00:00Monsieur Marins, vous avez sur ce plateau une magistrate qui dit les choses, vraiment, qui dit et qui ose dire
00:06les choses.
00:06Et Béatrice Brugère, il y a déjà, bien en amont, déjà, vous nous disiez, attention, attention, la violence monte, les
00:12cortèges, etc.
00:13Et souvent, on dit, oui, mais vous allez voir, la réponse pénale, elle va être fermée, c'est après.
00:18Est-ce qu'aujourd'hui, on peut dire qu'elle peut être un élément dissuasif de tout cela ?
00:24Est-ce qu'on ne demande pas trop à la justice comme à la police ?
00:26Non, je pense qu'il faut faire attention de ne pas instrumentaliser la justice pour être la réponse politique,
00:33parce que les politiques n'arrivent pas à donner eux-mêmes leur propre réponse.
00:36Nous, on intervient sur ce qui est de l'ordre de la délinquance, point.
00:41Et là où je suis d'accord avec vous, c'est que ce n'est pas que ça se passe
00:45bien,
00:45c'est que ça s'est mieux passé que ce qu'on a vécu qui était d'une violence inouïe.
00:50Donc, en fait, on est dans une forme de relativisme qui ne veut pas dire que ça s'est bien
00:54passé,
00:54qui veut juste dire que ça a été moins pire, entre guillemets, moins épouvantable que la semaine dernière,
01:00et on ne sait pas ce qui arrivera la semaine d'après.
01:03Donc la question, c'est que, et là vous avez raison,
01:06le droit de manifester est une liberté auxquelles on est tous attachés,
01:11mais ce n'est pas non plus une liberté absolue qui n'est pas sans être aussi contenue
01:17dans celle de pouvoir aussi exercer d'autres libertés,
01:22qui est celle de la liberté de circuler, etc.
01:25Donc les libertés ne sont jamais absolues.
01:27Elles sont aussi, entre guillemets,
01:30à concilier avec d'autres libertés qui sont aussi protégées par la Constitution.
01:34La Constitution.