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  • il y a 7 minutes
Chaque jour, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct sur BFMTV.

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00:00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi à la une ce matin.
00:00:04Ces images terribles de l'attentat perpétré vendredi à Trappes dans les Yvelines.
00:00:08On y voit le suspect, fusil mitrailleur à la main devant une station service et une de ses victimes à
00:00:14terre.
00:00:14Elle est toujours hospitalisée dans un état grave tandis que le suspect lui a vu sa garde à vue suspendue
00:00:18pour raisons psychiatriques.
00:00:19On vous explique tout cela dans un instant.
00:00:22Emmanuel Macron attendu à la mi-journée à Marseille.
00:00:26Et on apprend ce matin des placements surprises du chef de l'État dans une ville encore marquée par les
00:00:29violences du 17 octobre.
00:00:30Tandis que le Premier ministre, lui, recevra cet après-midi les représentants des organisations lycéennes et étudiantes.
00:00:36Cinq semaines et demie après le début de la mobilisation, le gouvernement promet des réponses très concrètes.
00:00:43D'ici à ce soir, oui mais voilà, l'équation budgétaire est elle toujours aussi ardue.
00:00:49Explication et réaction à suivre.
00:00:52BFM Direct, c'est parti.
00:01:06D'abord donc, ces images terribles qui nous parviennent ce matin.
00:01:12Images de vidéosurveillance de la station-service devant laquelle le suspect de l'attentat terroriste et raciste,
00:01:21je cite encore l'émoire ce matin du ministre de l'Intérieur et ce, ce week-end, du président de
00:01:26la République.
00:01:27Attentat perpétré à Trappes, vendredi dans les Yvelines, une ville encore marquée par ces faits.
00:01:34Naturellement, la population l'est tout autant.
00:01:36Nous serons à Trappes dans quelques minutes.
00:01:38On va retrouver le reporter de BFM TV.
00:01:41Mais d'abord, décryptons donc ensemble ces images de vidéosurveillance sur lesquelles on voit le suspect dont la garde à
00:01:48vue a été levée pour raison psychiatrique ce week-end.
00:01:50On va y revenir naturellement.
00:01:52Le suspect, fusil mitrailleur à la main et l'une de ses victimes à terre, du sang autour de cet
00:02:04homme,
00:02:04qui aujourd'hui, d'après nos informations et d'après le parquet antiterroriste, est toujours hospitalisé,
00:02:10puisque ce week-end, il était encore dans un état jugé d'urgence absolue.
00:02:15Un suspect, fusil mitrailleur à la main, dont on peine véritablement à comprendre ce qu'il fait au moment où
00:02:25ces images sont filmées.
00:02:26Bonjour Pauline Revena.
00:02:28Comment décrire, du mieux possible, ce que l'on voit sur ces images ?
00:02:33Alors, c'est une vidéo, c'est de la vidéosurveillance issue de la station service à Trappes.
00:02:38Nous, on a décidé d'en extraire six photos qui sont floutées, figées, et qui ne représentent que le suspect,
00:02:45qui a effectivement une arme automatique à la main.
00:02:47Et en ayant visualisé cette vidéo, qui est effectivement terrifiante, on voit que l'arme semble s'enrayer,
00:02:56et que l'individu ne perd absolument pas son calme, son sang-froid, je ne sais pas quels sont les
00:03:00bons mots.
00:03:01En tout cas, il agit avec détachement, avec froideur et avec une certaine détermination.
00:03:07On entend deux tirs, il va blesser gravement une personne qui est à l'intérieur de cette station service,
00:03:14et il va ensuite, c'est ça qui est un peu étonnant, reprendre son périple meurtrier.
00:03:18Nous ne sommes à ce moment-là qu'à la quatrième étape de six étapes,
00:03:22pendant lesquelles une personne va décéder, et cinq autres personnes sont très grièvement blessées,
00:03:28dont une fillette de 12 ans, dont un jeune homme de 20 ans,
00:03:32qui est dans cette station service avec une trottinette et qui va être très gravement blessé lui aussi.
00:03:36On sait si ces images-là, capturées par des caméras de vidéosurveillance de cette station service à Trappes,
00:03:45interviennent après que le suspect a tué Pengo Osiouwangi, ce Français de 26 ans, qui a été tué.
00:03:56Je vous dis, c'est la quatrième étape de six étapes.
00:03:59Donc la première étape commence avec cette jeune fille de 12 ans et sa maman dans sa voiture.
00:04:05Ensuite, il va aller à Trappes, devant la maison de la santé.
00:04:09Puis il va aller devant ce square Louis Pergaud, là où cette personne a perdu la vie.
00:04:15Donc c'est juste après qu'il se dirige vers cette station service ESO et qu'il va blesser deux
00:04:19personnes,
00:04:20visiblement une à l'intérieur et une à l'extérieur.
00:04:23Mais ce qui frappe effectivement sur les images et la raison pour laquelle on a décidé de les diffuser,
00:04:28c'est cette extrême détermination qui est là,
00:04:33sachant par ailleurs qu'au moment où on se parle,
00:04:35cet individu, il est à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police.
00:04:39Donc sa garde à vue a été suspendue pour raisons psychiatriques.
00:04:43L'un n'exclut pas l'autre, mais je pense que les spécialistes le diront mieux que moi,
00:04:46s'il est diagnostiqué schizophrène ou même s'il s'est déclaré schizophrène,
00:04:49ça n'empêche pas un passage à l'acte et on le voit sur ces images.
00:04:53Merci Pauline, vous restez avec nous naturellement.
00:04:54Florent Gatterias nous a rejoint, bonjour et bienvenue.
00:04:56Vous êtes psychocriminologue, avec nous également Maître Christian Saint-Palais, bonjour.
00:05:00Bonjour.
00:05:00Et bienvenue, vous êtes avocat pénaliste et par ailleurs président de l'Association des avocats pénalistes
00:05:04et Loïc Besson, journaliste politique et éditorialiste politique BFM TV.
00:05:08Je voudrais qu'on retrouve Laura Cambeau.
00:05:10Parce que Laura, on le disait, effectivement, très vite après les faits,
00:05:13le suspect a été arrêté, placé en garde à vue,
00:05:15mais depuis, cette garde à vue a donc été suspendue.
00:05:18Quels sont les derniers éléments sur cela précisément, Laura ?
00:05:23Oui, tout à fait, on sait qu'il y a une période d'observation qui est conduite
00:05:27où nous nous trouvons à l'infirmerie de la préfecture de police.
00:05:30Une période d'observation qui a donc débuté samedi
00:05:33et qui peut durer 48 heures jusqu'à ce lundi soir maximum.
00:05:37En fait, actuellement, il y a les psychiatres qui sont en train d'analyser
00:05:40le comportement de Kevin T, le principal suspect.
00:05:43Les psychiatres, ils sont en train de voir si la garde à vue peut se poursuivre,
00:05:47concrètement, de voir si Kevin T peut répondre aux questions correctement.
00:05:52Pourquoi il y a cette question qui se pose ?
00:05:54Car on a appris, ce week-end, que Kevin T est schizophrène.
00:05:58On a appris qu'il suit un traitement médicamenteux.
00:06:01Les experts sont en train de voir s'il prend ce traitement médicamenteux correctement.
00:06:05On sait également qu'il y a une analyse toxicologique qui est conduite
00:06:09et on sait que Kevin T était positif au cannabis et également à la cocaïne.
00:06:14Il faut donc voir si son passage à l'acte a été influencé par la prise de ces substances.
00:06:20Voilà un peu toutes les questions qui sont en train de se poser.
00:06:23Alors très concrètement, à partir de ce soir, à la fin de cette période d'observation,
00:06:28on saura si cette garde à vue peut donc reprendre normalement
00:06:31ou s'il y a une solution psychiatrique qui doit être prise.
00:06:34En tout cas, pendant ce temps-là, se poursuivent la garde à vue de quatre de ses proches.
00:06:38Merci Laura Combo avec Lucille Martin pour BFM TV.
00:06:42Florent Gatterias, vous êtes psychocriminologue.
00:06:45La garde à vue du suspect est donc suspendue jusqu'à nouvel ordre pour raisons psychiatriques.
00:06:50On se pose forcément plein de questions au regard des éléments dont on dispose
00:06:55sur le passage à l'acte de cet homme vendredi qui a tiré en rafale sur des habitants à Trappes
00:07:03et sur les images dont on dispose depuis ce matin de vidéosurveillance de cette station-service
00:07:11devant laquelle on distingue très nettement cet homme, fusil mitrailleur à la main
00:07:15et une attitude qui forcément suscite elle-même pas mal d'interrogations.
00:07:20J'ai une question à vous poser d'abord.
00:07:22Est-ce qu'on peut préméditer son geste lorsque l'on est atteint de troubles psychiatriques ?
00:07:36Souvent on se dit que ça surgit.
00:07:39Tout à fait.
00:07:40Il y a évidemment plusieurs formes de schizophrénie.
00:07:43Certaines sont plus ou moins invasives par des hallucinations.
00:07:47Mais il y a des formes, et il faut retourner un petit peu votre question,
00:07:52il y a des formes qui permettent justement d'avoir une mentalisation, une préparation
00:07:57et qui, certaines formes, sont même accompagnées d'une froideur émotionnelle assez importante
00:08:04et ce qui semble être le cas chez ces intérêts.
00:08:09On va peut-être revoir les images de vidéosurveillance dont on a capturé, capté, figé.
00:08:16Voilà, c'est le terme exact.
00:08:17Merci Pauline.
00:08:18Six photos, vous nous le disiez.
00:08:20Sur ces images-là, on distingue très nettement le suspect qui ne semble pas,
00:08:28évidemment restons prudents, mais qui ne semble pas agité.
00:08:30Non, tout à fait.
00:08:32Il manipule son arme, il prend le temps et il semble dans une forme de détachement.
00:08:38Pour un individu qui est sous le coup de ce type de perturbation mentale,
00:08:46le passage à l'acte devient une solution et donc quelque part le calme.
00:08:51C'est une solution à ces conflits internes qui passent par le passage à l'acte, meurtrier en l'occurrence.
00:08:57Et donc effectivement, ça donne un comportement qui peut paraître particulièrement prémédité, froid, etc.
00:09:05Parce que sur ces images, on a d'abord deux femmes qui rentrent paniquées dans la station service
00:09:11et cet homme atterre l'une des victimes du suspect qui lui fait face et exprime sa peur.
00:09:21Le mot est faible et évidemment lui envoie vraisemblablement des signaux
00:09:28selon lesquels il faut qu'il arrête de faire ce qu'il est en train de faire.
00:09:31Mais ça, au moment où ça se passe, il y a fort à parier que ça n'atteint pas, si
00:09:34je puis dire, le suspect ?
00:09:37Non seulement ça ne l'atteint pas, mais ses cibles sont très particulières.
00:09:43Elles sont particulièrement symboliques pour lui.
00:09:45C'est-à-dire qu'il y a une volonté de détruire des individus qui représentent quelque part le mal
00:09:50pour lui.
00:09:50Appuie sur cela, pour le coup, sur ses propos au début de sa garde à vue.
00:09:54Tout à fait. Et le choix de ses cibles.
00:09:58On le voit dans le choix de cette répétition de certains types de victimes.
00:10:05Des personnes de couleur et des personnes à la confession supposée.
00:10:09Oui, supposée, bien sûr.
00:10:10Heureusement que la confession ne s'affiche pas de cette façon-là.
00:10:14Néanmoins, il y a dans ce ciblage-là quelque chose dans lequel il est enferré et qui fait qu'il
00:10:23va jusqu'au bout.
00:10:25La garde à vue de cet homme, elle est donc suspendue.
00:10:27Il est hospitalisé dans une infirmerie psychiatrique.
00:10:33Maître Saint-Palais, vous-même, en tant qu'avocat, naturellement, dans le passé, vous avez eu à traiter des dossiers
00:10:39dans lesquels se posait la question de la responsabilité pénale.
00:10:42Avant de parler de cela, est-ce que vous pouvez nous expliquer, faire de la pédagogie, si je puis dire,
00:10:48sur ce qu'est une suspension de garde à vue pour raison psychiatrique
00:10:51et sur ce que ça a comme conséquence sur un tel dossier ?
00:10:57Indépendamment de l'émotion, naturellement, voire de l'indignation, finalement,
00:11:00que peut susciter une telle décision de suspendre la garde à vue.
00:11:04Ça peut être difficile à comprendre.
00:11:05C'est pour ça que vous avez raison de dire qu'il faut faire de la pédagogie.
00:11:09Et il faut que nous nous abstenions les uns et les autres de tirer des conclusions sur des images que
00:11:14nous voyons.
00:11:14Puisque, bien sûr, tout ça est d'une complexité folle.
00:11:16Je pense que vous ne me démentirez pas.
00:11:18Et donc, tout ça va être analysé très finement.
00:11:20Quand quelqu'un est placé en garde à vue, on lui notifie le droit, d'abord, de voir un médecin.
00:11:24Dans toutes les gardes à vue.
00:11:25Ce qui a été fait.
00:11:26Et ce qui a été fait, forcément, ce médecin rencontre le gardé à vue.
00:11:29Et à ce moment-là, ou plus tard, pendant un interrogatoire,
00:11:33il va devoir dire si cet état, à ce moment-là, est compatible avec la garde à vue.
00:11:39Mais ça peut n'avoir rien à voir avec le discernement au moment du passage à l'acte.
00:11:43Là, c'est la garde à vue.
00:11:44C'est-à-dire quelqu'un qui va rester quatre jours dans des locaux de police et qui va être
00:11:48interrogé.
00:11:48Il faut que la personne soit suffisamment lucide.
00:11:50Et donc, on a tous les jours des gardes à vue qui sont suspendues.
00:11:53au motif que l'homme, par exemple, s'est blessé lorsqu'il a été interpellé
00:11:56et il faut qu'il soit à l'hôpital.
00:11:58Il peut y avoir des problèmes de toxicologie.
00:12:00Il peut y avoir un problème psychiatrique, comme ça semble le cas, être ici.
00:12:03Elle est suspendue.
00:12:04Ça ne veut pas dire qu'elle ne reprendra pas, bien sûr.
00:12:07Dès que son état permettra qu'il soit entendu et que le médecin le dira,
00:12:12eh bien, la garde à vue pourra reprendre.
00:12:14Et il est évident que l'enquête non plus n'est pas suspendue.
00:12:16En ce moment, bien sûr.
00:12:17Les enquêteurs analysent les images dont nous parlons ce matin,
00:12:22peuvent interroger tous les témoins,
00:12:23poursuivent la garde à vue des autres mises en cause ou suspects.
00:12:27Donc, pour l'instant, ça ne change pas grand-chose.
00:12:30Ça suspend son audition à lui, mais tout le travail peut se faire.
00:12:33Elle a été suspendue au bout de combien d'heures ?
00:12:36Depuis samedi soir et elle avait commencé samedi matin.
00:12:38Je n'ai pas l'heure exacte, mais il n'y avait pas eu 24 heures de garde.
00:12:40Donc, elle reprend, si elle reprend, là où elle s'était arrivée.
00:12:43Jusqu'à 96 heures, parce qu'on est en matière de terrorisme.
00:12:45Elle pouvait aller jusqu'à 96 heures.
00:12:47Donc, si d'aventure, elle doit reprendre dans les prochains jours.
00:12:49Il n'y a pas de limite à la suspension elle-même.
00:12:53Non, parce qu'il faut, encore une fois, que le critère, c'est
00:12:55l'État est-il compatible avec la garde à vue ?
00:12:57Et c'est uniquement lorsque les médecins diront
00:12:58que l'État est devenu compatible avec la garde à vue
00:13:01qu'elle pourra reprendre.
00:13:02La question et l'étape d'après, c'est
00:13:05est-ce que cet homme, et nous n'en sommes pas là naturellement,
00:13:07la question se pose, est-ce que cet homme pourra un jour être jugé ?
00:13:10Voilà, ça c'est la question.
00:13:12Quels sont les critères, alors, qui sont pris en compte pour cela ?
00:13:15On ne peut juger que ceux dont le discernement était total ou altéré,
00:13:21c'est-à-dire celui qui a choisi de passer à l'acte.
00:13:22On peut résumer notre principe comme cela.
00:13:25Il faut avoir eu la liberté de choisir un acte criminel
00:13:27pour pouvoir ensuite être jugé et condamné.
00:13:31Nous disons par une formule un peu trop simple,
00:13:33mais enfin, tout le monde la comprend,
00:13:34nous ne jugeons pas les fous,
00:13:36c'est-à-dire que nous refusons dans un état de droit
00:13:39sophistiqué comme le nôtre, bien sûr,
00:13:41de condamner quelqu'un qui n'aurait pas choisi
00:13:43de commettre le délit ou le crime et qui lui est reproché.
00:13:46Donc il va falloir dire, par des expertises,
00:13:49qui vont se succéder, qui vont se cumuler,
00:13:51des experts psychiatres, vont devoir dire
00:13:53si au moment des faits,
00:13:54pas au moment de la garde à vue, pas la veille,
00:13:57au moment des faits,
00:13:58est-ce que ce garçon disposait d'un discernement
00:14:01pour que ça permette d'être jugé ?
00:14:03Ce discernement peut être aboli,
00:14:05auquel cas il y a des procédures,
00:14:07il y a des procédures quand même,
00:14:08il y aura une délence publique,
00:14:09si ce discernement est aboli,
00:14:11il ne peut pas être condamné.
00:14:13Si ce discernement est selon les experts
00:14:14simplement altéré,
00:14:17alors sa peine, là il encourt la perpétuité,
00:14:19maximum sera ramenée à 30 ans
00:14:21parce qu'on va tenir compte
00:14:22de l'influence de la maladie
00:14:24sur son passage à l'acte.
00:14:25La maladie et la prise de drogue
00:14:29parce que l'analyse toxicologique
00:14:30a par ailleurs révélé la présence de cannabis
00:14:32et de cocaïne.
00:14:33dans le sang du suspect au moment de l'attaque,
00:14:36d'après le parquet national antiterroriste lui-même.
00:14:39Tout à fait, c'est un mélange
00:14:42avec ce type de pathologie.
00:14:45C'est prendre des toxiques,
00:14:48et surtout des toxiques
00:14:49avec des effets particulièrement antagonistes
00:14:53de cette façon-là.
00:14:54On a véritable affaire à un mélange explosif,
00:14:58c'est évident.
00:14:59D'autant plus qu'il faudrait s'assurer
00:15:02de la façon dont le suivi a été effectué.
00:15:08Le traitement, vous voulez dire ?
00:15:09Le traitement.
00:15:11Un schizophrène
00:15:13qui suit un traitement,
00:15:14généralement, on arrive à le stabiliser
00:15:15relativement correctement.
00:15:18Depuis quelques décennies,
00:15:19ces traitements marchent particulièrement bien.
00:15:22Mais il y a un problème,
00:15:23c'est quand il y a arrêt de traitement,
00:15:25pour une raison ou pour une autre.
00:15:26Et à ce moment-là,
00:15:27se produit un rebond.
00:15:28Et ça, on n'a pas l'info.
00:15:28Non, on n'a pas encore.
00:15:29À ce stade.
00:15:30Mais ça peut être une hypothèse de travail.
00:15:31Oui, tout à fait.
00:15:32Et c'est quelque chose
00:15:33qu'on observe assez régulièrement.
00:15:34Donc cette hypothèse peut être posée
00:15:36dans ce cas-là particulièrement,
00:15:38puisque ce rebond a souvent
00:15:40une connotation agressive.
00:15:42Je voudrais qu'on écoute
00:15:43le ministre de l'Intérieur,
00:15:45qui ici même, ce matin,
00:15:46a été interrogé par Apolline de Malherbe
00:15:48sur cette quanta à Trappes,
00:15:50vendredi.
00:15:52Le fait que l'individu
00:15:54aille à l'hôpital,
00:15:54aille en soins psy,
00:15:56que peut-être qu'il souffre
00:15:58de troubles psy.
00:15:59Mais ça ne change rien
00:16:00à la gravité de l'acte
00:16:01au fait que ce soit un attentat
00:16:03terroriste, raciste.
00:16:04Ça ne change rien.
00:16:05On ne cherche pas à minimiser.
00:16:06C'est normal.
00:16:07Ça fait partie des procédures.
00:16:08Si, quand il est examiné
00:16:09par les enquêteurs,
00:16:10on constate qu'il n'est pas
00:16:11dans son état normal.
00:16:12Il souffrirait de schizophrénie
00:16:14et il a été testé positif
00:16:17au cannabis et à la cocaïne.
00:16:18Ça n'enlèvera pas le qualificatif
00:16:19d'attentat terroriste.
00:16:20Que les choses soient claires.
00:16:21Ça ne l'enlèvera pas.
00:16:22Vraiment, Maître Sympala,
00:16:24ça ne change rien.
00:16:25L'état psychiatrique supposé
00:16:28du suspect au moment
00:16:29du passage à l'acte
00:16:30ne change rien à la qualification.
00:16:33C'est-à-dire que dès lors
00:16:34qu'on apprend qu'il est atteint
00:16:35de troubles psychiatriques
00:16:36et qu'il l'était peut-être
00:16:38au moment des faits,
00:16:40ne permet pas de requalifier
00:16:45les faits eux-mêmes.
00:16:47Disons que la question
00:16:47qui se posera in fine.
00:16:49Là, c'est le politique
00:16:51qui parle, naturellement.
00:16:52C'est le ministre de l'Intérieur.
00:16:53Mais l'enquête,
00:16:54le PNAT,
00:16:55c'est-à-dire le parquet
00:16:56antiterroriste,
00:16:56a estimé qu'il y avait
00:16:57suffisamment d'éléments
00:16:58pour donner dès à présent
00:17:00la qualification
00:17:01d'actes de terrorisme
00:17:02et d'actes racistes.
00:17:04On peut être schizophrène
00:17:05et raciste.
00:17:06On peut être schizophrène
00:17:09et responsable.
00:17:09On peut être schizophrène
00:17:10et djihadiste.
00:17:11On peut être schizophrène
00:17:12et raciste.
00:17:13Ça aussi, c'est important
00:17:14de l'expliquer.
00:17:15Absolument.
00:17:15Mais la question sera,
00:17:16encore une fois,
00:17:17celle à ce moment-là,
00:17:19était-il encore maître
00:17:20de ses actes ?
00:17:21Et vous avez parlé
00:17:21tout à l'heure
00:17:22de la prise de stupéfiants.
00:17:24Vous savez qu'après
00:17:25l'affaire Sarah Halimi,
00:17:26puisque c'était un vrai débat
00:17:27à ce moment-là,
00:17:28le meurtrier a été considéré
00:17:30comme irresponsable pénalement.
00:17:31Et bien sûr,
00:17:32dans le débat contradictoire,
00:17:33parce que le débat
00:17:34contradictoire existera.
00:17:35C'est-à-dire que
00:17:35les avocats des partis civils
00:17:37participeront au débat
00:17:38sur la responsabilité pénale
00:17:39de cet individu.
00:17:41Et donc, il était apparu
00:17:42que le meurtrier
00:17:43avait pris des stupéfiants.
00:17:44Et donc, on s'est demandé
00:17:45s'il était normal,
00:17:47finalement,
00:17:48de ne pas sanctionner
00:17:49celui qui avait
00:17:50sciemment pris des stupéfiants.
00:17:52Alors là, nous sommes rentrés
00:17:52dans une sophistication
00:17:53de la loi.
00:17:54Mais en tout cas,
00:17:56celui qui aurait pris
00:17:58dans le but
00:17:59de commettre un crime,
00:18:02celui qui aurait pris
00:18:02des stupéfiants
00:18:03dans ce but,
00:18:04et dont on dirait in fine
00:18:05que le discernement
00:18:05était abouli,
00:18:06et bien celui-là
00:18:07ne va pas bénéficier
00:18:07de l'exonération.
00:18:08S'il a pris les stupéfiants
00:18:09dans le but
00:18:10de se donner du courage,
00:18:11par exemple,
00:18:11en sachant parfaitement
00:18:13qu'il allait commettre
00:18:13cet attentat
00:18:14au moment où il a pris
00:18:14des stupéfiants,
00:18:15et quand bien même
00:18:16les experts diraient
00:18:16qu'au moment de l'acte,
00:18:17il n'avait plus son discernement,
00:18:19alors il ne bénéficierait
00:18:20pas de l'exonération.
00:18:21Et de la même manière,
00:18:22on a créé un délit,
00:18:24celui qui a pris,
00:18:25si jamais son discernement
00:18:26était aboli,
00:18:27et que les experts psychiatres
00:18:27disaient,
00:18:28quand bien même
00:18:28il l'aurait pris sciemment,
00:18:29son discernement
00:18:29était cependant aboli,
00:18:30et donc il ne pourrait
00:18:31pas être jugé,
00:18:32mais il y a un délit spécifique
00:18:33qu'on a créé en 2022,
00:18:35celui qui a pris
00:18:35des stupéfiants,
00:18:36sachant qu'il risquait
00:18:38de faire courir
00:18:39un danger à autrui,
00:18:40puisqu'il savait
00:18:40sa fragilité,
00:18:41celui-là est passible
00:18:42d'une peine de 10 ans
00:18:43d'emprisonnement.
00:18:44Donc vous voyez,
00:18:44on a beaucoup cherché,
00:18:45c'est très sophistiqué finalement,
00:18:46et donc il faut attendre,
00:18:48comme toujours en justice.
00:18:49L'enquête ne fait
00:18:50que démarrer,
00:18:52des hypothèses
00:18:53sont émises,
00:18:55le dossier est éminemment
00:18:56complexe à l'évidence,
00:18:57comme tant d'autres
00:18:57avant lui,
00:18:58Loïc Besson,
00:18:59néanmoins les politiques,
00:19:00et notamment
00:19:01le président de la République,
00:19:03le ministre de l'Intérieur
00:19:04ici même ce matin,
00:19:05ont posé
00:19:06sur l'attentat de vendredi
00:19:08des mots particulièrement clairs,
00:19:09attentat terroriste
00:19:11et raciste.
00:19:13Là-dessus ?
00:19:14D'ailleurs,
00:19:16les propos de Laurent Munez
00:19:17que l'on vient d'entendre,
00:19:19oui,
00:19:19sont très politiques,
00:19:20c'est une façon
00:19:21aussi de calmer jeu,
00:19:23de ne pas sous-estimer
00:19:24ce qui s'est passé
00:19:25au vu de l'émoire
00:19:25que ça a suscité
00:19:26dans la société,
00:19:27donc dans le débat politique,
00:19:29et de dire,
00:19:29oui,
00:19:30quoi qu'il arrive,
00:19:31c'est un acte raciste,
00:19:32c'est un attentat
00:19:33terroriste raciste.
00:19:35Pourquoi ?
00:19:35Parce que le maire de Trappes
00:19:36a immédiatement
00:19:39mis en cause
00:19:41les politiques au sens large,
00:19:42les débats politiques,
00:19:43les débats qu'il peut y avoir
00:19:45dans la société,
00:19:47en liant ça
00:19:48à la responsabilité
00:19:49du suspect.
00:19:50Est-ce que ce suspect
00:19:51a été armé idéologiquement
00:19:53par des discours racistes ?
00:19:55Manifestement,
00:19:56oui,
00:19:56ne serait-ce que parce que
00:19:57le livre d'Adolf Hitler,
00:19:59Mein Kampf,
00:19:59a été retrouvé à son domicile,
00:20:01mais il va plus loin,
00:20:01il estime que certains discours
00:20:02de responsables politiques
00:20:04contemporains,
00:20:05d'aujourd'hui,
00:20:06peuvent avoir armé
00:20:08idéologiquement cet homme
00:20:09avant qu'il passe à l'acte.
00:20:10Alors bien sûr,
00:20:11il cible la droite,
00:20:13l'extrême droite,
00:20:14sans citer
00:20:15qui que ce soit
00:20:16nommément,
00:20:17bien sûr,
00:20:17parce que ce sont
00:20:17des accusations lourdes,
00:20:19mais enfin,
00:20:20ça a suscité
00:20:21un débat politique,
00:20:22en particulier ce week-end,
00:20:23où la gauche,
00:20:24déjà,
00:20:24s'était réunie
00:20:25pour manifester
00:20:26contre le RN,
00:20:27contre les discours
00:20:29prônés par le RN,
00:20:30donc évidemment,
00:20:31s'ajoutant à ça
00:20:32le drame de Trappes,
00:20:34tous les regards
00:20:34et les cibles
00:20:35se sont tournés
00:20:35du côté du RN.
00:20:37Et bien sûr,
00:20:37à J plus 3,
00:20:38l'émotion reste forte,
00:20:41en particulier,
00:20:42à Trappes,
00:20:43dans les évines.
00:20:44Nous vous retrouvons,
00:20:44Naouf El-Kawafi,
00:20:45bonjour Naouf El.
00:20:49Oui,
00:20:49avec des images
00:20:51terrifiantes,
00:20:51des images
00:20:52qui font
00:20:53froid dans le dos,
00:20:54avec notamment
00:20:55cette vidéo
00:20:56qui a été tournée
00:20:57ici dans cette station
00:20:58à service
00:20:59qui a beaucoup
00:20:59à circuler
00:21:00sur les réseaux sociaux
00:21:01et des habitants
00:21:02qui nous disent
00:21:02toujours être traumatisés,
00:21:06profondément touchés,
00:21:06meurtris par cette scène.
00:21:08Et puis de l'autre côté,
00:21:08vous avez aussi
00:21:09des habitants
00:21:09qui se posent des questions
00:21:10pourquoi une telle violence,
00:21:12des questions aussi
00:21:13sur le discernement
00:21:14de Kevin T.
00:21:15On le disait tout à l'heure,
00:21:16sa garde à vue
00:21:17a été levée
00:21:18pour des raisons psychiatriques
00:21:19parce qu'il souffre
00:21:20de schizophrénie
00:21:21et sous traitement médical.
00:21:23Mais c'est vrai
00:21:23que quand on discute
00:21:24avec des habitants,
00:21:26bien beaucoup
00:21:26nous explique
00:21:27qu'il n'y a aucun doute
00:21:28sur le fait
00:21:29qu'il était pleinement
00:21:30conscient de ses actes,
00:21:32de ce qu'il faisait
00:21:32quand on voit
00:21:33cette vidéo,
00:21:34quand on voit
00:21:34effectivement
00:21:35la détermination
00:21:36avec laquelle il agit,
00:21:38le sang-froid,
00:21:38le calme notamment
00:21:39quand il s'arrête
00:21:40quelques secondes
00:21:41et utilise,
00:21:42réarme en tout cas
00:21:43son fusil
00:21:44avant de tirer
00:21:45à nouveau sur un homme.
00:21:46Des images
00:21:47qui ont bouleversé,
00:21:48c'est un attentat
00:21:50terroriste et raciste
00:21:51à rappeler ce matin
00:21:52le ministre de l'Intérieur
00:21:53qui bouleverse
00:21:53en tout cas
00:21:54les habitants ici
00:21:55et qui a fait,
00:21:56on le rappelle,
00:21:56un mort,
00:21:57un homme de 26 ans
00:21:58et plusieurs autres
00:21:58blessés graves
00:21:59dont une fillette
00:22:00de 12 ans.
00:22:01Merci Naofel
00:22:02avec Rémi Soula
00:22:03à Trappes
00:22:03dans les Yvelines
00:22:04pour BFM TV.
00:22:05Merci à tous les trois.
00:22:07Dans quelques instants,
00:22:08on va vous parler
00:22:08de Emmanuel Macron
00:22:09qui, annonce surprise,
00:22:10se rend à Marseille.
00:22:11Il devrait arriver
00:22:12aux alentours
00:22:12de la mi-journée
00:22:13des placements
00:22:13du chef de l'État
00:22:14dans une ville
00:22:14encore marquée
00:22:15par les violences
00:22:15du 17 octobre
00:22:16tandis que le Premier ministre,
00:22:17lui, reçoit tout à l'heure
00:22:19les représentants
00:22:20des organisations
00:22:20lycéennes et étudiantes
00:22:21avec à la clé,
00:22:22nous dit le gouvernement,
00:22:23des réponses,
00:22:23je cite,
00:22:24très concrètes.
00:22:25A tout de suite.
00:22:26Il est 10h30,
00:22:28soyez les bienvenus
00:22:28si vous nous rejoignez
00:22:29dans BFM Direct,
00:22:30l'essentiel de l'actualité
00:22:31avec vous,
00:22:32Julien Migomilleur.
00:22:33Bonjour Julien,
00:22:33l'information de la matinée.
00:22:34C'est Emmanuel Macron
00:22:35qui se déplace
00:22:36dans les prochaines heures
00:22:37à Marseille.
00:22:38Oui, déplacement
00:22:38sur le thème
00:22:39de la sécurité
00:22:40et de l'économie.
00:22:42Le chef de l'État
00:22:43va notamment se rendre
00:22:44à la mairie de Marseille
00:22:45touchée par les violences
00:22:46du 17 octobre dernier.
00:22:48Il va également
00:22:49rencontrer des commerçants
00:22:50victimes de casseurs
00:22:51et de pilleurs.
00:22:52Il devrait également
00:22:53rencontrer
00:22:53les forces de l'ordre
00:22:54et les marins-pompiers
00:22:55pour les remercier.
00:22:56Et on suivra cela
00:22:57naturellement en direct
00:22:58sur BFM TV.
00:22:59La mobilisation,
00:22:59la crise lycéenne
00:23:00aussi au programme
00:23:01avec une journée
00:23:02peut-être décisive.
00:23:04Oui, après un mois
00:23:04de mobilisation,
00:23:05le gouvernement promet,
00:23:06je cite,
00:23:07des réponses très concrètes.
00:23:08Elles pourraient concerner
00:23:10Parcoursup,
00:23:11l'état des bâtiments
00:23:12ou encore le nombre
00:23:13de places à l'université.
00:23:14Le Premier ministre
00:23:15reçoit aujourd'hui
00:23:16les organisations lycéennes
00:23:17et étudiantes
00:23:18et les conclusions
00:23:19seront rendues
00:23:20cet après-midi
00:23:21par les ministres
00:23:21de l'Éducation nationale
00:23:23et de l'enseignement supérieur.
00:23:24Ce sera évidemment
00:23:25là aussi à suivre
00:23:26en direct sur BFM TV.
00:23:27Par ailleurs,
00:23:28ce matin, Julien,
00:23:28il y a toujours
00:23:29beaucoup de monde
00:23:29sans électricité
00:23:30après le passage
00:23:30des tempêtes aussi
00:23:31et des boulots.
00:23:31Quelques 40 000 foyers
00:23:33étaient hier soir
00:23:34toujours privés de courant
00:23:36principalement en Bretagne
00:23:37mais aussi en Normandie.
00:23:39Enedis, l'opérateur,
00:23:40a fait savoir
00:23:41que les opérations
00:23:41de dépannage
00:23:42se poursuivent évidemment
00:23:43mais que le maintien
00:23:44d'un vent soutenu
00:23:45pourrait toutefois
00:23:46les ralentir.
00:23:47Et puis la victoire
00:23:48surprise de Lula
00:23:49au Brésil
00:23:50et des félicitations
00:23:51ce matin naturellement.
00:23:53Exactement,
00:23:53celle d'Emmanuel Macron
00:23:54qui l'appelle
00:23:55à travailler
00:23:56au service
00:23:57d'un monde
00:23:57plus juste
00:23:58après sa réélection
00:23:59à la tête du Brésil.
00:24:01Le candidat de gauche
00:24:01a été réélu hier
00:24:03avec un petit peu
00:24:04plus de 51,8%
00:24:05des voix
00:24:06au terme
00:24:06d'une élection
00:24:07très incertaine.
00:24:08Il était arrivé
00:24:09deuxième au premier tour
00:24:10et puis l'élection
00:24:11a été un peu plus compliquée
00:24:12hier parce que le vote
00:24:13a dû être rallongé
00:24:14de quelques heures.
00:24:15Pourquoi ?
00:24:16Parce qu'il y avait
00:24:16des problèmes
00:24:17de transport public
00:24:18et de nombreux électeurs
00:24:19ne pouvaient pas
00:24:20aller voter.
00:24:21Son rival
00:24:22d'extrême droite
00:24:23Flavio Bolsonaro
00:24:24le fils de l'ancien président
00:24:25a fait savoir
00:24:26qu'il allait demander
00:24:27l'annulation
00:24:28de cette élection.
00:24:29Merci beaucoup Julien.
00:24:30On vous retrouve à 11h30
00:24:31pour un nouveau point
00:24:32sur l'actualité.
00:24:33Huit jours,
00:24:34neuf jours même je crois.
00:24:36Oui, neuf jours
00:24:37après les violences
00:24:40à Marseille,
00:24:41à Paris
00:24:42et dans d'autres
00:24:43grandes villes
00:24:44et de taille moyenne
00:24:46en France
00:24:47en marge
00:24:48de la mobilisation
00:24:49contre la hausse
00:24:50du coup de la vie.
00:24:51On apprend donc
00:24:51ce matin
00:24:52Loïc Besson
00:24:53qu'Emmanuel Macron
00:24:54est attendu
00:24:55dans les prochaines heures
00:24:56d'ici à la fin de matinée
00:24:57à Marseille.
00:24:59Oui, le président de la République
00:25:00qui se rend à Marseille
00:25:01aujourd'hui.
00:25:01En effet,
00:25:02un déplacement surprise
00:25:03qui n'était pas prévu,
00:25:04en tout cas pas annoncé
00:25:05à l'agenda.
00:25:06Emmanuel Macron
00:25:06qui va commencer sa visite
00:25:07en se rendant bien sûr
00:25:08à la mairie
00:25:09qui avait été touché,
00:25:11saccagé
00:25:12lors du samedi 17 octobre.
00:25:15On se souvient
00:25:15de ce buste
00:25:16de Marianne
00:25:18qui avait été
00:25:18jeté au sol.
00:25:20Ça avait forcément
00:25:20beaucoup choqué.
00:25:22Il va également
00:25:23rencontrer
00:25:24des commerçants
00:25:25ainsi que leurs représentants
00:25:27qui ont subi
00:25:28beaucoup de dégâts.
00:25:30Encore une fois,
00:25:30pas ce week-end
00:25:31mais le week-end précédent,
00:25:32celui du 17 octobre,
00:25:33ceux qui ont été victimes
00:25:34de casseurs
00:25:35et de pilleurs.
00:25:36Et puis, bien sûr,
00:25:37il ne pourra pas échapper
00:25:38à la séquence
00:25:39pour saluer
00:25:40et remercier
00:25:41les forces
00:25:42de sécurité intérieure
00:25:43qui ont permis
00:25:43un retour
00:25:44à l'ordre républicain.
00:25:45Donc, sur les deux tableaux,
00:25:46cette visite présidentielle
00:25:48auprès des commerçants
00:25:48qui ont été touchés
00:25:49mais aussi auprès
00:25:51des forces de l'ordre
00:25:52et puis, bien sûr,
00:25:52en commençant par
00:25:53la mairie de Marseille.
00:25:55D'autant qu'il y avait eu
00:25:56un début de polémique
00:25:57le jour même
00:25:57de ces violences
00:25:59avec le maire de Marseille.
00:26:01Il est presque 11h.
00:26:02Soyez bienvenus
00:26:02si vous nous rejoignez
00:26:03dans BFM Direct.
00:26:04Elle a une de ces images
00:26:04terribles de l'attentat
00:26:06perpétré vendredi
00:26:07à Trappes dans les Yvelines.
00:26:07On y voit le suspect
00:26:08fusil à la main,
00:26:10arme automatique à la main
00:26:11plus exactement
00:26:11devant une station service
00:26:13et une de ses victimes
00:26:14à terre.
00:26:15Elle est toujours hospitalisée
00:26:15d'ailleurs dans un état grave
00:26:16tandis que le suspect, lui,
00:26:18a vu sa garde,
00:26:18a vu suspendu
00:26:19pour raisons psychiatriques.
00:26:20On va vous expliquer
00:26:21tout cela dans un instant.
00:26:22Emmanuel Macron
00:26:23attendu à Marseille
00:26:24à la mi-journée
00:26:25des placements surprise
00:26:26du chef de l'État
00:26:26dans une ville encore marquée
00:26:27par les violences du 17 octobre
00:26:29tandis que le Premier ministre,
00:26:30lui, recevra cet après-midi
00:26:31les représentants
00:26:32des organisations lycéennes
00:26:33et étudiantes
00:26:34cinq semaines et demie.
00:26:35Après le début de la mobilisation,
00:26:36le gouvernement promet
00:26:37des réponses très concrètes.
00:26:38Je cite,
00:26:39d'ici à ce soir,
00:26:40les questions budgétaires
00:26:40sont pourtant toujours aussi
00:26:42ardues explications et réactions.
00:26:44D'ici à midi, c'est parti.
00:26:54Un attentat terroriste et raciste.
00:26:57Les mots ont été de nouveau
00:26:58prononcés par le ministre de l'Intérieur
00:27:00lui-même, ici même, ce matin.
00:27:01Vous l'entendrez dans quelques instants,
00:27:03mais d'abord,
00:27:03regardons ensemble
00:27:04et décryptons-les ensemble.
00:27:06Pauline Revena, rebonjour.
00:27:08Ces images de vidéosurveillance
00:27:10montrant le suspect
00:27:11en train de commettre
00:27:12son attentat vendredi.
00:27:14Oui, c'est vendredi dans la matinée
00:27:15au niveau de la station essence
00:27:16qui est à Trappes
00:27:18et on est à la quatrième étape
00:27:20de son périple meurtrier.
00:27:21Il y aura six étapes
00:27:22pendant lesquelles,
00:27:23on le rappelle,
00:27:24il y a une personne,
00:27:25un jeune homme qui a perdu la vue
00:27:26et la vie
00:27:27et cinq personnes grièvement blessées
00:27:29dont cette petite fillette
00:27:30de 12 ans.
00:27:31Dans cette station service,
00:27:32et on a choisi de figer ces images,
00:27:34il y a six images
00:27:35qu'on a choisi d'extraire
00:27:35de cette vidéo,
00:27:36on voit cet homme,
00:27:37donc le suspect,
00:27:39avec une arme automatique
00:27:40à la main
00:27:40et l'arme, à un moment,
00:27:42semble s'enrayer.
00:27:42Et il n'y a pas de flottement
00:27:44dans le sens où cet homme
00:27:46semble extrêmement déterminé.
00:27:47À l'intérieur de la station service,
00:27:49il y a plusieurs personnes.
00:27:50Il va réarmer,
00:27:51si je puis dire,
00:27:53réenclencher son arme.
00:27:54Il va tirer à deux reprises au moins
00:27:56sur une personne âgée de 20 ans
00:27:57qui a une trottinette
00:27:58qui est dans un angle
00:27:59de la station service
00:28:00et le blesser grièvement.
00:28:01Et ensuite,
00:28:02il va comme si de rien n'était,
00:28:03j'ai envie de dire,
00:28:04reprendre son périple meurtrier
00:28:06et ensuite blesser encore
00:28:07trois autres personnes.
00:28:08Donc ça montre,
00:28:09et c'est la raison
00:28:10par laquelle on a choisi
00:28:11de diffuser ces images
00:28:13figées et floutées,
00:28:14ça montre l'extrême détermination
00:28:16et le calme apparent
00:28:17de cette personne
00:28:18qui, à l'heure où on se parle,
00:28:19sa garde à vue a été suspendue
00:28:21pour raison psychiatrique.
00:28:22Ça n'empêche pas
00:28:23qu'il est peut-être
00:28:24diagnostiqué schizophrène,
00:28:25mais je pense que nos experts
00:28:27en pourront le dire plus loin.
00:28:28Sur ces images-là,
00:28:30Yves Goletti, bonjour,
00:28:30et merci d'être avec nous.
00:28:32Vous êtes président
00:28:32de la Chambre syndicale
00:28:33des armuriers.
00:28:34De quel type d'arme
00:28:35semble-t-il s'agir
00:28:37alors que depuis Vendrier,
00:28:38on sait que le suspect
00:28:39a tiré en rafale ?
00:28:42Alors c'est une Sten,
00:28:43c'est un pistolet mitrailleur
00:28:44anglais qui a été fabriqué
00:28:46en très grand nombre
00:28:47d'exemplaires,
00:28:48qui est fabriqué
00:28:50en tôle emboutie
00:28:52et qui avait la réputation
00:28:54d'être assez peu fiable.
00:28:55Donc on ne sait pas
00:28:56sur le sien,
00:28:57elle s'enraye,
00:28:59on ne sait pas
00:28:59si c'est parce que c'est
00:29:01le type de cette arme
00:29:03ou si c'est peut-être
00:29:04une ancienne arme neutralisée
00:29:05qui a été remise en état,
00:29:07ça les experts pourront le dire.
00:29:08Mais on voit quand même
00:29:09qu'il sait vraiment très bien
00:29:11se manipuler l'arme
00:29:13puisque l'arme s'enraye,
00:29:14il retire le chargeur,
00:29:16il introduit une munition
00:29:17dans la chambre
00:29:19et il retire un coup.
00:29:21Donc il connaît bien
00:29:24la manipulation de cette arme.
00:29:25Il a répété forcément
00:29:27ses gestes.
00:29:29C'est important ce que vous nous dites là,
00:29:30vous nous parlez donc
00:29:31d'un pistolet mitrailleur,
00:29:34on ne manipule pas
00:29:36une telle arme
00:29:37comme cela
00:29:38dans une forme
00:29:38d'improvisation je dirais.
00:29:40Non, parce que là quand même
00:29:42il a un cas
00:29:42qui est traité
00:29:43dans tous les services
00:29:46d'entraînement et tout,
00:29:47il a le cas de l'enraillement,
00:29:48il retire le chargeur,
00:29:49on le voit relativement calmement,
00:29:51il y a une munition
00:29:52qui tombe par terre
00:29:53apparemment à un moment
00:29:54et il l'a réintroduit
00:29:55directement dans la chambre
00:29:57comme c'est une culasse
00:29:59avec masse percutante,
00:30:00elle part
00:30:01et c'est un peu
00:30:02comme s'il mettait
00:30:03une balle d'achèvement.
00:30:04C'est vraiment horrible.
00:30:06Sur ces images,
00:30:07on semble distinguer aussi
00:30:08une forme de fraudeur
00:30:09presque de détachement
00:30:11chez le suspect
00:30:13et on en parle avec vous
00:30:15Florent Gatterias,
00:30:16vous êtes psychocriminologue,
00:30:20est-ce qu'on peut faire un lien,
00:30:22encore une fois on émet
00:30:23des hypothèses,
00:30:24est-ce que l'enquête
00:30:25elle-même ne fait que débuter,
00:30:26on peut faire un lien
00:30:27entre ce que l'on perçoit
00:30:29et les informations
00:30:30dont on dispose
00:30:31à savoir que le suspect
00:30:32est atteint de troubles psychiatriques.
00:30:36Oui, tout à fait,
00:30:36ça permet même
00:30:37à partir du comportement
00:30:39que l'on observe
00:30:40d'avoir une hypothèse
00:30:43un peu plus précise
00:30:44sur le type de troubles
00:30:45et le type de schizophrénie
00:30:48dont il souffre.
00:30:51Il y a une...
00:30:52et c'est une catégorie
00:30:53que l'on utilise essentiellement
00:30:55soit en unité
00:30:56pour malades difficiles
00:30:57soit en milieu carcéral,
00:30:59c'est une catégorie
00:31:00qu'on appelle
00:31:00l'héboïdophrénie,
00:31:01c'est-à-dire une schizophrénie
00:31:03avec froideur affective,
00:31:05sans production d'hallucinations.
00:31:07Donc il y a ce côté
00:31:08de préparation
00:31:09qui peut être extrêmement forte
00:31:11et que l'on retrouve
00:31:13dans cette froideur
00:31:14des comportements.
00:31:15Nous sommes en direct
00:31:16avec Naoufel Elka Wafi.
00:31:17Bonjour Naoufel.
00:31:18Vous êtes à Trappes
00:31:19dans les Yvelines
00:31:20qui, trois jours après,
00:31:21restent littéralement choqués
00:31:23face à cet attentat.
00:31:27Ah oui, avec des images
00:31:29saisissantes,
00:31:29glaciantes,
00:31:30terrifiantes
00:31:31qui font froid dans le dos.
00:31:32Il n'y a pas d'autres mots.
00:31:34On a discuté ce matin
00:31:35avec plusieurs habitants
00:31:36qui ont vu ces images,
00:31:38notamment cette vidéo
00:31:39qui circule pas mal
00:31:39en ce moment
00:31:40sur les réseaux sociaux.
00:31:41Beaucoup nous ont fait part
00:31:42de leur choc,
00:31:43de leur émotion
00:31:44face à une scène violente.
00:31:46Beaucoup nous ont aussi
00:31:47fait part
00:31:47de leurs interrogations
00:31:49parce que c'est vrai
00:31:50dans cette...
00:31:51des interrogations
00:31:52notamment concernant
00:31:53le discernement
00:31:54de cet homme
00:31:56parce que cet homme,
00:31:57Kevin T,
00:31:57on le disait,
00:31:58sa garde à vue
00:31:59a été levée.
00:32:00Il est placé
00:32:01notamment dans un hôpital
00:32:02psychiatrique
00:32:03pour des analyses,
00:32:04des observations.
00:32:05En tout cas,
00:32:06il est schizophrène
00:32:07sous traitement médical.
00:32:09Mais c'est vrai
00:32:09qu'en discutant
00:32:10avec les habitants,
00:32:11beaucoup nous expliquent
00:32:11qu'il n'y a aucun doute
00:32:12sur le fait
00:32:13qu'il était pleinement
00:32:14conscient de ses actes,
00:32:15pleinement conscient
00:32:16de ce qu'il faisait
00:32:17au vu notamment
00:32:18de ces images,
00:32:18de cette vidéo.
00:32:19Et c'est vrai
00:32:19que ça pose question
00:32:21parce que dans cette vidéo,
00:32:22dans ces images,
00:32:23on aperçoit un homme
00:32:24qui fait face
00:32:26à une certaine forme
00:32:26de détermination,
00:32:28à un sang-froid également,
00:32:29notamment quand il s'arrête
00:32:30quelques secondes,
00:32:31qu'il réarme son fusil.
00:32:33Des images en tout cas
00:32:34qui interrogent.
00:32:35La question maintenant
00:32:36c'est de savoir
00:32:36est-ce que cette vidéo
00:32:37va permettre d'apporter
00:32:37de nouveaux éléments
00:32:38à l'enquête,
00:32:39notamment concernant
00:32:41son discernement.
00:32:42En attendant,
00:32:43ce qui est sûr,
00:32:43c'est que quelques jours
00:32:44après ce drame,
00:32:45après cet attentat
00:32:47terroriste et raciste,
00:32:49l'émotion est toujours
00:32:50bien présente ici
00:32:51avec les habitants
00:32:52qui nous expliquent
00:32:53être encore sous le choc.
00:32:55Merci Naofel,
00:32:56avec Rémi Soula,
00:32:57Trappes dans les Yvelines
00:32:58pour BFM TV.
00:32:59Bonjour Dominique Sopo,
00:32:59merci à être avec vous ce matin.
00:33:00Vous êtes président
00:33:01de SOS Racisme,
00:33:02auteur du livre
00:33:03qui sortira le 12 novembre
00:33:04chez First,
00:33:05Le racisme tue toujours.
00:33:07Hasard du calendrier,
00:33:09n'est-ce pas,
00:33:09la publication de...
00:33:10Hasard du calendrier,
00:33:11non,
00:33:11parce que les crimes racistes
00:33:12ont fait retour,
00:33:13oui,
00:33:13mais là,
00:33:13de fait...
00:33:14ce qui s'est passé à Trappes
00:33:16vendredi,
00:33:16soyez le bienvenu,
00:33:18vous êtes à l'initiative
00:33:18avec d'autres organisations
00:33:19et associations de rassemblement
00:33:21qui auront lieu
00:33:21dans plusieurs villes,
00:33:22dont Paris,
00:33:23tout à l'heure à 19h,
00:33:25contre le racisme.
00:33:27Maître Cédibade
00:33:28nous a rejoint également.
00:33:29Bonjour Maître.
00:33:29Bonjour.
00:33:30Vous êtes avocat au Barreau de Paris,
00:33:31vous représentez notamment
00:33:32le CRAN,
00:33:34le Conseil représentatif
00:33:35des associations noires de France
00:33:37qui entend se constituer
00:33:38partie civile
00:33:39dans le dossier de Trappes.
00:33:41C'est ça.
00:33:42C'est-à-dire ?
00:33:43Pour celles et ceux
00:33:43qui nous regardent,
00:33:45ça veut dire quoi ?
00:33:46En somme,
00:33:46ça veut dire qu'on a envie
00:33:47d'être...
00:33:48Enfin,
00:33:49le client que je représente,
00:33:50le CRAN,
00:33:51a envie d'être parti au dossier,
00:33:52c'est-à-dire d'accompagner
00:33:54les victimes
00:33:54qui elles-mêmes seront représentées
00:33:56par leurs propres avocats
00:33:57et leurs propres intérêts,
00:33:58mais étant donné qu'on considère
00:33:59qu'on a une atteinte supérieure
00:34:00en raison de l'acte
00:34:02évidemment raciste
00:34:03du dossier,
00:34:04il y a certaines associations
00:34:05qui peuvent se constituer
00:34:05partie civile.
00:34:06Je pense que ce sera
00:34:06éventuellement le cas
00:34:07si c'est accepté
00:34:09par les familles des victimes,
00:34:10notamment parce que
00:34:11c'est une position essentielle
00:34:12du SOS Racisme
00:34:14et également du CRAN
00:34:15qui entend mener
00:34:16et porter
00:34:17donc cette voie
00:34:18à mon sens
00:34:19de justice
00:34:20et de contestation
00:34:21de ce qui s'est passé
00:34:22jusqu'au bout
00:34:22de l'issue
00:34:25de la procédure.
00:34:26On ne sait pas
00:34:26jusqu'où elle ira,
00:34:27mais en tout cas,
00:34:28on espère que
00:34:29la qualification
00:34:30qui a été retenue
00:34:31par le Parquet national
00:34:32antiterroriste
00:34:32à Bienissio,
00:34:34c'est-à-dire qu'un attentat
00:34:35à caractère raciste
00:34:36et également
00:34:37la situation de malfaiteurs
00:34:38puisse être retenue
00:34:39jusqu'au procès
00:34:39devant une cour d'assises
00:34:40spécialement composée.
00:34:41On va y revenir
00:34:41dans quelques instants.
00:34:42Je salue aussi
00:34:43Amandine Atalaya,
00:34:44des journalistes politiques
00:34:45BFM TV.
00:34:45Bonjour Amandine.
00:34:46Retrouvons Laura Combo
00:34:47parce que, Laura,
00:34:49il faut revenir aussi
00:34:49ce matin sur l'information
00:34:50selon laquelle
00:34:51la garde à vue du suspect
00:34:52est désormais suspendue
00:34:53pour raison psychiatrique.
00:34:54C'est bien cela ?
00:34:58Exactement, elle a été suspendue
00:34:59ce samedi.
00:35:00Le principal suspect,
00:35:01Kevin T.,
00:35:02qui a été conduit
00:35:03à l'infirmerie
00:35:03de la préfecture de police
00:35:05où nous nous trouvons.
00:35:06Alors, il est présent ici
00:35:08pour une période d'observation
00:35:09qui peut durer 48 heures.
00:35:11Il est actuellement
00:35:12en train d'être observé,
00:35:14examiné par les experts,
00:35:15par les psychiatres
00:35:16parce qu'actuellement,
00:35:17on se pose une question.
00:35:18Est-il en capacité ?
00:35:20Peut-il répondre aux questions
00:35:22lors de sa garde à vue ?
00:35:23Pourquoi on se pose cette question ?
00:35:25Eh bien, parce qu'on a appris
00:35:25ce week-end
00:35:26que Kevin T. est schizophrène.
00:35:28On sait qu'il suit
00:35:29un traitement médicamenteux.
00:35:31Les médecins doivent désormais
00:35:33voir si ce traitement
00:35:34est bien suivi.
00:35:35On a également appris
00:35:36que selon l'analyse toxicologique,
00:35:39que cette analyse toxicologique
00:35:41était positive
00:35:41à la cocaïne et au cannabis.
00:35:44Il faut donc voir
00:35:45quel rôle ont pu jouer
00:35:47ces stupéfiants
00:35:48dans le passage à l'acte
00:35:50de Kevin T.
00:35:51Cette période d'observation
00:35:52peut donc durer 48 heures
00:35:54à l'issue de laquelle
00:35:55les médecins vont décider
00:35:57s'il peut retourner
00:35:58en garde à vue
00:35:59ou s'il y a une solution
00:36:02psychologique, psychiatrique
00:36:02qui doit être prise.
00:36:04Voici la question
00:36:04qui se déroule actuellement.
00:36:06Et on sait qu'en parallèle
00:36:07de cette période d'observation
00:36:08ici à l'infirmerie
00:36:10de la préfecture de police,
00:36:11il y a toujours
00:36:11quatre de ses proches
00:36:12qui sont interrogés
00:36:13dans le cadre du garde à vue.
00:36:15Merci Laura,
00:36:16avec Lucie Martin
00:36:17pour BFM TV.
00:36:18Maître, on est d'accord.
00:36:19Là, l'enquête,
00:36:19elle ne fait que débuter.
00:36:20Une procédure,
00:36:20s'est jamais figée.
00:36:22On est dans le temps
00:36:23de la suspension
00:36:24de la garde à vue
00:36:25du suspect
00:36:25pour raison psychiatrique.
00:36:27Garde à vue
00:36:27qui peut reprendre
00:36:28à tout moment
00:36:29dès lors que l'état psychiatrique
00:36:30du suspect
00:36:31est jugé compatible
00:36:34avec un tel interrogatoire.
00:36:36C'est tout à fait ça.
00:36:38C'est-à-dire que là,
00:36:39au stade où on en est,
00:36:41les experts
00:36:41qui interviennent
00:36:42au cours de la garde à vue
00:36:43sont là
00:36:44pour uniquement juger
00:36:46de la compatibilité
00:36:47avec la mesure
00:36:48de garde à vue.
00:36:48C'est-à-dire qu'on n'est pas encore
00:36:49sur une question
00:36:51d'abolition
00:36:52ou d'altération
00:36:52du discernement
00:36:53qui viendront éventuellement
00:36:54dans le cadre d'expertise
00:36:54au cours de l'instruction.
00:36:56Là, c'est juste pour savoir
00:36:56si la garde à vue
00:36:57peut être maintenue.
00:36:58Il faut imaginer
00:36:58la garde à vue
00:36:59comme une mesure
00:37:00qui d'ailleurs
00:37:00en matière terroriste,
00:37:01ce n'est pas 48 heures,
00:37:02on peut aller jusqu'à 6 jours,
00:37:04donc jusqu'à 144 heures
00:37:06en matière terroriste.
00:37:08Donc, il y a beaucoup de temps
00:37:10qui peut passer,
00:37:11mais en fait,
00:37:11c'est juste un minuteur.
00:37:12C'est-à-dire que là,
00:37:12il a fait quelques heures
00:37:13en garde à vue.
00:37:13Si c'est suspendu,
00:37:16il y aura du temps
00:37:16qui sera passé,
00:37:17mais il restera
00:37:17toutes les heures à faire.
00:37:18Et d'ailleurs,
00:37:1848 heures,
00:37:19c'est juste pour l'instant
00:37:20pour voir si on peut
00:37:21reprendre tout de suite.
00:37:22Mais si jamais
00:37:22il doit être hospitalisé
00:37:23et qu'il ressort de l'hôpital
00:37:25dans 3 mois,
00:37:26dans 3 mois,
00:37:27la garde à vue
00:37:27pourra reprendre.
00:37:28Donc, il n'y aura pas
00:37:29de difficulté
00:37:29et il pourrait être mis
00:37:30en examen.
00:37:31Éventuellement,
00:37:31si on considère
00:37:32qu'il faille le mettre
00:37:33en examen
00:37:33et qu'il y a des indices
00:37:34gravoconcordants,
00:37:35il pourrait être mis
00:37:35en examen dans 3 mois
00:37:36s'il sort de garde à vue,
00:37:37enfin s'il sort
00:37:38de l'hôpital psychiatrique
00:37:39dans 3 mois.
00:37:40Donc, c'est juste
00:37:40une suspension
00:37:41qui ne préjuge
00:37:42en rien du reste,
00:37:43sachant qu'il y a
00:37:43un certain nombre
00:37:44d'actes à effectuer
00:37:45sur d'autres infractions.
00:37:47Qui lui a fourni
00:37:47cette arme ?
00:37:49Éventuellement,
00:37:49on pourra en reparler,
00:37:50mais qui lui a mis
00:37:51des choses en tête
00:37:51pour qu'il aille effectuer
00:37:53un tel acte ?
00:37:53Tout ça,
00:37:54c'est des investigations
00:37:55qui peuvent avancer,
00:37:56qui vont avancer
00:37:57sans même sa présence.
00:37:58À aucun moment,
00:37:59l'état de santé
00:38:00physique ou psychiatrique
00:38:01d'un suspect
00:38:02ne peut influer
00:38:03pendant l'enquête,
00:38:04la procédure,
00:38:05voire en vue
00:38:05d'un éventuel procès,
00:38:07ne peut influer
00:38:08sur la qualification ?
00:38:10On ne peut pas
00:38:10requalifier,
00:38:11revenir en arrière,
00:38:12pardon de le dire
00:38:12comme ça,
00:38:13mais sur la qualification
00:38:14qui, à ce stade,
00:38:15a été retenue ?
00:38:15Il y a des cas
00:38:16où certaines infractions,
00:38:18notamment le fait d'avoir...
00:38:19Parce qu'en gros,
00:38:20on se dit
00:38:21qu'il est schizophrène,
00:38:22peut-être avait-il
00:38:24son discernement aboli
00:38:25au moment du passage à l'acte
00:38:26et donc, dans ce cas-là,
00:38:27ce n'est pas vraiment terroriste.
00:38:28Vous voyez ce que peuvent se dire
00:38:29certains nous regardent aujourd'hui ?
00:38:30Mais ça, c'est la question à se poser,
00:38:31c'est-à-dire,
00:38:32est-ce que le discernement
00:38:33était aboli ou altéré
00:38:34au moment des fesses ?
00:38:35S'il est schizophrène,
00:38:35ça ne veut pas dire
00:38:36automatiquement
00:38:37qu'il était aboli
00:38:37ou altéré au moment des fesses.
00:38:38Ça va être analysé
00:38:39premièrement en s'intéressant à lui,
00:38:43en discutant avec lui.
00:38:44Je pense qu'il y aura
00:38:44plusieurs experts psychiatriques,
00:38:46un collège d'experts notamment,
00:38:47qui seront sur cette question-là
00:38:48et éventuellement,
00:38:49on sera peut-être à la fin
00:38:51soit sur un renvoi,
00:38:51soit sur un non-lieu.
00:38:52Mais moi,
00:38:53j'ai cette expérience-là,
00:38:54d'ailleurs même
00:38:54il y a un mois en cours d'assises,
00:38:56quelqu'un qui clairement
00:38:57était malade psychiatrique,
00:39:00mais il y a un confrère
00:39:01qui avait une très belle image
00:39:02qu'il a dit
00:39:02et que je vais reprendre,
00:39:03quelqu'un qui a le discernement aboli,
00:39:05il pense que je suis une carotte
00:39:06et il pense que vous êtes
00:39:07un épluche-légumes
00:39:07et c'est pour ça
00:39:08qu'il s'attaque à vous.
00:39:09Là, je ne sais pas
00:39:10si on est en ce cas-là,
00:39:11mais en tout cas,
00:39:11il y a des experts
00:39:11qui vont regarder ça,
00:39:13mais là, aujourd'hui,
00:39:14ce qui se passe aujourd'hui
00:39:15est la schizophrénie
00:39:15et ne préjuge en rien
00:39:16de l'issue pénale.
00:39:17Écoutons ce que disait
00:39:18ici même, ce matin,
00:39:19le ministre de l'Intérieur
00:39:20au sujet de cet attentat à Trappes.
00:39:22Le fait que l'individu
00:39:24aille en soins psy,
00:39:27que peut-être qu'il souffre
00:39:28de troubles psy,
00:39:29mais ça ne change rien
00:39:30à la gravité de l'acte
00:39:32au fait que ce soit
00:39:32un attentat terroriste, raciste.
00:39:34Ça ne change rien,
00:39:35on ne cherche pas à minimiser.
00:39:36C'est normal,
00:39:37ça fait partie des procédures.
00:39:38Si, quand il est examiné
00:39:40par les enquêteurs,
00:39:41on constate qu'il n'est pas
00:39:42dans son état normal.
00:39:42Il souffrirait de schizophrénie
00:39:45et il a été testé positif
00:39:47au cannabis et à la cocaïne.
00:39:48Ça n'enlèvera pas le qualificatif
00:39:49d'attentat terroriste.
00:39:50Que les choses soient claires,
00:39:51ça ne l'enlèvera pas.
00:39:53Dominique Sopo,
00:39:54cette parole claire,
00:39:56ces mots explicites
00:39:58employés par le ministre
00:39:59de l'Intérieur encore ce matin,
00:40:00ce week-end,
00:40:00par le président de la République,
00:40:02attentat terroriste et raciste,
00:40:07permettent-ils en réalité
00:40:08d'apaiser un peu
00:40:10l'émotion immense
00:40:14qui a saisi notre pays vendredi ?
00:40:16En tout cas,
00:40:17lorsque le président de la République
00:40:18s'est déplacé à Trappes,
00:40:19c'est sûr que sa place
00:40:20était là-bas.
00:40:21Puisque lorsqu'il y a
00:40:22un crime raciste,
00:40:23et ça n'est pas le premier,
00:40:25contrairement à ce qu'il a dit
00:40:26un peu rapidement quand même,
00:40:27on est quand même
00:40:28dans une séquence
00:40:28depuis trois ans
00:40:29où il y a un retour
00:40:30des crimes racistes
00:40:31dans notre pays.
00:40:32Il s'est repris
00:40:33quelques heures plus tard,
00:40:34très vite en réalité,
00:40:36vu l'indignation.
00:40:37Oui, et même des attentats
00:40:38à caractère raciste.
00:40:39On peut penser au meurtre
00:40:40d'Hichem Mirawi
00:40:41à Puget sur Argent
00:40:42il y a un an.
00:40:43C'était aussi un attentat
00:40:45à caractère terroriste
00:40:46et raciste.
00:40:47À la différence
00:40:47que le Parc national
00:40:48antiterroriste
00:40:49ne s'était pas saisi
00:40:50et là, ce n'est pas le cas.
00:40:51Alors, il se trouve
00:40:52qu'il y a quand même
00:40:53des points de concordance
00:40:54qui sont extrêmement importants
00:40:55dans la mesure où,
00:40:56là aussi d'ailleurs,
00:40:57à Puget sur Argent,
00:40:58les gens ont dit,
00:40:59puisque pour reprendre
00:41:00sur ce que vous disiez
00:41:01sur son état psychiatrique,
00:41:03des substances, etc.,
00:41:04ils disaient
00:41:04mais ce monsieur
00:41:05était sous
00:41:07à Puget sur Argent.
00:41:08Comme je dis souvent,
00:41:10vous savez,
00:41:11l'alcool a beaucoup
00:41:11d'effets secondaires
00:41:12mais ça ne rend pas raciste.
00:41:13On peut être schizophen
00:41:14dans l'espèce
00:41:15et raciste.
00:41:16Bien sûr, lui-même
00:41:18a dit
00:41:18qu'il voulait venger
00:41:19les commerçants
00:41:20du 17 octobre
00:41:21en s'en prenant
00:41:22à des Noirs
00:41:22ou à des Arabes.
00:41:23Donc la question
00:41:24de sa responsabilité pénale
00:41:25est une chose.
00:41:27Il sera étudié
00:41:27dans le cadre
00:41:28de la procédure classique
00:41:31altération
00:41:31ou abolition du discernement.
00:41:33Ceci étant,
00:41:34il faut bien voir
00:41:35qu'on est quand même
00:41:36sur une scène raciste
00:41:38avec un individu
00:41:39qui manifestement
00:41:40parce que c'est là
00:41:41où le sujet
00:41:41est-à-dire
00:41:42d'un certain point de vue
00:41:43on ne peut pas passer à côté
00:41:44c'est que ce monsieur
00:41:46reprend exactement
00:41:47le discours
00:41:48qu'on a entendu
00:41:49jusqu'à plus soif
00:41:50dans les jours
00:41:51qui ont précédé
00:41:52lorsque notamment
00:41:53l'extrême droite
00:41:54sur toute une série
00:41:55de plateaux
00:41:55a pu déverser
00:41:57ses analyses
00:41:58d'un cadrage raciste
00:41:59des pillages
00:42:00du 17 octobre.
00:42:01Monsieur Bardella,
00:42:02Monsieur Zemmour
00:42:02qui nous parlent
00:42:03de hordes de sauvages,
00:42:04de hordes de barbares
00:42:05maghrébins et africains,
00:42:06on voit bien
00:42:08que lorsqu'il y a
00:42:09des propos
00:42:10et quand on a
00:42:11un responsable politique
00:42:12on sait aussi
00:42:13quand on s'adresse
00:42:13au grand public
00:42:15qu'on s'adresse
00:42:15à des gens
00:42:16qui potentiellement
00:42:17sont fragiles.
00:42:17Donc il y a
00:42:18une responsabilité
00:42:18de la part.
00:42:19Tout cela,
00:42:19Amandine,
00:42:20a à l'évidence
00:42:21ce contexte-là,
00:42:22cette toile de fond-là
00:42:24a inévitablement guidé
00:42:27les mots
00:42:28du président de la République
00:42:30et encore ce matin
00:42:31ici même
00:42:31du ministre de l'Intérieur.
00:42:33On le sent ça.
00:42:34On sent qu'il y a
00:42:35chez eux
00:42:36une volonté
00:42:37en tout cas
00:42:37d'avoir des mots fermes
00:42:38et qu'il n'y ait pas
00:42:39d'ambiguïté
00:42:40sur le fait
00:42:40que c'est terroriste
00:42:42et c'est raciste.
00:42:43C'est-à-dire que l'État
00:42:44ne veut pas être accusé
00:42:45de minimiser
00:42:48ce drame.
00:42:49C'est une lecture
00:42:50que vous faites
00:42:50qui est celle
00:42:51de nombreuses personnalités
00:42:53de gauche
00:42:53à commencer par
00:42:53le maire de Trappes
00:42:54à l'Irabé
00:42:55qui s'est d'ailleurs
00:42:56rendu à Orléans
00:42:57pour manifester
00:42:58contre la venue
00:42:59de Marine Le Pen
00:43:00et contre le Rassemblement
00:43:01National en disant
00:43:02que ce parti
00:43:03a tisé le feu
00:43:05dans ses discours
00:43:06et qu'il contribuait
00:43:07à créer un climat
00:43:08terrible en France
00:43:09et il est vrai
00:43:10que cet attentat
00:43:11est survenu
00:43:13dans un contexte
00:43:14de grande éruptivité
00:43:15en France
00:43:16où on voit
00:43:16une grande radicalité
00:43:18des propos
00:43:18des deux côtés
00:43:19d'ailleurs
00:43:19de l'échiquier politique
00:43:20Rassemblement National
00:43:21comme France Insoumise
00:43:22et ça se ressent
00:43:24d'ailleurs aussi
00:43:25dans les intentions
00:43:25de vote des Français
00:43:26aujourd'hui
00:43:27radicalité
00:43:28avec les parties
00:43:29les plus extrêmes
00:43:30guillemets
00:43:30des deux côtés
00:43:31qui sont ceux
00:43:32qui tirent le répandre
00:43:33du jeu
00:43:33J'ai une question
00:43:34justement en écoutant
00:43:34ce que dit notamment
00:43:35Amandine
00:43:36et aussi Dominique Sopo
00:43:37Florent Gaterias
00:43:38vous qui êtes
00:43:38psychocriminologue
00:43:39est-ce que les personnes
00:43:40en tout cas une partie
00:43:41des gens
00:43:42atteints
00:43:43d'affection
00:43:45psychiatrique grave
00:43:46sont plus perméables
00:43:48que les autres
00:43:49notamment au discours de haine ?
00:43:51Un malade mental
00:43:52par définition
00:43:53est vulnérable
00:43:54à l'ambiance
00:43:56dans laquelle il vit
00:43:56nous sommes actuellement
00:43:57dans une situation
00:43:58socio-économique
00:44:00sociale
00:44:01de façon générale
00:44:02avec des radicalisations
00:44:04qui poussent
00:44:06à une angoisse extrême
00:44:08et un malade mental
00:44:10tel qu'il semblerait
00:44:12que ce soit le cas ici
00:44:13ne peut être que sensible
00:44:15à cette angoisse
00:44:17et l'avantage finalement
00:44:19c'est que certains discours
00:44:21lui permettent
00:44:22de trouver une solution
00:44:23à la résolution
00:44:24de cette angoisse
00:44:25cette solution
00:44:26c'est effectivement
00:44:28se débarrasser
00:44:29de ce qui pourrait être
00:44:30à l'origine
00:44:31de ce qu'il ressent
00:44:34et le passage à l'acte
00:44:36arrive à ce moment-là
00:44:37comme une façon
00:44:38pour lui
00:44:38de résoudre
00:44:40ce conflit interne
00:44:41mais effectivement
00:44:42influencé
00:44:42soit par des individus
00:44:45ce qui est toujours possible
00:44:46parce qu'on aperçoit
00:44:47dans les cas
00:44:48de terrorisme
00:44:49il y a toujours
00:44:51des forces derrière
00:44:53qui poussent à l'acte
00:44:55mais aussi
00:44:56tout simplement
00:44:57à l'atmosphère ambiante
00:44:58telle qu'elle est actuellement
00:44:59je rappelle que
00:45:00notamment un exemplaire
00:45:01du livre d'Hitler
00:45:02Mein Kampf
00:45:02a été retrouvé
00:45:03chez le suspect
00:45:04Dominique Sopo
00:45:05tout ce dont on parle
00:45:06là renforce finalement
00:45:07le message
00:45:07que vous souhaitez
00:45:09lancer
00:45:10adresser
00:45:11à l'échelle nationale
00:45:12ce soir
00:45:12à travers des rassemblements
00:45:13dont vous
00:45:14SOS Racisme
00:45:15mais d'autres organisations
00:45:16aussi êtes à l'initiative
00:45:17oui on fait un rassemblement
00:45:18ce soir
00:45:19place Stalingrad
00:45:20à Paris à 19h
00:45:21et dans toute une série
00:45:22de ville de France
00:45:22pour dire que
00:45:23en fait
00:45:24un crime raciste
00:45:25ça n'est jamais
00:45:26un fait divers
00:45:26il faut ne jamais
00:45:27le prendre comme
00:45:27un fait divers
00:45:28ça vient dire
00:45:28quelque chose
00:45:29de la société
00:45:29surtout lorsqu'on est
00:45:31dans une séquence
00:45:31de crimes
00:45:32maintenant depuis
00:45:32trois ans
00:45:34qui ont pu
00:45:35parfois créer
00:45:36des émotions
00:45:36extrêmement ponctuelles
00:45:37on se souvient
00:45:38après le meurtre
00:45:40d'Aboubakar Sissé
00:45:41qui avait eu aussi
00:45:42toute une série
00:45:43de rassemblements
00:45:43mais finalement
00:45:44ça n'a pas changé
00:45:45fondamentalement
00:45:46les conditions
00:45:46du débat public
00:45:47le débat public
00:45:48a continué
00:45:48à être pourri
00:45:50par toute une série
00:45:51de discours malveillants
00:45:52de stigmatisation
00:45:53on se souvient même
00:45:54qu'à l'époque
00:45:55d'ailleurs
00:45:55le ministre de l'Intérieur
00:45:57qui était différent
00:45:58c'est Bruno Retailleau
00:45:59ne s'était même pas
00:46:00déplacé
00:46:01dans une mosquée
00:46:02où le crime
00:46:03avait eu lieu
00:46:03alors qu'en tant que
00:46:04ministre de l'Intérieur
00:46:05il était aussi
00:46:06ministre des cultes
00:46:07et on voit bien
00:46:08qu'il y a eu aussi
00:46:09des défaillances
00:46:10dans le passé
00:46:10et que la fermeté
00:46:12elle est nécessaire
00:46:12de la part des pouvoirs
00:46:14publics
00:46:14de la part des organisations
00:46:15de la société civile
00:46:16et pour s'adresser aussi
00:46:18à l'opinion publique
00:46:19en disant attention
00:46:20parce que
00:46:20le racisme
00:46:25quand on lutte
00:46:26contre le racisme
00:46:26c'est pas juste
00:46:27parce que c'est désagréable
00:46:28à entendre
00:46:28encore que ce serait
00:46:29une raison suffisante
00:46:30c'est aussi parce qu'on sait
00:46:31très bien que si on laisse
00:46:32les discours se déployer
00:46:33que s'il y a des gens
00:46:34qui sont définis
00:46:36comme étant des dangers
00:46:37existentiels
00:46:37pour le pays
00:46:38et bien à la fin
00:46:39qu'est-ce qu'on fait
00:46:39face à un danger existentiel
00:46:41et bien il y a des gens
00:46:42qui se disent
00:46:42il faut les éliminer
00:46:43et c'est un peu
00:46:43ce qu'on a vécu
00:46:45malheureusement
00:46:45là à Trappes
00:46:46et depuis quelques années
00:46:47en France
00:46:48ça fait écho
00:46:48au titre de votre livre
00:46:49qui sort le 12 novembre
00:46:50le racisme tue toujours
00:46:51mettre ces débats
00:46:52on est d'accord
00:46:53en réalité
00:46:54et finalement
00:46:55nos échanges ici même
00:46:57et les paroles politiques
00:46:58depuis vendredi
00:46:59font écho à cela
00:46:59on est bien au-delà
00:47:01de l'affaire criminelle
00:47:01bien sûr
00:47:02vous savez
00:47:03moi
00:47:05après avoir appris
00:47:06ce qui s'est passé
00:47:07il y a eu
00:47:08la tristesse bien sûr
00:47:09la colère
00:47:10mais également la peur
00:47:11parce que je sais que
00:47:11si moi
00:47:12j'avais été à Trappes
00:47:13ce jour-là
00:47:15peut-être
00:47:16peut-être qu'il m'aurait tiré dessus
00:47:16peut-être que si ma mère
00:47:17avait été à Trappes
00:47:18peut-être qu'il lui aurait tiré dessus
00:47:19d'ailleurs sûrement
00:47:20parce que c'est ce qu'il cherchait à faire
00:47:21aujourd'hui en tant que personne noire
00:47:22moi j'ai peur
00:47:24et bien sûr
00:47:25que ce crime est raciste
00:47:26et bien sûr
00:47:27que ça ne vient pas de nulle part
00:47:28bien sûr que
00:47:29dès lors qu'on entend
00:47:29sur les plateaux télé
00:47:30parler de Trappistan
00:47:32parler de Trappes
00:47:33comme étant un territoire perdu
00:47:34de la République
00:47:35parler de Trappes
00:47:36comme étant
00:47:36c'est Jordan Bardella
00:47:37qui descend en 2022
00:47:38à un territoire
00:47:40pire que l'Afghanistan
00:47:41dans une République islamique
00:47:42pire que l'Afghanistan
00:47:43et bien en fait
00:47:44oui c'est vrai
00:47:44qu'à un moment
00:47:45peut-être qu'il y a des gens
00:47:46qui sont un peu plus faibles d'esprit
00:47:48qui vont aller
00:47:49prendre une arme
00:47:50pour essayer de faire le travail
00:47:51elle-même
00:47:51parce qu'on leur parle tout le temps
00:47:52du fait
00:47:52qu'elles vont être remplacées
00:47:53qu'elles vont être tuées
00:47:54qu'on va les attaquer
00:47:55on a
00:47:55et d'ailleurs la date
00:47:56n'est pas anodine non plus
00:47:57on a
00:47:58six jours après
00:47:59les événements du 17 octobre
00:48:00et la veille
00:48:01d'une nouvelle manifestation
00:48:02quelqu'un qui prend les armes
00:48:04parce qu'on lui a dit
00:48:04en réalité
00:48:05qu'il y avait des hordes
00:48:05de barbares islamisés
00:48:07maghrébins et africains
00:48:08qui allaient venir
00:48:09donc s'en prendre à lui
00:48:10donc oui bien sûr
00:48:11que ça arrivait
00:48:11c'est pour ça par ailleurs
00:48:12que moi
00:48:13je mets dans le débat public
00:48:14pourquoi pas
00:48:15on a déjà une instruction
00:48:16qui va être ouverte
00:48:17du chef
00:48:18d'association de malfaiteurs terroristes
00:48:19on sait
00:48:20qu'il y a eu
00:48:22notamment dans le cas
00:48:23de l'affaire Samuel Paty
00:48:24quelqu'un qui a été condamné
00:48:26sans avoir rencontré la personne
00:48:27et entre guillemets
00:48:28pour l'avoir chauffé à blanc
00:48:29et par ailleurs
00:48:29je me permets de lire
00:48:31une partie
00:48:32des réquisitions
00:48:34du ministère public
00:48:34avant de recréer
00:48:3512 ans
00:48:35tout simplement
00:48:37la force des mots
00:48:38cela fait des années
00:48:39qu'il en éprouve
00:48:39et en maîtrise les contours
00:48:40il joue avec le feu
00:48:41pendant 20 ans
00:48:42et le jour de l'incendie
00:48:43il explique à tous
00:48:44qu'il ignorait
00:48:45que le feu pouvait brûler
00:48:46alors ceux qui ont attisé les flammes
00:48:48moi j'ai bien envie
00:48:48qu'on leur demande des explications
00:48:49merci
00:48:50merci à tous les cinq
00:48:51d'avoir accepté
00:48:51l'invitation de BFM direct
00:48:52dans quelques instants
00:48:54on reviendra sur
00:48:57la venue
00:48:58le déplacement surprise
00:48:59peut-on dire
00:49:00d'Emmanuel Macron
00:49:01à la mi-journée
00:49:02à Marseille
00:49:03qui reste marqué
00:49:05par le déchaînement
00:49:06de violences
00:49:07du 17 octobre
00:49:08à tout de suite
00:49:09ce qu'il faut retenir
00:49:10de l'actualité
00:49:11à 11h30
00:49:11soyez les bienvenus
00:49:12si vous nous rejoignez
00:49:13c'est avec vous
00:49:13Julien Migoumuller
00:49:14et l'information
00:49:14à retenir
00:49:15notamment c'est qu'Emmanuel Macron
00:49:17se rend à Marseille
00:49:18déplacement sur le thème
00:49:20de la sécurité
00:49:21et de l'économie
00:49:22le chef de l'état
00:49:23va notamment se rendre
00:49:25à la mairie de Marseille
00:49:26qui avait été touchée
00:49:26souvenez-vous
00:49:27par les violences
00:49:28du 17 octobre dernier
00:49:29il va également rencontrer
00:49:31des commerçants
00:49:31victimes de pilleurs
00:49:33et de casseurs
00:49:33mais aussi les forces de l'ordre
00:49:35et les marins pompiers
00:49:36pour les remercier
00:49:36et nous suivrons cela
00:49:37en direct sur BFM TV
00:49:38naturellement
00:49:39la crise
00:49:39la mobilisation lycéenne
00:49:40au programme bien sûr
00:49:41d'une journée
00:49:42que les lycéens
00:49:42les étudiants et autres
00:49:43espèrent décives
00:49:44oui après un mois de contestation
00:49:46le gouvernement promet des réponses
00:49:47je cite très concrètes
00:49:48elles pourraient concerner
00:49:49parcours sup
00:49:51l'état des bâtiments
00:49:51ou encore le nombre de places
00:49:53à l'université
00:49:54le Premier ministre
00:49:55reçoit cet après-midi
00:49:56les organisations lycéennes
00:49:58et étudiantes
00:49:59et les conclusions
00:50:00seront rendues
00:50:01aux alentours de 17h30
00:50:02par les ministres
00:50:03de l'éducation nationale
00:50:04mais aussi
00:50:05de l'enseignement
00:50:05supérieur
00:50:06ce sera à suivre
00:50:07évidemment sur BFM TV
00:50:09dans l'actualité également
00:50:10c'est trois policiers
00:50:10jugés aujourd'hui
00:50:11à Paris
00:50:11pour homicide involontaire
00:50:12plus de six ans
00:50:13après la mort d'un livreur
00:50:14souvenez-vous
00:50:15son nom
00:50:15Cédric Chouvia
00:50:16qui a perdu la vie
00:50:17à Paris
00:50:17après un contrôle routier
00:50:19qui a dégénéré
00:50:20et la tenue de l'audience
00:50:21reste incertaine
00:50:22pourquoi ?
00:50:23parce que la défense
00:50:24demande un report
00:50:26du procès
00:50:27mais aussi parce que
00:50:27les avocats de la famille
00:50:29entendent plaider
00:50:30l'incompétence
00:50:31du tribunal
00:50:32ils estiment
00:50:32de nature criminelle
00:50:33et relèvent donc
00:50:34de la cour d'assises
00:50:35et puis les félicitations
00:50:36consécutives à la victoire
00:50:38relativement surprise
00:50:39de Lula au Brésil
00:50:40cette nuit
00:50:40et les félicitations
00:50:42pardon d'Emmanuel Macron
00:50:44qui appelle
00:50:44je cite
00:50:45regardez
00:50:45à travailler au service
00:50:46d'un monde de plus
00:50:47juste après sa réélection
00:50:48hier soir
00:50:49la tête du Brésil
00:50:50le candidat de gauche
00:50:50a été réélu
00:50:51avec un peu plus de
00:50:5251,8% des voix
00:50:54au terme
00:50:55d'une élection
00:50:56très incertaine
00:50:57et pour le moins
00:50:57compliquée
00:50:58parce que le vote
00:50:59hier a dû être rallongé
00:51:00de quelques heures
00:51:01parce qu'il y a
00:51:01beaucoup de votants
00:51:02qui ne pouvaient pas
00:51:03se rendre aux urnes
00:51:04parce qu'il y avait
00:51:05des problèmes
00:51:05de transport public
00:51:07son rival
00:51:08d'extrême droite
00:51:08Flavio Bolsonaro
00:51:09le fils de l'ancien président
00:51:10a fait savoir
00:51:11qu'il allait tout simplement
00:51:12réclamer l'annulation
00:51:14de cette élection
00:51:15merci beaucoup
00:51:15Julien Emmanuel Macron
00:51:16qui s'est dit
00:51:17site Lula
00:51:17et qui se rend donc
00:51:18à Marseille
00:51:19Marseille encore
00:51:21très marquée
00:51:22par le déchaînement
00:51:23de violences
00:51:23du 17 et 18 octobre
00:51:25Anne Boisys
00:51:26vous êtes à Marseille
00:51:26justement pour BFM TV
00:51:27rebonjour Anne
00:51:28est-ce que les commerçants
00:51:29notamment
00:51:29attendent quelque chose
00:51:31de ce déplacement
00:51:32surprise du chef de l'État
00:51:36et bien écoutez
00:51:36on va demander
00:51:37directement à Magali
00:51:38bonjour Magali
00:51:39vous êtes gérante
00:51:40d'une boutique
00:51:41qui vend des chaussures
00:51:42vous avez été touchée
00:51:44justement par les violences
00:51:45du 17 octobre
00:51:46on a appris la venue
00:51:47d'Emmanuel Macron
00:51:48ce matin
00:51:49il devrait venir
00:51:50à la rencontre
00:51:51des commerçants
00:51:51vous justement
00:51:52qu'est-ce que vous attendez
00:51:53de sa part ?
00:51:54c'est la deuxième fois
00:51:55en trois ans
00:51:56que nous nous faisons
00:51:57piller, saccager
00:51:58que nous avons été
00:51:59agressés samedi dernier
00:52:00mon père s'est interposé
00:52:02il a été bousculé
00:52:03il a été piétiné
00:52:05nous sommes actuellement
00:52:06en recours contre l'État
00:52:08pour une procédure
00:52:09de 2023
00:52:11dans laquelle
00:52:11l'État avait reconnu
00:52:13publiquement
00:52:13ses responsabilités
00:52:14Bruno Le Maire était venu
00:52:15directement nous voir
00:52:16en reconnaissant
00:52:17la défaillance de l'État
00:52:19dans les faits concrets
00:52:20il n'en est rien
00:52:21nous ne sommes pas
00:52:21indemnisés à hauteur
00:52:22des préjudices
00:52:22cette fois-ci
00:52:23qu'est-ce qu'on va devenir ?
00:52:27quand on entend
00:52:28le ministre de l'Intérieur
00:52:29le Premier ministre
00:52:30qui reconnaisse
00:52:31effectivement
00:52:31les défaillances sécuritaires
00:52:32sur cette journée
00:52:33du 17 octobre
00:52:34je veux bien
00:52:35maintenant
00:52:35nous demandons
00:52:36à Emmanuel Macron
00:52:37de prendre réellement
00:52:38ses responsabilités
00:52:39de nous indemniser
00:52:40non seulement
00:52:40à la hauteur
00:52:41des préjudices
00:52:42mais aussi
00:52:43de rendre un centre-ville
00:52:45sécurisé
00:52:46de nous permettre
00:52:48de pouvoir faire
00:52:48notre travail
00:52:49dans de bonnes conditions
00:52:50nous sommes détruits
00:52:52financièrement
00:52:52nous sommes détruits
00:52:53moralement
00:52:54et nous ne voyons
00:52:55pas vraiment
00:52:56d'avenir très serein
00:52:57dans notre métier
00:52:58merci beaucoup Magali
00:52:59donc vous l'avez entendu
00:53:00beaucoup d'attentes
00:53:01de la part des commerçants
00:53:02justement de cette venue
00:53:03du président de la République
00:53:04il y en a qui nous disent
00:53:06que ça intervient
00:53:07trop tard justement
00:53:08c'est en tout cas
00:53:09ce que nous a expliqué
00:53:10la présidente
00:53:11de l'association des commerçants
00:53:12du centre-ville de Marseille
00:53:14merci beaucoup
00:53:15merci Anne Boisil
00:53:16en direct de Marseille
00:53:17visite présidentielle
00:53:18à suivre en direct
00:53:19sur BFM TV
00:53:20Loïc Besson
00:53:20c'était pas prévu
00:53:21non c'était un déplacement
00:53:22surprise en effet
00:53:23qui n'était pas
00:53:23à l'agenda
00:53:24du chef de l'État
00:53:25aussi pour marquer le coup
00:53:27ça donne un côté événementiel
00:53:29bien sûr à cette visite
00:53:30qui est très attendue
00:53:30ça montre l'importance
00:53:32accordée à Marseille
00:53:33aux commerçants
00:53:34aux forces de l'ordre aussi
00:53:35que va rencontrer
00:53:36Emmanuel Macron
00:53:36pour les saluer
00:53:38les féliciter aussi
00:53:39d'avoir réussi
00:53:40à maintenir l'ordre
00:53:41en tout cas ce week-end
00:53:42davantage que le week-end
00:53:44précédent
00:53:44Emmanuel Macron
00:53:45qui va aussi aller
00:53:45à la mairie
00:53:46qui avait été ravagé
00:53:48par des casseurs
00:53:49ces images du buste
00:53:50de mariage
00:53:50Marianne à terre
00:53:52qui avait beaucoup marqué
00:53:53déplacement aussi surprise
00:53:55nous fait-on comprendre
00:53:57tout simplement
00:53:57pour des raisons de sécurité
00:53:58toujours
00:53:59au vu du climat ambiant
00:54:01et parce que ça demande
00:54:02à mobiliser des forces
00:54:03de l'ordre
00:54:04il ne faudrait pas
00:54:04en mobiliser plus encore
00:54:06qu'il n'en faut
00:54:07Bonjour Philippe Ballard
00:54:08merci à nous
00:54:08vous êtes député
00:54:09Rassemblement National
00:54:10de l'Oise
00:54:11bienvenue en face de vous
00:54:12Pierre Mounsoulias
00:54:12bienvenue
00:54:13également vous êtes
00:54:14sénateur communiste
00:54:15des Hauts-de-Seine
00:54:16à vos côtés
00:54:16Véronique Fèvre
00:54:17bonjour
00:54:17Véronique
00:54:18chef du service éducation
00:54:19de BFM TV
00:54:20avec nous également
00:54:21Rudy Mana
00:54:21bonjour
00:54:22en direct de Marseille
00:54:22tiens juste
00:54:23délégué national
00:54:24l'UNSA Police
00:54:24Qu'attendez-vous
00:54:25de cette visite présidentielle
00:54:26à Marseille
00:54:27tout à l'heure ?
00:54:29Écoutez
00:54:29moi j'espère
00:54:30qu'il semblerait
00:54:31qu'il aille voir
00:54:31les commerçants
00:54:32qui sont dans une détresse absolue
00:54:34c'est très bien aussi
00:54:36qu'il aille voir
00:54:36les forces de l'ordre
00:54:37qui sont elles aussi
00:54:38en difficulté
00:54:39depuis quand même
00:54:40maintenant plus de 4 semaines
00:54:41avec beaucoup
00:54:42de policiers blessés
00:54:43beaucoup d'événements
00:54:44qui ont fait
00:54:45qu'on a été rappelés
00:54:46qu'on n'a pas eu de congé
00:54:47qu'on n'a pas eu
00:54:47on est revenu sur nos repos
00:54:48donc je pense
00:54:49que c'est important de venir
00:54:50on va voir ce qui va sortir
00:54:52de ces rencontres-là
00:54:53mais je pense que
00:54:54quand même aujourd'hui
00:54:55les commerçants
00:54:56et les forces de l'ordre
00:54:56c'est un peu de suspense
00:54:57en l'occurrence
00:54:58j'ai l'impression
00:54:58non sur les propos
00:55:00à venir du chef de l'État
00:55:01destination notamment
00:55:01des forces de l'ordre
00:55:03soutien
00:55:03réaffirmation du soutien
00:55:06mais bon
00:55:06est-ce que précisément
00:55:08cela
00:55:09c'est ce que vous attendez
00:55:10aujourd'hui
00:55:10dans l'état actuel
00:55:11ah non mais vous savez
00:55:12les mots c'est une chose
00:55:14mais les actes
00:55:15c'est bien autre chose
00:55:15vous savez qu'il y a
00:55:17un mois et demi
00:55:18ou deux mois
00:55:18les policiers
00:55:18on était assez mécontents aussi
00:55:20on réclamait beaucoup plus
00:55:21de moyens
00:55:22on réclamait
00:55:25des avancées aussi
00:55:26financières
00:55:27pour notre corporation
00:55:27peut-être que
00:55:28c'est le moment aussi
00:55:29pour Emmanuel Macron
00:55:30de donner un signe
00:55:31important aux policiers
00:55:32de manière à faire comprendre
00:55:34que l'État
00:55:34soutient sa police
00:55:35soutient clairement sa police
00:55:37et va dans le sens
00:55:38de toutes ces forces de l'ordre
00:55:39parce que je crois
00:55:40qu'aujourd'hui
00:55:40s'il y a bien une corporation
00:55:42dont l'État a besoin
00:55:43c'est bien toutes les forces
00:55:44de l'ordre
00:55:44qui permet
00:55:46que cette dernière
00:55:47digue républicaine
00:55:48reste encore debout
00:55:50parce que franchement
00:55:51elle a des fuites partout
00:55:51mais si elle le tient
00:55:52encore aujourd'hui
00:55:53c'est grâce à ces forces
00:55:55de l'ordre
00:55:55qui sont là tous les jours
00:55:56et notamment les samedis
00:55:58pour faire face
00:55:59à des émeutiers
00:56:00des casseurs
00:56:00des pilleurs
00:56:01des gens qui veulent
00:56:01sauver le chaos en France
00:56:03Philippe Ballard
00:56:04Pierre-Roujoulias
00:56:04Emmanuel Macron
00:56:05attendu dans les prochaines heures
00:56:06à Marseille
00:56:08au lendemain
00:56:09d'un week-end
00:56:11un nouveau week-end
00:56:11de mobilisation
00:56:13très suivi
00:56:14une fois encore
00:56:16avec beaucoup
00:56:16beaucoup
00:56:17beaucoup moins
00:56:18d'incidents
00:56:18de violences
00:56:19en marge
00:56:19de ces rassemblements
00:56:21que le week-end
00:56:23précédent
00:56:23l'État
00:56:24vous semble avoir
00:56:25pris conscience
00:56:26à la fois de la nature
00:56:28et de l'ampleur
00:56:28de la menace
00:56:30parfois qui pèse
00:56:30encore une fois
00:56:31en parallèle
00:56:31de ces manifestations
00:56:33Moi j'espère
00:56:34qu'Emmanuel Macron
00:56:35va faire preuve
00:56:36d'empathie
00:56:37parce que c'est le mot
00:56:38qu'il avait employé
00:56:39lorsque les policiers
00:56:40les gendarmes
00:56:41étaient soumis
00:56:43mais
00:56:43à des actes
00:56:45quasiment barbares
00:56:46de ceux qu'ils avaient
00:56:46face à eux
00:56:47ça a été très mal vécu
00:56:49par les forces de l'ordre
00:56:50à juste titre
00:56:51j'espère qu'il fera preuve
00:56:52d'empathie aussi
00:56:52pour les commerçants
00:56:53parce que le témoignage
00:56:54qu'on a écouté
00:56:55tout à l'heure
00:56:56il y a quelques instants
00:56:58la personne
00:56:59a vu son magasin
00:57:00pillé
00:57:01deux fois
00:57:01en trois ans
00:57:03elle a tout perdu
00:57:05voilà le résultat
00:57:05d'Emmanuel Macron
00:57:06qui doit
00:57:07ça a été rappelé
00:57:07il y a quelques instants
00:57:08il va à Marseille
00:57:09c'est annoncé
00:57:10au dernier moment
00:57:10par mesure de sécurité
00:57:12enfin le bilan
00:57:13de 9 ans
00:57:13c'est la faute d'Emmanuel Macron
00:57:14si des pilleurs
00:57:16ont
00:57:17l'idée à de reprise
00:57:18la boutique de cette commerçante
00:57:19ça fait 9 ans et demi
00:57:20si vous voulez
00:57:20quand on voit le bilan
00:57:21d'un point de vue
00:57:23financier, économique
00:57:23c'est catastrophique
00:57:25d'un point de vue
00:57:26sécuritaire
00:57:27c'est catastrophique
00:57:28et d'un point de vue
00:57:29immigration
00:57:29son bilan est
00:57:30catastrophique
00:57:31donc vous mettez tout ça
00:57:32bout à bout
00:57:33oui Emmanuel Macron
00:57:34est en grande partie
00:57:35responsable de ce qui arrive
00:57:36maintenant
00:57:36Pierre Ouzoulias
00:57:37vous êtes
00:57:37dans quel état d'esprit
00:57:40parce qu'on a vécu
00:57:41on a tellement été saisi
00:57:43de peur
00:57:45entre autres
00:57:46et de colère
00:57:47naturellement
00:57:47après ce qui s'est passé
00:57:48le 17 et 18 octobre
00:57:49que là après ce week-end
00:57:50on se dit
00:57:52oui
00:57:53moi ce qui m'a choqué
00:57:54le plus
00:57:55dans les réactions
00:57:56du président de la république
00:57:57c'est son défasage
00:57:58total
00:57:59par rapport
00:58:00à ce que vit le pays
00:58:02il est parti
00:58:03en péninsule arabique
00:58:04pour aller chercher
00:58:05du fioul
00:58:06au moment de
00:58:07la crise
00:58:08sur l'affaire de Trappes
00:58:10moi je l'ai dit
00:58:11sa réaction
00:58:12était
00:58:13totalement
00:58:14hors de propos
00:58:15il l'a compris lui-même
00:58:16au vu de la polémique
00:58:17en se reprenant
00:58:18par écrit
00:58:18c'est ça
00:58:19c'est ce que je dis
00:58:19il est en rattrapage
00:58:21permanent
00:58:21en rattrapage permanent
00:58:22et sur les lycéens
00:58:24ils découvrent
00:58:25presque un mois
00:58:26après le
00:58:27après le
00:58:28le mouvement
00:58:28que
00:58:29leurs demandes
00:58:30sont légitimes
00:58:30elles sont pas seulement
00:58:31françaises d'ailleurs
00:58:32elles sont pas seulement
00:58:33françaises
00:58:33je vois qu'aujourd'hui
00:58:34il y a une révolte
00:58:36de la jeunesse
00:58:37qui est européenne
00:58:38voire mondiale
00:58:39voire mondiale
00:58:40regardez ce qui se passe
00:58:41en Inde
00:58:41donc on a le sentiment
00:58:42d'un président
00:58:43qui en 10 ans
00:58:44n'a toujours pas compris
00:58:46ce que c'était
00:58:46c'est que la France
00:58:46n'a toujours pas compris
00:58:47qu'il y a dans la population
00:58:49une demande très forte
00:58:51d'égalité des droits
00:58:53et de services publics
00:58:55les gens veulent
00:58:56le renforcement
00:58:57de tous les services
00:58:59complis
00:58:59et y compris la police
00:59:00y compris la police républicaine
00:59:02bien évidemment
00:59:03qu'on a le droit
00:59:04à avoir une sûreté
00:59:07qui est assurée
00:59:08par une police républicaine
00:59:09avec évidemment
00:59:10deux jambes
00:59:11celle du pays
00:59:12aujourd'hui
00:59:13entre sécurité
00:59:14et liberté
00:59:15celle en l'occurrence
00:59:16de manifester
00:59:17sur la sécurité
00:59:17écoutons ce que disait
00:59:18ici même
00:59:18Laurent Nunez
00:59:19ministre de l'Intérieur
00:59:20ce matin
00:59:20sur ce qui se profile
00:59:23Est-ce que vous redoutez
00:59:25des débordements ?
00:59:26Est-ce que vous allez
00:59:27devoir mettre en place ?
00:59:28Clairement
00:59:29mais clairement
00:59:29oui
00:59:30clairement oui
00:59:31on ne va pas dire
00:59:32vous savez
00:59:32l'action de police
00:59:33c'est de Jean-Amoury
00:59:33c'est pas j'appuie sur un bouton
00:59:34et je fais disparaître
00:59:35des personnes
00:59:36qui appellent
00:59:37à des messages
00:59:38de violence
00:59:38d'insurrection
00:59:39qui n'hésitent pas
00:59:40à dire qu'ils lancent
00:59:41la révolte
00:59:42non oui
00:59:43clairement oui
00:59:43et puis la soirée
00:59:44oui
00:59:44et puis la soirée d'Halloween
00:59:46traditionnellement
00:59:46qui est toujours un peu animée
00:59:48j'ouvre les guillemets
00:59:48c'est un euphémisme
00:59:49oui on s'attend
00:59:50à ce que ce soit
00:59:50à nouveau compliqué
00:59:51que ce soit de nouveau
00:59:52une grosse journée
00:59:53de mobilisation
00:59:54ça c'est pour la sécurité
00:59:56concernant les revendications
00:59:59des lycéens notamment
00:59:59des étudiants
01:00:01Véronique
01:00:01nouveau rendez-vous
01:00:02peut-être une journée décisive
01:00:03on le dit souvent
01:00:04donc il faut se méfier
01:00:05néanmoins
01:00:06là
01:00:06c'est le premier ministre
01:00:08qui est à la manœuvre
01:00:08aujourd'hui
01:00:09oui et puis
01:00:09le gouvernement
01:00:11va présenter
01:00:12des mesures
01:00:13qu'il prépare
01:00:14depuis de longues semaines
01:00:15puisqu'on se souvient
01:00:16qu'il y avait eu
01:00:16une plateforme
01:00:17de concertation
01:00:18où les élèves
01:00:20étaient censés
01:00:21demander
01:00:23déposer
01:00:24leurs demandes
01:00:26montrer
01:00:27quelles étaient
01:00:27les priorités
01:00:28et depuis
01:00:29le gouvernement
01:00:29travaille
01:00:30sur ces mesures
01:00:31donc on nous annonce
01:00:33des mesures
01:00:34concrètes
01:00:36pourquoi pas
01:00:37sur le nombre
01:00:37d'élèves par classe
01:00:38en jouant peut-être
01:00:39sur les suppressions
01:00:40de postes
01:00:41les questions
01:00:42très importantes
01:00:43sont celles
01:00:44du bâti scolaire
01:00:45avec peut-être
01:00:46une enveloppe
01:00:47très importante
01:00:47nous dit-on
01:00:49une revalorisation
01:00:50des professeurs
01:00:51pourquoi pas
01:00:51parce qu'on sait aussi
01:00:52que les syndicats
01:00:53enseignants
01:00:53sont reçus en visio
01:00:54par le cabinet
01:00:55du ministre
01:00:56de l'éducation
01:00:57au même moment
01:00:58que les lycéens
01:00:58à Patignon
01:00:59mais surtout
01:01:02surtout
01:01:02le totem
01:01:03c'est devenu
01:01:03Parcoursup
01:01:04Parcoursup
01:01:05l'accès à l'enseignement
01:01:07à l'enseignement
01:01:08supérieur
01:01:08le nombre de places
01:01:09avec deux organisations
01:01:11lycéennes sur trois
01:01:12qui demandent tout de même
01:01:13une abrogation
01:01:14une abrogation
01:01:15qui apparaît
01:01:16les présidents
01:01:16de l'université
01:01:17disent ce week-end
01:01:18attention
01:01:18il n'y a pas de baguette magique
01:01:19c'est pas la suppression
01:01:20de Parcoursup
01:01:21qui changerait tout
01:01:22techniquement
01:01:22c'est impossible
01:01:24vraiment
01:01:24ce serait une catastrophe
01:01:25pour les lycéens
01:01:27et le gouvernement
01:01:28devrait en répondre en juillet
01:01:29donc la marge de manœuvre
01:01:30est extrêmement étroite
01:01:31il y aura sans doute
01:01:32des mesures
01:01:32sur la transparence
01:01:34il y a d'énormes demandes
01:01:35sur la fin
01:01:37d'une anonymisation
01:01:39pardon
01:01:40pas la fin
01:01:41au contraire
01:01:41d'une anonymisation
01:01:43des lycées d'origine
01:01:45Philippe Ballard
01:01:46Pierre Ouzouliès
01:01:48je précise juste
01:01:49qu'à l'instant
01:01:50une source au gouvernement
01:01:51me dit
01:01:52que ça va être
01:01:53des grosses annonces
01:01:54cet après-midi
01:01:55c'est pas pour vous faire
01:01:55un teasing gratuitement
01:01:56mais en effet
01:01:57dans les réponses
01:01:57aux lycéens
01:01:58ce qui va être annoncé
01:01:59en fin d'après-midi
01:02:00par le ministre
01:02:01de l'Education nationale
01:02:02notamment
01:02:02Edouard Geffray
01:02:03ça sera de grosses annonces
01:02:04me dit-on
01:02:05au gouvernement
01:02:05pas des pansements
01:02:06même sans en connaître
01:02:08encore le contenu
01:02:08mais rendez-vous sur BFM TV
01:02:10en fin d'après-midi
01:02:10naturellement
01:02:11pour découvrir
01:02:12ces grosses annonces
01:02:13on peut encore annoncer
01:02:14des choses dans ce pays
01:02:15c'est quand même
01:02:16finalement
01:02:16la première pré-nouvelle
01:02:19du jour
01:02:20non mais je le dis
01:02:21avec un sourire
01:02:22néanmoins
01:02:22on est 1 à 6 mois
01:02:23de la présidentielle
01:02:232 dans une assemblée
01:02:24qui est incapable
01:02:25de se mettre d'accord
01:02:25mais peut-être
01:02:26il y a-t-il encore
01:02:27moyen d'apporter
01:02:28quelques améliorations
01:02:29dans quelques secteurs
01:02:31du pays
01:02:31aux difficultés
01:02:32que rencontrent
01:02:33certaines catégories
01:02:33de français
01:02:34je ne sais pas
01:02:34si on reste
01:02:35dans l'éducation nationale
01:02:36bon parcours sup
01:02:37oui
01:02:37il suffit d'écouter
01:02:39les élèves et les parents
01:02:40des fois
01:02:40qui sont à côté
01:02:41de leurs enfants
01:02:42ils s'arrachent
01:02:43les cheveux
01:02:44oui sans doute
01:02:44et ça a été évoqué
01:02:45lors du discours
01:02:47de Jordan Bardella
01:02:48et Marine Le Pen
01:02:50hier à Orléans
01:02:51matière à réformer
01:02:51les profs qui sont absents
01:02:52pas remplacés
01:02:53oui effectivement
01:02:54ça s'entend
01:02:55très très bien
01:02:56après tout ce qui concerne
01:02:57on sort des lycées
01:02:58mais l'université
01:02:59parce que le parcours sûr
01:03:00ça mène à l'université
01:03:01attention
01:03:02nous on est pour
01:03:03renforcer tout ce qui est
01:03:04apprentissage
01:03:05et formation professionnelle
01:03:06parce que
01:03:06à vouloir emmener
01:03:0780% d'une classe d'âge
01:03:09au bac
01:03:10mais on ment aux jeunes
01:03:11c'est pas beau
01:03:11de mentir aux jeunes
01:03:12moi j'écoutais
01:03:13il y a deux jours
01:03:14une doctorante
01:03:17en sociologie
01:03:18bac plus 5
01:03:19et elle disait
01:03:20moi je vais aller manifester
01:03:21la samedi dernier
01:03:22parce que j'ai quasiment
01:03:23et ça peut se comprendre
01:03:24la haine
01:03:25j'ai fait bac plus 5
01:03:26et maintenant
01:03:26je vends des hamburgers
01:03:28chez McDonald's
01:03:29voilà
01:03:29donc on peut pas
01:03:31raconter des carabistoux
01:03:32comme on dit
01:03:33aux étudiants
01:03:34là quand j'entends
01:03:35il faut 250 000 places
01:03:36dans les facultés
01:03:37mais pour faire quoi
01:03:38à la fin ?
01:03:39non il faut renforcer
01:03:41apprentissage
01:03:42formation professionnelle
01:03:43là où il y a des débouchés
01:03:44et où l'économie
01:03:45a besoin de bras
01:03:46il y a un tas de secteurs
01:03:48sans parler que de l'artisanat
01:03:50où on a besoin
01:03:51de gens qui travaillent
01:03:52et il y a
01:03:52de la demande
01:03:53Loïc
01:03:54information à l'instant
01:03:56qu'on peut vous donner
01:03:56sur BFM TV
01:03:57concernant ces annonces
01:03:59qu'on nous dit
01:04:00grosses et importantes
01:04:01cet après-midi
01:04:02il y aura des annonces
01:04:02sur Parcoursup
01:04:04ça le chef de l'État
01:04:05l'avait déjà sous-entendu
01:04:07il y aura des annonces
01:04:09sur le fameux bâti scolaire
01:04:10c'est-à-dire
01:04:11les établissements
01:04:12les lycées
01:04:13qui sont à la charge
01:04:14des régions
01:04:14mais peut-être
01:04:15l'État pourrait apporter
01:04:17un soutien
01:04:18une enveloppe supplémentaire
01:04:20à destination
01:04:20directement des lycées
01:04:22et puis il sera question
01:04:24des classes
01:04:24à l'université
01:04:25avec davantage de place
01:04:27dans certaines universités
01:04:29on sait que c'est un gros sujet
01:04:30pour les lycéens
01:04:32que le gouvernement
01:04:33donc a entendu
01:04:34et sur lequel
01:04:35il entend répondre
01:04:36cet après-midi
01:04:37Attention aux annonces
01:04:38quand même
01:04:38je ne vais pas déchauffer
01:04:39tout le monde
01:04:40mais sauf à heure de ma part
01:04:42vous êtes parlementaire
01:04:43l'un et l'autre
01:04:43député et sénateur
01:04:44le Parlement
01:04:46va sans doute
01:04:47avoir à se prononcer
01:04:48une fois que des annonces
01:04:49présidentielles
01:04:50ministérielles
01:04:50seront faites
01:04:52il faut acter
01:04:53cela
01:04:54ensuite
01:04:54au Parlement
01:04:56à l'Assemblée
01:04:56et au Sénat
01:04:57non ?
01:04:57Oui oui
01:04:58alors sur
01:04:58Parcoursup
01:04:59bon c'est le
01:05:00bouc émissaire du moment
01:05:01mais si on supprime
01:05:03Parcoursup
01:05:03ça ne résoudra pas
01:05:04malheureusement
01:05:05le problème
01:05:06de l'accès des lycéens
01:05:08pas à l'université
01:05:09à l'enseignement supérieur
01:05:10parce qu'il peut y avoir
01:05:11plusieurs voies
01:05:13depuis 2018
01:05:14depuis 2018
01:05:15j'ai dit que
01:05:17Parcoursup
01:05:18tel qu'il avait été conçu
01:05:19dans la loi
01:05:19est un système discriminatoire
01:05:22depuis 2018
01:05:24le défenseur des droits
01:05:25l'a dit
01:05:25le conseil constitutionnel
01:05:27l'a dit
01:05:28alors comment
01:05:28qu'est-ce qu'on peut faire
01:05:29sur Parcoursup
01:05:29concrètement
01:05:30il n'y aura pas
01:05:31sans doute pas
01:05:32d'abrogation
01:05:32de suppression
01:05:33de Parcoursup
01:05:33une grosse annonce
01:05:34sur Parcoursup
01:05:35je m'adresse aussi
01:05:36à Véronique
01:05:36naturellement
01:05:37la spécialiste en la matière
01:05:38ce serait quoi
01:05:39on peut imaginer quoi
01:05:40à quelques heures
01:05:40de l'annonce
01:05:41on ne peut rien faire
01:05:42sans changer la loi
01:05:43c'est bien le problème
01:05:44et dans la loi
01:05:45il y a une disposition
01:05:46qui fait que
01:05:47vous et moi
01:05:48quand l'administration
01:05:50traite de notre dossier
01:05:51on a la possibilité
01:05:52de savoir comment
01:05:53elle l'a fait
01:05:54pas le lycéen
01:05:55le lycéen
01:05:57son dossier de candidature
01:05:58est mouliné
01:05:59par ce qu'on appelle
01:06:00les algorithmes locaux
01:06:01et il n'y a aucune transparence
01:06:02et ça
01:06:03depuis le départ
01:06:042018
01:06:04ça a été considéré
01:06:05comme quelque chose
01:06:06de totalement discriminatoire
01:06:08donc changer ça
01:06:09c'est changer la loi
01:06:09ça veut dire
01:06:10il faudrait changer
01:06:12le secret des délibérations
01:06:14non pas le secret
01:06:15des délibérations
01:06:16le fait que
01:06:17la loi Or
01:06:18celle qui organise
01:06:19Parcoursup
01:06:20organise un système
01:06:21dérogatoire
01:06:23à l'instruction
01:06:25des dossiers
01:06:25est-ce que
01:06:26sur ces sujets-là
01:06:28notamment
01:06:28vous avez l'intuition
01:06:29le sentiment
01:06:30qu'au sein de l'Assemblée
01:06:31notamment
01:06:31Philippe Ballard
01:06:32puisque vous êtes député
01:06:33Rassemblement National
01:06:34il y a moyen
01:06:35de trouver
01:06:36un accord
01:06:37de faire entendre
01:06:39les
01:06:41les désaccords
01:06:41faire s'éteindre
01:06:43les désaccords
01:06:43il y a une solution
01:06:45Oui mais il y a quand même
01:06:46un problème de fond
01:06:46c'est qu'en France
01:06:47on consacre à peu près
01:06:487% du PIB
01:06:50à l'enseignement
01:06:51et qu'est-ce qu'ils font
01:06:52de cet argent
01:06:53quand on voit le résultat
01:06:55quand on voit
01:06:55ces lycéens dans la rue
01:06:56quand on voit
01:06:57les étudiants
01:06:58qui embrayent
01:06:59et on a un sentiment
01:07:00que personne en fait
01:07:01est responsable
01:07:02parce que
01:07:02pourquoi les lycées
01:07:03sont gérés par les régions
01:07:04pourquoi les départements
01:07:05gèrent les collèges
01:07:06et pourquoi les municipalités
01:07:08gèrent le primaire
01:07:10et tout le parascolaire
01:07:11enfin c'est à l'image
01:07:12de la France
01:07:13c'est un millefeuille
01:07:13et dans le contre-budget
01:07:15qu'on a présenté
01:07:15oui il faut mettre fin
01:07:16à ce millefeuille
01:07:17on ne sait même plus
01:07:18qui est responsable
01:07:18de quoi
01:07:19en fait
01:07:21ce qu'on enseigne
01:07:21aux enfants
01:07:23c'est décidé
01:07:23à Paris
01:07:24au ministère
01:07:24de l'éducation nationale
01:07:25très bien
01:07:26mais après
01:07:28le lycée
01:07:28c'est la région
01:07:29le département
01:07:30c'est le collège
01:07:31etc.
01:07:327% du PIB
01:07:33qui va dans l'éducation nationale
01:07:35quand on voit le résultat
01:07:36mais que font-ils
01:07:37de l'argent ?
01:07:38Merci à tous les 4
01:07:39on va retrouver
01:07:40Milan Argenas
01:07:41qui est à Marseille
01:07:41pour BFM TV
01:07:42Marseille est attendu
01:07:43le président de la République
01:07:45d'ici très peu de temps
01:07:47avant midi
01:07:47aux alentours de midi
01:07:48a priori
01:07:50absolument François
01:07:51je suis juste devant
01:07:52l'hôtel de ville
01:07:52de Marseille
01:07:53justement
01:07:54où le chef de l'Etat
01:07:54doit arriver
01:07:55d'une minute à l'autre
01:07:56Emmanuel Macron
01:07:57qui a décidé
01:07:58de cette visite
01:07:59surprise à Marseille
01:08:00elle a été annoncée
01:08:01ce matin par l'Elysée
01:08:02le chef de l'Etat
01:08:03qui va donc débuter
01:08:04cette visite
01:08:05dans l'hôtel de ville
01:08:07on le sait
01:08:07ce déplacement
01:08:08fait suite
01:08:09aux émeutes
01:08:10aux violences
01:08:11qui ont eu lieu
01:08:12le 17 octobre
01:08:12justement à Marseille
01:08:14dans cet hôtel de ville
01:08:15Emmanuel Macron
01:08:16sera accueilli
01:08:17notamment par
01:08:17des policiers municipaux
01:08:19et des marins pompiers
01:08:20par le maire de la ville
01:08:21également
01:08:21Benoît Payan
01:08:22qui lui fera constater
01:08:23les dégâts
01:08:24qui ont eu lieu
01:08:25dans cette mairie de Marseille
01:08:26on le rappelle
01:08:27dans cette salle
01:08:27où un buste de mariade
01:08:29notamment avait été
01:08:30renversé
01:08:31il y a également
01:08:31des tags
01:08:32j'ai pu rentrer
01:08:33tout à l'heure
01:08:34dans cette mairie
01:08:34pour BFM TV
01:08:36où on voit encore
01:08:36les dégâts
01:08:37justement de ce
01:08:38samedi 17 octobre
01:08:40le chef de l'Etat
01:08:40Emmanuel Macron
01:08:41qui va également
01:08:42poursuivre cette visite
01:08:44en rendant visite
01:08:45justement
01:08:46auprès de
01:08:47commerçants
01:08:47qui va rendre visite
01:08:48pardon
01:08:48à des commerçants
01:08:49qui ont été victimes
01:08:50de dégâts
01:08:51lors du 17 octobre
01:08:52Emmanuel Macron
01:08:53qui va également
01:08:55rendre visite
01:08:55à des forces de l'ordre
01:08:56pour lui témoigner
01:08:58de son soutien
01:08:59voilà
01:08:59le programme
01:09:00du chef de l'Etat
01:09:01qui doit donc arriver
01:09:02d'une minute à l'autre
01:09:02ici à Marseille
01:09:03et c'est à suivre en direct
01:09:05dans Midi et BFM
01:09:06que vous retrouvez
01:09:06dans quelques instants
01:09:07merci à tous
01:09:08on se retrouve demain
01:09:08à 10h
01:09:09belle journée
01:09:09dans l'autre

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