins qu'on m'a demandé.
31:04S'il te plaît, je te jure, ça prendra deux minutes.
31:06J'ai juste besoin de quelqu'un qui vienne me donner un avis.
31:11Et euh... T'as pas demandé à la conservatrice ?
31:13Elle est pas là.
31:14Et au chef de la sécurité ?
31:15Elle est pas là.
31:16Et pourquoi pas à la restauratrice ?
31:18Bah...
31:19Ah oui, c'est vrai. Ok.
31:21Bon bah ouais, hein, vas-y.
31:23C'est vrai ?
31:23Ouais.
31:29Merci.
31:32C'est quoi ton prénom ?
31:34Barnabé.
31:35Ouais, c'est Bertie.
31:38Ah bah oui. Ok, ouais, c'est bizarre, là.
31:42Il était comment, le tableau de base ?
31:44Bon bah...
31:47C'est qui, déjà, le peintre ?
31:49C'est Frédéric Basille.
31:54Le tableau, c'est vu de village.
31:57Il l'a peint en 1868.
32:08T'es...
32:09C'est le même ?
32:13Je comprends pas.
32:15Bah...
32:16Non, non, non.
32:17Je te jure qu'il était pas comme ça avant.
32:19Ouais.
32:31Regarde.
32:34Tu vois, je suis pas fou.
32:37Ah ouais.
32:53Euh... Barnabé ?
32:56Viens voir.
32:58Oh putain...
33:01Mais c'est quoi ce bordel ?
33:04Je vous remercie.
33:05Je vous remercie.
33:06Je vous remercie.
33:09Je vous remercie.
33:09Je vous remercie.
33:09Et donc là, vous voyez,
33:11le tableau de 13 ans,
33:12le tableau de François Pernier,
33:14qui représente un moment, en fait,
33:16de la mythologie où Roger Mousalègue était assiégé,
33:19et que le roi paladin était en train de donner, en fait,
33:24des curiosités,
33:25pour vol, et notamment deux armes.
33:40Mesdames, Messieurs, s'il vous plaît,
33:41le musée ferme ses portes.
33:42On regarde la sortie.
33:44Merci.
33:44Je dois faire quoi, moi ?
33:45Oui, merci.
33:46Évacue la trompe, moi, je dois aller là-bas.
33:47OK.
33:48Merci.
33:49Euh...
33:50Non, bonjour.
33:51Alors, il faut sortir, en fait.
33:52Je suis désolée, hein.
33:53Il faut sortir du musée.
33:54Il faut évacuer.
33:55Vous aussi, madame.
33:56Désolée.
33:58Merci beaucoup.
34:03Ah, Renaud, je t'ai cherché.
34:04T'as vu le tableau ?
34:05Oui, oui, j'ai...
34:06Qu'est-ce qu'on fait ?
34:07Évacue la trompe et toute l'aile là-bas, s'il te plaît.
34:09La trompe, c'est là.
34:11Oui.
34:11Oui.
34:12Rejoins la sortie avec mon groupe.
34:13Je sais pas...
34:13OK.
34:20Parabé ?
34:21Parabé ?
34:22Oui.
34:23Oui, je sais.
34:24Qu'est-ce qu'il y a une église ?
34:28Bertil, s'il te plaît, la 22C, là-bas.
34:30Ah oui, pardon, merci.
34:31Parabé, on a évacué le troisième étage de la preuve et tout le premier.
34:36Allô, allô, allô, allô.
35:07A bientôt !
35:09A bientôt !
35:11Retoule-toi !
35:15Il n'y a pas !
35:17Mais c'est tout !
35:18Pourquoi est-ce qu'il y a un seul homme ?
35:45...
36:02Allô ? Est-ce que c'est le beau canal ?
36:04Attends, je ne sais pas si c'est le beau canal.
36:06Allô ?
36:07C'est qui ?
36:08C'est Berti !
36:10Oh ! Qu'est-ce que tu fais encore là toi ?
36:13Je suis encore en stage, il faut que je reste jusqu'au bout, sinon je n'aurais pas validé le
36:16semestre.
36:20Et qu'est-ce que tu fais de tes journées ?
36:24En vrai, pas grand-chose. Et toi ? Pourquoi tu es toujours là ?
36:28On nous a demandé de surveiller les œuvres, au cas où.
36:32Au cas où quoi ?
36:35Au cas où une des statues aurait envie de se barrer, je pense.
36:39Ha ha !
36:43Et alors ?
36:46Je surveille.
36:49Toi, t'es où là ?
36:51Je suis dans la salle des Courbet.
36:54Tu te ramènes ?
36:55Je m'ennuie.
36:57Je ne suis pas censé quitter mon poste.
37:00Allez, s'il te plaît. J'ai fait tomber une statue par terre. Je crois que c'est cassé là.
37:03Faut que tu viennes voir.
37:15Mais qu'est-ce que tu veux ?
37:18Je fais la statue.
37:22Tu bouges.
37:32Regarde.
37:33J'ai demandé à Unia de refaire le basil. J'ai décrit le tableau en détail à l'application et
37:38ça m'a sorti ça.
37:42Ouah ! C'est affreux.
37:47En plus, elle a oublié le bandeau dans les cheveux.
37:49Mais j'en ai fait plein d'autres.
37:51Tu vois l'ange déchu ?
37:52Ouais.
37:55Ouah, non. Quel enfer.
37:57Regarde.
37:59Il a plusieurs bras.
38:01Attends, il y en a un dernier. Le Berthe Morisot.
38:04Non, ça va, regarde.
38:04Si, si.
38:05Non, non. En vrai, ça va, ça va, ça va, c'est bon.
38:20Qu'est-ce qu'il y a ?
38:24Rien, c'est...
38:26J'arrive pas à croire qu'on les reverra jamais comme avant.
38:38Moi, mon préféré, c'est celui-là.
38:41C'était ?
38:45Mais plus je le regarde comme il est maintenant, moins je me souviens comme il était avant.
38:55Tu sais que j'ai surpris une conversation entre la conservatrice et la restauratrice.
39:03Et à ce qui paraît, ils vont rouvrir le musée.
39:08Mais non.
39:09Si.
39:11Ça marchera jamais.
39:14Impossible.
39:17Oui.
39:18Oui.
39:19Oui.
39:29Merci.
39:36Merci.
39:37Merci.
39:38Merci.
39:39Merci.
39:40Le 5 à 12, c'est sur le membre.
39:42Il faut rester.
39:42Merci beaucoup.
39:44Le café, dehors, à la poubelle.
39:46Pas de café de...
39:48Messieurs, dames, on s'approche pas trop près des oeufs, s'il vous plaît.
39:52Madame.
40:03Coucou.
40:04Auberti, ça va ?
40:05Ça va ?
40:07Ben voilà, moi, c'était mon dernier jour.
40:11Ok, bon ben...
40:13Salut.
40:14Bonne chance.
40:18Ça a un gros succès, hein, pas vrai ?
40:22Ouais.
40:23Quoi, t'as pas l'air ravie ?
40:25Si, si, carrément, c'est...
40:27C'est bien pour le musée, on va dire.
40:30Ouais, mais toi, qu'est-ce que tu penses vraiment, toi ?
40:33Ce que je pense vraiment ?
40:36Ben...
40:37C'est que j'aimais mieux mon travail avant.
40:39Je pouvais passer la journée à les regarder, toutes ces oeuvres.
40:43Tu sais, j'étais bien, j'étais dans mon coin.
40:45A force de les regarder, je les connaissais par coeur, comme des gens.
40:50Et ils avaient chacune leurs textures, leurs imperfections.
40:54Et aujourd'hui, ben...
40:56Elle me manque un peu.
41:08J'ai une idée.
41:11J'ai une super idée.
41:13On va le décrocher.
41:14On va l'amener à l'atelier.
41:14Tu peux me faire confiance ?
41:16Je suis restauratrice.
41:17T'es stagiaire, Bertie.
41:17Je suis restauratrice.
41:18Je sais ce que je fais.
41:19Donc tu peux m'aider.
41:20Vas-y.
41:22T'inquiète.
41:23Tu peux me faire quoi ?
41:28Tout est normal, messieurs-dames.
41:30Tout est normal.
41:34Tout est normal.
41:36Tout est normal.
41:38Tout est normal.
41:39Tout est normal, tout est normal.
41:40Bien.
41:40Bonne visite !
41:47Allez, décris-moi ce nom que tu te rappelles.
41:58En avant-plan, il y a une jeune fille.
42:02Je dirais la trentaine.
42:06Un visage gracile.
42:10En arrière-fond, il y a la vue d'un village avec l'église bien dans son centre.
42:15Les toits sont dessinés de manière assez jetée, assez grossière, mais tout est précis.
42:24La fille, elle regarde le spectateur.
42:28Il y a une grande douceur, je trouve, qui s'échappe.
42:32Elle nous regarde, elle nous prend à témoin.
42:35On dirait qu'elle aimerait sourire, mais qu'elle n'ose pas.
42:38Et du coup, elle rougit.
42:41Ses cheveux sont noirs et tenus par un foulard rouge, coiffé en chignon.
42:48Elle a une robe blanche, un peu transparente, texturée comme un nuage qu'on aurait ratissé.
42:58En bas du village, tu as la rivière qui passe et il a fait comme des tâches.
43:03Mais en même temps, si tu te recules, tu as l'impression qu'elle est réaliste.
43:08Tout à droite, il y a un arbre, un pin qui traverse tout le tableau jusqu'en haut et il
43:14y a une branche, pareil, qui passe au-dessus d'elle et qui s'arrête au trois quarts.
43:19Et il a bien dessiné les aiguilles de pin.
43:24Il y a une belle lumière d'après-midi, tu sais, en mode, je ne sais pas, il doit être
43:3014-15 heures avec un soleil qui tape.
43:33Mais plus lumière de printemps.
43:38Et tout en bas du tableau, il y a une petite mode de végétation, un peu sèche.
43:58Et tout en bas du tableau, il y a une petite mode de végétation, un peu sèche.
44:17Il y a une petite mode de végétation, un peu sèche.
44:48Il y a une petite mode de végétation, un peu sèche.
45:30Il y a une petite mode de végétation, un peu sèche.
46:08On retrouve Léo Blandineau, réalisateur du film.
46:10Bonjour Léo.
46:12Bonjour, plus de cours.
46:13Comment est née l'idée de votre film ?
46:15En me baladant pas mal dans les musées, où j'ai l'habitude de procrastiner.
46:21Et j'ai remarqué quand même qu'il y avait ce geste un peu partout, dans à peu près tous
46:28les musées, même ailleurs.
46:29C'est que les gens entrent et prennent en photo un peu compulsivement les œuvres, souvent les tableaux.
46:36Et parfois, sans même y jeter un regard direct, comme s'il y avait besoin pour poser un regard sur
46:44l'œuvre, d'avoir d'abord l'interface du téléphone portable et de l'écran et de l'action de
46:49le prendre en photo.
46:50Comme si en fait, le fait de le prendre en photo, le substituer le regard qu'on pouvait avoir sur
46:53l'œuvre en question.
46:54Pourquoi avoir choisi le musée Cône-Décor et pourquoi le musée Fabre de Montpellier ?
46:59D'abord, le musée Fabre qui m'a choisi d'une certaine manière, puisque le musée Fabre a eu envie
47:05de lancer un projet où ils ont invité des artistes à s'emparer de leur collection dans le but d
47:11'en faire un film.
47:12Et donc, plusieurs personnes ont fait du documentaire, d'autres ont travaillé autour, ont fait des films expérimentaux.
47:19Moi, j'ai décidé de travailler un peu sur l'espace général du musée, en prenant à un moment donné
47:24dans l'intrigue un tableau en particulier, qui est un tableau de Basie, qui est dans le film.
47:29D'où vient cette idée de tableau qui se pixelise ? Est-ce une réflexion sur notre rapport aux images
47:34à l'ère du numérique ?
47:35Ça me refait penser, en fait, à une... Quand la photographie est arrivée et que les premiers photographes anthropologues ont
47:44commencé à prendre en photo les natives américains, pour documenter cette culture-là,
47:52la plupart refusaient de se faire prendre en photo ou même dessiner parce qu'ils considéraient que c'était comme
47:55leur volet, leur âme.
47:57J'ai un peu télescopé cette idée-là en m'imaginant qu'en fait, à force de prendre en photo
48:03compulsivement autant de fois toutes ces œuvres,
48:07finalement, on leur enlevait quelque chose, une petite partie d'elles-mêmes à chaque fois.
48:11Et donc, c'est de là qu'est venue cette idée que finalement, à force de les prendre en photo,
48:15une espèce de dégradation numérique commençait à s'opérer sur elles et à les transformer pour toujours.
48:21Le titre parle de ce que regardent les statues. Et vous, que vouliez-vous que le spectateur regarde ?
48:26Tout le principe du film est de faire jouer le regard des gens qui visitent le musée vis-à-vis
48:35des œuvres.
48:36Et inversement, le regard des statues était un petit peu l'angle mort de ce film, un peu du paradigme,
48:40une espèce de confrontation qu'il y a entre l'œuvre et la personne qui les regarde.
48:43Une spécificité aussi du fameux regard des statues, c'est que c'est un regard qui est constant et infiniment
48:51fixé dans un même axe.
48:53C'était l'une des choses que j'avais envie de faire sentir aux spectateurs qui pourraient voir ce film.
48:59Ce n'est pas tellement de repenser uniquement leur regard, mais de penser au temps de leur regard.
49:07Comment avez-vous conçu et fabriqué les effets de pixelisation ?
49:10Alors, j'ai travaillé avec un artiste qui s'appelle Quentin Elouac, qui est aussi réalisateur et qui travaille beaucoup
49:17autour de la matière numérique.
49:20Et ensemble, on a imaginé une manière de faire naître cette pixelisation.
49:26Ce qui, en fait, prenait plutôt exemple sur le glitch et sur le data moshing.
49:34Data moshing, ce sont ce qui se passe quand vous regardez une série chez vous et qu'il y a
49:38une petite erreur d'encodage dans l'ordinateur.
49:42Effectivement, vous avez cette image qui se détériore et qui, puisqu'elle se pixelise, en fait, elle se détruit de
49:50l'intérieur.
49:50On a tenté de reproduire ça.
49:52Donc, on a scanné les tableaux.
49:53Ensuite, on a utilisé une intelligence artificielle pour les faire bouger.
49:58À partir de là, on a détérioré cette petite séquence vidéo.
50:01Donc, on est passé d'un scan du tableau à une séquence vidéo qu'on a détérioré volontairement en la
50:07faisant bugger.
50:07Et on a fait des captures d'écran pour trouver une espèce de forme hybride entre une métamorphose purement analogique
50:15et le détournement, la perversion des outils d'intelligence artificielle.
50:21Aviez-vous des inspirations particulières pour ce film ?
50:24Pour ce film-là, en l'occurrence, ça n'a pas été tellement infime.
50:27Ça a été le travail d'un plasticien et photographe qui s'appelle Eric Rondepierre et qui a travaillé longtemps
50:35sur la dégradation d'images préexistantes.
50:40Il travaille beaucoup avec la matière du cinéma ou il travaille avec des photogrammes de films qui s'amusaient à
50:45brûler pour en faire des espèces de figures un peu monstrueuses.
50:48Ou alors, il a notamment une série qui s'appelle DSL, où il utilisait des images de séries qui passaient
50:54sur des télés, des écrans ou des télés,
50:57et qui s'amusaient à faire glitcher et en faisant des captures d'écran pour en garder ces espèces d
51:04'aspects un peu monstrueux.
51:05Ça, c'est vraiment quand même ce travail-là, ce travail esthétique qui a guidé ce film-là en particulier.
51:11Vous écrivez et tournez la plupart de vos films en Occitanie. Qu'est-ce que cette région vous apporte ?
51:16C'est aujourd'hui un endroit où j'ai une partie de mon équipe qui travaille. C'est un endroit
51:22où j'ai tourné pas mal de fois et où j'ai encore envie de tourner.
51:26Je suis attaché aussi à l'idée qu'il puisse exister une certaine décentralisation de l'industrie du cinéma en
51:34dehors de la capitale, même si j'y habite moi-même et que j'y travaille.
51:37Je crois qu'on est plusieurs, de plus en plus, qu'on soit du sud ou d'ailleurs, à tenter
51:43d'essayer le plus possible de fabriquer là-bas.
51:48Quel est votre lien avec le cinémède ?
51:50Je suis allé pas mal de fois. C'est quand on a Montpellier, c'est le festival central. C'est
51:56pour moi parmi les festivals importants en France.
52:00On pourrait en citer plein d'autres. Il se trouve que c'est celui qui a lieu dans une ville
52:05qui m'est chère.
52:06Alors bon, évidemment, j'ai peut-être une plus grande affection pour.
52:10Merci Léo.
52:43Ce plus de courants soleillés est terminé. On vous dit à bientôt pour une nouvelle émission. Bye.