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Une semaine après les événements du 17 octobre, une nouvelle journée de mobilisation se déroule ce samedi 24 octobre, avec un parcours de manifestation qui a fait débat à Paris. Laurent Nuñez a promis la mobilisation de 70.000 policiers et gendarmes sur tout le territoire. Avec une attention particulière à Orléans, où s'est tenue une manifestation contre le congrès du RN.
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00:00...de la journée de mobilisation du 24 octobre, donc après le point que j'ai fait tout à l'heure
00:04à 13h.
00:05Donc pour être précis, on a donné le chiffre des participants, on a eu 410 000 participants sur les actions
00:10de voie publique,
00:11un manifestant, pour 289 actions de voie publique recensées sur l'ensemble du territoire national.
00:17Nous étions à 430 le 17 octobre pour une participation de 550 000, je le rappelle.
00:25En fait, je voudrais préciser que comme nous l'avions anticipé, d'abord les cortèges se sont bien passés,
00:31les cortèges se sont déroulés, encadrés par les forces de sécurité intérieure, les cortèges se sont bien déroulés,
00:36mais comme nous l'avions anticipé, nous avons eu plusieurs constitutions de groupes à risque,
00:42de personnes qui se sont grimées, la plupart vêtues de noirs, militants de l'extrême-gauche radicale, de l'ultra
00:50-gauche,
00:51et qui ont parfois fédéré autour d'eux des éléments ultra-radicaux.
00:56Donc comme nous l'avions anticipé, à peu près dans chaque cortège, on a eu la constitution de ces groupes
01:00à risque,
01:01qui sont intervenus aujourd'hui selon un schéma assez classique finalement,
01:05c'est-à-dire pendant le cortège, ils se sont détachés et ont cherché à commettre des exactions,
01:12principalement aujourd'hui l'attaque des forces de sécurité intérieure en réalité,
01:17puisqu'ils ont été empêchés de déambuler de manière sauvage ou de se diriger vers les centres-villes,
01:21et je veux saluer évidemment l'action des forces de l'ordre, ils ont en été empêchés,
01:25mais ils ont cherché à commettre évidemment énormément d'exactions.
01:28Conformément aux instructions que j'avais passées, systématiquement,
01:31et donc je le dis entouré du directeur général de la police nationale, du directeur général de la gendarmerie nationale,
01:36et du directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises.
01:39Conformément aux instructions passées, les forces de l'ordre sont intervenues systématiquement sur ces exactions,
01:44qui encore une fois ont été très nombreuses.
01:45On a été confrontés aujourd'hui encore, les forces de sécurité intérieure ont été aujourd'hui encore confrontées
01:50à un niveau de violence extrêmement élevé, avec des jets de projectiles en permanence, des tirs de mortiers,
01:55et donc ils ont dû faire face avec beaucoup de courage et de détermination,
01:58et au moment où je vous parle, on est presque à 1 000 interpellations,
02:01évidemment ce chiffre va augmenter quand on consolidera les données,
02:05au même moment le 17 octobre, à la même heure le 17 octobre, nous étions à 385 interpellations,
02:09donc on est déjà à près de 1 000, et je pense que ce chiffre va augmenter de manière assez
02:15significative.
02:17Grâce à l'intervention des forces de l'ordre, de nombreux pillages ont été évités,
02:21il n'y a pas eu, grâce à l'intervention des forces de l'ordre, d'attaques dirigées comme le
02:2517 octobre
02:26vers des bâtiments publics, qu'il s'agisse de mairies, de bâtiments publics, de commissariats,
02:30donc systématiquement ces attaques ont été empêchées aujourd'hui, de manière, voilà, systématiquement.
02:39Nous avons dû, c'est vous dire, la violence de l'engagement, la violence des personnes
02:43qui étaient en face des forces de sécurité intérieure, il a fallu engager énormément de moyens collectifs de défense,
02:48et les centaures ont été engagés, les centaures de la gendarmerie ont dû être déployés aujourd'hui
02:53dans de nombreuses villes, je cite Nantes, Rennes, Bordeaux, Marseille, Lyon, Toulouse,
02:57et bien sûr, comme vous l'avez vu, Paris. Je veux également dire, donc, que les commerces du centre-ville
03:02ont été protégés,
03:03on déplore néanmoins dans certaines villes, quelques dégradations ou pillages de commerce,
03:08dans certaines villes, en nombre très limité, qui n'a rien à voir avec la semaine dernière,
03:13mais je tiens quand même à dire, je reste toujours très prudent sur ces bilans, qui ne sont jamais exhaustifs,
03:17il faut que les données remontent et qu'on puisse consolider tout cela,
03:21mais c'est quand même une évolution assez significative, puisque je vous rappelle qu'au même moment,
03:26le 17 octobre, à cette heure-là, on était à près de 300 commerces qui avaient été pillés,
03:31le chiffre a été en réalité plus élevé. Ce n'est évidemment pas du tout le cas ce soir,
03:35et il faut évidemment s'en féliciter, et j'en remercie les forces de sécurité intérieure.
03:40Notamment, je veux faire un focus important, parce qu'il y avait des alertes sur les centres commerciaux
03:45placés à la périphérie des grandes villes, où il y avait des risques de pillage,
03:50qui avaient été annoncés, des appels à aller piller les centres commerciaux.
03:53Nous avions déployé un dispositif, y compris en zone police, de gendarmerie,
03:57et c'était près de 2 000 gendarmes qui se sont engagés, c'est l'équivalent de 30 escadrons
04:02de gendarmerie mobile, qui ont protégé de nombreux centres commerciaux aujourd'hui.
04:06Voilà cette partie de bilan. Je veux également dire, et saluer, avant de passer au focus
04:12sur certaines villes, vous dire quand même qu'il faut aussi se féliciter
04:16des nombreux contrôles en amont qui ont été réalisés, des contrôles de flux,
04:20notamment pour les personnes qui arrivaient dans les gares, sur les axes routiers,
04:25qui se présentaient dans les centres-villes. Il y a eu énormément de contrôles en amont,
04:28le plus souvent avec des réquisitions des procureurs de la République,
04:32ce qui permettait de procéder à des fouilles, et de saisir beaucoup d'armes par destination.
04:37Énormément d'armes par destination. Donc c'est vous dire la volonté de nuire
04:41d'un certain nombre de personnes qui se rendaient sur ces cortèges.
04:46Quelques focus, si vous me le permettez, deux focus.
04:49Orléans. Donc Orléans, on a eu une manifestation qui a été déclarée,
04:53une manifestation transpartisane et trans-intersyndicale, qui s'est passée dans le calme,
04:58qui a été encadrée à très haut niveau par les forces de sécurité.
05:02Les contrôles en amont ont permis, là encore, grâce à l'engagement notamment
05:06de la gendarmerie nationale, très en amont, de saisir énormément d'armes par destination.
05:10Et il n'y a pas eu de débordement, malgré la présence au sein du cortège
05:14qui aura réuni 13 500 personnes, malgré la présence d'éléments d'ultra-gauche
05:18et d'extrême-gauche radical. Il n'y a pas eu de débordement à Orléans.
05:22Il faut évidemment s'en féliciter. Et à Paris, donc on a eu une manifestation importante
05:27qui s'est déroulée dans le calme, comme la plupart des cortèges revendicatifs
05:32sur l'ensemble du territoire national. Et là, les groupes d'ultra-gauche,
05:37extrême-gauche radicaux et les éléments radicaux se sont manifestés,
05:42selon encore un schéma classique, en fin de cortège, et sont venus attaquer
05:46le barrage, notamment de gendarmes mobiles. Et donc le préfet de police a dû donner
05:51la force pour dégager les quelques milliers de personnes qui venaient au contact,
05:55dont 500 casseurs qui étaient absolument déterminés à s'en prendre aux forces
05:59de sécurité intérieure ou à commettre des pillages. D'ailleurs, à cet égard,
06:03une dégradation de la concession Audi a été évitée grâce à l'engagement
06:07des forces de sécurité intérieure. Au moment où je vous parle,
06:09donc la dispersion est toujours en cours à Paris. Il va évidemment se poursuivre,
06:16mais cette dispersion est encore en cours. Voilà. Il y a eu des contacts à Paris
06:19entre la fin de la manifestation et le moment où on se parle.
06:22Il y a eu donc des entrées en action de casseurs et de militants politiques
06:28radicalisés qui sont venus au contact des forces de l'ordre.
06:30L'affrontement a duré au moins deux heures. Et il était en train de se terminer
06:36au moment où nous nous réunissions pour faire le point en cette fin de journée.
06:40Voilà. Donc ce que je voudrais dire, c'est que je voudrais évidemment
06:43également souligner les villes dans lesquelles... Donc j'ai fait un focus sur Orléans-Paris.
06:48Alors les villes dans lesquelles nous avons eu ces groupes radicaux
06:51qui ont essayé de faire dégénérer les cortèges.
06:52Et en général, donc, c'était pour s'en prendre aux forces de sécurité intérieure
06:56ou pour se rendre dans les centres-villes qui étaient interdits de manifestations
06:59ou tout simplement parfois interdits de regroupement.
07:03Donc les forces de sécurité intérieure ont empêché ces cortèges sauvages
07:06de se rendre dans ces centres-villes. Et je voudrais évidemment, là encore,
07:09les en remercier. Mais c'est vous dire la légitimité des mesures
07:13de police administrative qu'ont pris les préfets entre les arrêtés d'interdiction
07:17de manifestations dans certains lieux, en prévoyant un autre lieu
07:20pour ces manifestations, moins exposés, avec moins de commerçants.
07:23Et puis entre les arrêtés d'interdiction de regroupement dans les centres-villes,
07:27ces arrêtés nous ont permis, donc, ont été très efficaces.
07:30Et l'engagement des forces de sécurité intérieure pour empêcher
07:32que ces centres-villes soient attaqués par des éléments radicaux
07:36était évidemment déterminant. Je pense notamment à Nantes-Angers,
07:40Rennes-Tours, Bordeaux, Dijon, Grenoble, Marseille, Toulouse et Sainte-Lassetti.
07:44Ce n'est pas exhaustif. Où on a eu des militants radicaux, grimés,
07:46qui essayaient de s'en prendre et aux forces de sécurité intérieure
07:50et aux commerces. Voilà. A signaler également qu'on a observé
07:53dans au moins deux villes, c'était le cas à Nice et à Montpellier,
07:56la présence de militants de l'ultra-droite qui cherchaient à s'affronter
07:59avec des militants de l'ultra-gauche, en tout cas à protéger d'eux-mêmes
08:01les commerces. Donc je le signale car c'est un peu une première
08:05dans une manifestation.
08:07La journée n'est pas terminée. La journée n'est pas terminée.
08:09Loin de là. Il y a une troisième partie qui s'ouvre maintenant.
08:12Le dispositif reste en place jusqu'à très tard ce soir,
08:15puisque l'enjeu maintenant, évidemment, c'est d'éviter que des groupes
08:19se dispersent, essaient d'atteindre les centres-villes
08:22et essaient de commettre des pillages. Voilà. Au moment où nous faisions
08:24notre point, au moment où nous allions mettre un terme à La Réunion
08:28pour venir vous rejoindre, nous apprenions qu'il y avait des tentatives
08:32sur Marseille et où tous les individus d'ailleurs ont été interpellés.
08:36Des tentatives de pillage, notamment dans le 5e arrondissement.
08:40Donc ça veut dire qu'on va rester sur toutes les villes extrêmement vigilants.
08:45Je ne peux pas terminer ce point sans remercier encore une fois
08:50les forces de sécurité intérieure pour leur engagement aujourd'hui.
08:54Elles ont encore une fois fait face à un niveau de violence
08:57qui était extrêmement fort.
08:58L'engagement des individus de la mouvance radicalisée,
09:03d'extrême-gauche radicale, l'ultra-gauche radicale,
09:05les individus grimés qui viennent s'agréger à ces groupes,
09:07était le même que le 17 octobre.
09:09Un engagement extrêmement fort.
09:11Et le dispositif que nous avons mis en place a permis de contenir ces groupes
09:17qui ont pu être tenus en certains endroits
09:19et on a pu les empêcher de commettre un certain nombre d'exactions.
09:22On fera un bilan exhaustif des atteintes qui ont été faites au commerce
09:25qui sont des premiers éléments qui nous remontent très limités,
09:28mais c'est toujours trop.
09:29Même si c'est très limité, c'est toujours trop évidemment.
09:31Et puis on va être encore une fois, je le redis, très vigilants
09:34sur la troisième partie de la séquence qui est la soirée et la nuit.
09:40Et je remercie également évidemment les forces de sécurité civile,
09:43notamment les marins-pompiers à Marseille,
09:45les militaires de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris,
09:47les sapeurs-pompiers sur tout le territoire national
09:49qui, aux côtés des forces de sécurité intérieure,
09:50sont intervenus notamment pour éteindre des incendies
09:53qui étaient allumés ici ou là sur des barricades,
09:55sur des poubelles, pour éviter que la situation dégénère.
09:58Elles sont intervenues en lien très étroit avec les forces
10:01de sécurité intérieure.
10:02Voilà ce que je peux vous dire à cette heure.
10:05Encore une fois, je déplore, je me félicite d'abord
10:09comme ministre de l'Intérieur que les cortèges aient pu se dérouler.
10:12Je vois certains élus qui critiquent l'action de la police.
10:14Mais encore une fois, aujourd'hui, sans la police,
10:16il n'y aurait pas eu de cortège.
10:17Et sans la police, la gendarmerie, il n'y aurait pas eu de cortège.
10:19Donc il faut se féliciter que la liberté d'expression
10:22ait pu s'exprimer et déplorer en revanche
10:25qu'un certain nombre d'individus ne cherchent qu'une chose,
10:27c'est à faire dégénérer les cortèges.
10:30Quand je dis un certain nombre d'individus,
10:32ça peut être un nombre conséquent.
10:34À Paris, c'était plusieurs milliers de personnes
10:35au sein du cortège, en tout cas au moins 2 000 personnes,
10:38dont 500 casseurs extrêmement déterminés.
10:41Mais si vous prenez une ville, je prends un autre exemple,
10:43si vous prenez une ville comme Tours,
10:46où il y avait 5 000 personnes qui manifestaient,
10:48on a observé jusqu'à 800 à 1 000 individus grimés.
10:51Et quand on se grime dans une manifestation,
10:52en général, d'ailleurs ces groupes ont été contenus,
10:54mais quand on se grime dans une manifestation
10:56et qu'on s'équipe, en général,
10:58ça n'est pas pour porter un projet hors-vendicatif.
11:01Voilà ce que je voulais vous dire.
11:02Et donc on fera sans doute un point écrit dans la soirée.
11:05Mais on va rester très vigilants tout au long de la soirée
11:07et tout au long de la nuit.
11:08Et demain, évidemment, extrêmement attentif sur Orléans.
11:11Est-ce qu'on peut tirer une première analyse
11:12de ce qui a changé entre la semaine dernière
11:15et ce soir pour qu'à ce stade, en tout cas,
11:16le bilan soit plutôt positif, en tout cas contenu ?
11:19Et ce qui a changé, c'est l'anticipation,
11:22au regard de ce qui s'était passé le 17, évidemment,
11:24ce qui nous a conduits avec le directeur général
11:27de la Gendarmerie nationale,
11:28le directeur général de la police nationale,
11:30le préfet de police, qui n'est pas là ce soir
11:32parce qu'il est encore en salle de commandement,
11:35qui est avec nous en visio.
11:37Ce qui a changé, c'est ce pré-positionnement.
11:40On a évidemment augmenté aussi le volume de forces engagées.
11:43Le pré-positionnement, il s'est manifesté
11:45dans les contrôles en amont,
11:46dans la protection des commerces,
11:47dans l'encadrement des manifestations
11:49et dans la prise en compte des groupes
11:51quand ils partaient en cortège chauvage.
11:52Ça veut dire beaucoup de choses
11:53d'un point de vue opérationnel.
11:54Donc tout ça avait été mis en place.
11:56Et puis, comme vous le savez,
11:57je les en remercie encore une fois,
11:58on a supprimé un certain nombre de congés,
12:00on a fait des rappels sur des congés,
12:01les fonctionnaires de police
12:02et les militaires de gendarmerie,
12:03c'est pas rien, c'est pas rien.
12:04Et donc, évidemment,
12:05on avait un volume d'effectifs plus important.
12:07Mais l'essentiel, vous savez,
12:09c'est qu'on soit mobile, agile, réactif.
12:12Voilà, on a des groupes qui viennent au contact,
12:14qui essaient de quitter les cortèges,
12:15qui essaient de commettre des exactions.
12:17Et les forces de sécurité intérieure
12:18l'ont été ce soir.
12:19Il faut les en remercier.
12:20Il y a une personne
12:21qui est grièvement blessée à Toulouse,
12:24à la main.
12:25Il y a deux personnes
12:26qui ont été grièvement blessées,
12:27à ma connaissance,
12:28à Clermont-Ferrand et à Toulouse,
12:29dans le cadre de l'action,
12:30d'engagement de la force
12:32par les forces de sécurité intérieure,
12:34dans le cadre de violences extrêmement fortes.
12:37Et donc, les forces de sécurité intérieure
12:39ont toujours agi
12:40avec une grande proportionnalité,
12:42dans le cadre légal et réglementaire,
12:44voilà, donc on verra.
12:45Il y aura probablement des enquêtes,
12:46mais moi, il ne m'est pas remontée
12:48de gestes disproportionnés à date.
12:50Et l'engagement de la force,
12:51il s'est fait selon les instructions,
12:53chaque fois qu'il y avait des prises à partie.
12:55Voilà, je ne peux pas laisser dire
12:56par un certain nombre de parlementaires,
12:57comme je viens de le lire,
12:58que la police nationale,
13:00la gendarme nationale,
13:01sont venues réprimer un mouvement.
13:03Non, on vient encadrer,
13:04on vient protéger des manifestants.
13:06Et quand il y a des prises à partie
13:07de forces de sécurité intérieure,
13:08quand on essaie de piller
13:09ou de dégrader les commerces,
13:10évidemment qu'il y a des interventions
13:11des forces de sécurité intérieure.
13:12– Quel est votre commentaire
13:14sur le nombre de blessés graves
13:16depuis le début du mouvement,
13:17y compris chez les mineurs ?
13:18– Le nombre de blessés graves,
13:21ce que je vais vous dire ce soir,
13:22je ne l'ai pas...
13:25Vous parlez du mouvement lycéen,
13:26je pense, en partie.
13:27Donc effectivement, il y a eu des blessés graves.
13:29Je le regrette très sincèrement
13:30pour ces jeunes,
13:32pour, je pense évidemment, eux,
13:33à leur famille.
13:34Mais on ne peut pas...
13:35Les forces de sécurité intérieure
13:37sont légitimes à engager la force.
13:38Il faut qu'une bonne fois pour toutes
13:39on le comprenne.
13:39quand on attaque les forces de sécurité intérieure,
13:42quand on veut piller un bâtiment public,
13:43quand on veut dégrader un bâtiment,
13:45il est normal et légitime
13:47que les forces de sécurité intérieure
13:48engagent la force
13:49avec des armes intermédiaires.
13:51C'est normal.
13:52Et force doit rester à la loi.
13:54– Est-ce que vous savez déjà
13:55s'il y a eu des appels,
13:56comme la semaine dernière,
13:56sur les réseaux sociaux à venir,
13:58casser, piller ?
13:59Vous n'avez pu suivre ça ?
14:00– Il y a eu ces appels.
14:01On a travaillé, évidemment,
14:03toute la semaine,
14:03notamment les services de renseignement
14:04que je veux saluer,
14:05qui ont fait un travail.
14:07L'ensemble, notamment,
14:08des services de renseignement
14:08qui sont placés sous mon autorité
14:10ont travaillé sur tous ces risques.
14:11Le risque de pillage de commerce
14:13était annoncé.
14:14C'est pour ça qu'on a déployé
14:15un dispositif dans les commerces,
14:17un dispositif dans les centres commerciaux
14:18grâce au déploiement
14:19de la Gendarmerie nationale.
14:21Oui, il y avait un risque.
14:21Il y avait un risque aussi de dégradation.
14:23Il y avait l'ultra-gauche
14:24et l'extrême-gauche radicale
14:25qui appelaient à se manifester
14:27au sein du mouvement du jour
14:29pour, j'ouvre les guillemets,
14:30lancer et terminer la révolte.
14:32Donc, évidemment,
14:33toutes les alertes étaient là
14:34pour que nous prévoyions un dispositif
14:36conséquent comme ça a été fait aujourd'hui.
14:37Et évidemment,
14:38on restera très concentrés
14:40dans les jours
14:40et les semaines qui viennent
14:42pour faire face à cette menace
14:43parce que c'est une menace
14:44tout en garantissant le droit
14:46et la liberté d'expression
14:47comme ça a été aussi le cas aujourd'hui.
14:48Merci beaucoup.
14:49Merci.
14:49Merci.
14:49Merci.
14:50Merci.
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