00:00C'est sans doute son rôle aussi au Président de la République.
00:02D'ailleurs, on voit les images qui sont en direct du Président de la République avec le maire notamment de
00:07Trappes.
00:07Je crois qu'il a une telle impopularité, Emmanuel Macron, aujourd'hui,
00:10que s'il ne fait pas extrêmement attention à tout ce qu'il fait, il crée encore plus d'impopularité.
00:16Et je crois que c'est justement la spirale dans laquelle il est.
00:19On lui a reproché la semaine dernière d'avoir été à un concert à un moment où la France était
00:24à la limite de l'explosion.
00:26Là, il décide d'aller à Trappes aujourd'hui alors qu'on sait qu'il a brillé par son absence
00:31à des moments importants de son mandat
00:34où il a refusé de se déplacer sur des événements qui aussi étaient gravissimes.
00:39Demain matin, tout ça va être comparé et on va lui reprocher, non pas là où il est allé, mais
00:43là où il n'est pas allé.
00:44Donc effectivement, Emmanuel Macron, aujourd'hui, est dans une position qui est compliquée.
00:47Mais effectivement, il veut reprendre la main.
00:48Sauf qu'à mon avis, aujourd'hui, il est tellement bas dans la popularité chez les Français
00:52qu'il veut reprendre la main pour quoi faire ?
00:55Est-ce qu'il peut ? Moi, je crois qu'il ne peut plus.
00:57Et pour quoi faire ? Il ne faut pas grand-chose.
00:58On ne sait pas à ce stade s'il va s'exprimer, le président de la République.
01:02C'est probable.
01:02S'il se rend sur place, c'est sans doute qu'il a aussi envie de passer des messages.
01:05Qu'est-ce qu'il peut dire, le chef de l'État ?
01:07Après, un drame pareil, c'est un drame dont on ne connaît pas encore tous les tenants et les aboutissants.
01:12Mais pour autant, on imagine qu'il voudra aussi apporter un message d'unité.
01:15C'est son rôle en tant que chef de l'État ?
01:17Je pense qu'il n'y a pas grand-chose à dire quand vous êtes président de la République,
01:20que vous faites face à des gens qui sont encore très émus, choqués, bouleversés, parfois en colère.
01:26Je pense que d'abord, il faut qu'il écoute toutes les personnes qui sont intervenues.
01:29Ensuite, je pense qu'il faut qu'il leur dise que la nation se tient à leur côté
01:34et qu'il les assure de leur soutien.
01:38Et puis ensuite, je pense qu'il faut qu'il leur propose éventuellement
01:41de les aider, les faciliter dans un certain nombre de démarches.
01:44Vous savez, aujourd'hui, quand tout va bien,
01:46c'est une galère pas possible pour entreprendre la moindre démarche.
01:49Alors j'imagine que quand tout va mal, ça ne va pas forcément plus vite.
01:53Et la seule chose que peut peut-être faire le président de la République, c'est ça.
01:57Sur le volet réglementaire législatif, on l'a un peu évoqué tout à l'heure,
02:01il est beaucoup trop tard.
02:02C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron ne peut pas se réveiller aujourd'hui.
02:05Alors il peut essayer de le faire.
02:07Je pense qu'il y a des forces politiques qui le soutiendront.
02:10Mais si vous voulez, vous ne pouvez pas le faire quand vous êtes aussi faible.
02:14Si vous voulez vraiment changer les choses, réformer le pays,
02:17pour l'armer davantage, pour renforcer le pouvoir de la police et de la gendarmerie,
02:22pour que l'État vraiment ait beaucoup plus de puissance,
02:24il faut que vous soyez forts politiquement.
02:27Et là, aujourd'hui, Emmanuel Macron et Marc Varnot l'ont dit,
02:29est extrêmement faible.
02:30Et quand vous êtes faible, vous ne pouvez pas lancer des grands projets.
02:32Alors parallèlement à ce déplacement à Trappes,
02:34je le disais, le chef de l'État est aussi attendu au chevet, si je puis dire, des policiers.
02:39Qu'est-ce que vous attendez qu'il vous dise,
02:41Éric Ouvras, le président de la République ?
02:43Il y a eu des propos rapportés qui ont été beaucoup commentés
02:46sur ce manque d'empathie.
02:49C'est ce que j'ai eu de ces propos-là.
02:50Ils nous ont choqués, je vous le dis.
02:52Dans les rangs, ça a choqué l'ensemble des policiers
02:55qui faisaient face à des scènes de violence chaque jour.
02:58Et c'était très mal placé, au mauvais moment.
03:02Et ça a fracturé un petit peu.
03:04Donc là, il vient faire une visite.
03:07Voilà, c'est bien, il n'y a pas de souci.
03:09Mais les mots prononcés ont beaucoup choqué dans nos rangs.
03:13On va retrouver Mathieu Devez, qui est en direct à Trappes,
03:15qui a suivi d'abord le déplacement du ministre de l'Intérieur
03:18et désormais celui du président de la République.
03:20Mathieu, le chef de l'État est arrivé.
03:23C'était inattendu.
03:24On l'a appris il y a quelques minutes à peine, d'abord de la part de l'Élysée.
03:28Et puis, il est arrivé sur place.
03:29Qu'est-ce que vous avez pu observer de ces premiers échanges avec les autorités locales,
03:33avec les habitants, pourquoi pas ?
03:36Écoutez, cher Thomas, scène assez impressionnante qui s'est passée.
03:40On a vu tout ce cordon, le cordon sécuritaire du président de la République,
03:44des motos, des gyrophares de partout.
03:46Et tous les habitants des rues alentours sont sortis pour savoir ce qu'il se passait.
03:50Alors bien sûr, tout le monde nous a interpellé.
03:52Qui est là ? Qui est là ? C'est le président de la République.
03:54Regardez d'ailleurs cette boulangerie.
03:55On est juste en face de la mairie.
03:56Tout le monde est sorti, donc, pour regarder ce cortège assez impressionnant
04:02qui vient d'arriver à Trappes.
04:03Et puis, cette communication assez brève, un succinct de l'Élysée,
04:06c'était un bruit qui courait depuis la fin d'après-midi.
04:09Donc, la venue du président de la République, l'Élysée, nous dit qu'il va notamment
04:12s'entretenir, bien sûr, avec le maire.
04:15C'est important.
04:16Aussi, avec les forces de secours qui ont été mobilisées.
04:19On vous rappelle que c'est la BAC, notamment, qui a réussi à interpeller.
04:22Seulement dix minutes après l'effet, le principal.
04:25Suspect, échangent aussi avec les habitants.
04:27On se demande bien qui va pouvoir parler avec le président de la République.
04:30Il y a énormément de monde autour de nous qui souhaite, en tout cas, se rapprocher.
04:33Mais regardez le périmètre.
04:34Il est bouclé, évidemment, alors que tous les habitants souhaitent se rendre à la mairie
04:38et peut-être interpeller le président de la République
04:41qui, ça y est, est en train d'échanger avec les forces de secours.
04:44Et notamment, le maire, il est arrivé à la mairie il y a un peu moins de dix minutes, Thomas,
04:48désormais.
04:48– Monsieur Devez, est-ce que vous avez une quelconque information sur le programme du président de la République ?
04:54Est-ce qu'il a prévu, justement, de s'entretenir avec les habitants ?
04:56Est-ce qu'il a prévu de prendre la parole ?
04:58Que vous ont dit les équipes de l'Elysée si jamais vous avez pu échanger avec elle ?
05:02– Ce qu'on nous dit, c'est que le président de la République, il va aller au contact des
05:08habitants.
05:08Des échanges sont bien prévus avec les habitants, également avec les forces de secours mobilisées.
05:14On imagine, bien sûr, les policiers, les policiers de la BAC de Saint-Quentin en Yvelines,
05:18dans les Yvelines, qui sont intervenus pour appréhender le principal suspect.
05:22En revanche, peu d'informations sur l'identité des personnes qui vont échanger,
05:26éventuellement des membres d'associations.
05:28On sait que c'est, bien sûr, la communauté musulmane, des personnes issues de l'immigration,
05:32qui auraient été touchées par ce principal suspect, ce crime terroriste.
05:36Sachez que le Parc national antiterroriste est bien saisi des faits.
05:40Mais très peu de communication de la part de l'Elysée.
05:42On imagine que le climat social, l'atmosphère est très, très tendue.
05:47D'ailleurs, on n'avait pas véritablement d'informations sur l'heure de la venue d'Emmanuel Macron.
05:52Il est arrivé très vite ici, moment de stupeur, alors qu'il faut le dire,
05:56l'atmosphère est très tendue, mais ça commençait un peu à devenir un peu plus calme.
06:01Il y a eu cette cellule psychologique, il y a de moins en moins de monde qui est arrivé à
06:03la cellule psychologique.
06:04La mairie qui commençait à se vider.
06:06Laurent Nunez qui était parti avec Orberger depuis quelques heures désormais.
06:10Et puis cette venue impromptue du président de la République ici,
06:14qui finalement réveille un peu tout le monde.
06:16Et tout le monde se dit, qu'est-ce qu'il fait là ?
06:18Qu'est-ce qu'il va dire ?
06:19Est-ce qu'il va venir en soutien des habitants, de la communauté musulmane ?
06:22Il y a beaucoup de rivérins qui rentrent chez eux, qui ne peuvent pas passer ici.
06:26Ça y est, regardez, les voitures peuvent de nouveau passer.
06:29Il y a énormément de policiers qui circulent.
06:33Et donc ce climat assez anxiogène, il faut le dire,
06:36cette stupeur des habitants qui regardent, qui échangent au téléphone avec leurs proches,
06:41avec d'autres riverains également, qui interpellent les journalistes.
06:44Et puis Emmanuel Macron, que va-t-il dire ?
06:45À qui va-t-il parler ?
06:46Quels habitants ?
06:47Le maire, oui.
06:48Les forces de police, oui.
06:49Et puis donc toujours cette interrogation sur ce que va dire le président de la République
06:53et surtout à qui.