00:00Vous étiez hier à Orléans pour le congrès du Rassemblement National,
00:03on peut dire que c'était une sacrée journée en ambiance assez tendue.
00:05Sacrée journée effectivement, hier à Orléans c'était un petit peu de France face à face
00:10ou de France irréconciliable ou que tout sépare, en tout cas la Loire,
00:15ce qui est bien pratique comme on a besoin de fermer seulement 4 ponts
00:18pour éviter qu'elles ne se rencontrent.
00:20Alors au nord, vous aviez des manifestants, plusieurs dizaines de milliers,
00:24de manifestants de gauche dont l'insoumis Bali Bagayoko,
00:27le socialiste Olivier Faure ou encore la patronne de la CGT Sophie Binet
00:32qui organisait un rassemblement antifasciste contre le congrès du RN
00:37qui lui se déroulait sur l'autre rive, sur la rive sud de la Loire
00:40et qui a vu Jordan Bardella être réélu avec un score de 98,98%.
00:46Zéro suspense, c'était le seul candidat à sa succession.
00:50Du coup ce congrès c'était pourquoi ?
00:51Eh bien un congrès au Rassemblement National ça sert surtout à se mettre en ordre de bataille
00:56et là en l'occurrence en ordre de bataille pour l'élection présidentielle
00:59avec le renouvellement des instances.
01:01Alors là non plus il n'y a pas beaucoup de suspense
01:03parce que les membres des deux bureaux, le bureau national et le bureau exécutif,
01:07eh bien ils sont proposés par le président du parti Jordan Bardella
01:10avec l'aval de Marine Le Pen.
01:11Le seul petit suspense c'est sur l'élection justement des membres du Conseil National
01:16qui sert un peu de test de popularité et de popularité aussi de ligne
01:21par rapport aux uns et aux autres qui récompensent souvent d'ailleurs les plus médiatiques
01:25ou aussi ceux qui font partie bien sûr des plus grosses fédérations
01:28avec le plus grand nombre d'adhérents.
01:30C'est Jean-Philippe Tanguy d'ailleurs qui est arrivé en tête.
01:33Alors ça continue aujourd'hui, tout ça avec le grand meeting de Marine Le Pen
01:38qui va donner son premier discours de candidate.
01:41Avant elle était candidate mais c'était la pré-campagne,
01:45là pour rentrer vraiment dans le vif du sujet.
01:48Et elle veut aussi tourner la page d'une rentrée compliquée.
01:52Notamment avec ce gimmick qui va revenir,
01:55c'est les éléments de langage, c'est l'optimisme
01:58que Marine Le Pen veut essayer d'insuffler.
02:00Alors justement tandis que la gauche d'ailleurs l'accuse
02:03de prospérer sur un climat délétère, raciste et islamophobe
02:08en citant notamment le tragique attentat de Trappes.
02:12Alors Marine Le Pen elle veut écarter tout cela.
02:15Elle a plutôt des raisons d'être optimiste.
02:17Elle a plutôt des raisons d'être optimiste, tout à fait.
02:19Elle est en tête dans les sondages à plus de 30%
02:21et ça ne bouge pas beaucoup.
02:22Le parti annonce même avoir engrangé plus de 5000 adhésions
02:25depuis le 17 octobre.
02:27Et surtout Marine Le Pen le dit à ses proches et il le répète,
02:30elle a le sentiment d'avoir gagné la bataille du constat,
02:33d'avoir eu raison finalement surtout avant tout le monde.
02:36reste une grosse question quand même pour l'ERN
02:38qui est de comment convaincre les Français
02:41que leurs solutions sont les plus adaptées.