00:00Ce sont des militants hostiles au Rassemblement National d'abord,
00:04qui disent émaner de l'UEJF, l'Union des étudiants juifs de France,
00:08mais qui sont évidemment des étudiants ou des militants très politisés à gauche
00:13et qui avaient pour volonté de perturber un grand rendez-vous démocratique
00:18comme il y en a dans tous les partis politiques, c'est-à-dire le discours d'un dirigeant politique.
00:22Évidemment, quand vous venez armer de mauvaises intentions comme celle-ci
00:26dans un meeting où il y a une foule qui soutient évidemment ces dirigeants politiques,
00:32vous venez à dessein perturber, nuire au processus démocratique,
00:39à l'expression démocratique du président de notre parti.
00:42Et je trouve que ça en dit long, si vous voulez, sur un état d'esprit d'une certaine gauche
00:47qui n'arrive pas, alors qu'il nous bassine toute la journée avec la tolérance, etc.,
00:52et qui n'arrive pas à tolérer que d'autres pensent différemment, parlent différemment,
00:56proposent des choses différentes.
00:57Mais vous ne faites ce soir aucune distinction, Sébastien Chenu,
01:00entre l'Union des étudiants juifs de France, en effet, qui revendique cette action,
01:04qu'il le publie sur ses réseaux sociaux.
01:05Pendant ce discours, des militants de l'UEJF sont venus rappeler,
01:09écrivent-ils, l'antisémitisme et le racisme de ce parti en brandissant une banderole,
01:13voilà leur mot, agressés.
01:15Ils ont été sortis très violemment par la direction de la sécurité et des militants du RN.
01:21Ils annoncent d'ailleurs porter ce soir plainte pour violence en réunion.
01:24Pour vous, vous ne faites pas de distinction entre les deux.
01:26Madame, si ce soir, au moment où nous parlons,
01:28des militants d'extrême-gauche viennent perturber votre émission,
01:31ils seront sortis par vos services de sécurité.
01:34Parce que vous souhaitez, effectivement, assurer pour vos téléspectateurs,
01:38pour votre chaîne, pour l'image de votre chaîne,
01:39le bon déroulement et assurer aussi la capacité à pouvoir exercer votre profession en toute liberté.
01:45Mais sur la désignation de ceux qui ont interrompu ce meeting ?
01:47Écoutez, madame, ils sont évidemment d'une gauche ultra,
01:51puisqu'ils utilisent des moyens de violence.
01:53Ils viennent perturber l'expression démocratique.
01:56Donc, ils utilisent des moyens excessifs.
01:56Vous savez aussi bien que moi, c'est d'être ingenue que les moyens de violence
01:59ne sont pas uniquement alloués à l'ultra-gauche.
02:02Elle est connue aussi dans les mouvements d'ultra-droite.
02:05Madame, à quel moment, et c'est moi qui vais peut-être vous poser cette question,
02:08mais à quel moment avez-vous vu un seul militant du Rassemblement national
02:12venir empêcher un leader politique de gauche ou d'un autre parti politique,
02:18quel qu'il soit, s'exprimer, venir perturber son meeting,
02:21venir le caillasser, venir lui dire de se taire.
02:24À quel moment voyez-vous des militants ?
02:26Et ça n'existe pas.
02:27Parce que tout simplement, nous, nous considérons que chacun, en démocratie,
02:31a le droit de parler, de s'exprimer.
02:33Et puis, les idées, elles se confrontent.
02:36Il y a dans une démocratie des endroits, des moments.
02:39Des moments pour confronter ces idées, c'est les campagnes électorales.
02:42Des endroits, ce sont les hémicycles.
02:44C'est pour ça, d'ailleurs, que les hémicycles existent.
02:46C'est pour la confrontation des idées.
02:48Donc, des gens qui viennent, avec des moyens violents,
02:51perturber et revendiquer, évidemment, ces perturbations,
02:55eh bien, vous le comprenez, ne sont pas vus, évidemment, comme des amis.
02:57Mais eux-mêmes, d'ailleurs, disent qu'ils mènent une lutte
02:59contre le Rassemblement national, qui, je le rappelle,
03:02est un parti républicain, démocratique.