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  • il y a 6 minutes
La France en colère. Emission spéciale présentée par Laurence Ferrari

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00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans cette édition spéciale La France en colère sur CNews et sur Europe 1.
00:05Après avec un nouveau week-end de mobilisation sociale et quelques scènes de violence en fin de manifestation à Paris,
00:11Nantes et Rennes,
00:12faut-il s'habituer à ce que l'on peut appeler un confinement sécuritaire pour ceux qui refusent d'être
00:17au cœur du chaos ?
00:18Que deviennent les revendications des lycéens ?
00:20Le président Macron affirme que des réponses concrètes seront apportées dès demain.
00:23Le mouvement va-t-il se poursuivre alors que de nouveaux appels à descendre dans la rue sont lancés pour
00:28samedi,
00:28jour d'Halloween et pour le 5 novembre prochain également.
00:31Nous allons débattre avec nos invités politiques ce soir.
00:34Nous évoquerons aussi la ville d'Orléans qui a vécu un week-end sous haute tension
00:37puisque le Rassemblement national y tenait son congrès.
00:40Tout s'est passé dans un calme relatif avec un dispositif policier renforcé.
00:44On entendra d'ailleurs le maire de la ville, Serge Groir, qui pousse un petit coup de gueule.
00:49On entendra aussi Marine Le Pen et certaines de ses propositions.
00:52Enfin, la première préoccupation des Français reste le pouvoir d'achat que proposent les différents candidats
00:57pour répondre à cette colère sociale qui porte sur les salaires, les prix de l'alimentation ou des carburants.
01:01Nous en débattons ce soir avec mes invités.
01:04Nous avons un très beau plateau ce soir.
01:06Edwige Diaz, présidente du groupe RNUDR au Sénat.
01:10Bonsoir à vous.
01:10Merci d'être là.
01:11Olivier Dartigol, chroniqueur politique.
01:13Vous êtes l'auteur de « Tout destin est cousu d'enfance » aux éditions Fayard.
01:16Bonsoir.
01:17Presque à Thévenoëla, bonsoir.
01:18Député Ensemble pour la République, Théo de Seine.
01:21Léon Desfontaines, porte-parole du Parti communiste français.
01:23Merci d'être avec nous.
01:24Et Jonas Haddad, vice-président de la région Normandie, délégué à l'emploi, porte-parole des Républicains.
01:28Et vous, vous êtes l'auteur de « C'est Nicolas qui paie » aux éditions de l'Observatoire.
01:33Il y a beaucoup de choses dans l'actualité politique.
01:35On va peut-être commencer par ce qui s'est passé à Orléans.
01:38D'abord le côté sécuritaire avant de parler de la politique.
01:40parce que c'était un congrès du RN sous haute surveillance, vous le savez.
01:45Dispositif policier extrêmement important.
01:48Les choses se sont relativement bien passées.
01:50On va écouter le maire d'Orléans, Serge Croixard.
01:53Et il dit « On a le droit de manifester oui, de casser non.
01:57Écoutez les mots qu'il emploie parce que les mots ont un sens. »
02:01À un moment, il faut arrêter d'emmerder le monde aussi, si vous me permettez l'expression.
02:05Voilà.
02:05Il y a un respect à avoir pour chacun.
02:09Il y a du respect pour chacun.
02:10Mais il ne faut pas que le respect soit à sens unique.
02:13Et puis il ne faudra pas se lamenter aussi sur la question du pouvoir d'achat.
02:17Quand on verra des commerçants qui ne gagnent pas énormément, qui seront obligés de fermer.
02:23Parce qu'on est sur l'accord de raide.
02:25Donc il y a un moment, moi j'appelle à ce que chacun soit responsable.
02:29Droit de manifester oui.
02:31Pas de droit de casser.
02:33Et ça c'est toujours l'ambiguïté entre les deux.
02:35Vous le savez bien, on l'a vu quand même.
02:37Donc tous les maires sont placés dans cette situation qui est complexe, de dire « on veut laisser le maximum
02:45de liberté, le maximum de possibilités de bosser, etc. »
02:49Voilà pour cet appel du maire d'Orléans, Serge Groir.
02:52Je vais vous poser à tous la question.
02:53Prisca Thévenot, est-ce qu'il faut arrêter d'emmerder les Français ?
02:56Je pense que vous avez la réponse dans votre question.
02:58Et je pense que ce que le maire...
02:59Donc c'est oui ?
03:01À la fois oui et à la fois ils peuvent manifester ?
03:03Non, attention.
03:04Attention.
03:05Manifester, c'est pas emmerder.
03:07Manifester, c'est revendiquer.
03:08C'est faire entendre une voix.
03:09Et en France, on a le droit de manifester.
03:11Et je pense qu'il faut faire attention.
03:12Et c'est d'ailleurs ce que le maire dit.
03:13On peut manifester, on peut revendiquer.
03:15On doit pouvoir faire entendre sa voix.
03:17Mais attention à ne pas laisser croire
03:18que celles et ceux qui cassent, qui pillent, qui saccagent
03:21sont des manifestants.
03:22Ce sont simplement de la délinquance organisée
03:25qui viennent faire empêcher
03:27à ces voix de manifestation de se faire entendre.
03:30Olivier D'Artigolle, là on est dans un cas précis.
03:32Il parle évidemment du congrès du RN
03:34qui avait lieu dans sa ville.
03:35La ville a été mise sous cloche pendant 48 heures.
03:39Est-ce que vous comprenez ce
03:40« il faut arrêter d'emmerder les Français » ?
03:42Dispositif policier sécuritaire inédit
03:45pour un congrès politique.
03:46Je n'ai pas de mémoire ou de souvenance
03:49de quelque chose à ce niveau-là.
03:513 000 personnels de force de l'ordre,
03:53des drones, des...
03:55Et je suis très très attaché
03:58à la liberté pour celles et ceux
04:00qui voulaient manifester leur opposition
04:03au RN, d'organiser, sans troubler l'ordre public,
04:08un contre-congrès, que sais-je.
04:10Voilà, Olivier Faure n'allait pas attaquer
04:14sabre au clair le congrès du Rassemblement national.
04:16À partir du moment où l'objet politique
04:19est bien identifié,
04:20qu'il n'y a pas de trouble à l'ordre public,
04:22que les choses se passent
04:22comme elles doivent se passer,
04:24pour moi, nous sommes dans le cadre démocratique.
04:26D'accord.
04:26Edwige Diaz, vous êtes d'accord
04:27avec ce que vient de dire Olivier D'Artigolle ?
04:29Les élus ont le droit de venir dire non
04:32au congrès du RN ?
04:33Moi, je suis très attachée à la démocratie,
04:35à la liberté de manifester.
04:36Donc, ils font ce qu'ils veulent.
04:39Mais c'est vrai qu'on pouvait redouter
04:42que cette liberté de manifester
04:45se transforme en liberté de casser.
04:48Et c'est vrai qu'il y a un dispositif particulier,
04:52particulièrement lourd,
04:53qui a dû être mis en place
04:54pour permettre à un parti politique,
04:58légalement constitué,
04:59Premier Parti de France en l'occurrence,
05:01eh bien, il a quand même fallu
05:02un dispositif anormalement lourd
05:04pour nous sécuriser.
05:06Bon, finalement, ça a été un succès.
05:08Nos adversaires politiques
05:09auraient adoré qu'il n'y ait personne
05:11à notre meeting.
05:12Ça n'était pas le cas.
05:13Nous étions 8500.
05:15Tout s'est très bien passé.
05:17Mais c'est quand même fou
05:18qu'on soit obligés d'en arriver là.
05:20Alors que je rappelle quand même
05:21l'article 4 de la Constitution de 58,
05:24qui, en fait, protège les partis politiques
05:27et juste qui dit qu'on n'a pas besoin
05:28de l'approbation des opposants politiques
05:30pour se réunir.
05:30Donc, c'est quand même une situation
05:31un petit peu particulière
05:32qui laisse se présager
05:34une campagne présidentielle
05:36anormalement tendue.
05:36Il faut passer la parole une fois
05:37à chacun.
05:38Mais après, débattez ensemble.
05:39N'hésitez pas.
05:40Léon Desfontaines,
05:40est-ce que, vous êtes
05:41du Parti communiste français,
05:43ce confinement sécuritaire,
05:44est-ce qu'on est en train
05:45de s'y habituer, au fond,
05:46à se dire qu'il faut que
05:47tout soit sous cloche,
05:48que les magasins soient
05:49absolument fermés,
05:51claquemurés,
05:51pour qu'on puisse manifester
05:52dans notre pays ?
05:53Je pense que personne
05:53ne peut s'y habituer.
05:55On a, en effet, aujourd'hui,
05:56une dérive.
05:57C'est certain.
05:58Et on le voit depuis
05:58le début des mobilisations.
06:00Mais c'est aussi symptomatique
06:01de la crise sociale
06:02que nous sommes en train de vivre.
06:03En réalité, aujourd'hui,
06:04le gouvernement n'apporte
06:05aucune réponse politique.
06:06Et d'ailleurs, ça tarde
06:07uniquement sur les questions
06:08et les réponses sécuritaires.
06:09C'est deux choses différentes.
06:10D'ailleurs, ce qui s'est passé,
06:11je pense, à Orléans
06:12et ce qui se passe,
06:13ce qu'on a connu partout
06:14en France.
06:15Maintenant, voilà,
06:15encore une fois,
06:16il ne faut pas distinguer,
06:17ça a été dit notamment
06:18par M. Thévenot,
06:19distinguer ceux qui manifestent,
06:21ceux qui sont dans leur bon droit.
06:21C'est aussi un droit constitutionnel
06:22de pouvoir manifester.
06:24De ceux qui pillent
06:25ou qui cassent.
06:25Encore une fois,
06:26c'est des gens
06:27qui profitent des mobilisations.
06:28C'est des nuisibles
06:29aux mobilisations
06:29et aux manifestations.
06:30Et donc, il faut bien évidemment
06:32faire l'idée.
06:32On est déjà passé
06:33au sujet de la manifestation.
06:34Il faudrait juste rester
06:34sur le congrès du RN,
06:36Jonas Sadat,
06:36vous êtes des LR.
06:37Est-ce que s'il y a
06:38un congrès des LR,
06:39il a déjà eu lieu
06:40puisque votre candidat
06:42est déjà désigné,
06:43il faudrait déployer
06:45comme ça
06:45des milliers de policiers ?
06:47Vous comprenez
06:48que les Français
06:49sont un peu surpris
06:50de ce déploiement sécuritaire ?
06:53Non, je comprends
06:53Je trouve que nous avons
06:54une netteté sur ce plateau
06:56qui est très différente
06:57des intellectuels de gauche.
06:58Depuis une semaine,
06:59maintenant,
06:59on a du recul
07:00par rapport au 17 octobre
07:01et ce qui s'est passé,
07:03il y a une sorte de fantasme
07:04du folklore funèbre
07:06dans lequel des intellectuels,
07:08des influenceurs,
07:09Aurélien Bélanger,
07:10des influenceurs de gauche
07:11disent finalement
07:13la casse et la violence,
07:16ça fait partie
07:17de la manifestation,
07:18ça fait partie
07:18de ce qu'il faut
07:19pour avoir des acquis sociaux.
07:20Personne l'a dit
07:20sur ce plateau.
07:21C'est ce que je dis,
07:22je trouve qu'on a
07:23cette netteté sur le plateau.
07:24Et la clarté que nous avons,
07:26je pense que Serge Groir
07:27a raison de dire
07:28que ce n'est pas le cas
07:29dans le camp en face.
07:30Souvent, on dit
07:31que ça fait partie
07:32des dommages collatéraux.
07:33On a vu cette dame
07:33qui était prof à Rennes
07:35qui explique que finalement
07:36les menaces de viol,
07:37ça fait partie
07:37des dommages collatéraux.
07:38Ce sont des voix
07:39très minoritaires.
07:40Ah non, non,
07:40ce sont des voix
07:41qui sont suites
07:41par des millions d'abonnés.
07:43Concernant les centaines
07:44de milliers de gens
07:45qui ont manifesté.
07:45Et je vous assure
07:46que...
07:46Faites attention à ça
07:47parce que vous donnez
07:49le sentiment de passer
07:49à côté du mouvement populaire
07:51qui s'enracine
07:54malgré ce qui s'est passé,
07:55la non prise en considération
07:57du gouvernement
07:57pendant des semaines
07:58pour les lycéens,
07:59malgré ce climat
08:01d'insécurité,
08:02de violence.
08:02Il y a des centaines
08:04de milliers de personnes
08:04qui sont sorties ou pas
08:06qui sont sur des revendications
08:08légitimes
08:08sans aucune violence.
08:10Par les deux.
08:11Mais je vais parler d'eux.
08:12Mais on est d'accord
08:13qu'il n'y a strictement
08:15rien à voir
08:15entre les revendications
08:16d'un pêcheur
08:16qui demande moins de taxes
08:18sur l'essence
08:18et des lycéens.
08:20S'ils veulent les deux
08:21vivre dignement.
08:22Non, justement.
08:23Alors là,
08:23c'est là qu'on n'est pas d'accord.
08:24Le terme de convergence
08:25des luttes
08:26qui est un terme
08:26très marxiste
08:27et qui a pour vocation
08:28d'agréger des colères
08:29qui n'ont rien à voir
08:30fait que justement
08:31c'est très difficile
08:32pour le gouvernement
08:33d'apporter des réponses sectorielles
08:34parce que vous ne pouvez pas
08:35apporter la même réponse
08:36à un lycée de 18 ans
08:37qui vous explique
08:37qu'il veut tout gratuit
08:38et à un pêcheur...
08:40Ce n'est pas exactement
08:40les revendications.
08:42Si, si, c'est vrai.
08:42Ce n'est pas les revendications
08:43des lycéens.
08:44Mais je ne dis pas
08:45qu'ils sont tous comme ça.
08:46Mais je dis juste
08:47qu'il y a des traitements
08:49différents à apporter
08:50et que quand vous êtes
08:51par exemple un agriculteur
08:53et que vous dites
08:53que vous vous suicidez...
08:53Des colères différentes
08:54pour M. Haddad.
08:55Je pense qu'il ne faut pas
08:56hiérarchiser les demandes
08:57et les aspirations
08:58des uns et des autres.
08:59Et encore une fois,
08:59on parle des manifestants.
09:00On ne parle pas des casseurs,
09:02des pilleurs,
09:02ceux qui ont saccagé.
09:03On parle des manifestants.
09:04On ne peut pas hiérarchiser
09:06les demandes légitimes.
09:07Parce que je vais vous répondre.
09:09Il y a des demandes légitimes
09:10des étudiants,
09:12des jeunes,
09:12des jeunes actifs.
09:14Des jeunes actifs
09:14qui ne sont effectivement
09:15pas les mêmes que les pêcheurs
09:16ou qui ne sont pas
09:17exactement les mêmes aussi
09:18que des personnes
09:18qui seraient à 50, 60 ans
09:20avec des salaires pas très hauts.
09:22Pour autant,
09:23est-ce qu'on doit commencer
09:23à dire
09:24toi, tu es plus important
09:25que toi ?
09:26Je pense qu'on a aujourd'hui
09:28une jeunesse.
09:29Alors certains vont caricaturer,
09:31certains vont moquer,
09:31mais qui a l'avantage
09:33de s'exprimer.
09:34Et donc, je pense
09:34que c'est une force aujourd'hui.
09:36Le problème qu'il y a eu,
09:37c'est un retard à l'allumage
09:38de la part du gouvernement
09:39pour entendre
09:40ces revendications.
09:41C'est cocasse.
09:42Non, il faut dire la vérité.
09:43Je suis désolée.
09:44Non, mais venant de votre part,
09:44c'est cocasse.
09:45J'apprécie, j'apprécie.
09:46J'apprécie l'hérité.
09:48Ce qui serait cocasse,
09:49ça serait de s'enfermer
09:50dans des éléments de langage
09:52et de se dire
09:52que tout va bien
09:53dans le meilleur des mondes.
09:54Je suis désolée.
09:55Je suis élue
09:55sur une circonscription
09:56et depuis le mois de juin,
09:57juillet, août,
09:58on nous annonce
09:58qu'il y a des sujets
09:59qui ne sont pas très bien compris,
10:00pas très entendus,
10:01pas très bien préparés.
10:02Eh bien, je les ai fait remonter.
10:04Et je pense que
10:04ce n'est pas un signe
10:05de déloyauté.
10:05Au contraire,
10:06c'est une loyauté
10:07sur mes convictions
10:08et ma responsabilité d'élu
10:09de dire ce que j'entends
10:10et d'y travailler
10:11le plus rapidement.
10:12Le président Macron annonce
10:13que demain,
10:14il y aura des réponses
10:14très concrètes.
10:15Il a fait un tweet là
10:16il y a quelques heures
10:17pour dire qu'il y aura
10:17des réponses concrètes.
10:18Ça fait combien de temps
10:19que le mouvement lycéen
10:20a commencé ?
10:20Ça fait plus d'un mois maintenant.
10:21Voilà, un mois quasiment.
10:23Mais on défontaine.
10:25Donc il a fallu attendre
10:27pareil que pour les Gilets jaunes.
10:28Je crains que ces mesures concrètes
10:30ne soient pas à la hauteur
10:32en tout cas de la colère
10:33des lycéennes et des lycéens
10:34et des étudiantes et des étudiants.
10:35Encore une fois,
10:36il y a la remise en cause
10:37de Parcoursup
10:38qui est un totem.
10:39Et en effet,
10:40aujourd'hui,
10:40il faut le remettre en cause.
10:41Il faut voir ce qu'on y met derrière.
10:42Qu'est-ce qu'on en fait ?
10:43C'est qu'à un moment,
10:44il y a quand même besoin
10:45et ça va être dans les débats
10:47qui auront lieu
10:47à l'Assemblée nationale
10:48sur la question du budget.
10:49Il y a besoin
10:49de mettre en place des moyens.
10:50C'est ce que demande la jeunesse.
10:52On veut des moyens
10:52pour pouvoir être utiles
10:54pour la société,
10:55pour pouvoir bâtir notre avenir,
10:56pour pouvoir être épanoui
10:58dans notre pays.
10:59C'est ce qu'il demande.
11:00Et ça, concrètement,
11:00ça veut dire rénovation des lycées.
11:02Ça veut dire plus d'enseignants,
11:04notamment remplacer
11:05ceux qui ont été supprimés
11:06depuis plus de 20 ans.
11:0766 000 enseignants
11:08en poste de fonctionnaire d'enseignants
11:10qui ont été supprimés.
11:11Non, non.
11:11Mais ça, dites la vérité.
11:13C'est vraiment faux.
11:14Complètement faux.
11:16Figurez-vous qu'il se trouve
11:18que je suis vice-président d'une région.
11:19Donc les lycées,
11:20c'est un peu ma compétence.
11:21Donc je vais juste vous expliquer.
11:22Vous avez vu l'état des lycées
11:23en Normandie ?
11:23Ah bah...
11:24Il serait bien que vous preniez
11:25le coup de la compétence.
11:26Alors attendez,
11:27c'est très marrant.
11:29Vous allez m'expliquer
11:30où est-ce qu'il y a eu
11:30des émeutes en Normandie
11:31au sujet des lycées.
11:32Je ne parle pas des émeutes
11:33pour les mobilisations lycées.
11:34Le seul endroit
11:37dans lequel il y a eu quelque chose
11:38qui a brûlé en Normandie,
11:39c'était une fac flambant neuve
11:40qui a été brûlée
11:41par des gens d'ultra-gauche.
11:43En revanche,
11:43ce qui est certain,
11:44c'est qu'aujourd'hui,
11:45il va falloir aussi dire la vérité,
11:46c'est que nos dépenses
11:47sont très importantes,
11:48plus importantes
11:48que le reste de l'OCDE.
11:50Donc on ne peut pas dire
11:51qu'on ne dépense pas d'argent.
11:52En revanche,
11:52le fait qu'on place mal l'argent
11:54et qu'on ait beaucoup plus
11:55d'administration administrante
11:56qu'avant,
11:57ça c'est une réalité.
11:57On a entendu votre démonstration.
11:58Vous voulez terminer, Léon ?
11:59Oui, je veux bien terminer.
12:00Et donc, moi,
12:01ce que j'attends demain
12:02des annonces du Premier ministre,
12:04probablement,
12:04peut-être du Président de la République,
12:05qui sait ?
12:05En tout cas,
12:06c'est qu'enfin,
12:06on puisse avoir des moyens
12:07pour l'éducation nationale,
12:08plus d'enseignants,
12:09des établissements rénovés
12:10et aussi pour les étudiants
12:11et les étudiants,
12:12lutter contre la précarité étudiante
12:13et encore une fois,
12:14juste remettre en cause
12:15Parcoursup,
12:16la sélection d'entrée à l'université.
12:17Ça veut dire concrètement
12:18qu'il va falloir ouvrir des universités,
12:19il va falloir ouvrir des écoles d'ingénieurs
12:21et ça tombe bien,
12:22on en a besoin.
12:23Ouvrir avec le nombre de places à la clé.
12:25Construire.
12:26Construire.
12:26Notamment des écoles d'ingénieurs.
12:27On a besoin de 100 000 ingénieurs en plus
12:29si on veut réindustrialiser le pays
12:30et retrouver notre souveraineté énergétique.
12:32Edwige Diazornay sur CNews
12:33et sur Europe 1.
12:34Un mot là-dessus
12:34et après on écoutera Marine Le Pen
12:35et on revient au condamnage de l'ERN.
12:37Oui, sur la question des lycéens,
12:38c'est vrai que, évidemment,
12:39le gouvernement tarde,
12:40là où ils vont être reçus demain,
12:44c'est tant mieux,
12:44mieux vaut tard que jamais
12:45mais nous, au Rassemblement National,
12:47ça fait quand même des années,
12:48surtout depuis qu'on est député,
12:50qu'on a des députés,
12:51qu'on alerte, voyez,
12:52moi j'ai été député pendant 4 ans
12:53avant d'être sénatrice de Gironde
12:54et j'ai rédigé un nombre incalculable
12:57de questions écrites.
12:58Les questions écrites,
12:59c'est ce qu'on envoie au gouvernement
13:00pour l'alerter sur un sujet
13:01et un des sujets les plus récurrents
13:04qui habitait ma plume,
13:06c'était la question du non-remplacement
13:08des professeurs absents.
13:10Donc le problème,
13:10ce n'est pas les professeurs qui sont absents,
13:12ils ont le droit d'être absents,
13:13mais c'était leur absence de remplacement
13:15et c'était les classes surchargées,
13:17notamment en zone rurale.
13:19C'est la question de Parcoursup
13:20et là, nos alliés de l'UDR,
13:21au mois de février,
13:23ils ont mis sur la table
13:24le débat de Parcoursup
13:26et nous avions indiqué
13:26que nous étions pour sa suppression.
13:29Et donc, malheureusement,
13:30nous n'avons pas été entendus,
13:31peut-être parce que nous sommes le RN
13:32et que assez souvent,
13:34c'est-à-dire systématiquement,
13:35à l'Assemblée nationale,
13:36dès que quelque chose vient du RN
13:37ou de l'UDR,
13:38c'est écarté par sectarisme.
13:40Du coup, c'est bien dommage
13:41parce que je pense sincèrement
13:42que si on avait été au pouvoir,
13:43on n'aurait pas aujourd'hui
13:44des lycéens qui seraient dans la rue
13:46pour manifester
13:48sur des conditions de travail très difficiles.
13:49Ce n'est pas écarté par sectarisme,
13:51Madame Diage,
13:52je pense qu'on peut avoir un débat de fond
13:53et on en a eu souvent à l'Assemblée nationale
13:54et je pense que vous en aurez d'autres
13:55maintenant que vous êtes venue sénatrice au Sénat.
13:57Sur Parcoursup,
13:58vous aviez demandé effectivement
13:59il y a quelque temps
14:00la suppression de Parcoursup.
14:01Le sujet, c'est
14:02et on fait quoi derrière ?
14:03On ne peut pas simplement
14:05porter les jeunes comme ça
14:06en leur disant
14:06bah oui, on va écouter et supprimer
14:08mais sans rien proposer.
14:09Ce n'est pas responsable.
14:10Et même, je vous dis,
14:11ce n'est pas comme ça
14:12qu'on prépare les jeunes à l'avenir.
14:14Et d'ailleurs, j'ai entendu tout à l'heure,
14:15si je ne m'abuse,
14:16vous allez peut-être me dire
14:17que je me trompe,
14:17que maintenant,
14:18ce n'est plus question
14:18de supprimer Parcoursup
14:20mais de le réformer.
14:20Si j'ai entendu les discours
14:21qui ont été donnés à Orléans tout à l'heure.
14:23Et c'est comme ça
14:24sur plein de sujets.
14:25Au niveau du Rassemblement national,
14:26on va avec le vent.
14:27C'est-à-dire que
14:28vous n'aimez pas les éoliennes
14:29mais vous imitez bien leur fonctionnement.
14:30C'est-à-dire que
14:30dès que le sondage d'opinion change,
14:32vous changez votre stratégie.
14:33On avait l'augmentation des impôts
14:35tout azimut l'année dernière.
14:36Cette année,
14:36on a l'impression
14:37qu'ils sont libéraux
14:46c'est qu'on ne sait pas
14:47toujours pas
14:48Vous le répondez, Mme Diaz ?
14:49Et je dois le dire
14:49que j'ai écouté.
14:50Non, mais j'ai passé
14:51un dimanche
14:52pas très agréable
14:52mais je l'ai fait
14:53parce qu'on est en campagne présidentielle
14:54à écouter les discours à Orléans.
14:57De Marine Le Pen,
14:57Jordan Bardella et Éric Ciotti.
14:59Et les trois, oui.
14:59Mais surtout Marine Le Pen
15:00et Jordan Bardella
15:01puisqu'il y en a une
15:01qui va être présidente de la République
15:02et l'autre Premier ministre.
15:04C'est un bel écart idéologique
15:06entre les deux
15:07parce qu'il y en a un
15:08qui reste libéral
15:08et l'autre qui a un discours
15:10qui s'apparente
15:16Elle veut rétablir
15:20l'état de droit en France.
15:23Nous allons rétablir
15:25l'état de droit.
15:27Je dis bien
15:28rétablir l'état de droit.
15:30Qui peut dire
15:31qu'il existe un état de droit
15:32quand les délinquants
15:33ne sont pas punis ?
15:35Quand les mafias
15:36imposent leurs lois
15:37dans les quartiers ?
15:38Qui peut dire
15:39qu'il existe un état de droit
15:41quand des hordes
15:42viennent saccager
15:43et brûler nos bâtiments
15:44ou organiser
15:45de véritables razias
15:46devant des forces de l'ordre
15:48volontairement désarmées
15:50matériellement
15:51et moralement ?
15:53Voilà pour Marine Le Pen
15:54l'état de droit
15:55n'existe plus pour vous
15:56Edwige Diaz
15:56En tout cas
15:57il a considérablement reculé
15:59et là je pense
16:00que tous les Français
16:01s'en rendent compte
16:02il y a eu une telle inversion
16:04des valeurs
16:05ces dernières années
16:07que j'ai quand même
16:08du mal à envisager
16:10que Mme Thévenot
16:10qui aujourd'hui
16:11se présentent
16:11comme une élue locale
16:13vous avez quand même
16:13été porte-parole
16:14du gouvernement
16:14donc c'est vrai
16:15qu'entendre
16:17c'est le son de morale
16:18c'est assez curieux
16:20mais en fait
16:21on voit bien
16:21que les macronistes
16:22n'ont plus rien à dire
16:23n'ont plus rien à proposer
16:24ils sont essoufflés
16:26et c'est normal
16:27vous êtes devenus
16:28des gestionnaires
16:29du déclin
16:30vous êtes les forces
16:31du renoncement
16:31et donc je comprends
16:33que vous soyez
16:33un petit peu excités
16:34en tout cas
16:35le discours
16:36qu'a tenu Marine
16:36tout à l'heure
16:37sur l'état de droit
16:38je pense oui
16:38que nous incarnons
16:39cet espoir
16:41cette rupture
16:41et que
16:42nous ne sommes pas
16:44dans le renoncement
16:45et l'état de droit
16:47nous allons nous remettre
16:47en place
16:48parce qu'en fait
16:48les français le demandent
16:49j'ai suivi de près
16:52le congrès du RN
16:53qu'est-ce qui vous a frappé ?
16:56je vais commencer par
16:58un petit mot
16:58sympathique pour vous
17:00le niveau d'élection
17:01de Jordan de Mardelle
17:02à 98,98
17:03moi je suis un expert
17:05des chiffres de congrès
17:06donc c'est un peu mieux
17:08que Gorbatchev
17:09au sujet de suprême
17:10où il faisait 96
17:11mais c'est moins bien
17:12que Brechnev en 74
17:13où il était à 99,78
17:15analyse comparative des chiffres
17:16ça vous donne
17:17une marge de progression
17:18mais derrière la plaisanterie
17:20il y a quelque chose
17:22dans ces deux jours
17:24pour le RN
17:25qui relève
17:26de quelque chose
17:27de très classique
17:27dans la partition donnée
17:28par Jordan Bardella
17:30il me semble
17:31avec quand même
17:32un renforcement
17:32des marinistes
17:33dans les instances
17:34il me semble
17:35et un discours
17:36de Marine Le Pen
17:36qui m'a beaucoup surpris
17:38c'est-à-dire
17:39oui dans sa tonalité
17:40parce que c'est quelque chose
17:41il faut suivre ça de près
17:42quand on s'intéresse
17:43à la politique
17:44d'abord
17:46le rap sur le
17:47comment dire ça
17:47sur le thème
17:48de la renaissance
17:49donc là-dessus
17:49vous l'avez
17:50très largement inspiré
17:51en ne créant aucune renaissance
17:53sur les dix dernières années
17:54en lui donnant la main
17:55pour se faire passer
17:56comme une alternative politique
17:58et ça
17:59c'est le vrai bilan
17:59du macronisme
18:00de quoi le macronisme
18:01est-il le nom
18:02c'est d'abord le fait
18:03que Marine Le Pen
18:04puisse faire ce qu'elle a fait
18:05aujourd'hui
18:05et être à un tel niveau
18:07sur les sondages
18:0838% dans les derniers
18:10mais il y a dans son discours
18:11quelque chose bien sûr
18:12qui rassemble
18:13l'électorat RN
18:14qui envoie des signaux
18:15très forts
18:16à la droite
18:16dans les murs
18:17et qui peut y compris
18:18aller à l'oreille
18:19de l'électorat de gauche
18:20donc il y a quelque chose
18:21d'un objet politique là
18:22qu'il faut étudier de près
18:23alors oui
18:23je suis un peu moins d'accord
18:25parce qu'avant ce discours
18:26on a quand même eu
18:27il y a quelques jours
18:28Marine Le Pen
18:29qui a expliqué
18:29que les retraites
18:30n'étaient absolument
18:31pas un problème
18:32et qu'on a l'impression
18:34qu'elle n'a pas vu
18:35qu'on emprunte aujourd'hui
18:36à 5% sur les marchés
18:38donc je ne vois pas
18:39comment un électeur de droite
18:40responsable
18:40qui regarde les sujets économiques
18:42qui regarde que la dette
18:43concrètement
18:44c'est de l'argent
18:45qu'on envoie à l'étranger
18:46pour des gens
18:47qui nous prêtent
18:47de l'argent à l'étranger
18:48qu'on ne pourra pas mettre
18:49dans notre service public
18:50elle n'était pas sur de la programmatique
18:50ni de la macroéconomie aujourd'hui
18:52elle était sur de l'imaginaire politique
18:54c'est encore plus dangereux
18:55mais voyez
18:55dire que ça peut parler
18:59comment quelqu'un qui regarde
18:59ce qui se passe
19:00et qui lit le Figaro
19:02les pages saumon
19:03les échos
19:04ou le Financial Times
19:05il va se dire
19:06Marine Le Pen
19:06elle n'a pas compris
19:07grand chose à l'économie
19:08et ça je pense
19:09que ça séduit pas
19:10Léon de Fontaine
19:10quand Olivier D'Artigol
19:12dit que c'était
19:12un fantasme politique
19:14qu'est-ce que vous dites ?
19:15Je pense qu'il faut
19:15remettre les pieds sur terre
19:16parce qu'en effet
19:17Marine Le Pen
19:17a finalement fait
19:18très peu de propositions concrètes
19:19d'ailleurs je crois
19:20qu'ils sont répartis
19:20le travail avec Jordan Bardella
19:22même si du coup
19:22on a un peu du mal
19:23à voir en effet des fois
19:25qui est l'aile gauche
19:26qui est l'aile droite
19:27qui est l'oiseau d'ailleurs
19:28dans tout cela
19:29mais surtout moi
19:30je me suis attardé
19:31quand même à ce qu'elle avait dit
19:32elle a dit
19:33notamment à un moment
19:33qu'il fallait mettre en place
19:34des moyens
19:35pour lutter contre les trafics
19:36qu'il fallait mettre en place
19:37des moyens
19:37pour le rééquilibrage territorial
19:39et du coup en parallèle
19:40je me suis attardé
19:40quand même un peu
19:41au contre-budget
19:42qu'elle proposait
19:42et notamment aux mesures d'économie
19:44qu'elle souhaitait mettre en place
19:45dans les 5 prochaines années
19:46140 milliards d'euros d'économie
19:47sur les 5 prochaines années
19:48c'est quand même colossal
19:49je crois qu'Emmanuel Macron
19:50n'a même pas fait autant
19:51et donc très concrètement
19:53pour lutter contre les trafics
19:54c'est combien d'agents de police en plus ?
19:55Zéro
19:56c'est combien de moyens en plus
19:57pour la justice ?
19:58Zéro
19:59c'est combien pour les collectivités territoriales
20:01pour les régions
20:01les départements
20:02les communes rurales
20:03qui aujourd'hui défendent
20:04un temps soit peu
20:05les services publics
20:06c'est zéro
20:06et finalement ça va de pair
20:07avec ce qu'ils ont voté
20:08à l'Assemblée nationale
20:08parce qu'on avait fait
20:09une proposition de loi
20:10notamment pour lutter
20:11contre les déserts médicaux
20:12le Rassemblement national
20:12avait voté contre
20:13moi ce que je remarque aujourd'hui
20:15c'est que je vois
20:16qu'il y a de la colère
20:17dans le pays
20:18je vois qu'il y a
20:18de nombreuses électrices
20:19et des électeurs
20:20qui se tournent
20:21vers le Rassemblement national
20:22en pensant que ça va être
20:23une alternative
20:23à Emmanuel Macron
20:24en réalité sur le projet social
20:26sur le projet économique
20:27c'est le même
20:28qu'Emmanuel Macron
20:29même encore
20:30ils vont encore plus loin
20:31et tout ça
20:32la xénophobie en plus
20:34140 milliards d'euros d'économie
20:35Mme Gaz
20:36vous avez la possibilité
20:37de répondre
20:39xénophobie
20:40en fait
20:41bon là j'ai 4 personnes
20:42qui ne sont évidemment
20:42pas du Rassemblement national
20:43donc si je devais passer
20:44tout mon temps
20:45à répondre à chaque argument
20:46en fait il faudrait
20:47que vous me laissiez
20:47deux heures
20:49non mais c'est vrai
20:50en fait
20:51ce que je peux dire
20:52de manière globale
20:53c'est que nos opposants politiques
20:54vous tous
20:54voilà vous êtes
20:56terriblement à la peine
20:57dans les intentions de vote
20:58vous êtes terriblement à la peine
20:59dans vos partis politiques
21:00respectifs
21:01on ne sait plus
21:01qui dit quoi
21:02comment ils le disent
21:04et donc forcément
21:04que vous en êtes réduit
21:06à raconter n'importe quoi
21:08à la fois sur ce qu'on a voté
21:09à l'Assemblée nationale
21:10à la fois sur ce que l'on propose
21:12à la fois sur ce que l'on incarne
21:14donc désolé
21:15en fait moi je peux juste
21:16dire aux français
21:17allez lire notre programme
21:19allez sur notre site internet
21:20regardez ce que nous développons
21:22à l'Assemblée nationale
21:23et au Sénat maintenant
21:24ça vous permettra
21:26d'avoir une idée juste
21:27faisons-le en plateau
21:28laissez terminer
21:29le problème c'est que
21:30vous allez me couper
21:32vous allez vous abonder
21:33vous vous avez dit
21:34beaucoup de bêtises
21:35en très peu de temps
21:36sur les 140 milliards d'euros
21:37d'économie
21:37en fait surtout
21:39vous vous dites
21:39il n'y a pas un électeur de droite
21:41qui se retrouvera
21:42dans notre programme
21:43enfin pardon
21:44j'ai parlé des retraites
21:44il est de droite
21:45il se retrouve dans notre programme
21:47Eric Ciotti n'incarne pas
21:48une rupture
21:49est-ce que vous pouvez me répondre
21:50sur les retraites
21:50sur les retraites
21:51vous voyez
21:52Eric Ciotti
21:53il a dit tout à l'heure
21:54mais c'est pas Eric Ciotti
21:55qui décide
21:55vous savez bien
21:56non mais voyez bien
21:57c'est compliqué pour moi
21:58de répondre à chacun
22:00en fonction
22:01des bêtises
22:02qui sont assénées
22:03par les uns
22:04et par les autres
22:04donc c'est pour ça
22:05que je dis
22:06d'une manière
22:06très générale
22:08moi c'est pas vous
22:08que je viens convaincre
22:09en fait
22:09vous laissez
22:11vous essayez
22:11de vous débrouiller
22:12dans vos problèmes
22:13de parti
22:14moi je veux
22:15m'adresser aux français
22:16et leur dire
22:16réécoutez le discours
22:18de Marine
22:19allez voir nos propositions
22:20suivez les travaux
22:21de nos députés
22:21à l'Assemblée nationale
22:22et comme ça
22:23vous aurez la réponse
22:24à la source
22:24qui sera pas biaisée
22:25qui sera pas gênée
22:26par des opposants politiques
22:28Madame Diaz
22:28c'est une question
22:29pour recruter
22:30combien d'enseignants
22:30si Marine Le Pen
22:31est au pouvoir
22:32et combien d'agents de police
22:32mais cher monsieur
22:33nous l'avons indiqué
22:34voilà
22:35et c'est marqué
22:35dans notre contre-objet
22:36et je vais vous dire
22:37quelque chose
22:37l'année dernière
22:38sur le budget
22:39sur le budget
22:40attendez l'année dernière
22:40j'étais députée
22:41le budget
22:42qui n'a pas été censuré
22:44à cause du parti socialiste
22:48de 4000 postes d'enseignants
22:50donc en fait
22:50la question c'est pas à moi
22:51qu'il faut que vous la posiez
22:52c'est à Madame Thévenot plutôt
22:53mais je peux lui poser également
22:55en revanche
22:56je demande si demain
22:57vous êtes aujourd'hui
22:58porte-parole de Marine Le Pen
23:00mais nous l'avons très bien
23:01et je vous demande
23:01combien d'enseignants
23:02vous allez recruter
23:03parce que vous nous avez dit
23:04tout à l'heure
23:04que vous avez interpellé
23:05notamment à l'Assemblée nationale
23:06la nécessité de remplacer
23:08les enseignants
23:08donc de recruter davantage
23:10de fonctionnaires
23:10dans l'éducation nationale
23:11et ce que nous avons dit
23:11pour aller encore plus loin
23:13c'est qu'il fallait
23:15diminuer les postes administratifs
23:17de l'éducation nationale
23:18précisément pour permettre
23:19de réorienter
23:20les fonctionnaires
23:22de l'éducation nationale
23:22de les mettre
23:23plutôt devant
23:25les élèves
23:26pour qu'on ne se retrouve pas
23:28avec des classes
23:29sans prof
23:30allez on avance
23:31Priscate et nous
23:31voulez réagir là-dessus
23:32avant qu'on avance
23:33non mais très clairement
23:35je pense que c'est important
23:36qu'on ait un débat
23:36on rentre dans une année
23:37présidentielle
23:38et c'est vrai qu'on a
23:39beaucoup de colère
23:40beaucoup de haine
23:40qui s'exprime
23:41et qu'il faut pouvoir entendre
23:42et on doit pouvoir y répondre
23:43en tant que responsable politique
23:44par un débat sain
23:45serein
23:46chiffré sur les campagnes
23:48présidentielles
23:48des uns et des autres
23:49et c'est pas vous faire offense
23:50je suis pas complètement d'accord
23:52avec toutes les personnes
23:53qui sont sur le plateau
23:53pourtant je les écoute
23:54et j'essaie d'avoir un débat
23:56moi je l'ai lu
23:56votre programme du coup
23:57sur le site internet
23:59alors monsieur Oudoul
23:59il y a une semaine
24:00me disait
24:00ne regardez pas le site internet
24:01il va être mis à jour
24:02visiblement il faut quand même
24:03que je le regarde un peu
24:03donc je le regardais
24:05Marine Le Pen aujourd'hui
24:06a parlé beaucoup d'école
24:07je trouve que c'est très bien
24:07parce que c'est un sujet important
24:08dans une société comme la nôtre
24:10dans les priorités
24:11sur le site internet
24:12c'est parmi les dernières
24:13des priorités du site internet
24:14et c'est une ligne
24:15une ligne
24:16pas chiffrée
24:17je vais rejoindre monsieur
24:18Desfontaines
24:18on n'est pas du tout
24:19de la même famille politique
24:20et on est plutôt
24:22des opposants politiques
24:23mais non
24:24mais pour connaître les choses
24:26en fait
24:26vous êtes en train
24:27de nous dire en permanence
24:28attendez vous allez voir
24:29ce que vous allez voir
24:30le contre-budget arrive
24:31et finalement on se rend compte
24:32que le contre-budget
24:32doit lui-même avoir
24:33un contre-budget
24:34puisqu'il n'est pas chiffré
24:35c'est pas moi qui le dis
24:36c'est pas le PCF
24:37c'est pas la gauche
24:37ce sont des experts indépendants
24:39qui le disent
24:39sur l'école vous nous dites
24:40que vous allez faire plein de choses
24:41c'est dans les dernières priorités
24:43sur votre site internet
24:44depuis des semaines
24:45et des mois
24:46pareil vous nous dites
24:47en France
24:48tant que vous respectez les lois
24:49et que vous êtes
24:50en règle avec vos papiers
24:52vous n'aurez pas de problème
24:54sur votre site internet
24:55il y a écrit
24:55sur le pacte d'immigration
24:57etc
24:57qu'il y aura deux types
24:58de français demain
24:59avec le RN
25:00les français de plein droit
25:01les nationaux
25:02et les français de seconde zone
25:03les binationaux
25:04ça ce sont des réalités
25:05et d'ailleurs
25:06ça nous a rappelé
25:07un éclaircissement là-dessus
25:08je ne vais pas serrer
25:09sur l'ambulance
25:10vu les intentions de vote
25:13dans lesquelles se trouve
25:14votre candidat
25:14mais franchement
25:15vous dites vraiment
25:16n'importe quoi
25:17il n'y aura jamais
25:18de français de seconde zone
25:19avec la rassemblement national
25:20non alors allez-y
25:22prenez votre téléphone
25:23mais non mais allez-y
25:23trouvez-moi
25:24les sites internet
25:25et dites-moi
25:26à quel moment
25:28il y aura
25:30des français de seconde zone
25:31allez-y
25:33trouvez-moi
25:34ne soyez pas en colère
25:36et on va essayer
25:36de trouver ces français
25:37de seconde zone
25:37non parce que vous racontez
25:39n'importe quoi
25:39je comprends
25:41que vous vouliez
25:42qu'on ne parle pas
25:42de votre bilan
25:43je comprends
25:43que vous ne vouliez
25:44qu'on ne parle pas
25:44de la campagne
25:45de votre candidat
25:46qui a beaucoup de mal
25:46à décoller
25:47mais s'il vous plaît
25:48faites preuve de sérieux
25:50revenons
25:51Olivier D'Orthigol
25:51sur le rassemblement national
25:54la position hégémonique
25:56aujourd'hui de Marine Le Pen
25:57dans les sondages
25:58on a le sondage
25:59d'opinion web
25:59pour CNews
26:00qui a été réalisé
26:01le 21 et 22 octobre
26:0336% d'attention
26:04doit être pour Marine Le Pen
26:0516%
26:06Raphaël Guzman
26:0713%
26:07Edouard Philippe
26:0812%
26:08qu'est-ce que ça dit
26:09Olivier D'Orthigol ?
26:10Le rassemblement national
26:10réfléchit à la situation
26:12la situation
26:13c'est que Marine Le Pen
26:14est installée
26:15aujourd'hui
26:15sur une qualification
26:16au second tour
26:18sur des niveaux
26:19jamais observés
26:21dans la vie politique nationale
26:23il faut se dire
26:24que nous sommes passés
26:25d'une situation
26:26où les gens
26:27ont voté
26:27rassemblement national
26:28ou front national avant
26:30pour exprimer
26:31une colère
26:32et c'est plus le cas
26:33aujourd'hui ?
26:34Non, il y a aujourd'hui
26:35les enquêtes le montrent
26:36un vote d'adhésion
26:39d'autant plus
26:40que les élections
26:41sénatoriales
26:42nous l'ont montré
26:42Madame Diaz
26:44en est un exemple
26:44éclairant
26:45puisqu'elle part
26:46avec un socle
26:47de 100 élus
26:48de 100 grands électeurs
26:49elle en fait 700
26:50au final
26:51donc il y a un enracinement
26:52dans un terrain girondin
26:53que je connais bien
26:54il faut donc
26:55que les opposants
26:56au rassemblement national
26:58réfléchissent
26:59à la manière
27:00de s'opposer
27:01à cette situation
27:02qui d'après moi
27:03ne passe plus
27:04par le nom
27:04pas sarane
27:05ça fait
27:06deux décennies
27:08que les uns
27:09et les autres
27:09s'époumonent
27:10sur l'arrivée
27:11du danger fasciste
27:12ce faisant
27:14ils sont les agents
27:14électoraux
27:15du rassemblement national
27:16parce que des millions
27:17de gens
27:17qui entendent ça
27:18se disent
27:18mais on parle
27:19comme ça
27:19de moi
27:19et le rassemblement
27:21a réussi une chose
27:22que d'autres politiques
27:23n'ont pas réussi
27:23à faire aujourd'hui
27:24c'est donner le sentiment
27:26qu'ils portent considération
27:27à des personnes
27:28qui sont en grande difficulté
27:29donc il va falloir
27:30à un moment donné
27:33regarder
27:33la manière
27:34dont ceux
27:34qui ne veulent pas
27:35l'accession
27:36du RN au pouvoir
27:37c'est leur droit
27:38peuvent
27:40s'engager différemment
27:41dans la campagne présidentielle
27:42pour vous
27:43c'est contre-productif
27:45pardon
27:45ce qui se fait actuellement
27:47oui
27:48écoutons juste
27:49Marine Le Pen
27:49je vous passe la parole
27:50Jonas Zadad
27:50justement parce qu'elle parle
27:52si elle est élue
27:53d'un état
27:54qui ne serait pas
27:54un état RN
27:55donc elle évoque
27:56une ouverture
27:57évidemment
27:58qui serait en direction
27:59des LR
28:00que vous représentez ce soir
28:01Marine Le Pen
28:02le redressement
28:03que nous engagerons
28:04ne relèvera pas
28:05d'un parti
28:06mais de la France
28:06toute entière
28:07l'état que nous voulons
28:09ne sera pas RN
28:10mais ce sera
28:11une oeuvre collective
28:12une oeuvre certes
28:13patriote
28:14mais pas partisane
28:16la volonté
28:17qui est la nôtre
28:18de ne voir reconnaître
28:19qu'un seul peuple
28:20c'est aussi
28:20le refus absolu
28:21du communautarisme
28:23il n'y a pour nous
28:24qu'une seule communauté
28:25c'est la communauté nationale
28:27et nous inscrirons
28:28ce principe fondateur
28:30inclusif
28:31et fraternel
28:32dans la constitution
28:34alors Jonas Haddad
28:36qu'est-ce que vous répondez ?
28:37moi je trouve que
28:38Marine Le Pen
28:39c'est intéressant
28:41qu'elle envisage cela
28:42mais dans les faits
28:43elle ne le met jamais
28:44en application
28:45ne me sautez pas dessus
28:46je vais juste analyser
28:47les choses tout bêtement
28:49lorsque Eric Ciotti
28:50est arrivé
28:51en partant de la tête
28:52des républicains
28:53il a dit
28:53je vais au Rassemblement National
28:54je vais essayer
28:55d'infléchir la ligne
28:56or j'en ai parlé tout à l'heure
28:58sur la question des retraites
28:59je suis désolé
28:59que vous m'ayez pas répondu
29:00il n'a pas du tout
29:01eu gain de cause
29:02puisqu'on reste
29:03sur le programme
29:04de Marine Le Pen
29:05lorsqu'on lui a parlé
29:06à Marine Le Pen
29:07du fait de devoir
29:08réduire potentiellement
29:09un certain nombre
29:10de fonctionnaires
29:10dans certaines fonctions
29:11qui n'étaient plus utiles
29:12là je vous parle
29:13de l'ouverture
29:14j'y réponds
29:14elle dit
29:15ce sont des choses
29:17de droite
29:18enfin dernier point
29:19on est aujourd'hui
29:20à 5% de taux d'intérêt
29:22sur les marchés
29:23on a aujourd'hui
29:24des actifs
29:25ce que j'ai appelé
29:25Nicolas dans le bouquin
29:26qui se font piquer
29:27un tiers de leur salaire
29:29pour potentiellement
29:30payer les retraites
29:31des autres
29:31donc moi il faut
29:32m'expliquer
29:33comment on peut
29:34essayer de convaincre
29:34des gens de droite
29:35lorsqu'on leur explique
29:37que fondamentalement
29:38ces sujets que nous
29:39essayons de porter
29:39à droite
29:40c'est-à-dire redonner
29:41du pouvoir d'achat
29:42aux gens
29:42on n'y répond pas
29:43on ne veut pas
29:44ou alors il y a
29:45une autre solution
29:46ça veut dire
29:46que c'est incompatible
29:47ça s'appelle
29:47la vassalisation
29:48et donc
29:49Éric Ciotti
29:49est dans une forme
29:50de vassalisation
29:51et je ne vois pas
29:52comment des gens
29:52de droite
29:53pourraient continuer
29:53à être dans une forme
29:54de vassalisation
29:55regardez
29:56pardon je ne sais pas
29:57de la compassion
29:58Marion Maréchal Le Pen
29:59elle revient au Berca
30:00et elle d'institute
30:01sans Le Pen
30:01et ils la remettent
30:02dans une tribune
30:03parce qu'elle a osé
30:04faire un crime
30:05de l'aise-majeté
30:06pendant quelques temps
30:07il y a beaucoup de choses
30:07dans ce que vous dites
30:08Jonas Haddad
30:08oui mais c'est volontaire
30:09parce qu'en fait
30:10je pense qu'il y a
30:11une forme de vassalisation
30:12alors
30:13Éric Diaz
30:14l'ouverture
30:15la part de Marine Le Pen
30:20absolument
30:21c'est comme ça
30:22que l'on travaille
30:22au Rassemblement National
30:23nous avons toujours
30:24tendu la main
30:25aux patriotes de ce pays
30:26souvenez-vous
30:27mais pas au parti
30:27jamais au parti politique
30:29alors
30:30en fait
30:30disons que les états-majors
30:31ils font quand même
30:32preuve de beaucoup
30:33de mauvaise foi
30:34à notre rencontre
30:35et peut-être
30:36qu'ils n'ont pas envie
30:36de perdre leur précaré
30:37je ne sais pas
30:38mais nous
30:39que Laurent Vioquet
30:40ne veuille pas travailler
30:41avec nous
30:41ce n'est pas très grave
30:42en fait
30:42que les LR
30:43ne veuillent pas travailler
30:44avec nous
30:44ce n'est pas très grave
30:45puisque de toute façon
30:45ils sont dans un gouvernement
30:46macroniste
30:47qui lui-même
30:47a associé des socialistes
30:49nous
30:49nous travaillons
30:51avec la base
30:52c'est-à-dire
30:52nous le disons
30:53depuis des années
30:53nous tendons la main
30:57en 2017
30:58avec Nicolas Dupont-Aignan
31:00et donc là
31:01nous continuons à le faire
31:02et d'ailleurs
31:03c'est plutôt quelque chose
31:04qui fonctionne bien
31:05puisque j'avais fait
31:06les calculs
31:07sur le nombre de députés
31:08qu'il y a à l'Assemblée nationale
31:09nous sommes
31:10environ un quart
31:12à venir des LR
31:13ça veut dire que
31:14bien sûr
31:15il y a une force
31:15chez
31:16du coup en fait
31:17une perte de vitesse
31:18chez les élus de droite
31:20qui se retrouve aujourd'hui
31:22au sein du Rassemblement national
31:23et nous sommes aussi
31:24une force très attractive
31:25de la part
31:26des patriotes de gauche
31:28et c'est vrai que
31:29l'image
31:29qu'a employée Marine
31:30tout à l'heure
31:31sur je ne suis
31:31ni l'aile droite
31:33ni l'aile gauche
31:34mais je suis l'oiseau
31:35écoutez ça a beaucoup fait parler
31:36mais en tout cas
31:37c'est vraiment ce qui l'a caractérée
31:38c'est à ça que vous faisiez allusion
31:39c'est vous qui vous avez parlé
31:40de l'oiseau
31:41monsieur Descontaines
31:41j'ai fait référence
31:43c'est un élément de langage
31:45c'est un élément de langage
31:46la réalité c'est quand même
31:47et on le voit à travers
31:48la prise de parole
31:48de monsieur Haddad
31:49c'est quand même que Marine Le Pen
31:50est bourrée d'incohérences
31:51et le problème
31:52c'est qu'en fonction
31:53de si elle parle le matin
31:54ou si elle parle le soir
31:55elle peut avoir un discours
31:56très différent
31:57et encore une fois
31:58moi j'invite les Françaises
31:59et les Français
31:59celles et ceux qui sont
32:00en colère vis-à-vis
32:01et c'est légitime
32:02et j'en fais partie
32:04qui sont en colère
32:04vis-à-vis des 10 ans
32:05de Macronie qu'on vient de subir
32:06de regarder dans les détails
32:08le projet de Marine Le Pen
32:09notamment le contre-budget
32:10qu'elle souhaite mettre en place
32:11et encore une fois
32:11la seule mesure par exemple
32:13qui a permis de redonner
32:14du pouvoir d'achat
32:15aux Françaises et aux Français
32:16à savoir l'encadrement
32:17des loyers
32:18notamment dans les métropoles
32:19ce qui permettait concrètement
32:22d'avoir par exemple
32:24des jeunes provinciaux
32:24qui viennent s'installer à Paris
32:25parce qu'ils sont étudiants
32:26à se former
32:27et bien d'avoir des loyers
32:28un peu plus modérés
32:29dans le privé
32:30que ce qui existe
32:31et bien Mme Diaz
32:32ici présente
32:32elle a voté contre au Sénat
32:34donc encore une fois
32:35à chaque fois qu'il s'agit
32:36de défendre les Français
32:37et les Français
32:37y compris
32:38d'autre chose que du RN
32:40Madame Diaz
32:41sur l'encadrement des loyers
32:43nous nous souhaitons
32:44en effet favoriser
32:45l'accession à la propriété
32:46et en fait
32:47le principe
32:49d'encadrement des loyers
32:51que vous défendez
32:52en fait il est totalement
32:53contre-productif
32:54et c'est pour ça
32:54que nous avons voté
32:55contre au Sénat
32:56et à l'Assemblée
32:57parce que finalement
32:58ça désincite
32:59les petits propriétaires
33:01à mettre
33:01sur le marché
33:03des logements
33:04parce que
33:05du coup
33:05c'est beaucoup trop
33:06contraignant
33:06pour le petit propriétaire
33:07donc en fait
33:07il y a une raréfaction
33:08de l'offre
33:08à cause
33:09de l'encadrement des loyers
33:11que vous défendez
33:12c'est très rationnel
33:13on a des étudiants
33:14qui ont réussi à gagner
33:152000 euros
33:16grâce à l'encadrement des loyers
33:17qui ont été mis en place à Paris
33:18on a beaucoup parlé du RN
33:19on va parler de la France insoumise
33:20on va écouter Eric Coquerel
33:21qui était notre invité
33:22ce matin
33:22d'un grand rendez-vous
33:23au CNews européen
33:24qui demande quasiment
33:25désormais
33:26au président Macron
33:27de partir
33:27écoutez-le
33:29moi ce qui m'apparaît
33:30essentiel
33:31c'est que
33:32le nombre
33:33de personnes
33:34qui contestent
33:35la politique de gouvernement
33:36qui demandent
33:37que les lycéens
33:38et les étudiants
33:38voient leurs revendications
33:41là on est bien décidés
33:43là des lycéens
33:44et des étudiants
33:44oui je continue
33:45et les salariés
33:46qui ont rejoint
33:46ce mouvement
33:48également
33:48par rapport à la vie chère
33:49au blocage des prix
33:50etc
33:50ça continue à être
33:52tout aussi important
33:53malgré la répression
33:54la manipulation
33:55les provocations
33:56du gouvernement
33:57donc moi
33:58je vais vous dire une chose
33:58la conclusion de tout ça
33:59c'est que pour bien connaître
34:01quand on a des mouvements
34:02de cette ampleur
34:03notamment qui ont
34:04j'allais dire
34:05la jeunesse
34:05comme
34:07qui entretient le mouvement
34:09par sa mobilisation
34:10en général
34:11soit vous cédez
34:12soit vous partez
34:14Olivier D'Artigol
34:15soit vous cédez
34:16soit vous partez
34:16dit Eric Coquerel
34:17Emmanuel Macron
34:18le résultat du référendum
34:19en 2005
34:20n'a pas été respecté
34:21il n'y a pas eu
34:22de nouveau référendum
34:24depuis
34:26toutes les consultations
34:27citoyennes
34:27pour prendre
34:28les cahiers
34:29de doléances
34:29ils croupissent
34:30sous la poussière
34:31dans les étagères
34:32des sous-préfectures
34:33nous n'avons pas eu
34:34de campagne électorale
34:35digne de ce nom
34:36en 2022
34:37du fait
34:38de l'actualité ukrainienne
34:39on a donc besoin
34:41d'une vraie
34:41et d'une belle
34:42campagne présidentielle
34:43il faut donc tenir
34:45le calendrier
34:46le premier tour
34:47se tiendra
34:48le 18 avril
34:49le second
34:49le 2 mai
34:50on a besoin
34:51de traiter
34:52des contenus
34:52de mettre en débat
34:55l'avenir français
34:56que le paysage politique
34:57s'installe
34:58sur l'offre politique
34:59avec les candidats
35:00donc c'est pas ce que veut
35:01la France insoumise
35:01selon vous ?
35:02je pense qu'il participe
35:03à une forme
35:04de chaos
35:05de conflictualité
35:09toujours plus forte
35:10qu'en contestant
35:12le fait
35:12qu'Emmanuel Macron
35:13puisse aller
35:14jusqu'à la fin
35:15de son mandat
35:16il faut qu'il aille
35:17à la fin de son mandat
35:18que les élections
35:19se tiennent
35:19et il faut qu'il règle
35:20dès demain
35:21des questions
35:22des besoins d'urgence
35:23pour les étudiants
35:24pour les lycéens
35:25pour donner du pouvoir
35:27d'achat aux français
35:27et presque à Thévenot
35:29il faut qu'il s'en aille
35:29ça aussi
35:30on l'a entendu
35:30de la part d'Edouard Philippe
35:31notamment
35:32qui n'est pas le candidat
35:32que vous soutenez
35:33mais qui est un ancien
35:35premier ministre
35:35d'Emmanuel Macron
35:36bien sûr
35:36quand Edouard Philippe
35:37s'était prononcé sur ça
35:38avec tout le respect
35:38et l'amitié que je lui porte
35:39j'avais été une des premières
35:41à dénoncer
35:42cette démarche-là
35:42on ne peut pas fragiliser
35:43l'institution présidentielle
35:45parce que derrière l'homme
35:46il y a surtout
35:46une institution présidentielle
35:47et aspirer à l'être un jour
35:49et donc moi
35:50ce que je dis simplement
35:51à monsieur Coquerel
35:51ou à d'autres
35:52parce qu'on l'entend
35:53par ailleurs
35:54c'est il y a une élection
35:55présidentielle
35:56précisément dans quelques mois
35:58et je vais rejoindre
35:59monsieur Tartigol
35:59on n'a pas eu
36:00de campagne présidentielle
36:01en 2022
36:02puisqu'on a eu
36:03effectivement l'invasion
36:04de Poutine en Ukraine
36:05là nous avons
36:06la chance
36:07de pouvoir avoir
36:08un débat
36:09sur le fond
36:09alors madame Diaz
36:11le refuse visiblement
36:12mais qui va nous permettre
36:13de conforter
36:14de différencier
36:16les visions
36:17de regarder
36:17ce qui a marché
36:18ce qui n'a pas marché
36:19et où on veut aller
36:20aussi bien en France
36:21en Europe
36:22et dans le monde
36:22nous avons à avoir la chance
36:24d'avoir une vraie campagne
36:25des présidentielles
36:25il faut s'en saisir
36:27et que monsieur Coquerel
36:28se rassure
36:28Emmanuel Macron
36:29ne se représentera pas
36:30en 2027
36:31donc maintenant
36:32qu'il se concentre
36:32au débat de fond
36:33et qu'il le fasse démocratiquement
36:34Est-ce que le parti communiste
36:35demande aussi
36:36le départ
36:37anticipé d'Emmanuel Macron
36:37Léon Desfontaines ou pas ?
36:39Non enfin il n'y a pas besoin
36:40d'attendre encore une fois
36:40dans six mois
36:41il ne sera plus président
36:42l'enjeu c'est plutôt
36:42la politique
36:43Donc il y a besoin d'attendre ?
36:45Oui parce qu'il faut
36:46qu'il y ait l'élection
36:46de France à l'éluer
36:47il faut qu'il y ait des débats
36:47projet contre projet
36:48évidemment
36:49en revanche
36:50ce qu'on dit
36:50c'est que tout ne pourra pas
36:51être réglé
36:52par l'élection présidentielle
36:53et c'est d'ailleurs pour cela
36:54qu'aujourd'hui
36:55les jeunes
36:56et les françaises
36:57et les français dans leur diversité
36:58d'ailleurs
36:58se mobilisent
36:59c'est qu'ils ont bien conscience
37:00qu'il y a un débat budgétaire
37:01qui arrive à l'Assemblée nationale
37:02qui va être primordial
37:03et le droit de manifester
37:05c'est un droit constitutionnel
37:06évidemment
37:07et donc aujourd'hui
37:08on a besoin justement
37:09de se mobiliser
37:10pour que dès le budget
37:11de cette année
37:11enfin que dès cette année
37:12le budget puisse bouger
37:15et notamment
37:15en faveur des jeunes
37:17qui se mobilisent
37:17en faveur des étudiants
37:18en faveur du pouvoir d'achat
37:19des françaises et des français
37:20aussi parce que de toute façon
37:21il est vrai
37:22que beaucoup de françaises
37:23et des français
37:24ne pourront pas attendre
37:25autant de temps
37:26parce que là
37:27on a une augmentation
37:27au 1er novembre
37:28du 6,6% du gaz
37:30pour la troisième fois consécutive
37:31qu'on a une augmentation
37:32du coût de l'essence
37:34qui explose
37:35et qu'on a besoin
37:35d'avoir des mesures concrètes
37:36aujourd'hui
37:37pour notre pouvoir d'achat
37:37et on n'a pas le temps
37:38d'attendre
37:39Le propos d'Éric Coquerel
37:40qui est président
37:41de la commission des finances
37:42qui devrait s'occuper
37:43des finances de la France
37:44est juste indigne
37:46notre dette
37:47est en train de flamber
37:48il devrait s'occuper de ça
37:49plutôt de s'occuper
37:50d'essayer de chasser
37:51le président de la république
37:52qui a été élu
37:53il devrait faire son boulot
37:54deuxièmement
37:55venant de la part de LFI
37:56qui objectivement
37:57a quand même allumé
37:58les braises
37:59de cette colère
38:00qui fait l'objet
38:00de l'émission
38:01que nous avons ce soir
38:02c'est quand même très gonflé
38:03LFI qui a encore eu
38:04des condamnations
38:05cette semaine
38:06M. Delogu
38:07qui a été condamné
38:07Mme Rima Hassan
38:09qui est passée
38:09pour apologie du terrorisme
38:11je pense qu'il devrait déjà
38:12balayer dans le rang
38:13enfin autre point
38:15par contre
38:15sur le calendrier électoral
38:17ça c'est vrai
38:18et avec Bruno Rotaillou
38:19nous l'avons souligné
38:20que le président de la république
38:22je crois que c'est lui
38:22qui le décide
38:23ait décidé
38:24de mettre le deuxième tour
38:26le 2 mai
38:26ça vous pose un problème
38:28bah oui
38:28parce qu'en fait
38:29si vous voulez
38:29le 1er mai en général
38:30c'est le moment
38:30dans lequel il y a
38:31des grandes manifestations
38:32dans la tradition
38:34ça fait 15 ans
38:35que les premiers mai
38:36sont pourris
38:36par les casseurs
38:37oui et donc
38:38vous imaginez
38:39un deuxième tour
38:40alors qu'on est censé
38:41être dans une période
38:42de calme
38:43et de retenue
38:43et de réserve
38:44pour pouvoir justement
38:44prendre de façon
38:45éclairée son choix
38:47nous on dit
38:48qu'il faut regarder
38:49ce calendrier électoral
38:50pour potentiellement
38:51éviter
38:51qu'on fasse
38:52une élection présidentielle
38:53sous la menace
38:54des black blocs
38:55ou des pilleurs
38:56ce serait pas mal
38:57voyez
38:58et donc ça
38:58c'est une proposition
38:59qu'on porte avec Bruno Rotaillou
39:00mais est-ce qu'il n'est pas
39:00déjà trop tard
39:01sur le calendrier électoral
39:02je veux dire
39:03c'est pas grave
39:03je pense que si tous les partis
39:05étaient d'accord
39:06est-ce que ça peut pas
39:07justement s'il y a trop de cas
39:08ça va avoir un effet
39:09contre-productif aussi
39:11tout est possible
39:12je pense qu'il faut pas être
39:12des ingénieurs du chaos
39:13il faut essayer de faire
39:14redescendre la pression
39:15dans ce pays
39:15pour faire en sorte
39:16qu'on ait un choix éclairé
39:17je peux vous apporter
39:18l'information sur ce sujet
39:19puisque jeudi
39:20j'étais reçu
39:20avec Louis Alliot
39:21à Matignon
39:22par Sébastien Lecornu
39:23et l'ensemble
39:24des forces politiques
39:25de ce pays
39:25et nous avons mis
39:27ce sujet sur la table
39:29nous avons rappelé
39:30à monsieur le Premier Ministre
39:31qu'au Rassemblement National
39:33nous souhaitions
39:33des dates d'élections présidentielles
39:35les 11 et 25 avril
39:37or contre notre avis
39:39il a été acté
39:40que l'élection présidentielle
39:41se tiendrait
39:42donc le 18 avril
39:43et le 2 mai
39:43vous savez que donc
39:45en effet
39:45le 1er mai
39:46il y a des manifestations
39:48tous les ans
39:49et en fait
39:50il y aura évidemment
39:51une distorsion de concurrence
39:53puisque les partis politiques
39:55doivent arrêter
39:55de faire campagne
39:56le vendredi soir
39:57or les associations
39:58qui sont très politisées
40:00et qui les associations
40:01politisées de gauche
40:02vivent avec beaucoup
40:03d'argent public
40:04elles ne vont pas se priver
40:05d'aller faire de la politique
40:07et notamment
40:08d'appeler à faire barrage
40:09au Rassemblement National
40:10je crois avoir compris
40:12que la porte
40:12n'avait pas été
40:13tout à fait fermée
40:14donc peut-être
40:14qu'il pourrait y avoir
40:15une évolution
40:15on n'a rien eu de concret
40:17pour l'instant
40:17mais en tout cas
40:17sachez que nous l'avons fait
40:18remonter
40:19et que notre demande
40:21a été entendue
40:22Olivier D'Artigol
40:23c'est un faux débat
40:24c'est date de l'élection
40:25présidentielle
40:25à vos yeux ou pas ?
40:26Moi je suis nostalgique
40:27d'une période
40:28où on pouvait faire
40:29le 1er mai
40:29avec nos enfants
40:30sur les épaules
40:31où on offrait
40:33le brin de Muguet
40:34et où il n'y avait
40:35aucun problème
40:36je pense qu'un pays
40:37développé
40:38comme le nôtre
40:40doit être en capacité
40:41dans la doctrine
40:42du maintien
40:42de l'ordre public
40:43de sécuriser les cortèges
40:44et que la fête du travail
40:45puisse se mener
40:47je n'en reviens pas
40:48dans la manière
40:49dont les choses se sont passées
40:50la manière dont les black blocs
40:51ont pu se positionner
40:52devant les cortèges
40:53depuis des années
40:53s'installer
40:54conspérer
40:57récidiver
40:57le titre de l'émission
40:58c'est la France en colère
40:59Olivier Dantigol
41:00on est en train de s'habituer
41:01à un espèce de confinement
41:02sécuritaire
41:03mais il ne faut pas s'y habituer
41:04c'est un véritable problème
41:05oui mais Laurence
41:05je vous le dis
41:05il ne faut absolument pas
41:06s'y habituer
41:08la situation est anormale
41:09il faut retrouver
41:10un temps ordinaire
41:11où des gens peuvent
41:13défiler
41:13notamment pour le 1er mai
41:15et qu'ils puissent
41:15le faire en sécurité
41:17Presque à Thévenot
41:18là on va avoir
41:18encore une semaine compliquée
41:20il y a des appels
41:21à manifester samedi prochain
41:22le 5 novembre également
41:23l'appel aussi des syndicats
41:24et ce qu'il va falloir
41:25à chaque fois mobiliser
41:26de plus en plus
41:27de forces de l'ordre
41:28de policiers
41:29pour que certains
41:30puissent manifester
41:31dans le cas à un moment
41:32en sachant qu'à la fin
41:33de toute façon
41:33ce sera libre-champ
41:34en casseur
41:35et c'est un sujet
41:36parce que je le redis
41:37encore une fois
41:38et je rejoins ce qui vient
41:38d'être dit juste avant
41:39on ne peut pas empêcher
41:40les gens de manifester
41:41dans notre pays
41:42sachant qu'on s'est déclaré
41:44encadré
41:44et que ça permet
41:45de faire entendre
41:46des revendications
41:48des demandes
41:49et d'être
41:50et d'être entendu
41:51sur un certain nombre
41:51de sujets
41:52maintenant on a vu
41:53que la semaine dernière
41:54il y avait eu
41:54le week-end dernier
41:55il y a eu clairement
41:56un manque d'anticipation
41:58et un réel loupé
41:59sur la journée du samedi
42:0017 octobre
42:01qui restera
42:01je pense très longtemps
42:02un traumatisme
42:03pour de nombreuses personnes
42:04notamment des commerçants
42:05qui ont encore
42:06leur vitrine éventrée
42:07et qui ne savent pas
42:08comment ils vont faire
42:09sur les semaines à venir
42:10alors qu'on est quand même
42:10normalement sur les périodes
42:11qui précèdent Noël
42:12où c'est des moments importants
42:14commercialement
42:15mais je pense que hier
42:16ça serait quand même mieux passé
42:18et j'espère que
42:19sur les semaines à venir
42:20ça va être plus passé
42:21il y avait très peu de pillards
42:22et de casseurs en réalité
42:23donc c'était juste pour ça
42:24que ça s'est bien passé ?
42:25Non mais il y a aussi
42:26eu 70 000
42:27il faudrait là reconnaître aussi
42:29et c'est pas ce que vous avez fait
42:30je vous permets de le dire
42:31mais reconnaître
42:32que le maintien de l'ordre a été assuré
42:34que nos forces de sécurité
42:36intérieures
42:36ont été largement mobilisées
42:38ont fait un travail exemplaire
42:39comme ils le font à chaque fois
42:39et que c'est aussi grâce à ça
42:41que ça s'est bien passé
42:43Léon Desfontaines
42:43confinement sécuritaire
42:45ça vous dit quoi ?
42:46Je dis qu'il faut faire attention
42:47quand même
42:47parce qu'on a une dérive
42:49quand même
42:49alors il y a eu le 17 octobre
42:52impréparation totale
42:52de la part du gouvernement
42:55violence insupportable
42:56violence insupportable
42:57qu'il faut dénoncer
42:58que j'ai déjà dénoncé
42:59à maintes reprises
42:59évidemment
43:00que ça soit la casse
43:02ou pire encore
43:03je pense les pillages
43:05les deux sont horribles
43:07en revanche
43:08il y a eu des interdictions
43:09quand même de manifester
43:10dans des départements entiers
43:11alors ça a été retoqué
43:12par la justice et autres
43:14je nous mets en garde
43:14quand même sur quelque chose
43:15c'est qu'on ne peut pas
43:16confiner la colère sociale
43:17et qu'aujourd'hui
43:18il y a une colère
43:18qui est très profonde
43:19après un ras-le-bol
43:20de 10 ans de Macronie
43:21qui a attaqué
43:22le pouvoir d'achat des Français
43:23qui a remis en cause
43:24l'égalité devant
43:26le service public
43:27qui a remis en cause
43:28même l'égalité
43:29des jeunes
43:30à pouvoir avoir
43:31le droit
43:32à un même avenir
43:33et c'est ce que
43:34normalement c'est la promesse
43:34républicaine de l'éducation nationale
43:36et aujourd'hui
43:36il faut pouvoir l'écouter
43:37moi j'attends beaucoup
43:38bien sûr
43:38des prises de parole
43:39de demain
43:40je crains qu'elle ne soit pas
43:41à la hauteur
43:42mais l'enjeu
43:43encore une fois fondamental
43:45c'est de ne pas
43:46tout axer uniquement
43:47sur la question sécuritaire
43:48c'est quelles sont
43:49les réponses politiques
43:49à la colère sociale
43:50et c'est à cela
43:52qu'aujourd'hui
43:53les Françaises
43:54et les Français
43:54en tout cas
43:54ceux qui se mobilisent
43:57demandent
43:58en tout cas
43:58interpellent le gouvernement
43:59et je le redis
44:00malgré la météo
44:01malgré les interdictions
44:02de manifester
44:03malgré les violences
44:03qu'on a vues
44:04la journée de samedi
44:05a été une journée
44:06encore une fois
44:06de mobilisation
44:07massive dans le pays
44:08et tout ça en plein milieu
44:09on ne confine pas
44:10une colère sociale
44:11oui monsieur Desfontaines
44:12vous avez certainement raison
44:13mais je ne suis pas certain
44:14que la seule colère sociale
44:15qu'il y a dans ce pays
44:16c'est la colère sociale
44:17des gens qui vont manifester
44:18vous voyez il y a plein de gens
44:19il y a plein de gens
44:20qui sont très en colère
44:21qui sont chez eux
44:22et qui ont vu les images
44:24de manifestants
44:25et qui se disent
44:26je suis encore plus en colère
44:28d'ailleurs
44:28devant les manifestants
44:29ou devant les casseurs
44:31les deux
44:31parce que parfois
44:33les deux étaient mélangés
44:34le mouvement social
44:34est très soutenu
44:37oui mais
44:38la question n'est pas
44:39la question du mouvement social
44:40c'est la question
44:41des réponses
44:41qu'on y donne
44:42et d'ailleurs
44:43je donne le point
44:43à madame Diaz là-dessus
44:45si c'était vraiment
44:46une colère sociale
44:46qui avait des revendications
44:47très à gauche
44:48ce serait le parti communiste
44:49ou LFI
44:50qui serait très haut
44:50or aujourd'hui
44:51c'est plutôt le RN
44:52qui est très haut
44:52il faut le regarder
44:53comme c'est en tant que tel
44:54et donc il y a aussi
44:55une demande très très forte
44:56d'ordre
44:57d'ordre
44:58et donc les gens
45:00qui regardent ce soir
45:01ils disent aussi
45:02je suis beaucoup plus en colère
45:03parfois que les manifestants
45:04parce que
45:04vous avez 70 000 entreprises
45:06qui ont fait faillite
45:0770 000 commerces
45:08quand même
45:08ça c'est des gens
45:09qui ont perdu leur job
45:10et même
45:10les gens qui ont détruit
45:12ces commerces
45:12et bien finalement
45:13ils ont détruit l'emploi
45:14de leurs cousins
45:15ou de leurs familles aussi
45:16nous sommes une chaîne
45:17on est une société
45:18donc fondamentalement
45:19je pense qu'aujourd'hui
45:20la colère sociale
45:20elle ne s'exprime pas
45:21que dans des manifs
45:22ou dans des slogans
45:24usés jusqu'à la corde
45:25elle s'exprime aussi
45:26par les fiches de paye
45:27en fin de chaque mois
45:28je vous le dis
45:28on est quand même au début
45:29là il y a une mobilisation sociale
45:31des lycéennes et des lycéens
45:32on a connu les pêcheurs
45:33la question des agriculteurs
45:34elle est loin d'être réglée
45:35et on n'est pas à l'abri
45:37notamment à l'approche
45:37du salon de l'agriculture
45:38on verra en début d'année 2027
45:39mais qu'il y ait une nouvelle
45:40mobilisation des agriculteurs
45:41parce que moi j'en ai discuté
45:42j'ai discuté avec certains d'entre eux
45:43dans le département
45:45les fonctionnaires de police
45:47ils ne vont rien brûler
45:48ils ne vont rien casser
45:49les agriculteurs
45:49les fonctionnaires de police
45:50eux-mêmes
45:50mais attendez
45:52l'écrasante majorité
45:54des manifestants
45:55ne sont pas des casseurs
45:57j'aimerais bien
45:57que vous fassiez la distinction
45:58la majorité des lycéens
45:59qui sont mobilisés pour leur venir
46:00ils ne m'ont pas cassé
46:01quand il y a des manifs d'agriculteurs
46:02il n'y a rien qui est cassé
46:03merci monsieur Haddad
46:05juste regardez
46:06ouvrez les yeux
46:07est-ce qu'il y a eu d'un casse
46:08pendant les manifs d'agriculteurs
46:09en réalité oui
46:10quelques préfectures
46:12qui ont été un petit peu
46:13ils ont versé un peu de fil
46:14et encore une fois
46:16je ne vous ai pas vu
46:17et à juste titre
46:18dénoncer à ce moment-là
46:19il y a une vraie colère
46:19dans ce pays
46:20et encore une fois
46:21la question c'est de l'écouter
46:22l'écouter maintenant
46:23écouter celles et ceux
46:24qui se mobilisent
46:25écouter celles et ceux
46:25qui vont se mobiliser demain
46:27notamment les agriculteurs
46:28notamment les pompiers
46:29notamment les pêcheurs
46:30et encore une fois
46:31la convergence des luttes
46:32elle n'est vraiment pas loin
46:33Edwige Diaz
46:33qu'est-ce que le RN répond
46:34à cette colère sociale ?
46:35On assiste vraiment
46:37à un fin de quinquennat
46:39d'Emmanuel Macron dramatique
46:40et là aujourd'hui
46:41tous ceux qui viennent
46:42sur votre plateau
46:43expliquaient qu'il faut apporter
46:44des solutions
46:45je rappellerai juste
46:46en fait que vous avez
46:47tous les trois
46:48vos trois familles politiques
46:49ont permis l'élection
46:50d'Emmanuel Macron
46:51et d'ailleurs je me pose bien
46:52la question de ce que vous ferez
46:53au lendemain du premier tour
46:55de l'élection présidentielle
46:56vous appellerez peut-être
46:57une fois de plus
46:58à faire barrage
46:59contre Marine Le Pen
46:59donc si jamais
47:00ça n'est pas Marine Le Pen
47:01qui remporte l'élection présidentielle
47:03on aura à nouveau
47:04les mêmes problèmes
47:04et donc là vous voyez
47:06on est dans un climat
47:06très anxiogène
47:09économiquement dramatique
47:09puisque moi je voudrais
47:10avoir une pensée
47:11oui pour les forces de l'ordre
47:12qui font un super travail
47:13mais aussi pour les commerçants
47:14parce qu'ils ont perdu
47:15du chiffre d'affaires
47:16parce que là on dit
47:17il n'y a pas eu trop de casse
47:17oui parce qu'en fait
47:18ils ont fermé
47:19leur boutique
47:20donc ils ont perdu
47:21du chiffre d'affaires
47:22ils ont dû dépenser de l'argent
47:23pour assurer les protections
47:24vous savez les plaques de bois
47:25qu'ils ont dû mettre partout
47:26et en plus
47:27quand il y a eu de la casse
47:28comme la semaine dernière
47:29il y a eu du chômage partiel
47:30alors c'est très bien
47:31pour les employés
47:32mais c'est aussi très coûteux
47:33pour les finances publiques
47:34donc bien sûr qu'il faut répondre
47:35à la colère sociale
47:36ce que vous n'avez pas fait
47:37et tout ça
47:38puisque vous avez donc
47:39permis l'élection
47:39d'Emmanuel Macron
47:40et je pense vraiment
47:41vous voyez tout à l'heure
47:42Marine placait son discours
47:43sous le signe du bonheur
47:45et de l'espoir
47:45et oui je crois aujourd'hui
47:46que c'est vraiment
47:47ce que nous incarnons
47:48parce qu'à l'inverse
47:48il y aurait des forces du chaos
47:50des forces obscures
47:51à l'oeuvre dans notre pays
47:52et du gaz
47:52c'est le cas
47:53je pense que tout le monde le pense
47:54l'extrême gauche
47:56l'extrême gauche oui
47:58qui est les forces
47:59qui représentent
48:00les forces du chaos
48:01c'est un peu caricatural
48:02et les forces d'extrême gauche
48:03sont très présentes au Parlement
48:04parce qu'au moment
48:06de la dissolution
48:07des élections législatives
48:08de 2024
48:08et bien votre parti
48:10madame la ministre
48:11votre parti
48:12monsieur le représentant
48:13des républicains
48:13ont appelé à faire barrage
48:15au rassemblement national
48:15vous voyez moi
48:16dans ma circonscription
48:17je n'ai jamais
48:18non non
48:18juste dans mon département
48:20en Gironde
48:21nous avons une députée
48:23LFI
48:23qui a été élue
48:24parce que le candidat
48:25de renaissance
48:26soutenu par les républicains
48:28s'est désisté
48:29et donc a permis
48:30l'élection de cette députée
48:31LFI
48:31on a un débat
48:33très net jusqu'à présent
48:34par contre je vais vous le dire
48:35très nettement
48:36matin, midi et soir
48:37avec Bruno Retailleau
48:37on ne peut pas
48:38franchement nous soupçonner
48:39d'incoïntance avec LFI
48:41ou d'appeler une seule fois
48:42à voter pour LFI
48:43donc je veux bien
48:44qu'on débat
48:45jamais quand il y avait LFI
48:47madame jamais
48:48non non non
48:49ça n'a pas été fait
48:50madame
48:50dites la vérité
48:51ça n'a jamais été fait
48:52il ne faut pas faire
48:53des faits news
48:53parce que sinon
48:54le débat
48:54il est biaisé
48:55monsieur Haddad
48:56vous étiez allié
48:56avec renaissance
48:57pour les élections législatives
48:59et alors moi
49:00le premier
49:01jamais je n'ai appelé
49:02à voter pour LFI
49:03mais je ne suis pas
49:04partenaire de qui que ce soit
49:05nous n'avons jamais
49:06appelé à voter pour LFI
49:07ou le PC
49:07non non c'est faux
49:09Léon Desfontaines
49:09tout à l'heure
49:10vous avez dit
49:10la question a répondu
49:12la nuit
49:13parce que certains
49:14de vos collègues
49:14ont appelé la nuit
49:15là c'est quand même
49:16de la politique politicienne
49:18je pense qu'on est bien éloigné
49:19des préoccupations
49:20des françaises
49:21encore une fois
49:22je pense qu'il faut
49:23revenir sur le fond
49:23moi j'attends beaucoup
49:24de cette élection présidentielle
49:25pour qu'enfin on ait en effet
49:26un débat de fond
49:26projet contre projet
49:28programme contre programme
49:29et en l'occurrence
49:30encore une fois
49:31pourquoi moi je n'ai pas
49:32appelé à voter Marine Le Pen
49:33en 2022 au second tour
49:35pour battre Emmanuel Macron
49:36parce que j'ai regardé le programme
49:37et dans le programme
49:38elle proposait
49:39la même politique économique
49:41et sociale
49:42qu'Emmanuel Macron
49:43et encore une fois
49:43la xénophobie en plus
49:44donc c'est très simple
49:45et c'est pour cela
49:46qu'aujourd'hui
49:47c'est pour ça qu'hier
49:48j'ai appelé à barrer
49:49la route à Marine Le Pen
49:50donc quitte à voter
49:51Jean-Luc Mélenchon
49:52mais quitte à voter
49:53n'importe qui d'autre
49:54en réalité que Marine Le Pen
49:56parce qu'encore une fois
49:57140 milliards d'euros d'économie
49:59ça veut dire la fin
49:59de nos services publics
50:00dans les campagnes
50:00ça veut dire que demain
50:01on n'a pas d'enseignants remplacés
50:02c'est-à-dire qu'on a même
50:03moins d'enseignants
50:04dans les ailes
50:05200 000 fonctionnaires
50:06c'est-à-dire moins de policiers
50:08c'est-à-dire moins de sécurité
50:09non mais moi je trouvais
50:10que ce débat
50:11et merci d'avoir fait ce débat
50:12il était intéressant
50:12parce qu'on était
50:13différentes familles politiques
50:14sur ce plateau
50:15avec un débat de fond
50:16qui aurait pu être
50:17assez intéressant
50:18sur l'école
50:19sur le rapport
50:20à la binationalité
50:21sur le sujet
50:22des revendications étudiantes
50:24et des travailleurs
50:25de notre pays
50:25on a pu l'avoir
50:27potentiellement
50:27avec le parti social
50:29le parti communiste
50:30pardon
50:30et les LR
50:31ne l'insultez pas
50:32non je me permettrai pas
50:33je me suis reprise
50:33le parti communiste
50:34et les LR
50:35mais j'espère que
50:36pour les prochains débats
50:37Madame Diaz
50:38on pourra avoir aussi
50:39votre capacité
50:40à aller sur le fond
50:41et à répondre à vos questions
50:42comme nous on le fait
50:43mais pas par mépris
50:45Madame Diaz
50:45parce que je pense
50:46que c'est important
50:46et vous l'avez dit
50:47tout à l'heure
50:47pas du tout
50:48mais c'est pas une leçon
50:50c'est une demande
50:50et je vais finir ma phrase
50:52si vous permettez
50:52Madame la sénatrice
50:53parce que comme vous l'avez
50:54très justement dit tout à l'heure
50:55et je vais aller dans votre sens
50:56on ne se parle pas juste
50:57entre nous là
50:58on parle aux gens
50:59qui nous écoutent
50:59et qui se posent
51:00beaucoup de questions
51:01et qui
51:02je ne sais pas
51:03mais en tout cas
51:05de débattre
51:05et d'avoir des moments
51:06de contradiction
51:08et j'ai beaucoup de mal
51:09à parler avec vous
51:10parce que vous coupez la parole
51:11et en plus vous refusez
51:12de répondre sur le fond
51:12donc sur l'école
51:13j'attends votre retour
51:14sur le sujet économique
51:16j'attends votre retour
51:17sur la ligne
51:18sur la ligne
51:19des binationaux
51:20et des nationaux
51:21j'attends aussi votre retour
51:22et sur le contre-budget
51:24de votre budget initial
51:25j'attends aussi votre retour
51:26mais j'ose espérer
51:27que ça arrivera très bien
51:27Mais les français
51:28ont très bien compris
51:29c'est peut-être pour ça
51:29qu'on est crédité de 36%
51:30et vous de combien ?
51:324 ?
51:32Non mais j'ai pas du tout
51:33Je pense que les français
51:33ne sont pas débiles
51:34Le débat ne va pas se structurer
51:35on fait 36
51:36c'est vous cas
51:37je veux dire
51:37c'est le débat politique
51:38Je dis juste que je pense
51:38que le mépris de l'opposition
51:40vous n'avez pas compris
51:42c'est le mépris de l'opposition
51:43mais je pense que
51:45les français eux ont compris
51:46parce que sinon
51:46vous êtes en train de dire
51:47qu'ils sont tous stupides
51:50au point qu'ils ne comprendraient
51:51pas notre programme
51:51Je dis que les français
51:52ont le droit à un débat
51:53ils ont le droit à un débat
51:54à l'élection présidentielle
51:55donc ne dites pas
51:56on fait 36%
51:57et on a tout compris
51:58mettez en débat
51:59votre projet
52:00et on en débat
52:00Ils sont capables
52:02de lire notre programme
52:03Ils sont capables
52:03de lire
52:03mais c'est une news
52:04c'est pas mal aussi
52:05c'est pas mal de se parler
52:06de creuser
52:07Europe 1 aussi
52:08Voilà
52:08et Europe 1 aussi
52:09c'est pas mal
52:10c'est juste une forme de respect
52:12pour les gens
52:13qui sont en face de vous aussi
52:14Vous avez compris
52:15De débattre du fond
52:16et des mesures
52:16On n'essaie pas
52:17de vous infectiver
52:18j'essaie juste
52:18par exemple sur les retraites
52:20je n'ai pas eu ma réponse
52:21c'est bizarre
52:22Donnez-moi 3 heures
52:25Il y a Gauthier
52:27Le Brat juste après
52:27Il ne sera pas d'accord
52:28On n'a pas le temps
52:28Il y a les techniciens
52:29qui attendent
52:30Vous n'étiez pas
52:30trois parties contre moi
52:31Non mais juste par exemple
52:32Faisons un tête-à-tête
52:34un face-à-face
52:34Invitez-nous pendant une heure
52:36et comme ça
52:36on pourra
52:36J'en serai ravi
52:38Olivier D'Orthigol
52:39Le mot de la fin pour vous
52:40C'est le mot de la fin
52:41Comment cette couleur sociale
52:42on va pouvoir
52:43la transformer
52:44en quelque chose de positif
52:46Non mais écoutez
52:47d'abord
52:47moi j'ai trouvé le débat
52:48plutôt intéressant
52:51dans le sens
52:51où on voit
52:52des choses
52:53s'installer
52:53et tant mieux
52:54Je pense qu'on aura
52:56peut-être
52:57une vraie campagne
52:59présidentielle
52:59En tout cas
53:00elle commence à s'amorcer
53:01Il me tarde
53:02je vous le dis
53:03que le paysage
53:03des candidats
53:05s'éclaire un peu
53:06et atterrisse
53:07parce qu'on a besoin
53:08d'avoir l'offre politique
53:11définitive
53:11On me dit
53:12qu'on pourrait attendre
53:13janvier-février
53:14avec des candidats surprises
53:15Nouvelle candidature
53:16qui ferait
53:17irruption
53:18L'homme ou la femme
53:19providentielle
53:19Nous verrons
53:20il y a déjà
53:20quelques noms
53:21qui circulent
53:21et en tout cas
53:23nous avons besoin
53:24d'un débat
53:27instruit
53:28argumenté
53:29qui s'approfondisse
53:30sur des questions
53:32incontournables
53:32aujourd'hui
53:33qui sont au coeur
53:34des préoccupations
53:34du plus grand nombre
53:35et je crois
53:36que notre pays
53:38attend beaucoup ça
53:40dans la colère
53:41qui a été décrite
53:41il y a aussi
53:42la colère
53:43d'avoir été privée
53:44du fait
53:45de pouvoir choisir
53:45de son avenir
53:46Il y a une forme
53:47de fracture génération
53:47Vous avez une responsabilité
53:49Je ne veux pas
53:50vous faire le saporta
53:51parce que je suis gentil
53:52mais je vais vous dire
53:54le fait de vous être
53:55Non non non
53:58Je suis comme ça
53:59de l'avenir
54:00J'ai voulu plaisanter
54:02donc je vais simplement
54:03vous dire
54:03le fait d'avoir
54:07fait croire
54:08que vous étiez
54:08pendant autant d'années
54:10le camp de la raison
54:11en ayant cadenassé
54:13le débat politique
54:13en disant
54:14il n'y a pas d'alternative
54:15ça a fait un mal fou
54:17Très bien
54:18Merci à tous les cinq
54:19d'avoir débattu ce soir
54:20sur CNews et sur Europe 1
54:21édition spéciale de la France
54:22en colère
54:22Chaque semaine
54:24tous les dimanche soir
54:25Revenez
54:25nous débattrons
54:26des sujets de fou
54:27avec tous les partis
54:28Merci beaucoup à vous
54:29de nous avoir suivis
54:30sur CNews et Europe 1
54:31Dans un instant
54:32sur CNews
54:32c'est Gauthier Lebrecht
54:33pour 100% politique
54:34et la suite de vos programmes
54:35sur Europe 1
54:36Bonne soirée
54:36A demain matin
54:378h10
54:37notre invité
54:38sera Jean-Philippe Tanguy
54:40du Rassemblement National
54:41Gauthier
54:41vous voulez nous dire
54:42un petit mot
54:42sur votre sommaire
54:43venez vite
54:43Il vous reste 30 secondes
54:45Bonsoir Gauthier
54:46C'est dimanche soir
54:48c'est le film
54:48du dimanche soir
54:49Il y a Laurence Ferrari
54:50qui occupe l'antenne
54:51depuis trois semaines
54:52le dimanche soir
54:52sur CNews
54:53on n'allait pas la laisser
54:53toute seule
54:54Vous allez rejoindre
54:55tous les dimanche soir
54:55ça je ne sais pas
54:56Vous savez que je l'ai vu débuter
54:58Vous l'avez vu naître
54:59et je vous ai vu arrêter
55:01et je vous vois revenir
55:05Gauthier
55:05On va évidemment être avec les équipes
55:07qui étaient sur le terrain
55:08tout le week-end
55:09à Orléans
55:10à Paris
55:11et ailleurs
55:12et on va montrer du reportage
55:13du reportage ce soir
55:13dans un instant
55:14dans 100% politique
55:15Ne bougez pas
55:15c'est parti
55:16Bonne soirée à vous
55:17sur CNews Europe
55:18Bonne soirée à vous
55:19Sous-titrage Société Radio-Canada
55:19Sous-titrage Société Radio-Canada
55:20Sous-titrage Société Radio-Canada

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