- il y a 1 heure
Mardi 27 octobre, la séance de questions au gouvernement s'est ouverte par une minute de silence en hommage à Pengo Bossio Wangi, tué dans l'attentat de Trappes et La Verrière le 23 octobre, et à toutes les victimes. Si tous ont eu un mot pour les victimes de l'attentat, huit députés y ont consacré leur question. L'occasion pour le Premier ministre Sébastien Lecornu d'être clair dans la qualification des faits : "c'est un attentat terroriste raciste". Sollicité par la députée socialiste des Yvelines Dieynaba Diop qui rappelait que "le racisme n'est pas une opinion", le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a répondu : "le racisme est un délit et le gouvernement ne laisse rien passer".
Mais l'attentat et son traitement médiatique et politique ont donné lieu à des tensions dans l'hémicycle. Après que la députée Soumya Bourouaha (GDR) a évoqué la complicité de Jordan Bardella, une partie de la gauche a quitté les bancs pendant la prise de parole du nouveau président du groupe "Rassemblement National", Sébastien Chenu, qui appelait à "restaurer l'État de droit". En réponse, dans un hémicycle à moitié vide et en ébullition, le Premier ministre a fermement appelé au "sursaut républicain". La ministre de la Lutte contre les Discriminations Aurore Bergé a accusé La France insoumise d'avoir fait le choix de "l'indécence, la récupération, l'instrumentalisation", contre celui de "l'unité républicaine".
Cinq députés ont abordé la question des récentes mobilisations sociales, lycéennes et étudiantes, mais également celle des violences qui ont eu lieu en marge des manifestations. À droite de l'hémicycle, il était question des conséquences de la casse et des violences sur l'économie, les commerçants et le tourisme. À gauche l'inquiétude était celle des atteintes à la liberté de manifester et des revendications lycéennes, notamment sur la plateforme d'orientation Parcoursup.
Les députés ont également sollicité le gouvernement sur les salaires et le pouvoir d'achat des Français, la stratégie de la France pour défendre l'ordre international, la rationalisation de l'action de l'État, la lutte contre l'importation illégale d'armes, ou encore les failles de sécurité dans PHP.
Mais l'attentat et son traitement médiatique et politique ont donné lieu à des tensions dans l'hémicycle. Après que la députée Soumya Bourouaha (GDR) a évoqué la complicité de Jordan Bardella, une partie de la gauche a quitté les bancs pendant la prise de parole du nouveau président du groupe "Rassemblement National", Sébastien Chenu, qui appelait à "restaurer l'État de droit". En réponse, dans un hémicycle à moitié vide et en ébullition, le Premier ministre a fermement appelé au "sursaut républicain". La ministre de la Lutte contre les Discriminations Aurore Bergé a accusé La France insoumise d'avoir fait le choix de "l'indécence, la récupération, l'instrumentalisation", contre celui de "l'unité républicaine".
Cinq députés ont abordé la question des récentes mobilisations sociales, lycéennes et étudiantes, mais également celle des violences qui ont eu lieu en marge des manifestations. À droite de l'hémicycle, il était question des conséquences de la casse et des violences sur l'économie, les commerçants et le tourisme. À gauche l'inquiétude était celle des atteintes à la liberté de manifester et des revendications lycéennes, notamment sur la plateforme d'orientation Parcoursup.
Les députés ont également sollicité le gouvernement sur les salaires et le pouvoir d'achat des Français, la stratégie de la France pour défendre l'ordre international, la rationalisation de l'action de l'État, la lutte contre l'importation illégale d'armes, ou encore les failles de sécurité dans PHP.
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00:00:04Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement,
00:00:10mesdames et messieurs les députés, mes chers collègues,
00:00:14monsieur le maire de Trappes, monsieur le maire adjoint de La Verrière,
00:00:21mesdames et messieurs les membres de la famille de monsieur Pingo Bossio-Wangui.
00:00:28Vendredi dernier, à Trappes et à La Verrière, un attentat terroriste à caractère raciste a frappé notre pays.
00:00:38Selon le dernier bilan, sept personnes ont été blessées, quatre grièvement, trois autres plus légèrement,
00:00:46huit personnes visées par les tirs n'ont pas été blessées physiquement.
00:00:50Un jeune homme, un jeune homme a perdu la vie, monsieur Pingo Bossio-Wangui.
00:00:58Pas moins de 128 balles ont été retrouvées.
00:01:03128.
00:01:05Sans l'intervention rapide des forces de l'ordre, ce bilan aurait été plus dramatique encore.
00:01:10Je salue ici leur sang-froid exemplaire.
00:01:15Mes chers collègues, Pingo Bossio-Wangui avait 26 ans.
00:01:19Espoir des arts martiaux mixtes, il s'entraînait sans relâche dans son club d'Aubervilliers pour concourir au plus haut
00:01:27niveau.
00:01:28Tous ceux qui l'ont côtoyé décrivent un colosse lumineux, généreux, respectueux, animé par un altruisme à nul autre pareil.
00:01:39Il avait des rêves, des projets, une vie à construire.
00:01:44La haine raciste lui a volé cet avenir.
00:01:48Mes chers collègues, cet acte terroriste nous rappelle cette vérité que nous devrions jamais oublier.
00:01:55Le racisme tue, la haine de l'autre tue.
00:02:01Derrière cet attentat, c'est aussi une certaine idée de la France qui est ciblée.
00:02:05Une France universaliste où chacun peut vivre librement, quelle que soit son origine, sa couleur de peau ou sa religion.
00:02:15Tel est le sens de ce triptyque républicain sur le fronton de nos mairies.
00:02:20Liberté, égalité, fraternité.
00:02:24Cette promesse républicaine, nous devons plus que jamais la faire vivre.
00:02:28Face au racisme, notre République, une et indivisible, ne doit donc rien céder et ne cèdera rien.
00:02:36Rien à ceux qui distillent le venant de la haine, rien à ceux qui attisent les brasiers de la division.
00:02:41Dans ces moments où le pays tressaille, il nous faut retrouver le chemin de l'unité, du dialogue et de
00:02:48l'apaisement.
00:02:49Il en va du destin de la nation.
00:02:53Mes chers collègues, en votre nom, à tous, je voudrais adresser nos condoléances à la famille et aux proches de
00:03:02M. Pengo Bossio Wangui.
00:03:04Nos pensées vont également aux blessés, à leurs familles ainsi qu'aux habitants de Trappes et de la Verrière.
00:03:10En mémoire de M. Pengo Bossio Wangui et en soutien à toutes les victimes, je vous invite à observer une
00:03:17minute de silence.
00:03:23Merci.
00:03:31Merci.
00:03:35Merci.
00:03:41Merci.
00:03:42Merci.
00:03:45Merci.
00:03:54Merci.
00:03:56Merci.
00:04:22Je vous remercie.
00:04:31L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement et la première va être posée par Mme Cyrielle Châtelain, présidente
00:04:38du groupe Écologiste et Social.
00:04:44Monsieur le Premier ministre, un homme est mort.
00:04:47Pengo Bossio Wangui a été assassiné par un terroriste raciste, islamophobe et négrophobe.
00:04:54Sept personnes ont subvécu de peu à cet attentat planifié et exécuté méthodiquement, dont une enfant de 12 ans dont
00:05:00le corps a été criblé de 8 balles.
00:05:02Le groupe Écologiste et Social exprime sa plus grande solidarité à leurs proches et présente nos plus sincères condoléances à
00:05:10la famille du défunt.
00:05:12Notre groupe salue l'action des personnels soignants et des forces de l'ordre qui ont permis de sauver des
00:05:17vies.
00:05:17Le maire de Trappes, Ali Rabet, dont je salue le travail et la justesse des propos, dénonce...
00:05:24Applaudissements
00:05:51Il dénonce le discours martelé contre les étrangers.
00:05:55Les immigrés et les musulmans qui ont contribué à les ériger en ennemis de l'intérieur.
00:06:01Pourtant, les dirigeants du RN continuent à fanfaronner dans les médias en qualifiant la ville de Trappes de foyer djihadiste.
00:06:09Pourtant, pas un mot de regret d'Aurore Berger qui, en tant que ministre chargée de la lutte contre les
00:06:14discriminations,
00:06:15a déclaré la théorie du grand remplacement comme un élément du débat public.
00:06:19Pas une condamnation de la part du président de la République après que Bruno Retailleau, alors ministre de l'Intérieur,
00:06:28ait crié « Abat le voile ».
00:06:30Pas un mot d'excuse, monsieur le Premier ministre, de votre part, alors que mardi dernier, en ces lieux, vous
00:06:36n'avez pas dénoncé les amalgames entre immigration et pilleurs.
00:06:40Rien ne change.
00:06:41Nous refusons que Pengo Bossio Wangui soit une victime de plus en attendant la suivante.
00:06:47Aux mots qui tuent, nous devons opposer les mots qui font vivre respect, dignité et justice.
00:06:53La République doit s'exprimer, elle doit dire « Stop ».
00:06:56Elle doit dire à celles et ceux qui sont terrifiés à l'idée d'être devenus des cibles « Nous
00:07:00vous protégerons ».
00:07:01Monsieur le Premier ministre, proposerez-vous au président de la République de déclarer un hommage national en l'honneur des
00:07:07victimes des attentats de Trappes et de la Verrière ?
00:07:10Merci beaucoup, madame la présidente de groupe. La parole est à monsieur le Premier ministre.
00:07:18Merci beaucoup, madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, madame la présidente Châtelain, chères familles,
00:07:29monsieur le maire de Trappes.
00:07:32Permettez-moi, avec la même gravité, les mots que vous avez employés, les mots que la présidente de l'Assemblée
00:07:37nationale a employés très justement en ce début de séance,
00:07:42de redire l'ensemble de l'émotion profonde qui traverse le pays, on le sent tous et on le sait
00:07:47tous depuis plusieurs jours, face à ce drame absolument épouvantable,
00:07:51avec une pensée évidemment et des condoléances pour la famille de la victime, une pensée pour les familles éprouvées par
00:08:01le nombre de blessés,
00:08:03y compris les blessés psychologiques, avec un suivi important que nous devons, que la nation et les pouvoirs publics doivent
00:08:10à ces blessés,
00:08:12mais également pour votre territoire, monsieur le maire, et plus encore pour tous nos compatriotes qui, au moment où on
00:08:18se parle, ont peur.
00:08:21Par intégrité physique, peur d'être pris pour cible par une violence aveugle, par une haine aveugle.
00:08:28Et au fond, et je vais redémarrer par là, madame la présidente, quand les choses sont peut-être confuses dans
00:08:34l'esprit de certains,
00:08:35je pense qu'il faut faire preuve de clarté.
00:08:38Et au fond, un acte qui a été minutieusement préparé et planifié, dans lequel des armes de guerre, une arme
00:08:48de guerre a été employée,
00:08:50128 cartouches, ça a été rappelé à l'instant, par la présidente de l'Assemblée nationale,
00:08:55avec un ciblage délibéré d'un profil de victime, ça s'appelle du terrorisme.
00:09:01Et l'enquête le montre déjà, dans l'expression du procureur national antiterroriste,
00:09:07la nature même de cette planification.
00:09:10Les premiers propos qui ont été recueillis par les forces de l'ordre sur le procès verbal d'interpellation
00:09:15et, évidemment, le profil des victimes, ça porte un mot, et il faut qu'on l'assume tous ensemble,
00:09:21dans la plus grande des clartés, c'est non seulement un attentat terroriste,
00:09:25mais c'est un attentat terroriste, raciste.
00:09:28Et si on ne s'accorde pas sur les mots, si on ne met pas les mots sur ce qui
00:09:31s'est passé,
00:09:32on rentre évidemment dans une confusion qui est, à mon avis, dangereuse pour la République.
00:09:37La deuxième des choses, et vous l'avez fait, c'est saluer le sang-froid de la brigade anticriminalité,
00:09:42des forces de l'ordre.
00:09:43Le bilan est lourd, il est épouvantable,
00:09:46mais de ce qu'a dit le procureur national antiterroriste, on le sait bien,
00:09:49il aurait pu être encore beaucoup plus grave qu'il ne l'est déjà.
00:09:52Et saluer aussi l'action de la justice, sur laquelle beaucoup trop de personnes, malheureusement,
00:09:56la remettent en cause, et regarder la rapidité avec laquelle le procureur est en train de mener cette enquête,
00:10:02est en train de faire la transparence, y compris parce que les familles,
00:10:06les élus du territoire réclament cette vérité et cette transparence.
00:10:10La troisième chose, c'est quand les choses sont confuses,
00:10:14c'est aussi d'être clair sur le rejet de toute forme de violence.
00:10:18Le maire de Trappes a répété de nombreuses reprises depuis plusieurs jours une phrase que je trouve juste,
00:10:24et monsieur le maire, je me permets de la reprendre à mon compte,
00:10:26c'est qu'il y a des discours, en tout cas il y a des gens qui portent des discours
00:10:30et des mots,
00:10:30qui finissent par armer d'autres qui, eux, passent à l'acte.
00:10:35Je fais mienne complètement cette phrase, et ça nous rappelle donc aussi
00:10:38qu'il faut lutter de la manière la plus claire qu'il soit devant toute forme de recours à la
00:10:45violence,
00:10:45devant toute forme de racisme, devant toute forme d'antisémitisme,
00:10:51devant toute forme de discrimination, d'homophobie.
00:10:54Bref, dans la République, le combat pour ses valeurs, il ne se fait pas à la carte.
00:10:59Et c'est le message que j'essaie de déployer depuis que je suis Premier ministre,
00:11:03y compris dans cette Assemblée,
00:11:05lorsque l'on était tous bouleversés par cet affrontement entre ultra-gauche et ultra-droite,
00:11:12avec la mort de Quentin, et dans lequel j'avais rappelé ici qu'on ne pouvait pas opposer un mort
00:11:24à un autre mort.
00:11:26Et cette réalité, je le redis, dans la République, on ne peut pas opposer un mort à un autre mort.
00:11:33Et donc, le rejet de cette violence, le rejet de cette ambiguïté, dont je vois quelques remous ici ou là,
00:11:41n'est pas supportable et n'est pas tolérable, je le dis aussi.
00:11:46Enfin, puisque la lutte contre le racisme et l'antisémitisme de nous mobiliser,
00:11:52vous le savez que le gouvernement a proposé un projet de loi
00:11:55qui vient durcir justement un certain nombre de choses en matière de racisme.
00:11:59Ce projet de loi, il n'a rien à voir avec le terrorisme,
00:12:01mais il participe très clairement au combat politique et culturel
00:12:04qu'il faut mener contre l'antisémitisme et contre le racisme.
00:12:07Et donc, il a été présenté en Conseil des ministres au mois de juillet dernier.
00:12:10Et donc, nous aurons l'occasion de l'inscrire rapidement,
00:12:13à l'ordre du jour du Parlement.
00:12:14Parce que, là aussi, ce combat culturel et politique,
00:12:17il doit être mené au-delà des paroles,
00:12:19et doit aussi être mené dans les actes,
00:12:22et notamment dans les votes.
00:12:24Merci, Madame la Présidente.
00:12:25Merci beaucoup, Monsieur le Premier ministre.
00:12:30Il vous reste juste une seconde.
00:12:32C'est court.
00:12:36Madame la Présidente Châtelain, une seconde.
00:12:39Monsieur le Premier ministre, la République doit se lever, doit parler,
00:12:42et ça, c'est l'hommage national, c'est ce que nous vous demandions.
00:12:45Merci beaucoup, Madame la Présidente Châtelain.
00:12:48La parole est à présent à Monsieur Michel Barnier,
00:12:51pour le groupe droite républicaine.
00:12:54Merci, Madame la Présidente.
00:12:57Monsieur le Premier ministre,
00:12:59notre groupe de la droite républicaine partage l'émotion et l'indignation
00:13:03au lendemain de l'attentat terroriste et raciste
00:13:07qui a coûté la vie à notre compatriote,
00:13:09Pingo Bossio-Hwang.
00:13:11Nous pensons à sa famille, aux victimes de cet attentat,
00:13:15et nous resterons, Madame la Présidente,
00:13:17fidèles à cette certaine idée de la France que vous avez évoquée tout à l'heure.
00:13:23Samedi dernier, comme le 17 octobre,
00:13:27des lycéens, des travailleurs nombreux,
00:13:29des familles ont marché pacifiquement dans les rues de France
00:13:33pour dire leur colère, leurs espoirs.
00:13:36Ils en avaient le droit, et ce droit, nous le défendrons toujours.
00:13:42Sans doute, ce samedi, y a-t-il eu moins de casse,
00:13:46aucune mairie incendiée,
00:13:48aucune Marianne piétinée,
00:13:50et moins de commerces pillés.
00:13:51Mais à quel prix ?
00:13:53Des villes désertes et confinées,
00:13:55des vitrines barricadées.
00:13:57Nous refusons de nous habituer au climat d'insurrection
00:14:00que l'ultra-gauche cherche à créer dans notre pays.
00:14:04Nous refusons de nous habituer au triptyque tragique,
00:14:08casser, détruire, voler.
00:14:12Monsieur le Premier ministre, j'ai deux questions et une proposition.
00:14:17D'abord, combien, parmi toutes les victimes et tous les blessés,
00:14:20combien de policiers et de gendarmes blessés sont-ils encore hospitalisés ?
00:14:24Et au-delà du soutien que nous leur devons,
00:14:27avez-vous prévu un plan pluriannuel
00:14:29de renforcement des effectifs pour la sécurité de notre pays ?
00:14:34Ensuite, quel est le premier bilan que vous tirez des réponses pénales
00:14:39contre les casseurs et les pillards ?
00:14:42Pensez-vous sincèrement que ces condamnations
00:14:45sont de nature à stopper l'impunité ?
00:14:50Enfin, une proposition pour Paris, dont je suis l'un des députés.
00:14:54où les commerces détruits par centaines s'ouvrent plus qu'on ne le croit.
00:14:59Étendez le statut de zone...
00:15:02Merci, monsieur le député. Je suis désolée.
00:15:04La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:15:12Merci beaucoup, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés,
00:15:15monsieur le Premier ministre.
00:15:17Merci de saluer le travail des forces de sécurité intérieure
00:15:20qui s'est déployé notamment le 24 octobre.
00:15:23Il y a eu, comme vous l'avez dit, je reprends vos propos, moins de casse.
00:15:26Mais sachez que des militants de la mouvance ultra-gauche,
00:15:29de l'extrême-gauche radicale,
00:15:31ont essayé sans cesse dans de nombreuses villes
00:15:33de se diriger vers les centres-villes
00:15:35pour commettre des exactions,
00:15:37là où précisément les préfets,
00:15:39pour prévenir des troubles à leur public,
00:15:41avaient interdit un certain nombre de rassemblements.
00:15:44Et il y a bien eu cette intention qui a été empêchée,
00:15:46mais l'intention était bien là.
00:15:48Pour répondre très clairement à vos questions,
00:15:50monsieur le Premier ministre,
00:15:51nous avons eu, sur la séquence du 17 octobre,
00:15:551 693 blessés.
00:15:57A ma connaissance, mais je suis prudent,
00:16:00plus aucun n'est hospitalisé,
00:16:01mais il y a eu 1 693 blessés.
00:16:04Pour ce qui est du renfort des effectifs,
00:16:06je ne peux que mentionner le chiffre
00:16:08des emplois qui ont été créés entre 2017 et 2027,
00:16:12puisque nous avons eu 5 025 emplois
00:16:15dans la gendarmerie nationale
00:16:16et 13 489 pour la police nationale.
00:16:20Évidemment, cet effort se poursuit en 2027
00:16:23dans le cadre du projet de budget,
00:16:25et notamment pour la police nationale,
00:16:26notamment pour la filière judiciaire.
00:16:28Concernant la fermeté de la justice,
00:16:30je crois que le garde des Sceaux a envoyé
00:16:31des instructions qui sont très claires au parquet,
00:16:33et nous le voyons d'ailleurs sur le terrain,
00:16:37puisque le garde des Sceaux lui-même
00:16:38a communiqué le 22 octobre,
00:16:40donc je ne fais que reprendre ces chiffres.
00:16:42Il y a eu 2700 gardes à vue
00:16:44dans le cadre de l'ensemble du mouvement,
00:16:46un tiers ont été déférés,
00:16:47nous avons eu 149 incarcérations.
00:16:49Je crois qu'il y a une réponse qui est ferme,
00:16:51elle est là.
00:16:51Juste un exemple,
00:16:54samedi dernier,
00:16:55il y a eu des personnes qui sont rentrées
00:16:57dans un carrefour market à Marseille,
00:16:58il y a eu 18 interpellations,
00:17:004 personnes ont été crouées.
00:17:02Je crois que la réponse pénale est ferme
00:17:03et elle continuera à l'être.
00:17:04Nous continuerons à protéger les centres-villes,
00:17:06protéger les commerces,
00:17:07et avoir cette réponse pénale
00:17:09à la hauteur du travail des forces de sécurité intérieure.
00:17:12Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:17:15La parole est à présent à madame Diana Badiop
00:17:18pour le groupe socialiste.
00:17:23Merci, madame la présidente.
00:17:25Ma question s'adresse au ministre de l'Intérieur.
00:17:28Monsieur le ministre,
00:17:29vendredi dernier,
00:17:30dans les Yvelines à Trappes et à la Verrière,
00:17:32un homme a tué l'un de nos compatriotes,
00:17:34Pingo Bossio Wangui,
00:17:36et en a blessé 5 autres
00:17:37en raison de leur couleur,
00:17:39de peau et de leur origine supposée.
00:17:41Cet attentat terroriste,
00:17:43raciste et islamophobe
00:17:45a bouleversé la France.
00:17:46Je veux tout d'abord rendre hommage
00:17:47aux proches et à la famille
00:17:49de Pingo Bossio Wangui
00:17:50et leur dire que nous sommes à leur côté.
00:17:53Applaudissements
00:18:21Merci à Ali Rabbe,
00:18:23maire de Trappes,
00:18:24pour sa dignité
00:18:24et son courage
00:18:25en ce moment si difficile.
00:18:29Applaudissements
00:18:32Depuis vendredi,
00:18:33plusieurs rassemblements
00:18:33ont été organisés
00:18:34partout en France
00:18:35pour dire non au racisme.
00:18:37Ce racisme qui se propage
00:18:38notamment sur les plateaux de télévision
00:18:40où celles et ceux
00:18:41qui sèment la haine
00:18:42ont leur ronde serviette.
00:18:44Ces propos contribuent
00:18:45à un climat de division,
00:18:46de haine et de stigmatisation
00:18:48dont les terroristes font leur terreau.
00:18:50Face à cela,
00:18:51le silence n'est pas une option.
00:18:52Le racisme n'a pas sa place
00:18:54dans notre République.
00:18:57Monsieur le ministre,
00:18:58à mesure que l'élection présidentielle approche,
00:19:01le débat public se tend
00:19:02et les discours de haine se multiplient.
00:19:06Et comment comptez-vous mettre fin
00:19:08et appliquer l'interdiction
00:19:10de la parole raciste
00:19:11et d'incitation à la haine
00:19:13sur les plateaux de télévision
00:19:14mais aussi sur les réseaux sociaux
00:19:16qui ont armé idéologiquement
00:19:18ce terrorisme ?
00:19:19Applaudissements
00:19:21Comme nombre de nos compatriotes
00:19:23visés ou simplement inquiets,
00:19:24j'ai peur.
00:19:25J'ai peur pour mes filles.
00:19:27J'ai peur pour nos enfants.
00:19:29J'ai peur que celles et ceux
00:19:30qui nous ressemblent
00:19:31soient à nouveau des cibles.
00:19:32Que comptez-vous faire concrètement
00:19:34pour garantir leur sécurité ?
00:19:36Et face à la prétendue théorie
00:19:37du grand remplacement,
00:19:38aucune ambiguïté n'est possible.
00:19:40Le racisme n'est pas une opinion,
00:19:42c'est un délit
00:19:43et il doit être traité
00:19:45et poursuivi comme tel.
00:19:46Je vous remercie.
00:19:47Merci beaucoup Madame la députée.
00:19:50La parole est à Monsieur Laurent Nunez,
00:19:54ministre de l'Intérieur.
00:20:01Madame la Présidente,
00:20:02Mesdames et Messieurs les députés,
00:20:04Madame la députée,
00:20:06permettez-moi mon tour
00:20:07évidemment d'avoir une pensée
00:20:08pour la victime
00:20:09de ce terrible attentat,
00:20:10sa famille
00:20:11et nous nous sommes vus
00:20:11à Trappes
00:20:12vendredi après-midi.
00:20:13Vous étiez présente
00:20:14à nos côtés
00:20:14avec Aurore Berger
00:20:15à la mairie de Trappes
00:20:17et je remercie évidemment
00:20:18le maire
00:20:19et l'ensemble des maires
00:20:20pour les dispositifs
00:20:22qu'ils ont mis en place.
00:20:23Le racisme c'est un délit
00:20:24Madame la députée.
00:20:25Le gouvernement
00:20:26est très ferme là-dessus.
00:20:27Il ne laisse rien passer.
00:20:29Il ne laisse rien passer.
00:20:30Il y a plusieurs niveaux
00:20:32pour lutter
00:20:33contre ce mal absolu.
00:20:35Évidemment
00:20:35c'est quand il débouche
00:20:36sur des actions terroristes
00:20:37et le Premier ministre l'a dit
00:20:38c'était le cas
00:20:39vendredi
00:20:40c'était le cas vendredi
00:20:41dans les Yvelines.
00:20:42Oui, le racisme
00:20:43peut conduire
00:20:44à des actions terroristes
00:20:45ça a été le cas
00:20:45et il faut que nos services
00:20:47de renseignement
00:20:47et c'est ce qu'ils font
00:20:48travaillent sur cette mouvance
00:20:50ultra droite
00:20:50qui peut commettre
00:20:51des actions terroristes
00:20:52violentes
00:20:53il faut le dire
00:20:53et un certain nombre
00:20:55d'individus
00:20:55sont suivis
00:20:56et évidemment
00:20:57ce qui s'est passé vendredi
00:20:58c'est ce que nous redoutons le plus
00:20:59l'individu
00:21:00qui s'arme
00:21:01et qui passe à l'action
00:21:02et qui va cibler
00:21:04ses victimes
00:21:04au regard de
00:21:05sa conception
00:21:07raciste des choses.
00:21:08La lutte contre le terrorisme
00:21:09la lutte contre les abus
00:21:11sur les réseaux sociaux
00:21:12nous n'avons cessé
00:21:13ces dix dernières années
00:21:14de muscler notre dispositif
00:21:16pour pouvoir retirer
00:21:17les contenus racistes
00:21:18bien sûr
00:21:18les contenus terroristes
00:21:19mais pas que les contenus racistes
00:21:21les contenus qui appellent à la haine
00:21:22et on va évidemment
00:21:23poursuivre cette action
00:21:24grâce à notre dispositif
00:21:26Pharos
00:21:26et à son renforcement
00:21:27en permanence
00:21:28et bien sûr
00:21:29et bien sûr
00:21:30nous continuerons
00:21:31systématiquement
00:21:32à poursuivre
00:21:33devant la justice
00:21:34tous les propos racistes
00:21:35quels qu'ils soient
00:21:36vous le savez
00:21:36les préfets font énormément
00:21:38de saisines de la justice
00:21:39quand ils constatent
00:21:40qu'il y a des dérapages
00:21:41qu'il y a des propos
00:21:42qui sont tenus
00:21:42qui ne sont pas acceptables
00:21:43et ces propos
00:21:44vous avez raison
00:21:45madame la députée
00:21:46je le partage
00:21:46le premier ministre l'a dit
00:21:47peuvent conduire à des actions violentes
00:21:49et c'est tout à fait inacceptable
00:21:50comptez sur mon engagement
00:21:51comme ministre de l'intérieur
00:21:52pour poursuivre cette action
00:21:54avec détermination
00:21:55et beaucoup de fermeté
00:21:57merci monsieur le ministre
00:21:58madame la députée
00:22:01ce que nous attendons
00:22:02monsieur le ministre
00:22:03c'est qu'une loi
00:22:04concrètement soit appliquée
00:22:06pour éviter les injures racistes
00:22:08les menaces de mort
00:22:09et que celles et ceux
00:22:10qui répondent cette idéologie
00:22:12soient interdits
00:22:13de plateau télévision
00:22:15merci beaucoup
00:22:16madame la députée
00:22:18la parole
00:22:19est à présent
00:22:21à madame Soumya Bouroua
00:22:23pour le groupe GDR
00:22:27merci madame la présidente
00:22:29monsieur le premier ministre
00:22:31comme de nombreux concitoyens français
00:22:33et héritiers de l'immigration
00:22:35j'ai peur
00:22:36nous avons peur
00:22:38à Trappes
00:22:40ces concitoyens
00:22:41ont été pris pour cible
00:22:42pour leur couleur de peau
00:22:43ou leur religion supposée
00:22:45au nom de notre groupe
00:22:46j'adresse mes condéléances
00:22:48aux proches de Pengo Bossiuwangi
00:22:50et mes pensées
00:22:51aux survivants marqués
00:22:53à vie dans leur chair
00:22:54et leur esprit
00:22:55derrière ce passage à l'acte
00:22:57il y a bien sûr
00:22:58son auteur
00:22:59fanatisé
00:23:00lecteur d'Hitler
00:23:02et décrit comme raciste
00:23:03par son entourage
00:23:04mais aussi
00:23:05mais il y a aussi
00:23:06un climat qui infuse
00:23:07qui fracture
00:23:08et divise la société
00:23:10un climat
00:23:11fruit d'une parole publique
00:23:13qui construit le fantasme
00:23:14d'un ennemi de l'intérieur
00:23:15lorsque Jordan Bardella
00:23:17qualifie une ville
00:23:18de capitale du djihad
00:23:19et que des chaînes
00:23:21d'informations relaient
00:23:22et organisent la surenchère
00:23:23des discours de haine
00:23:25ils se rendent complices
00:23:27au passage de l'acte
00:23:29complices
00:23:30complices de la banalisation
00:23:32de la xénophobie
00:23:34et d'un agenda politique
00:23:35porté
00:23:36l'extrême droite
00:23:37au pouvoir
00:23:45mes collègues
00:23:46que dire
00:23:47de celles et ceux
00:23:48qui
00:23:48par opportunisme politique
00:23:50ont aussi participé
00:23:52à la montée
00:23:53de ce climat
00:23:54insupportable
00:23:55que dire
00:23:56de celles et ceux
00:23:56qui se font élire
00:23:57comme des remparts
00:23:58et termine
00:23:59en passe-plat
00:24:01que dire
00:24:07que dire
00:24:08d'un premier ministre
00:24:09qui dans une interview
00:24:10le soir
00:24:11d'un attentat raciste
00:24:12choisit de dénoncer
00:24:14l'ennemi fantasmé
00:24:15de sa séquence médiatique
00:24:16l'extrême gauche
00:24:17que dire
00:24:18de celles et ceux
00:24:19qui avec lâcheté
00:24:20et cynisme
00:24:21des irresponsables
00:24:23ont abandonné
00:24:24le front républicain
00:24:25pour satisfaire
00:24:25une polémique
00:24:26sur le voile
00:24:27et aux dérives
00:24:28sécuritaires
00:24:30Monsieur le Premier ministre
00:24:32à quand
00:24:33le sursaut républicain
00:24:34de votre gouvernement
00:24:35trappe
00:24:36n'est pas une bascule
00:24:38c'est la conséquence
00:24:39d'un aveuglement
00:24:40renoncez
00:24:41au récit
00:24:41des extrêmes
00:24:42renvoyé
00:24:43dos à dos
00:24:46Merci Madame la députée
00:24:47la parole
00:24:50est à Madame Aurore Berger
00:24:52ministre en charge
00:24:53de l'égalité
00:24:54entre les hommes
00:24:54et les femmes
00:24:55et de la lutte
00:24:55contre les discriminations
00:24:57contre les discriminations
00:25:00Applaudissements
00:25:03Applaudissements
00:25:06Allez
00:25:07Allez-y Madame la ministre
00:25:11Merci Madame la Présidente
00:25:13Mesdames et Messieurs
00:25:15les députés
00:25:15Vendredi dernier
00:25:17à Trapp
00:25:18nous y étions
00:25:19avec le ministre
00:25:19de l'Intérieur
00:25:20Pengo Bossio Wangui
00:25:22jeune espoir
00:25:23du MMA français
00:25:24âgé de seulement
00:25:2526 ans
00:25:26a été assassiné
00:25:28plusieurs personnes
00:25:30ont été blessées
00:25:30dont une enfant
00:25:31de 12 ans
00:25:32ils ont été visés
00:25:33pour une seule raison
00:25:34leur couleur de peau
00:25:36leur origine
00:25:37leur identité
00:25:38réelle ou supposée
00:25:39et avant eux
00:25:40depuis 20 ans
00:25:41tant d'autres
00:25:42Ilan Halimi
00:25:43torturé
00:25:44et assassiné
00:25:44parce que juif
00:25:45Jonathan
00:25:46Gabriel
00:25:47et Harry Sandler
00:25:48Myriam
00:25:48Monsonégo
00:25:49assassiné devant
00:25:49une école juive
00:25:50à Toulouse
00:25:51Johan Cohen
00:25:52Philippe Braham
00:25:53François-Michel
00:25:54Saada
00:25:54Johan Vattab
00:25:55assassiné
00:25:56à l'hypercachère
00:25:57le père Jacques Hamel
00:25:58égorgé dans son église
00:25:59de Saint-Etienne
00:26:00du Rouvray
00:26:00Sarah Halimi
00:26:02Mireille Knoll
00:26:02assassiné
00:26:03parce que juive
00:26:04Nadine Divillor
00:26:05Simone Barreto Silva
00:26:06Vincent Locas
00:26:07assassiné
00:26:08dans la basilique
00:26:09de Nice
00:26:09Thomas Perrotto
00:26:1116 ans
00:26:12tué à Crépaule
00:26:13Djabel Benjabala
00:26:14tué sous les yeux
00:26:15de sa fille
00:26:15après des années
00:26:17de harcèlement
00:26:17raciste
00:26:19Aboubacar
00:26:20Sissé
00:26:20assassiné
00:26:22dans une mosquée
00:26:23Hichem
00:26:24Mirawi
00:26:25assassiné
00:26:27Hichem Mirawi
00:26:28assassiné
00:26:29dans le Var
00:26:3020 ans
00:26:31des visages
00:26:32différents
00:26:33des origines
00:26:34différentes
00:26:35des haines
00:26:36aux visages
00:26:37différents
00:26:37mais une même
00:26:38négation
00:26:39de l'humanité
00:26:40de l'autre
00:26:40aucun français
00:26:42ne devrait avoir peur
00:26:43pour lui-même
00:26:43ou pour ses enfants
00:26:44à raison de son identité
00:26:46de sa couleur de peau
00:26:47de son origine
00:26:47de son orientation
00:26:48sexuelle
00:26:49face à cet attentat
00:26:50raciste
00:26:51il y a trois risques
00:26:52celui de la banalisation
00:26:53celui de la division
00:26:55et celui de l'instrumentalisation
00:26:57la France n'est pas
00:26:58une couleur de peau
00:26:59la France n'est pas
00:27:01une religion
00:27:01la France n'est pas
00:27:03une origine
00:27:03nous n'avons qu'une seule
00:27:05réponse à adresser
00:27:06celle de l'unité républicaine
00:27:07c'est ce que nous faisons
00:27:08au sein de ce gouvernement
00:27:12merci madame la ministre
00:27:15la parole est à présent
00:27:17à monsieur Sébastien Chenu
00:27:19président du groupe
00:27:20Rassemblement National
00:27:24merci madame la présidente
00:27:26monsieur le premier ministre
00:27:27l'épouvantable tuerie terroriste
00:27:30sur fond de motivation
00:27:31raciste
00:27:32survenue à Trappes
00:27:34nous a tous choqués
00:27:36et meurtris
00:27:37c'est à la famille
00:27:38de ce jeune homme
00:27:40c'est à la famille
00:27:41de ce jeune homme
00:27:41que nous présentons
00:27:42aujourd'hui
00:27:43nos condoléances
00:27:44c'est aux familles
00:27:45des victimes
00:27:46que nous pensons
00:27:47également
00:27:47et c'est aux forces
00:27:49de l'ordre
00:27:49que nous pensons
00:27:50en les remerciant
00:27:51aussi
00:27:53comme si
00:27:54la tension
00:27:57insupportable
00:27:57qui règne
00:27:58dans notre pays
00:27:59ne suffisait pas
00:28:00le concours
00:28:01de fake news
00:28:02a été ouvert
00:28:03relayé par le journal
00:28:04Le Monde
00:28:05est boosté
00:28:06par les responsables
00:28:07politiques
00:28:07de gauche
00:28:08et d'extrême gauche
00:28:09ceci ajoute
00:28:11au drame
00:28:11que nous traversons
00:28:12le déshonneur
00:28:13et la honte
00:28:14pour ceux
00:28:15qui tentent
00:28:15ces minables
00:28:16récupérations
00:28:17politicardes
00:28:18démontrent
00:28:19combien leurs intérêts
00:28:20politiciens
00:28:21on est loin
00:28:22du pas d'amalgame
00:28:25prennent le pas
00:28:26sur la concorde
00:28:27nationale
00:28:28appelée de nos voeux
00:28:29par Marine Le Pen
00:28:30et Jordan Bardella
00:28:31ce qui se joue
00:28:32ici
00:28:33monsieur le Premier
00:28:33ministre
00:28:34c'est ce que
00:28:34notre pays
00:28:35est en train
00:28:35de devenir
00:28:36ou plutôt
00:28:36ce que nous ne
00:28:37voulons pas
00:28:37qu'il devienne
00:28:38un pays
00:28:39communautarisé
00:28:40un pays
00:28:40dans lequel
00:28:41les français
00:28:42quelles que soient
00:28:43leurs origines
00:28:43leur couleur
00:28:45de peau
00:28:45ou leur religion
00:28:46se sentent
00:28:47menacés
00:28:48un pays
00:28:49un pays
00:28:51dans lequel
00:28:51il soit
00:28:52impossible
00:28:53de dénoncer
00:28:54les mots
00:28:55de notre société
00:28:56et d'y apporter
00:28:57les solutions
00:28:58courageuses
00:28:58qui ont tant
00:28:59manqué
00:29:00monsieur le Premier
00:29:01ministre
00:29:02une démocratie
00:29:04une démocratie
00:29:06s'écroule
00:29:07lorsqu'elle
00:29:08se communautarise
00:29:09une démocratie
00:29:10se rétrécit
00:29:12sous les injonctions
00:29:14une démocratie
00:29:15s'écroule
00:29:16lorsqu'elle
00:29:17se barricade
00:29:18comment comptez-vous
00:29:20restaurer
00:29:20l'état de droit
00:29:21de notre côté
00:29:23avec Marine Le Pen
00:29:24nous y sommes prêts
00:29:27merci
00:29:28monsieur le
00:29:29président
00:29:29de groupe
00:29:37la parole
00:29:41est à
00:29:42monsieur le
00:29:42Premier
00:29:43ministre
00:29:43s'il vous plaît
00:29:44mes chers collègues
00:29:44madame la présidente
00:29:45de l'assemblée nationale
00:29:46mesdames et messieurs
00:29:47les députés
00:29:48monsieur le
00:29:49président
00:29:49chenu
00:29:50ça suffit
00:29:54j'ai le
00:29:56je vais m'adresser
00:29:57à l'ensemble
00:29:58de l'hémicycle
00:30:00j'ai eu le sentiment
00:30:02madame la présidente
00:30:04de l'assemblée
00:30:04que vous aviez trouvé
00:30:05le ton juste
00:30:06et les mots justes
00:30:08dans le discours
00:30:08que vous avez prononcé
00:30:10à l'ouverture
00:30:11et
00:30:12j'ai le souvenir
00:30:15et je le dis
00:30:15avec
00:30:17beaucoup de tristesse
00:30:18cette gravité
00:30:19j'ai le souvenir
00:30:20d'attentats terroristes
00:30:21dans le passé
00:30:21quel qu'en soit
00:30:22le mobile
00:30:23quel qu'en soit
00:30:23le motif
00:30:24des gouvernements
00:30:25de gauche
00:30:25des gouvernements
00:30:26de droite
00:30:26étaient ici
00:30:27à ce banc
00:30:28et dans lequel
00:30:29il y avait un réflexe
00:30:31d'unité républicaine
00:30:32pour défendre
00:30:32les valeurs
00:30:33de la république
00:30:37et je vais même
00:30:37plus loin
00:30:38mesdames et messieurs
00:30:39les députés
00:30:40il y avait même
00:30:41un délai de décence
00:30:42de dignité
00:30:45dans lesquels
00:30:46on pleurait
00:30:47les victimes
00:30:47dans lesquels
00:30:49on respectait
00:30:50le deuil
00:30:50des familles
00:30:51dans lesquels
00:30:52on montrait
00:30:53de la compassion
00:30:54de la fraternité
00:30:56ce qui n'empêchait pas
00:30:57le débat démocratique
00:30:57ce qui n'empêchait pas
00:30:58la droite républicaine
00:31:00de demander des comptes
00:31:01à Manuel Valls
00:31:02ou Bernard Cazeneuve
00:31:03sur les conditions
00:31:04dans lesquelles
00:31:04tel ou tel attentat
00:31:05avait pu avoir lieu
00:31:06ce qui n'empêchait pas
00:31:07la gauche républicaine
00:31:09de demander des comptes
00:31:10au gouvernement
00:31:11de Nicolas Sarkozy
00:31:12sur l'attentat
00:31:13par exemple
00:31:14propriété
00:31:15par Mohamed Mera
00:31:16mais de voir
00:31:17ce spectacle
00:31:18dans lequel
00:31:19tout sent
00:31:20la campagne
00:31:21présidentielle
00:31:22matin
00:31:22midi et soir
00:31:23tout sent
00:31:24le recel
00:31:26politicien
00:31:27marque
00:31:28une forme
00:31:29d'indignité
00:31:30et
00:31:31croyant
00:31:32combattre
00:31:32le racisme
00:31:33précisément
00:31:34vous êtes en train
00:31:36de faire le jeu
00:31:37de l'extrême droite
00:31:38du rassemblement national
00:31:40vous devriez justement
00:31:42précisément
00:31:43être présent
00:31:44dans cet hémicycle
00:31:45ne pas avoir déserté
00:31:47mener le débat
00:31:48défendre l'unité
00:31:49de la république
00:31:50défendre les valeurs
00:31:51de la république
00:31:52et faire corps
00:31:53faire bloc
00:31:55et ne rien lâcher
00:31:56et cette ambiance
00:31:57particulièrement
00:31:58nauséabonde
00:31:59de ces questions
00:32:00au gouvernement
00:32:00laisse présager
00:32:02de rien de bon
00:32:03pour les semaines
00:32:04et les mois
00:32:05qui viennent
00:32:05donc moi
00:32:06mesdames et messieurs
00:32:07les députés
00:32:07quelles que soient
00:32:08vos sensibilités
00:32:09politiques
00:32:09j'en appelle
00:32:10au sursaut
00:32:11et j'en appelle
00:32:12à être debout
00:32:14pour la république
00:32:16merci beaucoup
00:32:17monsieur le premier ministre
00:32:34merci beaucoup
00:32:35monsieur le premier ministre
00:32:36la parole est à présent
00:32:38à madame
00:32:39Nadej Abomangoli
00:32:40pour la France insoumise
00:32:50madame la présidente
00:32:51monsieur le premier ministre
00:32:52il s'appelait
00:32:54Pengo Boshuwangi
00:32:55il est mort
00:32:56assassiné
00:32:57à l'âge de 26 ans
00:32:58parce que noir
00:32:58il et elle
00:32:59s'appellent
00:33:01Marwa
00:33:01Samba
00:33:02Ibrahima
00:33:03Ahmed
00:33:03et Ramatou
00:33:0412 ans
00:33:04il et elle
00:33:05ont été criblés
00:33:06de bal
00:33:06parce que noir
00:33:07arabe
00:33:08musulman
00:33:09cela aurait pu être moi
00:33:10mes enfants
00:33:12mes parents
00:33:12mes amis
00:33:13aux familles
00:33:15et à leurs proches
00:33:15nous voulons dire
00:33:16vous n'êtes pas seuls
00:33:19un terroriste raciste
00:33:21à frapper
00:33:22à la verrière
00:33:23et à trappe
00:33:24c'est un acte
00:33:25prémédité
00:33:26préparé par des années
00:33:28de matraquage
00:33:29raciste
00:33:29qui installe
00:33:30le suprémacisme
00:33:31blanc dans les têtes
00:33:32qui désigne
00:33:33des ennemis
00:33:34de l'intérieur
00:33:35à abattre
00:33:36ces discours
00:33:37viennent de l'extrême droite
00:33:38quand elles pointent
00:33:40tous les jours
00:33:40les hordes
00:33:41arabo-musulmanes
00:33:42quand elles désignent
00:33:43trappes
00:33:43comme une république
00:33:44islamique
00:33:45miniature
00:33:45ce sont les mots
00:33:47de la présidente
00:33:47du groupe
00:33:48RN au Sénat
00:33:49hier encore
00:33:50à la télévision
00:33:51ces discours
00:33:53sont relayés
00:33:54et normalisés
00:33:55par le système
00:33:56médiatique
00:33:56qui leur offre
00:33:57libre antenne
00:33:58sans contradiction
00:33:58matin
00:33:59midi
00:34:00et soir
00:34:00et bien au-delà
00:34:02dans une grande partie
00:34:03de la classe politique
00:34:04et dans votre camp
00:34:06à bas le voile
00:34:08Bruno Rotaillot
00:34:09le grand remplacement
00:34:11relève du débat politique
00:34:12Aurore Berger
00:34:13le problème
00:34:15de l'hôpital
00:34:16en France
00:34:16c'est qu'il y a trop
00:34:17de mamadou
00:34:18Emmanuel Macron
00:34:19président de la république
00:34:21voilà les propos
00:34:22racistes
00:34:24islamophobes
00:34:25négrophobes
00:34:26que des millions
00:34:27de personnes
00:34:28doivent encaisser
00:34:29tous les jours
00:34:31et au-delà
00:34:32des paroles
00:34:33il y a les actes
00:34:33depuis 10 ans
00:34:35des lois
00:34:36immigration
00:34:36la préférence nationale
00:34:38pour certains droits sociaux
00:34:39la chasse à la baïa
00:34:41votre refus
00:34:42de combattre
00:34:43les milices d'extrême droite
00:34:44dans nos rues
00:34:44votre refus
00:34:46de lutter
00:34:46contre le racisme
00:34:47systémique
00:34:48dans la police
00:34:49dans la justice
00:34:50dans l'éducation nationale
00:34:51votre refus
00:34:53d'entendre les victimes
00:34:55monsieur le premier ministre
00:34:56cette armée
00:34:57que le terroriste
00:34:58a tué
00:34:59merci beaucoup
00:35:02la parole est à madame
00:35:03Aurore Berger
00:35:04ministre en charge
00:35:05de la justice
00:35:06contre les discriminations
00:35:17allez s'il vous plaît
00:35:25madame la ministre
00:35:27allez-y
00:35:27merci madame
00:35:28la présidente
00:35:30mesdames et messieurs
00:35:31les députés
00:35:31madame la députée
00:35:32face au drame
00:35:34madame la présidente
00:35:36face au drame
00:35:37que notre pays
00:35:38vient de traverser
00:35:39il y avait je crois
00:35:39deux attitudes possibles
00:35:41celle que madame
00:35:42la présidente
00:35:43de l'assemblée nationale
00:35:44a eu
00:35:44c'est-à-dire
00:35:45celle du recueillement
00:35:46de la solidarité
00:35:48de la cohésion nationale
00:35:50de la mobilisation
00:35:51de la nation
00:35:52et puis il y avait
00:35:53celle de l'indécence
00:35:54de la récupération
00:35:56de l'instrumentalisation
00:35:58et vous avez fait
00:35:59votre choix
00:36:00en quelques heures
00:36:02le jour même
00:36:03alors qu'avec
00:36:04le ministre de l'intérieur
00:36:05nous étions à trappe
00:36:06aux côtés des élus
00:36:07aux côtés des forces
00:36:09de l'ordre
00:36:09aux côtés des forces
00:36:10de secours
00:36:11qui ont sauvé
00:36:12des vies ce jour-là
00:36:13beaucoup de vies
00:36:14dès ce jour-là
00:36:15vous avez fait un choix
00:36:17celui de continuer
00:36:18à fracturer le pays
00:36:19celui d'instrumentaliser
00:36:21un drame
00:36:22nous nous faisons
00:36:23un autre choix
00:36:24notre choix
00:36:26c'est celui
00:36:27de l'unité républicaine
00:36:28parce que quand un homme
00:36:29est tué
00:36:30quand un homme
00:36:32est assassiné
00:36:33à raison de sa couleur
00:36:34de peau
00:36:35à raison de son identité
00:36:37à raison de son origine
00:36:38il n'y a qu'une seule
00:36:40réponse à imposer
00:36:41c'est l'unité
00:36:43de la république française
00:36:44c'est l'universalisme
00:36:46républicain
00:36:46à l'universalisme
00:36:48qui ne trie pas
00:36:49les victimes
00:36:49à l'universalisme
00:36:50qui ne choisit pas
00:36:51les bourreaux
00:36:52à l'universalisme
00:36:53qui combat
00:36:54ce combat
00:36:55nous le menons
00:36:56et cette fracturation
00:36:57de la société
00:36:57les français
00:36:59ne vous laisseront pas
00:37:00la mener
00:37:02merci madame la ministre
00:37:07la parole est à présent
00:37:08à madame
00:37:09Anna de Mansoury
00:37:10pour le groupe
00:37:10UDR
00:37:12merci madame la présidente
00:37:14permettez-moi
00:37:15permettez-moi tout d'abord
00:37:16au nom du groupe
00:37:17UDR
00:37:17et de notre président
00:37:18de présenter nos sincères
00:37:20condoléances à la famille
00:37:21et aux proches
00:37:21de monsieur
00:37:22Pengo Bossio
00:37:22Ouangui
00:37:25monsieur le ministre
00:37:26de l'intérieur
00:37:273000 commerces pillés
00:37:291 milliard d'euros
00:37:30de dégâts
00:37:30des vies de travail
00:37:31réduites en cendres
00:37:32en une nuit
00:37:331 milliard d'euros
00:37:34c'est déjà la facture
00:37:35de 2023
00:37:35qu'avez-vous fait depuis ?
00:37:37rien
00:37:37qui sont ces casseurs ?
00:37:39l'ultra gauche
00:37:40et ces relais
00:37:40de la France insoumise
00:37:41des pillards
00:37:43dont les députés insoumis
00:37:44prennent des nouvelles
00:37:44dans les commissariats
00:37:45pendant que les commerçants
00:37:47balaient les débris
00:37:47et que nos policiers
00:37:49et gendarmes
00:37:50pensent leur plaie
00:37:52le peuple
00:37:53ce n'est pas celui
00:37:54qui casse
00:37:54ça c'est la racaille
00:37:56le peuple
00:37:57ce n'est pas celui
00:37:57qui agresse
00:37:58l'inche d'honnêtes
00:37:59travailleurs
00:37:59c'est les pompiers
00:38:00les urgentistes
00:38:02caillassés
00:38:03qui viennent sauver
00:38:03des vies
00:38:04le peuple
00:38:05collègue insoumis
00:38:06c'est celui
00:38:06qui ouvre sa boutique
00:38:07à 7h du matin
00:38:08et à ce peuple là
00:38:10le préfet de police
00:38:11a écrit
00:38:11ne comptez pas sur l'état
00:38:13assurez votre sécurité
00:38:14vous-même
00:38:15mais pourquoi
00:38:16payons-nous des impôts
00:38:18si l'état
00:38:19renonce
00:38:19à sa mission première
00:38:20vous offrez
00:38:22aux commerçants
00:38:22un report
00:38:23un report de charge
00:38:25et un prêt
00:38:25un report
00:38:27c'est une dette
00:38:27qui reste
00:38:28un prêt
00:38:28c'est une dette de plus
00:38:30les commerçants
00:38:31sont à l'agonie
00:38:32et vous allez les achever
00:38:34et les casseurs
00:38:35pendant ce temps là
00:38:35après 10 ans de mandat
00:38:3713 mois dans un tiroir
00:38:38votre loi anti-casseur
00:38:40arrive enfin au Sénat
00:38:41aujourd'hui
00:38:41avec un plafond
00:38:43de 10 000 euros
00:38:44par casseur
00:38:4410 000 euros
00:38:45face à 1 milliard
00:38:46de dégâts
00:38:47notre président
00:38:48Eric Ciotti
00:38:48propose de faire payer
00:38:49les casseurs
00:38:50et leurs parents
00:38:51jusqu'au dernier euro
00:38:52sur leur salaire
00:38:54s'ils en ont un
00:38:54sur leurs allocations
00:38:56sur leur logement social
00:38:57alors monsieur le ministre
00:38:59allez-vous
00:39:00non pas reporter
00:39:00non pas aggraver
00:39:02mais effacer les charges
00:39:03des commerçants pillés
00:39:04et promettre aux français
00:39:05qu'un tel cauchemar
00:39:06ne se reproduira plus
00:39:09la parole est à monsieur
00:39:11Serge Papin
00:39:12ministre en charge
00:39:14des PME
00:39:14du commerce
00:39:15de l'artisanat
00:39:19merci madame la présidente
00:39:22mesdames messieurs
00:39:23les députés
00:39:24madame la députée
00:39:26ce que je voudrais vous dire
00:39:27moi je suis allé
00:39:28à Limoges
00:39:30je suis allé à Marseille
00:39:31je suis allé à Paris
00:39:33tous les commerçants
00:39:35que j'ai vus
00:39:35je peux vous dire
00:39:37aucun ne sera laissé de côté
00:39:39c'est une parole de commerçant
00:39:40alors qu'est-ce qu'ils m'ont dit
00:39:42ces commerçants
00:39:43et qu'est-ce que je leur ai dit
00:39:44ils m'ont dit que d'abord
00:39:46la journée du 24
00:39:47ils étaient rassurés
00:39:48par ce qui s'était passé
00:39:50je le dis aussi au passage
00:39:51parce que aussi
00:39:53les manifestations à venir
00:39:55éviteront aussi désormais
00:39:56la trajectoire des centres-villes
00:39:59deuxièmement
00:40:00je leur ai dit
00:40:00en matière d'aide
00:40:02voilà ce qu'on leur propose
00:40:04tout de suite
00:40:04d'abord un premier paquet d'aide
00:40:06qui est l'activité à temps partiel
00:40:08qui est le report
00:40:10des charges patronales
00:40:11des charges sociales
00:40:12qui est le report aussi
00:40:14des échéances
00:40:15à la demande de la Banque de France
00:40:16et de la médiatrice du crédit
00:40:19aide à la trésorerie
00:40:21tout de suite
00:40:22la banque de la BPI
00:40:24propose un prêt à taux zéro
00:40:26pour refaire les stocks
00:40:28et repartir en chiffre d'affaires
00:40:30ça c'est tout de suite
00:40:32et c'est concret
00:40:32c'est disponible maintenant
00:40:34un fonds de soutien de l'Etat
00:40:36qui est en train d'être discuté
00:40:39et dont on pourra communiquer
00:40:41les paramètres dans quelques heures
00:40:43un fonds aussi disponible
00:40:46par les régions
00:40:48qui se sont engagées
00:40:49je pense à Marseille
00:40:49où la région est aux côtés
00:40:51aussi des commerçants
00:40:52les assurances
00:40:54qui anticipent
00:40:56en mettant en place
00:40:58des accomptes
00:40:59en différant aussi
00:41:00la possibilité
00:41:01de mettre
00:41:02du temps
00:41:03pour remplir les dossiers
00:41:05donc de 5 jours
00:41:06on passe
00:41:06à 30 jours
00:41:08et puis aussi
00:41:09un accompagnement
00:41:10pour tout ça
00:41:11parce qu'ils ont besoin
00:41:11d'être accompagnés
00:41:12les commerçants
00:41:13et il y a donc
00:41:14les conseillers
00:41:15qui sont à leur disposition
00:41:16les conseillers départementaux
00:41:18voilà
00:41:18toute cette aide
00:41:19et ils ont salué
00:41:20la réactivité
00:41:21voilà ce que je vais vous dire
00:41:22Madame la députée
00:41:23Merci beaucoup
00:41:23Monsieur le Ministre
00:41:24Madame la députée
00:41:26Monsieur le Ministre
00:41:27les Français et les commerçants
00:41:28n'ont pas à payer
00:41:28la facture de votre incapacité
00:41:30à faire régner l'ordre
00:41:31ce que veulent les Français
00:41:32c'est très simple
00:41:33Marine Le Pen l'a rappelé
00:41:34à Orléans ce week-end
00:41:35que les casseurs payent
00:41:37toutes leurs
00:41:38La parole est à présent
00:41:39Madame Anne-Sophie
00:41:41Ronseret
00:41:42pour le groupe
00:41:42Ensemble pour la République
00:41:45Merci Madame la Présidente
00:41:46Ma question s'adresse
00:41:48à la ministre
00:41:48chargée de l'égalité
00:41:49entre les femmes
00:41:50et les hommes
00:41:50et de la lutte
00:41:51contre les discriminations
00:41:52Madame la ministre
00:41:54Vendredi dernier
00:41:55à Trappes
00:41:55et à la Verrière
00:41:56un homme a ouvert le feu
00:41:58sur des passants
00:41:58Une personne a été tuée
00:42:00et sept autres blessés
00:42:02dont une enfant
00:42:02de 12 ans
00:42:03Ils ont été ciblés
00:42:05pour une seule raison
00:42:06leur couleur de peau
00:42:07et leur origine
00:42:08Mes premières pensées
00:42:10vont avant tout
00:42:10aux victimes
00:42:11à leurs familles
00:42:12et aux habitants
00:42:13de ces deux communes
00:42:13des Yvelines
00:42:15Je veux également
00:42:16remercier
00:42:16et saluer
00:42:17le courage
00:42:17et le sang-froid
00:42:18des forces de l'ordre
00:42:20et de l'équipe
00:42:20de la BAC
00:42:21qui ensemble
00:42:26ont interrompu
00:42:27ce périple meurtrier
00:42:29et au service de secours
00:42:30pour leur réactivité
00:42:31La mobilisation de l'Etat
00:42:33a été immédiate
00:42:34Vous vous êtes rendu
00:42:35sur place le jour même
00:42:36avec le ministre
00:42:36de l'Intérieur
00:42:37et le soir
00:42:38le président de la République
00:42:39est venu témoigner
00:42:40du soutien
00:42:41de la nation
00:42:42aux victimes
00:42:43et aux habitants
00:42:44Le parquet national
00:42:45antiterroriste
00:42:46est saisi
00:42:47pour crimes terroristes
00:42:48à caractère raciste
00:42:49Mais au-delà
00:42:51de la réponse judiciaire
00:42:52nous devons apporter
00:42:53une réponse politique
00:42:54pour assurer
00:42:56la sécurité des Français
00:42:57combattre le racisme
00:42:59et refuser
00:42:59sa banalisation
00:43:01Personne dans notre pays
00:43:02ne doit avoir peur
00:43:04de sortir dans la rue
00:43:05en raison de sa couleur de peau
00:43:06de son origine
00:43:08ou de sa religion
00:43:09réelle ou supposée
00:43:11Aucun enfant
00:43:12ne doit grandir
00:43:13dans la peur
00:43:15Depuis dix ans
00:43:16notre majorité
00:43:16a agi
00:43:18Éducation
00:43:18Sanction
00:43:19Lutte contre la haine
00:43:20en ligne
00:43:21Soutien renforcé
00:43:22aux associations
00:43:23Ces actions
00:43:24doivent se poursuivre
00:43:25et cette exigence
00:43:26doit nous rassembler
00:43:27Madame la ministre
00:43:29Quelles mesures
00:43:30le gouvernement
00:43:31entend-il prendre
00:43:31concrètement
00:43:32pour que partout
00:43:34dans notre pays
00:43:34chacun puisse vivre
00:43:36travailler
00:43:36et élever ses enfants
00:43:38sans craindre
00:43:38pour sa sécurité
00:43:40ou être pris pour cible
00:43:41en raison de sa couleur de peau
00:43:43son origine
00:43:44ou sa religion
00:43:46Merci beaucoup
00:43:47Madame la députée
00:43:47La parole est à
00:43:48Madame Aurore Berger
00:43:49ministre en charge
00:43:51de la lutte
00:43:52contre les discriminations
00:43:53et l'égalité
00:43:53entre les hommes
00:43:54et les femmes
00:43:54Merci Madame la présidente
00:43:56Madame la députée
00:43:57chère Anne-Sophie Ronseret
00:43:58vous et moi
00:43:59connaissons l'émotion
00:44:00immense
00:44:01qui traverse
00:44:02notre département
00:44:03des Yvelines
00:44:04depuis vendredi dernier
00:44:05dès vendredi après-midi
00:44:07j'étais avec le ministre
00:44:08de l'Intérieur
00:44:08à Trappes
00:44:09aux côtés élus
00:44:10de Trappes
00:44:10de la Verrière
00:44:11aux côtés aussi
00:44:12des forces de l'ordre
00:44:13vous les avez saluées
00:44:15quand j'entends encore
00:44:16dans des manifestations
00:44:17y compris ce samedi
00:44:18c'est-à-dire le lendemain
00:44:19des slogans
00:44:20qui sont scandés
00:44:21disant
00:44:22tout le monde déteste
00:44:23la police
00:44:23ou la police tue
00:44:24nous savons qu'à Trappes
00:44:26la police a protégé
00:44:27la police a évité le pire
00:44:29la police a empêché
00:44:31que ce périple meurtrier
00:44:32ne tue et ne prenne
00:44:34plus de vie
00:44:35je veux saluer aussi
00:44:36les forces de secours
00:44:37qui se sont immédiatement
00:44:39mobilisées
00:44:39et qui ont permis
00:44:40de réanimer
00:44:41et de stabiliser
00:44:42un certain nombre
00:44:43de blessés
00:44:44je veux saluer
00:44:44les policiers municipaux
00:44:46je pense à une policière
00:44:47municipale
00:44:47de la Verrière
00:44:48qui parce qu'elle
00:44:49était intervenue
00:44:49immédiatement
00:44:50et a fait les gestes
00:44:51de premier secours
00:44:52à sauver
00:44:53la vie d'un homme
00:44:54voilà ce qui s'est aussi
00:44:56passé dans notre pays
00:44:58cette solidarité
00:44:59cette mobilisation
00:45:00qui fait que
00:45:01l'appareil de l'Etat
00:45:03qui est composé aussi
00:45:04de celles et ceux
00:45:04qui servent l'Etat
00:45:05c'est-à-dire nos policiers
00:45:06et nos forces de secours
00:45:07se sont mobilisés
00:45:08pour éviter le pire
00:45:10et puis vous l'avez raison
00:45:11on ne peut pas être
00:45:12uniquement dans un registre
00:45:13d'émotions
00:45:14il y a une indignation
00:45:15il y a une émotion
00:45:16qui traverse
00:45:17et heureusement le pays
00:45:18après une tentative
00:45:20de crime
00:45:20de masse raciste
00:45:22après un attentat
00:45:23terroriste raciste
00:45:24mais nous ne pouvons pas
00:45:25rester uniquement
00:45:26sur la question
00:45:27de l'émotion
00:45:27c'est la raison pour laquelle
00:45:28et le premier ministre
00:45:29l'a encore confirmé
00:45:30nous aurons en décembre
00:45:32ce débat
00:45:32sur un projet de loi
00:45:33de lutte contre le racisme
00:45:34et l'antisémitisme
00:45:35parce que nous ne trions pas
00:45:36entre les haines
00:45:37entre les victimes
00:45:38entre les bourrons
00:45:39nous adressons
00:45:40ce combat républicain
00:45:42j'espère que ce sera
00:45:43le rendez-vous
00:45:44de l'unité républicaine
00:45:45de la cohésion républicaine
00:45:47et que ce texte
00:45:47au Sénat
00:45:48comme à l'Assemblée
00:45:49pourra être voté
00:45:49à l'unanimité
00:45:50Merci beaucoup
00:45:52Madame la ministre
00:45:53la parole est à présent
00:45:54à Madame Claire Marébeuil
00:45:57pour le Rassemblement National
00:46:02Merci Madame la Présidente
00:46:04Monsieur le Premier ministre
00:46:05en France
00:46:06le travail ne paye plus suffisamment
00:46:08des millions de français
00:46:09se lèvent chaque matin
00:46:10travail dur
00:46:11et pourtant
00:46:12peine à boucler
00:46:13leur fin de mois
00:46:13leur salaire stagne
00:46:15leur pouvoir d'achat s'érode
00:46:16et les classes moyennes
00:46:18s'appauvrisent
00:46:18il y a une autre réalité
00:46:20également
00:46:20nos entreprises
00:46:21notamment nos TPE
00:46:22et PME
00:46:23sont elles aussi étranglées
00:46:24par les charges
00:46:25et les prélèvements
00:46:26et que leur proposez-vous
00:46:27une augmentation du SMIC
00:46:29de 1,5%
00:46:30ce qui n'apportera
00:46:31aucune réponse
00:46:32à la crise du pouvoir d'achat
00:46:34les français n'attendent
00:46:35pas des ajustements symboliques
00:46:37mais des mesures concrètes
00:46:38et ambitieuses
00:46:39permettant de vivre
00:46:40dignement de leur travail
00:46:41d'un côté
00:46:42vous prétendez vouloir
00:46:43augmenter les salaires
00:46:43de l'autre
00:46:44vous envisagez
00:46:45d'alourdir le coût du travail
00:46:46pour les entreprises
00:46:47qui doivent les payer
00:46:48c'est précisément
00:46:49cette contradiction
00:46:50que nous dénonçons
00:46:51au Rassemblement National
00:46:52nous défendons une mesure claire
00:46:53permettre aux entreprises
00:46:55d'augmenter les salaires
00:46:55jusqu'à 10%
00:46:56sans charge patronale
00:46:58sur cette augmentation
00:46:58pour les salariés
00:46:59gagnant jusqu'à 3 fois
00:47:00le SMIC
00:47:01notre objectif est simple
00:47:02plus de salaire net
00:47:04pour les français
00:47:04sans charge supplémentaire
00:47:05sur cette hausse
00:47:06nous voulons rapprocher
00:47:07le brut du net
00:47:08pour que les français
00:47:09conservent davantage
00:47:10du fruit de leur travail
00:47:11car on ne redonnera pas
00:47:13du pouvoir d'achat
00:47:13aux salariés
00:47:14en fragilisant davantage
00:47:15les entreprises
00:47:16qui les emploient
00:47:17monsieur le premier ministre
00:47:18pendant combien de temps
00:47:19allez-vous encore demander
00:47:20aux français
00:47:20de travailler davantage
00:47:21pour gagner si peu
00:47:23et aux entreprises
00:47:24de payer toujours plus
00:47:25allez-vous enfin
00:47:26accepter notre proposition
00:47:27d'augmentation
00:47:27des salaires de 10%
00:47:29sans charge
00:47:29ou continuerez-vous
00:47:30à faire payer
00:47:31aux salariés
00:47:32comme aux entrepreneurs
00:47:33le prix de vos choix
00:47:34de vos mauvais choix budgétaires
00:47:37merci beaucoup
00:47:39madame la députée
00:47:40la parole est à monsieur
00:47:41Jean-Pierre Farandou
00:47:42ministre du travail
00:47:43et des solidarités
00:47:49madame la présidente
00:47:50mesdames et messieurs
00:47:51les députés
00:47:51madame la députée
00:47:53oui le contexte économique
00:47:54est difficile
00:47:55et les français
00:47:56comme les entreprises
00:47:57traversent effectivement
00:47:58des difficultés économiques
00:47:59on en connaît
00:47:59la cause principale
00:48:01c'est la guerre
00:48:02Etats-Unis-Iran
00:48:03c'est le détroit d'Hormuz
00:48:04et il y a des conséquences
00:48:05économiques directes
00:48:06notamment sur les coûts
00:48:07de l'énergie
00:48:08sur ce sujet là
00:48:08le gouvernement a pris
00:48:09des mesures de soutien
00:48:10tout au long de l'année
00:48:11d'abord sur les entreprises
00:48:12qui avaient des coûts
00:48:13de carburant les plus élevés
00:48:14et puis aussi sur les salariés
00:48:15notamment les gros rouleurs
00:48:16l'aide de 100 euros
00:48:17a été renouvelée
00:48:18elle a été élargie
00:48:19c'est maintenant
00:48:20plus de 5 millions
00:48:215 millions et demi
00:48:22de salariés
00:48:23qui peuvent en bénéficier
00:48:25rappelons aussi
00:48:25puisqu'on parle de salaire
00:48:26qu'en matière de prime
00:48:28l'Etat a créé un instrument
00:48:30qui s'appelle
00:48:30la prime carburant
00:48:31qui permet de verser
00:48:32aux salariés
00:48:32jusqu'à 1000 euros
00:48:33sans aucune cotisation
00:48:35sans aucune fiscalité
00:48:36là pour le coup
00:48:37le brut égale le net
00:48:40rappelons également aussi
00:48:41que le SMIC a augmenté
00:48:42de 2,41%
00:48:43pour être précis
00:48:44au 1er juin
00:48:45et que la prime d'activité
00:48:46aussi a connu
00:48:47un coup de pouce
00:48:47de 50 euros
00:48:49pour 3 millions
00:48:50de foyers
00:48:51à partir du 1er juillet
00:48:52donc on voit
00:48:53une réaction solide
00:48:54en matière de pouvoir d'achat
00:48:55tout au long de l'année
00:48:56alors on ne méconnait pas
00:48:57bien sûr la situation
00:48:58vous l'avez évoqué
00:48:58de nos finances publiques
00:48:59qui limitent
00:49:00les marges de manœuvre
00:49:01il faut être concret
00:49:02et effectivement
00:49:03il s'agit d'amener
00:49:04une réponse sociale
00:49:05concrète
00:49:06aux aspirations
00:49:06sociales légitimes
00:49:08des français
00:49:08le premier ministre
00:49:09m'a donné mandat
00:49:10de rechercher des solutions
00:49:11avec l'ensemble
00:49:12des partenaires sociaux
00:49:13j'ai fait un premier tour
00:49:14de tous les partenaires sociaux
00:49:15à la fois
00:49:15organisation patronale
00:49:17et organisation syndicale
00:49:18nous sommes en train
00:49:19de construire ce chemin
00:49:20il s'agit de relancer
00:49:21les salaires
00:49:22mais sans affecter l'emploi
00:49:23c'est un équilibre
00:49:24à trouver
00:49:25j'en appelle d'ailleurs
00:49:26à la responsabilité
00:49:26de chacun
00:49:27l'idée c'est
00:49:28ni un au à zéro
00:49:28comme je peux l'entendre
00:49:29mais c'est non plus
00:49:30non à des revendications
00:49:32inaccessibles
00:49:33comme certaines
00:49:33que j'ai pu entendre
00:49:34dans vos propos
00:49:35qui sont inatteignables
00:49:36au plan économique
00:49:37qui détruirait beaucoup d'emplois
00:49:38et qui recréait de l'inflation
00:49:40dans notre pays
00:49:41donc je suis au travail
00:49:43je continue ces concertations
00:49:44et j'espère que
00:49:45dans le courant
00:49:46de la semaine prochaine
00:49:46on pourra se rapprocher
00:49:48d'une convergence
00:49:48qui permettra
00:49:49d'apporter des réponses
00:49:50sérieuses et concrètes
00:49:52aux français
00:49:52merci monsieur le ministre
00:49:53madame la députée
00:49:55monsieur le ministre
00:49:56comme d'habitude
00:49:57votre réponse
00:49:58n'est pas à la hauteur
00:49:58des attentes des français
00:49:59heureusement dans six mois
00:50:01grâce à Marine Le Pen
00:50:02et Jordan Bardella
00:50:02nous augmenterons concrètement
00:50:04le pouvoir d'achat des français
00:50:05en leur permettant
00:50:06de mieux vivre
00:50:07de leur salaire
00:50:09si la parole est à monsieur
00:50:11Bruno Fuchs
00:50:12pour le groupe démocrate
00:50:16madame la présidente
00:50:18au nom de mon groupe
00:50:18je veux condamner
00:50:20cet attentat raciste
00:50:22et odieux de trappe
00:50:23et rendre
00:50:24un vibrant hommage
00:50:25fraternel
00:50:26à monsieur
00:50:26Pango Bossio Vangi
00:50:33dimanche dernier
00:50:33en Serbie
00:50:35le mouvement des étudiants
00:50:36a remporté
00:50:36une victoire historique
00:50:37face au pouvoir
00:50:38d'Alexander Vucic
00:50:39le même jour
00:50:41le Brésil a fêté
00:50:42la victoire
00:50:42avec panache
00:50:43du président Lula
00:50:44grâce à une résistance
00:50:45historique
00:50:46de la démocratie
00:50:47face à la vague
00:50:49illibérale
00:50:49ces deux victoires
00:50:51démontrent que les citoyens
00:50:52et particulièrement
00:50:53les jeunes générations
00:50:54n'ont pas renoncé
00:50:55à la liberté
00:50:56à la justice
00:50:57et à l'état de droit
00:50:58mais derrière
00:50:59ces deux scrutins
00:51:00c'est un affrontement
00:51:02existentiel
00:51:02entre deux visions
00:51:03du monde
00:51:04qui se jouent
00:51:05celle de la démocratie
00:51:06fondée sur l'état de droit
00:51:07les libertés publiques
00:51:08l'intangibilité
00:51:09des frontières
00:51:10certes
00:51:11cet ordre est imparfait
00:51:12mais il porte
00:51:13une ambition fondamentale
00:51:15empêcher que la loi
00:51:16du plus fort
00:51:17et la violence
00:51:17ne deviennent
00:51:19la loi du monde
00:51:21en face
00:51:22il y a celle
00:51:22des puissants
00:51:23mouvements illibéraux
00:51:24nationalistes
00:51:25ou impérialistes
00:51:26qui affaiblissent
00:51:27les contre-pouvoirs
00:51:28s'appellent
00:51:29les institutions
00:51:29démocratiques
00:51:30intimident
00:51:31les oppositions
00:51:32ce combat
00:51:34se joue dans les urnes
00:51:34mais se joue aussi
00:51:36dans les universités
00:51:37dans les médias
00:51:38dans les réseaux sociaux
00:51:39dans les institutions
00:51:41internationales
00:51:41la France
00:51:43membre permanent
00:51:44du conseil de sécurité
00:51:45des Nations Unies
00:51:46puissance européenne
00:51:48et héritière
00:51:49d'une tradition
00:51:49diplomatique
00:51:50universaliste
00:51:51a une responsabilité
00:51:53majeure
00:51:53monsieur le ministre
00:51:55ma question
00:51:56est donc la suivante
00:51:56quelle stratégie
00:51:58quelle contre-attaque
00:51:59le gouvernement
00:52:00entend-il porter
00:52:01avec ses partenaires
00:52:02européens
00:52:03avec les démocraties
00:52:04du monde entier
00:52:05pour défendre
00:52:06l'ordre international
00:52:07issu de 1945
00:52:09renforcer le mutualisme
00:52:11faire respecter
00:52:12le droit international
00:52:13et soutenir
00:52:14concrètement
00:52:15les peuples
00:52:15qui se battent
00:52:16pour leur liberté
00:52:17et pour la paix
00:52:19merci beaucoup
00:52:21monsieur le président
00:52:22de la commission
00:52:23la parole est à
00:52:24Jean-Noël Barraud
00:52:24ministre de l'Europe
00:52:25et des affaires étrangères
00:52:29madame la présidente
00:52:30mesdames et messieurs
00:52:31les députés
00:52:31monsieur le président
00:52:32Bruno Fuchs
00:52:33vous l'avez rappelé
00:52:35dimanche dernier
00:52:35les élections en Serbie
00:52:37et au Brésil
00:52:38en ont fait la démonstration
00:52:39éclatante
00:52:39la démocratie
00:52:41n'a pas dit son dernier mot
00:52:42à tous ceux
00:52:43qui prédisent
00:52:44son déclin
00:52:44qui nous annoncent
00:52:45la fin
00:52:46de l'héritage
00:52:47des lumières
00:52:47qui voudrait
00:52:48nous faire croire
00:52:49au caractère
00:52:49inéluctable
00:52:50des solutions
00:52:52réactionnaires
00:52:53et autoritaires
00:52:54les électeurs serbes
00:52:55et brésiliens
00:52:57ont apporté
00:52:58un démenti
00:52:58cinglant
00:52:59et pour toutes celles
00:53:00et ceux
00:53:00qui partout
00:53:01dans le monde
00:53:02aujourd'hui
00:53:02se battent
00:53:03pour la dignité
00:53:04d'écrire
00:53:05leur propre histoire
00:53:06d'être acteur
00:53:07de leur propre vie
00:53:08pour tous ceux
00:53:08qui se battent
00:53:09pour la démocratie
00:53:10ces deux résultats
00:53:11ces deux élections
00:53:12sont une source
00:53:13d'espérance
00:53:14véritable
00:53:15en Serbie
00:53:16vous l'avez dit
00:53:16c'est une génération
00:53:17qui s'est levée
00:53:18qui a refusé
00:53:19la fatalité
00:53:20qui s'est mobilisée
00:53:21pendant deux ans
00:53:22pour défendre
00:53:22l'état de droit
00:53:23et qui a démontré
00:53:24de toutes les armes
00:53:25du monde
00:53:25c'est le bulletin
00:53:26de vote
00:53:27qui est la plus puissante
00:53:28et au Brésil
00:53:29c'est un grand peuple
00:53:31qui a fait vivre
00:53:32le pluralisme démocratique
00:53:34et qui a déjoué
00:53:34tous les pronostics
00:53:36avec ces deux peuples
00:53:37le peuple serbe
00:53:38le peuple brésilien
00:53:39la France a vocation
00:53:40à nouer
00:53:41des liens
00:53:42toujours plus étroits
00:53:43au service
00:53:44de nos intérêts
00:53:45pour défendre
00:53:45la souveraineté
00:53:46de nos pays
00:53:47mais aussi
00:53:47cet ordre international
00:53:49né après la Deuxième Guerre mondiale
00:53:50comme vous l'avez rappelé
00:53:52mais
00:53:53monsieur le Président
00:53:55la grande leçon
00:53:56de ces deux scrutins
00:53:57c'est quoi ?
00:53:59et bien c'est qu'une élection
00:54:00n'est jamais jouée d'avance
00:54:02ne jamais décider
00:54:04à la place du peuple
00:54:05ne jamais préempter
00:54:07son choix souverain
00:54:09et quoi qu'en disent
00:54:10les sondages
00:54:11et si fort soit
00:54:12les vents contraires
00:54:13une élection
00:54:15n'est ni gagnée
00:54:16ni perdue
00:54:16jusqu'à l'ouverture
00:54:17des urnes
00:54:18voilà une leçon
00:54:19qu'à mon avis
00:54:20certains d'entre nous
00:54:21feraient bien
00:54:22de méditer
00:54:24Merci beaucoup
00:54:25monsieur le ministre
00:54:26la parole est à monsieur
00:54:28Stevie Gustave
00:54:29pour le groupe
00:54:29écologiste et social
00:54:30Merci
00:54:32Monsieur le Premier ministre
00:54:33il s'appelait
00:54:34Pango
00:54:35Bossio Wangui
00:54:36il avait 26 ans
00:54:37mort
00:54:38parce que noir
00:54:39que son nom
00:54:40résonne ici
00:54:41à ses proches
00:54:42à toutes les victimes
00:54:43de ces attentats
00:54:44terroristes
00:54:45racistes
00:54:45à trappe
00:54:46et à la barrière
00:54:47j'adresse
00:54:47notre solidarité
00:54:48je pense à cette petite fille
00:54:50de 12 ans
00:54:51à son âge
00:54:51elle devrait vivre
00:54:53dans l'insouciance
00:54:53elle a reçu
00:54:548 balles dans le corps
00:54:55en France
00:54:56le racisme
00:54:57la négrophobie
00:54:57l'islamophobie
00:54:58et l'antisémitisme
00:54:59ont déjà tué
00:55:00combien de fois
00:55:02faudra-t-il pleurer
00:55:02les morts
00:55:03avant que de protéger
00:55:04les vivants
00:55:05aucun parent
00:55:06ne devrait retrouver
00:55:06son enfant à l'hôpital
00:55:08ou à la morgue
00:55:09à cause de sa couleur de peau
00:55:10aucune mère
00:55:11ne devrait craindre
00:55:12qu'un foulard
00:55:13mette la vie
00:55:14de sa fille
00:55:14en danger
00:55:15que devient notre humanité
00:55:17quand cette peur
00:55:17devient une habitude
00:55:18la République
00:55:19doit garantir
00:55:20à chacun
00:55:20la même protection
00:55:22c'est cela
00:55:23la France
00:55:23beaucoup d'entre nous
00:55:25ont été élus
00:55:25grâce au front républicain
00:55:26ce rassemblement
00:55:27nous oblige
00:55:28dans nos discours
00:55:29dans nos votes
00:55:30dans nos actes
00:55:31on ne peut pas faire barrage
00:55:33dans les urnes
00:55:33et banaliser ensuite
00:55:34les discours
00:55:35qu'on prétend combattre
00:55:36ce climat
00:55:37ce climat est alimenté
00:55:38par ceux
00:55:39qui font de l'immigration
00:55:40la cause
00:55:41de tous nos mots
00:55:41et opposent
00:55:42les français
00:55:43selon leur origine
00:55:44sur certains plateaux
00:55:45des chroniqueurs
00:55:46montrent du doigt
00:55:46en continu
00:55:47les arabes
00:55:48les noirs
00:55:48les musulmans
00:55:49les jeunes de quartier
00:55:50comme des ennemis
00:55:51de l'intérieur
00:55:51à force de présenter
00:55:53nos compatriotes
00:55:53comme des menaces
00:55:54ils en font des cibles
00:55:56quand ces discours
00:55:57tournent en boucle
00:55:57sur les plateaux
00:55:58qui peut croire
00:55:59qu'il s'arrêtera
00:56:00à la sortie
00:56:01des studios
00:56:02ceux qui font commerce
00:56:03de cette peur
00:56:04sont des dealers de haine
00:56:06je répète
00:56:07des dealers de haine
00:56:08monsieur le premier ministre
00:56:10les condamnations
00:56:10ne suffisent plus
00:56:11protéger
00:56:12c'est votre responsabilité
00:56:13quel acte allez-vous poser
00:56:15pour que la loi
00:56:16s'applique
00:56:17aussi à ceux
00:56:18qui diffusent des appels
00:56:19à la haine
00:56:20à la télévision
00:56:22merci beaucoup
00:56:23monsieur le député
00:56:24la parole est à madame
00:56:25Aurore Berger
00:56:26ministre en charge
00:56:27de la lutte
00:56:27contre la discrimination
00:56:34allez s'il vous plaît
00:56:40merci madame la présidente
00:56:42mesdames et messieurs
00:56:43les députés
00:56:44monsieur le député
00:56:45Steve Gustave
00:56:47je partage évidemment
00:56:48les propos que vous avez eus
00:56:49et la dignité
00:56:50avec laquelle
00:56:51vous avez exprimé
00:56:52à la fois
00:56:53l'émotion qui est la vôtre
00:56:54en tant que citoyen
00:56:55et l'émotion
00:56:56qui nous traverse
00:56:57toutes et tous
00:56:58en tant que citoyen
00:56:59en tant que maire
00:56:59ou père de famille
00:57:00vous avez raison
00:57:01aucune mère
00:57:02dans notre pays
00:57:03aucun père
00:57:04dans notre pays
00:57:05ne devrait avoir peur
00:57:05que son enfant
00:57:06aille dans une ère de jeu
00:57:07aille dans un centre commercial
00:57:10sorte dans la rue
00:57:11uniquement à raison
00:57:12de sa couleur de peau
00:57:13de son origine
00:57:14de son identité
00:57:16ou de sa religion
00:57:17et face à ce combat là
00:57:20ce combat
00:57:21nous devons évidemment
00:57:22le mener ensemble
00:57:23et c'est dans cet esprit
00:57:25que nous voulons travailler
00:57:26et que nous avons travaillé
00:57:27que nous avons travaillé
00:57:29à l'élaboration
00:57:30et vous le savez
00:57:31d'un projet de loi
00:57:32où tous les partis politiques
00:57:34ont été invités
00:57:35et tous les partis politiques
00:57:37ont été autour de la table
00:57:38de manière à ce qu'ensemble
00:57:40nous trouvions les voies
00:57:41des moyens
00:57:41pour aggraver les sanctions
00:57:43quand cela doit être
00:57:44et lutter contre ce qu'on pourrait appeler
00:57:46racisme ou antisémitisme
00:57:48du quotidien
00:57:48d'atmosphère
00:57:49celui qui se déguise
00:57:50qui ne dit pas vraiment son nom
00:57:52mais qui pourrit la vie
00:57:52de tant de Français
00:57:54de tant de nos concitoyens
00:57:55et qui les fait même douter
00:57:57de leur avenir en France
00:57:58et de leur avenir
00:57:59de leurs enfants en France
00:58:00la question de la lutte
00:58:02contre la haine en ligne
00:58:03le ministre de l'Intérieur l'a dit
00:58:04avec ce projet de loi
00:58:06nous allons pour la première fois
00:58:07si vous l'adoptez
00:58:08donner à Pharos
00:58:09les pouvoirs
00:58:10les moyens
00:58:11l'autorité
00:58:12pour permettre le retrait
00:58:13des contenus haineux
00:58:15racistes
00:58:16et antisémites
00:58:17enfin par ailleurs
00:58:18et je le redis
00:58:19mon administration
00:58:20ce gouvernement
00:58:21à chaque fois
00:58:22qu'il y a des propos
00:58:23racistes ou antisémites
00:58:24procède à des signalements
00:58:26article 40
00:58:27auprès des procureurs
00:58:28de la République
00:58:29nous ne laisserons rien passer
00:58:30nous ne céderons rien
00:58:32et c'est dans l'unité
00:58:33et dans la cohésion
00:58:34de la République
00:58:34que nous remporterons ce combat
00:58:36Merci beaucoup
00:58:37Madame la Ministre
00:58:38Monsieur le député
00:58:40Madame la Ministre
00:58:41dans notre République
00:58:42la couleur de peau
00:58:42d'un enfant
00:58:43ne devrait jamais décider
00:58:44de ses chances de rentrer
00:58:45vivant chez lui
00:58:46et je m'adresse aussi
00:58:47je voudrais savoir
00:58:48quand est-ce qu'on se débarrassera
00:58:49des nazillons
00:58:50qui marchent
00:58:51en toute impunité
00:58:52dans les rues de France
00:58:53Merci
00:58:56Merci Monsieur le député
00:58:57la parole est à présent
00:58:59à Monsieur Thierry Benoît
00:59:01pour le groupe Horizon et Indépendant
00:59:05Madame la Présidente
00:59:07avec respect et dignité
00:59:10avec les députés du groupe
00:59:13Horizon et Indépendant
00:59:14nous voudrions adresser
00:59:16nos sincères condoléances
00:59:17à la famille du jeune
00:59:19Pingo Bossio Wangui
00:59:21ainsi que nos pensées émues
00:59:23aux élus
00:59:24et aux habitants de Trappes
00:59:27Monsieur le Premier Ministre
00:59:28Monsieur Sébastien Lecornu
00:59:30il y a un an
00:59:32pratiquement jour pour jour
00:59:33vous avez lancé
00:59:35vous avez confié à un haut fonctionnaire
00:59:38une mission
00:59:39État efficace
00:59:41vous l'avez chargé
00:59:43de vous confier
00:59:44des propositions
00:59:46et de rationaliser
00:59:48l'organisation de l'Etat
00:59:49Monsieur le Premier Ministre
00:59:51les Français
00:59:53adhéreront
00:59:54à l'esprit de réforme
00:59:55et accepteront
00:59:57des mesures de rigueur
00:59:58et de restriction
00:59:59si seulement l'Etat
01:00:01au plus haut sommet
01:00:03montre l'exemple
01:00:04je vous l'ai dit
01:00:05il y a un an
01:00:07il y a quelques jours
01:00:09vous venez de confier
01:00:10la même mission
01:00:11que vous avez confiée
01:00:12il y a un an
01:00:13à un haut fonctionnaire
01:00:14à une collègue députée
01:00:16afin de proposer
01:00:19des pistes
01:00:19concernant
01:00:20la rationalisation
01:00:22des agences de l'Etat
01:00:23Monsieur le Premier Ministre
01:00:25le rapport Marlex
01:00:26qui nous explique
01:00:27qu'en 40 ans
01:00:28nous sommes passés
01:00:29de 25 000
01:00:30à 70 000
01:00:32hauts fonctionnaires
01:00:33alors que dans le même temps
01:00:34nous avons confié
01:00:36des compétences
01:00:37aux régions
01:00:38aux départements
01:00:39aux intercommunalités
01:00:40des fonctionnaires
01:00:42qui sont rémunérés
01:00:43bien souvent
01:00:43plus de 150 000 euros
01:00:46par an
01:00:46à un moment donné
01:00:48la question que je vous pose
01:00:49Monsieur le Premier Ministre
01:00:50est-ce si compliqué
01:00:52de réformer
01:00:53l'Etat central
01:00:54et de présenter
01:00:55des mesures d'économie
01:00:56aux Français
01:00:58Merci beaucoup
01:00:59Monsieur le député
01:01:00la parole est à
01:01:02Monsieur David Amiel
01:01:02ministre de l'Action
01:01:03et des Comptes Publics
01:01:08Merci Madame la Présidente
01:01:09Mesdames et Messieurs
01:01:10les députés
01:01:11Monsieur le député
01:01:11Benoît
01:01:12effectivement
01:01:12vous nous aviez
01:01:13interpellé
01:01:14il y a un an
01:01:15et je vous redis
01:01:16aujourd'hui
01:01:16ce que je vous disais
01:01:17hier
01:01:18oui
01:01:18vous avez raison
01:01:19tout commence
01:01:20par l'exemplarité
01:01:21et l'exemplarité
01:01:23c'est d'abord
01:01:23l'exemplarité
01:01:24de l'Etat
01:01:24c'est la raison
01:01:25pour laquelle
01:01:26dans le projet
01:01:26de loi de finances
01:01:27qui est en discussion
01:01:28aujourd'hui
01:01:29les crédits
01:01:29des ministères
01:01:30pour la première fois
01:01:31hors défense
01:01:32sont gelés
01:01:33parce qu'on ne peut pas
01:01:34demander des efforts
01:01:35aux français
01:01:35sans commencer
01:01:37par en demander
01:01:37au ministère
01:01:38bien sûr
01:01:39certains augmentent
01:01:39c'est le cas
01:01:40de l'éducation
01:01:41c'est le cas
01:01:41de l'intérieur
01:01:42c'est le cas
01:01:42de la justice
01:01:42mais d'autres baissent
01:01:44à proportion
01:01:45et au sein de l'Etat
01:01:46l'exemplarité
01:01:48elle commence en haut
01:01:49Monsieur le député
01:01:50et c'est la raison
01:01:51pour laquelle
01:01:51vous avez interpellé
01:01:52le Premier ministre
01:01:53les crédits
01:01:54qui portent la mission
01:01:55relative au service
01:01:56du Premier ministre
01:01:57baissent
01:01:58de 8,5%
01:01:59c'est la raison
01:02:00pour laquelle
01:02:01nous supprimons
01:02:02800 emplois
01:02:03en administration centrale
01:02:04tout en n'en créant
01:02:05sur le terrain
01:02:06parce que c'est là
01:02:07où les français
01:02:07les attendent
01:02:08dans la police
01:02:09dans la justice
01:02:09dans l'éducation nationale
01:02:12c'est la raison
01:02:13pour laquelle
01:02:14Monsieur le député
01:02:15il y a un an
01:02:16nous annoncions
01:02:1750 millions d'euros
01:02:18d'économie
01:02:19dans les dépenses
01:02:20de communication
01:02:21des ministères
01:02:22cette année
01:02:23cet objectif
01:02:24réalisé
01:02:24sera multiplié
01:02:25par 4
01:02:26200 millions
01:02:27d'euros
01:02:27d'économie
01:02:27pour avoir
01:02:28une communication
01:02:29plus sobre
01:02:29parce que les gens
01:02:30attendent
01:02:31des ministres
01:02:31et des ministères
01:02:32des résultats
01:02:33et une communication
01:02:34plus sobre
01:02:36Monsieur le député
01:02:37l'exemplarité
01:02:38elle se poursuit
01:02:39au sein
01:02:39des agences
01:02:40et des opérateurs
01:02:41et c'est la raison
01:02:42là aussi
01:02:43pour laquelle
01:02:44dans le projet
01:02:45de loi de finances
01:02:46qui est présenté
01:02:47nous avons
01:02:472000 suppressions
01:02:48d'emplois
01:02:49dans les agences
01:02:50dans les opérateurs
01:02:51dans les caisses
01:02:51de sécurité sociale
01:02:52et c'est la raison
01:02:53pour laquelle
01:02:54les travaux
01:02:55se poursuivent
01:02:56et je salue
01:02:57la députée
01:02:58Blin
01:02:58qui effectivement
01:02:59aura la charge
01:03:01de pouvoir
01:03:01continuer à multiplier
01:03:02les propositions
01:03:03pour aller encore
01:03:04plus loin
01:03:04dans cet effort
01:03:06Merci beaucoup
01:03:08Monsieur le ministre
01:03:09Monsieur le député
01:03:10Simplement
01:03:11voyez
01:03:12les lycéens
01:03:13se mobilisent
01:03:14pour disposer
01:03:14de plus de moyens
01:03:15je suis en région
01:03:16Bretagne
01:03:17le recteur académique
01:03:19de la région
01:03:19Bretagne
01:03:20a été nommé
01:03:21il y a quelques mois
01:03:21un an
01:03:22délégué interministériel
01:03:24à l'éducation artistique
01:03:26et culturelle
01:03:27C'est l'exemple
01:03:28d'anomalies
01:03:29et de choses
01:03:29Merci beaucoup
01:03:29Monsieur le député
01:03:31Merci beaucoup
01:03:31La parole est à présent
01:03:32à Monsieur Aurélien Pradier
01:03:35Merci Madame la Présidente
01:03:36Ma question s'adresse
01:03:37au ministre de l'Intérieur
01:03:39Attrape le racisme
01:03:40à tuer
01:03:41A Dijon
01:03:42à Rambouillet
01:03:43les règlements de comptes
01:03:43entre trafiquants
01:03:44se font désormais
01:03:46à l'arme de guerre
01:03:47A Aubervilliers
01:03:48c'est à coups
01:03:49de grenades défensives
01:03:50que la loi du plus fort
01:03:50s'installe
01:03:52Regardons ce que nous
01:03:53ne voyons plus
01:03:54Jamais les armes de guerre
01:03:56n'ont autant circulé
01:03:57dans notre pays
01:03:5810 millions d'armes illicites
01:04:00sont en circulation
01:04:01sur notre sol
01:04:0210 millions
01:04:03Plus de 1000 armes à feu
01:04:04ont été saisies
01:04:05par les douanes
01:04:05sur la seule année 2025
01:04:07Près de 10 000 armes à feu
01:04:08sont volées
01:04:09chaque année
01:04:10à travers le pays
01:04:10Il est désormais
01:04:12aussi facile
01:04:13de se procurer
01:04:13une arme lourde
01:04:14que d'acheter
01:04:15un paquet de chips
01:04:16à l'épicerie du coin
01:04:17Les armes de guerre
01:04:18arment les terroristes islamistes
01:04:20Elles arment
01:04:21les attentats antisémites
01:04:23Elles arment les narcotrafiquants
01:04:24mais désormais
01:04:25elles arment aussi
01:04:26les petits délinquants
01:04:28les groupuscules politiques
01:04:29radicaux
01:04:30et les factieux
01:04:31Et parce que la faillite
01:04:32sécuritaire de l'Etat
01:04:33est massive
01:04:34l'autodéfense émerge
01:04:36et avec elle
01:04:37l'effondrement
01:04:37de ce qui peut rester
01:04:39de l'Etat de droit
01:04:40et de la République
01:04:41Ces armes deviennent
01:04:42l'étendard d'une culture
01:04:43celle de la violence
01:04:45extrême
01:04:45et banalisée
01:04:46Nous ne mesurons pas assez
01:04:48l'abîme chaotique
01:04:49dans lequel le trafic d'armes
01:04:51fait plonger notre pays
01:04:52La France devient
01:04:54une poudrière
01:04:54lourdement armée
01:04:56Les filières internationales
01:04:57de trafic
01:04:58d'ex-Yougoslavie
01:04:59des Balkans
01:04:59ou du Moyen-Orient
01:05:00sont désormais massives
01:05:02Apo
01:05:02c'est une usine
01:05:03de fabrication
01:05:03par impression 3D
01:05:05d'armes de guerre
01:05:06qui a été découverte
01:05:07de toutes les faillites
01:05:08sécuritaires
01:05:09Le trafic d'armes
01:05:10est ce dont nous parlons
01:05:11le moins
01:05:12et qui pourtant
01:05:13nous menace
01:05:14peut-être le plus
01:05:15Monsieur le ministre
01:05:16le temps consacré
01:05:17aux diversions politiques
01:05:19est autant de temps
01:05:20que nous ne consacrons pas
01:05:21au vital
01:05:22Combattre la prolifération
01:05:24des armes de guerre
01:05:25dans nos rues
01:05:26et dans notre pays
01:05:27est désormais
01:05:28affaire vitale
01:05:29pour notre pays
01:05:30Merci beaucoup
01:05:31Monsieur le député
01:05:32La parole est à
01:05:33Monsieur Laurent Nunez
01:05:34ministre de l'Intérieur
01:05:35Merci beaucoup
01:05:36Madame la Présidente
01:05:37Mesdames et Messieurs
01:05:38les députés
01:05:38Monsieur le député
01:05:39Aurélien Pradié
01:05:39Je vous ai écouté
01:05:41avec beaucoup
01:05:42beaucoup d'attention
01:05:42Je vais vous répondre
01:05:44très précisément
01:05:45sur les circuits
01:05:45les filières d'armes
01:05:47car les services
01:05:47du ministère de l'Intérieur
01:05:48le suivent
01:05:49Vous parlez de faillite sécuritaire
01:05:52je vous laisse
01:05:52la responsabilité
01:05:53de vos propos
01:05:54La lutte contre les filières
01:05:56et le trafic d'armes
01:05:57est une des priorités
01:05:58de la direction nationale
01:05:59de la police judiciaire
01:06:00comme c'est une priorité
01:06:01de la gendarmerie nationale
01:06:02Oui il y a des filières
01:06:03d'importation d'armes
01:06:04qui sont celles
01:06:05que vous avez citées
01:06:06Monsieur le député
01:06:07La route des Balkans
01:06:08des importations
01:06:10qui arrivent de Serbie
01:06:11de Croatie
01:06:12du Monténégro
01:06:12plus récemment encore
01:06:14la Turquie
01:06:15avec énormément de saisies
01:06:16qui ont été effectuées
01:06:17L'an passé
01:06:18pour les services
01:06:19qui sont sous mon autorité
01:06:20on a saisi
01:06:2113 800 armes
01:06:22Alors évidemment
01:06:22c'est beaucoup
01:06:23mais ça veut dire
01:06:23qu'on déploie
01:06:24beaucoup de dispositifs
01:06:25sur le terrain
01:06:26pour détecter
01:06:27détecter ces filières
01:06:28et les entraver
01:06:30et d'ailleurs
01:06:31je dois dire
01:06:32je vous ferai remarquer
01:06:33que dans le cadre
01:06:33de la loi Riposte
01:06:34nous avons prévu
01:06:35la possibilité
01:06:36pour les fonctionnaires
01:06:37de police
01:06:37et les militaires
01:06:37de la gendarmerie
01:06:38d'effectuer des contrôles
01:06:39des fouilles
01:06:40dans la bande territoriale
01:06:41des 40 km
01:06:43sur toutes les zones
01:06:44frontalières
01:06:45sans réquisition
01:06:46du parquet
01:06:47précisément
01:06:47pour pouvoir justement
01:06:49déceler des armes
01:06:50car ces armes
01:06:50ne sont pas importées
01:06:51de manière massive
01:06:52ce sont souvent
01:06:53des petites filières
01:06:54d'approvisionnement
01:06:54qui c'est vrai
01:06:55ne sont pas faciles
01:06:56à détecter
01:06:56mais les services
01:06:57de police
01:06:58et de gendarmerie
01:06:58font un travail
01:06:59remarquable
01:07:00sous mon autorité
01:07:01pour saisir
01:07:02et entraver
01:07:03évidemment
01:07:03ces trafics d'armes
01:07:04vous avez raison
01:07:05ces armes
01:07:06on les retrouve
01:07:06évidemment
01:07:06dans la délinquance
01:07:07de droit commun
01:07:08et bien évidemment
01:07:09il y a des passerelles
01:07:10vers les réseaux terroristes
01:07:11qui peuvent s'en procurer
01:07:12on a bien vu
01:07:13dans les attentats
01:07:14récents
01:07:14ou les plus anciens
01:07:15que très souvent
01:07:16la fourniture d'armes
01:07:17se faisait sur les réseaux
01:07:18de droit commun
01:07:19et c'est bien pour ça
01:07:20que ça reste évidemment
01:07:21une priorité
01:07:22évidemment je regrette
01:07:23je regrette
01:07:24que lorsque j'ai présenté Riposte
01:07:26nous n'ayons pas pu retenir
01:07:27la visite domicilière
01:07:28qui aurait permis
01:07:29d'aller dans des domiciles
01:07:30dans des câbles
01:07:31dans des entrepôts
01:07:31pour saisir des armes
01:07:32aux mains de l'autorité administrative
01:07:35merci beaucoup monsieur le ministre
01:07:36monsieur le député
01:07:37il vous reste quelques secondes
01:07:39monsieur le ministre
01:07:40je ne doute pas
01:07:41de votre connaissance
01:07:42des filières
01:07:42et de la situation
01:07:43mais un pays
01:07:44dans lequel
01:07:45la circulation
01:07:46d'armes lourdes
01:07:46et d'armes de guerre
01:07:47est aussi massive
01:07:48que notre pays
01:07:49est une situation
01:07:51alarmante
01:07:51que nous ne pouvons pas
01:07:52et vous ne pouvez pas négliger
01:07:53merci monsieur le député
01:07:55la parole est à présent
01:07:57à monsieur Alexis Joly
01:07:58pour le rassemblement national
01:08:02merci madame la présidente
01:08:03ma question s'adresse
01:08:04au ministre
01:08:04de l'économie
01:08:05et des finances
01:08:06monsieur le ministre
01:08:07l'économie française
01:08:08frôle la récession
01:08:09recule au premier trimestre
01:08:12croissance zéro
01:08:13au deuxième
01:08:13et dans ce paysage
01:08:15à l'arrêt
01:08:15un seul secteur
01:08:16tient encore debout
01:08:17le tourisme
01:08:1977 milliards et demi
01:08:20de recettes internationales
01:08:22l'an dernier
01:08:22c'est un record
01:08:23à l'occasion
01:08:24de la mission d'information
01:08:25que j'ai pu porter
01:08:26à ce sujet
01:08:27j'ai constaté
01:08:28combien ce beau succès
01:08:29est fragile
01:08:30première destination
01:08:31du monde
01:08:32en termes de visiteurs
01:08:33la France
01:08:34n'est que quatrième
01:08:35en recettes
01:08:35ce qui veut dire
01:08:36que nous attirons
01:08:37beaucoup
01:08:37mais que nous ne valorisons
01:08:39pas assez
01:08:40et c'est ce secteur-là
01:08:41que vous laissez
01:08:42aujourd'hui exposé
01:08:43le 17 octobre
01:08:45le monde entier
01:08:46a vu des commerces
01:08:47pillés
01:08:48le Louvre bloqué
01:08:49l'office du tourisme
01:08:50de Lyon en flamme
01:08:52et le ministre
01:08:53de l'intérieur
01:08:54a reconnu lui-même
01:08:54avoir perdu le contrôle
01:08:56le lendemain
01:08:57les hôteliers
01:08:58du GHR
01:09:00selon lui
01:09:01il a déclaré
01:09:01que les nouvelles
01:09:02réservations
01:09:02ont chuté
01:09:03de 47%
01:09:04et plus d'un quart
01:09:06des réservations
01:09:06pour la semaine suivante
01:09:07ont été annulées
01:09:08la Chine
01:09:10et l'Allemagne
01:09:10appellent même
01:09:11leurs ressortissants
01:09:12à la prudence
01:09:13et que répond
01:09:13votre gouvernement
01:09:15que pour l'instant
01:09:16ça va plutôt bien
01:09:18non monsieur le ministre
01:09:19lorsqu'une réservation
01:09:20est annulée
01:09:21c'est un hôtelier
01:09:22un restaurateur
01:09:23un commerçant
01:09:24un guide
01:09:25qui est mis en difficulté
01:09:25dans son emploi
01:09:26et comme si ça ne suffisait pas
01:09:28les français vont devoir
01:09:29payer la facture des casseurs
01:09:31parce que vous comptez
01:09:31passer par décret
01:09:32une hausse de 0,8%
01:09:34de la fiscalité
01:09:35sur les assurances
01:09:36et habitations
01:09:36et automobiles
01:09:37pour financer les dégâts
01:09:38l'état n'assure plus
01:09:39la sécurité des biens
01:09:40et des personnes
01:09:41et il demande aux citoyens
01:09:42d'assumer la casse
01:09:43avec une hausse
01:09:44de la fiscalité
01:09:44alors je vous pose la question
01:09:45monsieur le ministre
01:09:46combien de temps
01:09:47allez-vous encore fragiliser
01:09:48les derniers secteurs
01:09:49qui rapportent vraiment
01:09:50au pays
01:09:51et quelles mesures immédiates
01:09:52comptez-vous prendre
01:09:53avec Atout France
01:09:54et toute la filière
01:09:55pour protéger
01:09:56nos professionnels
01:09:57et restaurer l'image
01:09:58de la France
01:09:59avant les fêtes
01:09:59je vous remercie
01:10:00merci beaucoup
01:10:01monsieur le député
01:10:02la parole est à monsieur
01:10:04Serge Papin
01:10:05ministre en charge
01:10:06des PME
01:10:07du commerce
01:10:08de l'artisanat
01:10:09du tourisme
01:10:10merci madame la présidente
01:10:12mesdames messieurs
01:10:13les députés
01:10:14monsieur le député
01:10:15joli
01:10:15d'abord
01:10:16je veux aussi
01:10:18témoigner mon soutien
01:10:19à tous les professionnels
01:10:20du secteur
01:10:21en particulier
01:10:22à l'antenne
01:10:22de la ville de Lyon
01:10:24l'office de tourisme
01:10:25qui a brûlé
01:10:26l'attractivité
01:10:27de la France
01:10:28monsieur le député
01:10:29c'est une responsabilité
01:10:31collective
01:10:31pour préserver
01:10:32la confiance
01:10:33des visiteurs
01:10:34et à l'heure
01:10:35où on se parle
01:10:35il n'y a pas
01:10:37d'annulation
01:10:38de vague
01:10:39d'annulation
01:10:40globalement
01:10:41les européens
01:10:42qui sont les trois quarts
01:10:43des visiteurs internationaux
01:10:44ils connaissent
01:10:45les réalités
01:10:46des français
01:10:46ils savent
01:10:47là où il y a eu
01:10:48des débordements
01:10:48et ils
01:10:49ils y viennent pas
01:10:51mais ils viennent ailleurs
01:10:52les transports
01:10:54les hôtels
01:10:54les musées
01:10:55tout fonctionne
01:10:56normalement
01:10:57et les touristes
01:10:58sont accueillis
01:10:59en toute sécurité
01:11:00évidemment
01:11:02il y a une vigilance
01:11:03qui s'est portée
01:11:04sur la journée du 17
01:11:06sur les transports internationaux
01:11:08en effet
01:11:09il y a eu
01:11:10une vague
01:11:11donc
01:11:12d'annulation
01:11:13pour les longs courriers
01:11:14qui vient
01:11:15d'être
01:11:17affranchie
01:11:18à partir
01:11:18du 20
01:11:2024
01:11:20les choses sont rentrées
01:11:21dans l'ordre
01:11:22donc
01:11:23j'ai mobilisé
01:11:24à tout France
01:11:25pour que
01:11:26on soit
01:11:27en effet
01:11:28on déploie
01:11:29les messages
01:11:30de réassurance
01:11:31à l'étranger
01:11:32et
01:11:33on s'est vu
01:11:35lors de votre
01:11:36j'ai participé
01:11:38à l'audition
01:11:38donc
01:11:39on a vu
01:11:40qu'on a fait
01:11:40une bonne saison
01:11:41touristique
01:11:42là
01:11:43toute l'année
01:11:45jusqu'à la fin
01:11:46de
01:11:46jusqu'à la fin
01:11:47de septembre
01:11:48et je vais vous dire
01:11:49moi je maintiens
01:11:50à 100 milliards
01:11:52les recettes
01:11:53en trajectoire
01:11:54les recettes
01:11:55et l'ambition
01:11:55pour
01:11:57les touristes étrangers
01:11:58et je maintiens
01:11:59l'ambition
01:12:00que nous soyons
01:12:01la destination
01:12:01préférée des français
01:12:03pour les touristes
01:12:04du monde entier
01:12:05et donc voilà
01:12:06ce qui s'est passé
01:12:07avec la reprise
01:12:08en main
01:12:09et l'ordre
01:12:09ça va
01:12:10on va tourner
01:12:11la page
01:12:13merci beaucoup
01:12:14monsieur le ministre
01:12:15la parole
01:12:17est à présent
01:12:17à madame
01:12:18Clémence Guettet
01:12:19pour le groupe
01:12:19la France insoumise
01:12:25monsieur le premier ministre
01:12:27votre gouvernement
01:12:28ne tient plus
01:12:29que par la peur
01:12:30que vous voulez
01:12:31inspirer au peuple français
01:12:33interdire des manifestations
01:12:35déclarer des couvre-feux
01:12:36menacer de couper
01:12:37les réseaux sociaux
01:12:38déployer l'armée
01:12:39dans les rues
01:12:40retirer le droit de vote
01:12:41aux jeunes qui passent
01:12:42en comparution immédiate
01:12:44votre surenchère répressive
01:12:46ne fera pas rentrer
01:12:47les français chez eux
01:12:48ils se tiennent debout
01:12:50face à vous
01:12:52samedi à nouveau
01:12:53ils étaient près de plus
01:12:54d'un million
01:12:55dans le pays
01:12:56main dans la main
01:12:57on marchait
01:12:57pour que la jeunesse
01:12:58soit respectée
01:12:59pour un salaire digne
01:13:01et pour des fins de mois
01:13:02plus douces
01:13:02mais on marchait aussi
01:13:04simplement
01:13:05pour le droit
01:13:06de marcher
01:13:06j'avais peur de venir
01:13:08c'est pour ça
01:13:10que je suis là
01:13:11lisez-t-on sur une pancarte
01:13:13à Paris
01:13:13ce slogan là
01:13:14a fait le tour du monde
01:13:15on marchait
01:13:16parce que dans le pays
01:13:17des droits de l'homme
01:13:18les libertés publiques
01:13:19ne sont plus garanties
01:13:20le droit de manifester
01:13:21et la sécurité
01:13:22ne sont plus assurés
01:13:23des milices
01:13:24d'extrême droite
01:13:25attaquent
01:13:26sans être inquiétés
01:13:27le rythme
01:13:28des pales
01:13:28d'hélicoptères
01:13:29de surveillance
01:13:30étouffent
01:13:31les slogans
01:13:32on marchait
01:13:33on marchait
01:13:35monsieur le premier ministre
01:13:36pour les vies abîmées
01:13:37pour celles et ceux
01:13:38qui ont perdu un oeil
01:13:39ou qui ont eu
01:13:40une main arrachée
01:13:41pour celles et ceux
01:13:42qui se soulèvent
01:13:43pour le droit
01:13:44à étudier
01:13:44dignement
01:13:45pour avoir à nouveau
01:13:46le goût du futur
01:13:48à l'aspiration populaire
01:13:50à vivre mieux
01:13:51vous avez répondu
01:13:52par les matraques
01:13:53et les grenades
01:13:53à la colère légitime
01:13:55vous avez répondu
01:13:55par le chaos
01:13:56le monde entier
01:13:57observe avec effroi
01:13:59votre dérive autoritaire
01:14:00et l'ONU
01:14:01la documente même
01:14:02vous obéissez en réalité
01:14:03à la volonté
01:14:04du président de la république
01:14:05qui a déclaré
01:14:06la recommandation générale
01:14:08c'est qu'il n'y ait pas
01:14:08de manifestation
01:14:09mais monsieur le premier ministre
01:14:12la contestation
01:14:13s'élargit
01:14:14et les rend
01:14:14des dégoûtés
01:14:15c'est tof
01:14:16la crise sociale
01:14:17est devenue
01:14:18crise politique
01:14:19désormais
01:14:20c'est la crise
01:14:21de régime
01:14:21qui s'annonce
01:14:23monsieur le premier ministre
01:14:25allez-vous
01:14:26continuer
01:14:27de mutiler
01:14:28les enfants
01:14:29de la république
01:14:31merci madame la députée
01:14:33la parole est à monsieur
01:14:34Laurent Nunez
01:14:35ministre de l'intérieur
01:14:40madame la présidente
01:14:41mesdames et messieurs
01:14:42les députés
01:14:43madame la députée
01:14:45que je cherche
01:14:46pardon du
01:14:47voilà pardon
01:14:48madame la députée
01:14:49nous allons surtout
01:14:50continuer
01:14:51à protéger
01:14:52les cortèges
01:14:52comme nous le faisons
01:14:53comme c'était encore
01:14:54le cas samedi
01:14:55puisque comme vous le savez
01:14:57nous avons des militants
01:14:58d'extrême gauche
01:14:59radical
01:15:00de l'ultra gauche
01:15:01qui viennent faire
01:15:02dégénérer vos cortèges
01:15:03et les policiers
01:15:04et les gendarmes
01:15:04sont là pour les encadrer
01:15:05et rendre les choses
01:15:06possibles
01:15:06si 410 000 personnes
01:15:08ont pu défiler
01:15:08sur l'espace public
01:15:09samedi dernier
01:15:10c'est bien parce qu'il y avait
01:15:11les policiers
01:15:12et les gendarmes
01:15:12pour protéger
01:15:13les cortèges
01:15:14ce que je voulais vous dire
01:15:15madame la députée
01:15:17il est faux de dire
01:15:18que nous assurons
01:15:19la protection
01:15:19des dispositifs
01:15:20en utilisant les militaires
01:15:21de dispositifs
01:15:22sentinelles
01:15:23c'est faux
01:15:24deuxièmement
01:15:26vous avez évoqué
01:15:27je vais vous répondre
01:15:28sur ce point
01:15:29la présence de cortèges
01:15:31de militants
01:15:32d'ultra droite
01:15:32samedi
01:15:33sur l'espace public
01:15:34je peux vous confirmer
01:15:35que c'est exact
01:15:36nous avons eu des militants
01:15:38d'ultra droite
01:15:38qui sont venus provoquer
01:15:40un certain nombre
01:15:40de manifestants
01:15:41ou de militants
01:15:42de l'ultra gauche
01:15:43et systématiquement
01:15:44les forces de l'ordre
01:15:45sont intervenues
01:15:45pour empêcher
01:15:48les affrontements
01:15:49entre ces groupes
01:15:50ils ont interpellé
01:15:51deux d'entre eux à Rouen
01:15:5211 à Nice
01:15:53et donc évidemment
01:15:54nous ne laissons pas non plus
01:15:55ces groupuscules prospérer
01:15:57et d'ailleurs
01:15:57des actions judiciaires
01:15:59ont été engagées
01:15:59des articles 40
01:16:00ont été effectués
01:16:01des interpellations
01:16:02ont eu lieu
01:16:03et il y aura également
01:16:04des suites judiciaires
01:16:05Madame la députée
01:16:06je ne peux pas vous laisser dire
01:16:07que les policiers
01:16:08et les gendarmes
01:16:09et donc que le gouvernement
01:16:10qui leur donne des instructions
01:16:11leur donne des instructions
01:16:12de mutiler des manifestants
01:16:14nous sommes là
01:16:15pour les protéger
01:16:16pour les protéger
01:16:17de ceux qui viennent
01:16:18semer le trouble
01:16:18et le chaos
01:16:19dans les cortèges
01:16:20et nous allons évidemment
01:16:21continuer
01:16:22quant aux interdictions
01:16:23de manifestations
01:16:24Madame la députée
01:16:26elles n'existent pas
01:16:27il y a des endroits
01:16:28il y a des endroits
01:16:29où nous interdisons
01:16:30des manifestations
01:16:31parce qu'il y a des risques
01:16:32de troubles à l'ordre public
01:16:33et nous les autorisons
01:16:35dans d'autres lieux
01:16:37où elles se déroulent
01:16:38de manière plus sécurisée
01:16:39comme c'était le cas
01:16:40samedi dernier
01:16:40merci beaucoup
01:16:42monsieur le ministre
01:16:44la parole est à présent
01:16:45à monsieur Laurent Mazori
01:16:47pour le groupe Lyot
01:16:49monsieur le premier ministre
01:16:50à Trappes
01:16:52et à la verrière
01:16:53dans ma circonscription
01:16:54dans nos villes
01:16:56la haine raciste a frappé
01:16:58un homme a été tué
01:16:595 autres personnes blessées
01:17:01dont une enfant de 12 ans
01:17:02des familles attendent
01:17:03tremblent
01:17:04et pleurent
01:17:05derrière ces mots
01:17:06il y a des visages
01:17:07des vis brisées
01:17:08et cette question insupportable
01:17:11comment peut-on être pris
01:17:13pour cible
01:17:13une nouvelle fois
01:17:14dans notre pays
01:17:15pour sa couleur de peau
01:17:16ou sa religion supposée
01:17:18à ces familles
01:17:19à nos habitants
01:17:20je veux dire
01:17:20vous n'êtes pas seul
01:17:21votre douleur engage
01:17:23la nation tout entière
01:17:24aux policiers
01:17:25aux secours
01:17:25aux soignants
01:17:26notre reconnaissance
01:17:28monsieur le premier ministre
01:17:29notre émotion est immense
01:17:30notre détermination
01:17:32doit l'être aussi
01:17:33la justice
01:17:34établira les responsabilités
01:17:35mais nous avons
01:17:36nous ici
01:17:38une responsabilité
01:17:39combattre la banalisation
01:17:41du racisme
01:17:42de l'antisémitisme
01:17:43et des appels
01:17:44à la violence
01:17:46les mots ont un poids
01:17:48ceux qui les prononcent
01:17:49ont une responsabilité
01:17:51quand des responsables politiques
01:17:53dressent les français
01:17:54les uns contre les autres
01:17:55quand certains banalisent
01:17:56la stigmatisation
01:17:57quand les réseaux sociaux
01:17:59et des médias
01:18:00amplifient les appels
01:18:01à la haine
01:18:02notre devoir
01:18:03est d'agir
01:18:04on peut débattre
01:18:05avec vigueur
01:18:06on ne doit jamais
01:18:07jamais
01:18:08désigner des populations
01:18:09à la vindicte
01:18:10l'écran
01:18:11quel que soit son usage
01:18:12ne doit plus servir
01:18:13de refuge à l'impunité
01:18:15un pseudonyme
01:18:16n'est pas un permis
01:18:17de menacer
01:18:17un réseau social
01:18:18ou un plateau TV
01:18:19ne sont pas
01:18:20des zones de non-droit
01:18:21monsieur le premier ministre
01:18:23quels actes concrets
01:18:24allez-vous engager
01:18:25pour protéger
01:18:25nos concitoyens
01:18:26et faire cesser
01:18:27l'impunité
01:18:28des appels à la haine
01:18:29d'où qu'ils viennent
01:18:30et où qu'ils soient prononcés
01:18:32nous devons à ces familles
01:18:33victimes
01:18:34davantage que des paroles
01:18:35une république
01:18:37qui protège
01:18:37une justice
01:18:38qui agit
01:18:39une nation
01:18:40qui reste unie
01:18:42Merci beaucoup
01:18:43monsieur le député
01:18:44la parole est à monsieur
01:18:45Laurent Nunez
01:18:46ministre de l'Intérieur
01:18:47Madame la Présidente
01:18:48Mesdames et Messieurs
01:18:49les députés
01:18:50Monsieur le député
01:18:52je reviens évidemment
01:18:53merci d'ailleurs
01:18:54de nous avoir accompagnés
01:18:55également sur le terrain
01:18:57à Trappes
01:18:57avec la ministre
01:18:58Aurore Berger
01:18:59vendredi après-midi
01:19:00vous étiez à nos côtés
01:19:01merci d'avoir
01:19:02à nouveau salué
01:19:03l'acte absolument
01:19:05héroïque
01:19:05de ces fonctionnaires
01:19:06de police
01:19:06de la brigade
01:19:07anticriminalité
01:19:08de Saint-Quentin
01:19:09en Yvelines
01:19:09qui sont allés
01:19:10au-devant
01:19:11du terroriste
01:19:12et qui l'ont
01:19:13interpellé
01:19:14sans avoir
01:19:15d'ailleurs
01:19:16à faire usage
01:19:16de leur arme
01:19:17comme ils en avaient
01:19:17la possibilité
01:19:18puisque nous étions
01:19:19confrontés
01:19:19à ce qu'on appelle
01:19:20un périple meurtrier
01:19:21qui est un cas
01:19:22d'usage légitime
01:19:23de leur arme
01:19:24par les forces
01:19:24de sécurité intérieure
01:19:27merci
01:19:27par ailleurs
01:19:29merci de ce soutien
01:19:30que vous apportez
01:19:31aux effectifs
01:19:32de police
01:19:33évidemment
01:19:34que nous allons
01:19:35continuer
01:19:35à être extrêmement
01:19:36attentifs
01:19:37à lutter
01:19:38contre le terrorisme
01:19:39et à détecter
01:19:40ce genre de profil
01:19:40mais vous voyez bien
01:19:41que c'est extrêmement
01:19:42compliqué
01:19:42il y a un certain
01:19:43nombre de groupes
01:19:44qui sont suivis
01:19:44qui sont dans la
01:19:45subversion violente
01:19:46et puis un certain
01:19:47nombre d'individus
01:19:48qui basculent
01:19:48dans le terrorisme
01:19:49comme ça a été le cas
01:19:50vendredi après-midi
01:19:52évidemment
01:19:53évidemment
01:19:53que le discours
01:19:55ambiant
01:19:56les discours de haine
01:19:57les discours racistes
01:19:59évidemment que
01:20:00ces discours-là
01:20:01peuvent inciter
01:20:02un certain nombre
01:20:03d'individus
01:20:03à franchir le pas
01:20:04et à passer à l'action
01:20:05et c'est bien pour cela
01:20:06que nous avons
01:20:07un dispositif juridique
01:20:08robuste
01:20:09d'abord judiciaire
01:20:10pour lutter
01:20:11contre les propos racistes
01:20:12le racisme
01:20:13c'est un délit
01:20:13et c'est bien pour cela
01:20:15également que nous voulons
01:20:15renforcer
01:20:16et Aurore Berger
01:20:17vient de le dire
01:20:18le dispositif
01:20:19Pharos
01:20:19pour pouvoir
01:20:20sur les réseaux sociaux
01:20:21supprimer ces contenus
01:20:22mais au-delà de cela
01:20:24il faut évidemment
01:20:25qu'il y ait un sursaut
01:20:26dans notre pays
01:20:27notre république
01:20:28c'est le vivre ensemble
01:20:29il faut qu'il y ait
01:20:30des propos
01:20:31qui ne soient pas blessants
01:20:32qu'ils ne soient pas
01:20:33incriminants
01:20:34qu'ils ne soient pas
01:20:35discriminants
01:20:36et qu'ils peuvent
01:20:36sur des esprits
01:20:37plus fragiles
01:20:38susciter
01:20:39et ça a été
01:20:40sans doute le cas
01:20:40au cas d'Espèce
01:20:41susciter un passage
01:20:43à l'acte
01:20:43qui ne doit en rien
01:20:44négliger
01:20:45la qualification
01:20:46de terrorisme
01:20:47de ce qui a été fait
01:20:48le vendredi dernier
01:20:50dans le département
01:20:50des Yvelines
01:20:51Merci beaucoup
01:20:52Monsieur le ministre
01:20:53Monsieur le député
01:20:54Chers concitoyens
01:20:55restons unis
01:20:56et n'ayons pas peur
01:21:00Merci beaucoup
01:21:01la parole
01:21:02est à madame
01:21:03Patricia Lemoyne
01:21:04pour le groupe
01:21:04Ensemble pour la République
01:21:05Merci Madame la Présidente
01:21:07Ma question s'adresse
01:21:09à monsieur le ministre
01:21:10chargé de l'économie
01:21:11des finances
01:21:11et de la souveraineté
01:21:12industrielle
01:21:13énergétique
01:21:14et numérique
01:21:14Mercredi dernier
01:21:16la découverte
01:21:17de failles
01:21:18hypercritiques
01:21:19au coeur de PHP
01:21:20un langage
01:21:21qui alimente
01:21:2170%
01:21:22des sites web
01:21:23dans le monde
01:21:23a déclenché
01:21:24une alerte
01:21:25cybergénérale
01:21:26en permettant
01:21:27à des pirates
01:21:28d'exécuter
01:21:28du code à distance
01:21:29pour prendre
01:21:30le contrôle
01:21:31de serveurs
01:21:32cette brèche
01:21:33a fait l'objet
01:21:33de tentatives
01:21:34d'exploitation malveillante
01:21:35prise de contrôle
01:21:37vol de données
01:21:38installation
01:21:38de logiciels
01:21:39hostiles
01:21:40à titre préventif
01:21:42les sites
01:21:42du ministère
01:21:43de l'intérieur
01:21:44ou encore
01:21:44de météo France
01:21:45ont été rendus
01:21:46inaccessibles
01:21:47c'est une énième
01:21:49alerte
01:21:49sur la vulnérabilité
01:21:51de nos services
01:21:51et de nos entreprises
01:21:53monsieur le ministre
01:21:54vous le savez
01:21:55numériser
01:21:56sans sécuriser
01:21:57c'est construire
01:21:58sur du sable
01:22:00si fermer
01:22:01temporairement
01:22:01les sites
01:22:02par précaution
01:22:02était le bon réflexe
01:22:04la question
01:22:04demeure de savoir
01:22:05si chaque entité
01:22:06qu'elle soit
01:22:07publique ou privée
01:22:08sait ce qu'elle expose
01:22:10ce qu'elle peut corriger
01:22:11en quelques heures
01:22:12et ce qu'elle peut
01:22:13continuer de faire fonctionner
01:22:14c'est précisément
01:22:16ce que la directive
01:22:17Nice 2 organise
01:22:18gestion des risques
01:22:19traitement des vulnérabilités
01:22:20continuité d'activité
01:22:23responsabilité
01:22:23des dirigeants
01:22:24elle devait être
01:22:25transposée
01:22:26avant le 17 octobre
01:22:272024
01:22:28nous accusons donc
01:22:29deux ans de retard
01:22:30et la Cour de la Justice
01:22:32de l'Union Européenne
01:22:33vient d'être saisie
01:22:34nous exposant
01:22:35à des sanctions financières
01:22:38plus d'un an
01:22:38après le passage
01:22:39en commission
01:22:40et malgré les promesses
01:22:41d'un examen
01:22:42prévu avant l'été
01:22:43le projet de loi
01:22:44a été finalement
01:22:45retiré le mois dernier
01:22:46de l'ordre du jour
01:22:47pourtant cette transposition
01:22:49est urgente
01:22:50elle étendra
01:22:50les règles de protection
01:22:52de l'ANSI
01:22:52aujourd'hui limitées
01:22:54à 300 acteurs
01:22:55à plus de 10 000
01:22:56entités essentielles
01:22:57ma question est simple
01:22:59monsieur le ministre
01:22:59pourquoi tant de retard
01:23:01pouvons-nous espérer
01:23:02voir ce texte
01:23:03bientôt arriver en séance
01:23:05je vous remercie
01:23:06merci beaucoup
01:23:07madame la députée
01:23:08la parole est à monsieur
01:23:09Laurent
01:23:10Roland Lescure
01:23:11ministre de l'économie
01:23:12et des finances
01:23:14merci madame la présidente
01:23:15mesdames messieurs
01:23:16les députés
01:23:16madame la députée
01:23:18Patricia Lemoyne
01:23:19merci pour votre engagement
01:23:20sur ce sujet
01:23:20qui est essentiel
01:23:22vous l'avez dit
01:23:23le 20 octobre dernier
01:23:24un éditeur
01:23:25PHP
01:23:25utilisé dans le monde entier
01:23:26a fait état
01:23:28de failles
01:23:28dans son système
01:23:29de sécurité
01:23:30j'allais dire
01:23:31heureusement
01:23:31qu'il l'a fait
01:23:32puisque ça nous a permis
01:23:33d'alerter
01:23:34ça nous a permis de fermer
01:23:35un certain nombre de sites
01:23:36et vous l'avez dit
01:23:37l'état français
01:23:38a réagi très vite
01:23:39pour des sites
01:23:40que vous avez mentionné
01:23:40et d'autres
01:23:42il faut reconnaître
01:23:43que l'éditeur de logiciel
01:23:44a aussi réagi très vite
01:23:45puisque dans les 24 heures
01:23:46il a publié un correctif
01:23:47que nous avons pu
01:23:48mettre en place
01:23:49dans nos secteurs
01:23:50dans nos sites
01:23:50pardon
01:23:51ce qui nous a permis
01:23:51de réouvrir les sites
01:23:52en question
01:23:53mais vous le dites
01:23:54c'est une alerte de plus
01:23:55c'est peut-être même
01:23:56une alerte de trop
01:23:57ça a affecté des sites
01:23:58dans le monde entier
01:23:59internet a été bloqué
01:24:00dans le monde entier
01:24:01pendant quasiment 24 heures
01:24:03et ça ça doit
01:24:04ça doit nous réveiller
01:24:05alors vous l'avez dit
01:24:05la directive Nice 2
01:24:07pardon
01:24:07elle va permettre
01:24:08d'avancer sur ce sujet
01:24:09je ne suis pas sûr
01:24:10qu'une directive
01:24:10et une loi
01:24:12suffiront
01:24:12à insuffler
01:24:13un changement
01:24:14de culture profond
01:24:15qui doit tous nous concerner
01:24:16sur ces bancs évidemment
01:24:17dans les entreprises
01:24:18de vos territoires
01:24:19je vous engage
01:24:20comme vous le faites sans doute
01:24:20à les sensibiliser à ça
01:24:22vous le savez
01:24:23elle était à l'ordre du jour
01:24:24sa transposition
01:24:25début octobre
01:24:26évidemment
01:24:27elle a dû être retirée
01:24:28de l'ordre du jour
01:24:29parce que le projet de loi
01:24:30sur les violences sexistes
01:24:31et sexuel poursuivait son examen
01:24:33nous devons l'examiner
01:24:35dès que possible
01:24:36vous savez que la saison budgétaire
01:24:37conduit à l'ordre du jour
01:24:38parfois un peu variable
01:24:39mais nous souhaitons pouvoir
01:24:40l'examiner dès que possible
01:24:42en attendant
01:24:43on doit tous être sensibles
01:24:44à ce risque
01:24:45dès jeudi
01:24:46nous recevons à Bercy
01:24:47avec la ministre
01:24:48de l'intelligence artificielle
01:24:50et du numérique
01:24:50Anne Lehenanf
01:24:51l'ensemble des filières industrielles
01:24:52les entreprises
01:24:54de cybersécurité
01:24:55françaises
01:24:56on en a beaucoup
01:24:56qui doivent pouvoir
01:24:57se développer
01:24:58pour nous aider
01:24:59à nous protéger
01:24:59et vous y êtes évidemment
01:25:01la bienvenue
01:25:01merci
01:25:03merci beaucoup
01:25:04monsieur le ministre
01:25:05la parole est à présent
01:25:06à monsieur Romain Eskenazi
01:25:07pour le groupe socialiste
01:25:11merci
01:25:12madame la présidente
01:25:13monsieur le ministre
01:25:13de l'éducation nationale
01:25:14il y a deux ans
01:25:15j'avais l'honneur
01:25:16de me tenir ici
01:25:17pour poser ma première question
01:25:18au gouvernement
01:25:19je souhaitais parler
01:25:19de service public
01:25:20mais ce ne fut pas le cas
01:25:21car deux jours
01:25:22avant ma question
01:25:23Aboukakar Sissé
01:25:24a été sauvagement assassiné
01:25:26dans une mosquée
01:25:27ma question avait donc porté
01:25:28sur ce crime raciste
01:25:29et sur les mesures
01:25:30que le gouvernement
01:25:30comptait prendre
01:25:31pour endiguer
01:25:32les paroles
01:25:32et les actes racistes
01:25:33cette année
01:25:34aujourd'hui
01:25:35c'est à mon tour
01:25:36de poser la question
01:25:37je voulais de nouveau
01:25:37parler de service public
01:25:38mais comment évoquer
01:25:39les lycéens
01:25:40et leur mouvement
01:25:41sans évoquer
01:25:41le crime raciste
01:25:42de Trappes
01:25:43sans rendre hommage
01:25:43aux victimes
01:25:44aux maires
01:25:45aux habitants
01:25:46comme nous l'avons fait
01:25:47hier à Sarcelles
01:25:47dans ma circonscription
01:25:48pour dire aux habitants
01:25:49qui ont peur
01:25:50pour eux et pour leurs enfants
01:25:51que la république
01:25:52se tiendra toujours
01:25:52à leur côté
01:25:53comment parler
01:25:54du mouvement lycéen
01:25:55sans évoquer
01:25:56ces groupes d'extrême droite
01:25:57qui ont attaqué
01:25:57des manifestants pacifiques
01:25:59ce week-end
01:26:00faisant du territoire
01:26:01de la république
01:26:02un théâtre de guerre civile
01:26:03mais je souhaite quand même
01:26:04parler des lycéens
01:26:05monsieur le ministre
01:26:06car leur mobilisation
01:26:07est exemplaire
01:26:08car ils se battent
01:26:09pour l'égalité
01:26:10et pour la justice
01:26:11parce qu'ils ont obtenu
01:26:12en quelques semaines
01:26:13ce que nous
01:26:13députés de gauche
01:26:14on n'a pas obtenu
01:26:15depuis 10 ans
01:26:16dans cet hémicycle
01:26:17ils ont obtenu
01:26:18la fin programmée
01:26:19de Parcoursup
01:26:19ils ont obtenu
01:26:20des moyens supérieurs
01:26:21dans l'éducation nationale
01:26:22ils ont obtenu
01:26:23qu'on recrute
01:26:24des enseignements
01:26:24des enseignants
01:26:25ils ont obtenu
01:26:26qu'on réforme
01:26:27enfin le bac
01:26:27il était temps
01:26:28il était temps
01:26:29d'apporter une réponse politique
01:26:31à ce mouvement
01:26:32après des policiers
01:26:33blessés d'une part
01:26:34et des mains
01:26:34arrachés
01:26:35des oeufs crevés
01:26:35d'autre part
01:26:36après des commerces pillés
01:26:37après une mairie incendiée
01:26:38il était temps
01:26:39d'apporter enfin
01:26:40une réponse politique
01:26:41mais il me semble
01:26:42monsieur le ministre
01:26:43que les réponses
01:26:43ne sont pas encore aujourd'hui
01:26:45à la hauteur du message
01:26:46qui est passé par notre jeunesse
01:26:48que dites-vous
01:26:49aux lycéens
01:26:50qui vont encore
01:26:50sur Bir Parcoursup
01:26:51que dites-vous
01:26:52aux lycéens
01:26:53qui parlent
01:26:53de santé mentale
01:26:54d'infirmières
01:26:55de psychologues
01:26:55d'AESH
01:26:56qui ne sont pas
01:26:57suffisamment recrutés
01:26:58pour assurer réellement
01:26:59l'égalité des chances
01:27:00monsieur le ministre
01:27:01la mobilisation
01:27:02de notre jeunesse
01:27:03est admirable
01:27:03et historique
01:27:04il faut que la réponse
01:27:05politique du gouvernement
01:27:06soit à la hauteur
01:27:07de cette mobilisation
01:27:08je vous remercie
01:27:10merci beaucoup
01:27:11monsieur le député
01:27:12la parole est à monsieur
01:27:13Edouard Geffray
01:27:14ministre de l'éducation nationale
01:27:16merci madame la présidente
01:27:18madame la présidente
01:27:18madame la présidente
01:27:18madame la présidente
01:27:18madame la présidente
01:27:19madame la présidente
01:27:19monsieur le député
01:27:20la première chose
01:27:21évidemment
01:27:21même si la famille
01:27:23de la victime
01:27:24n'est plus là
01:27:24c'est que je partage
01:27:25la douleur
01:27:26qui est celle
01:27:27de tout l'hémicycle
01:27:28par rapport au crime
01:27:29à ce qui s'est produit
01:27:30et je crois que nous venons
01:27:31de notre territoire
01:27:32suffisamment proche
01:27:32tous les deux
01:27:33pour savoir
01:27:33la résonance particulière
01:27:34que ça a pour vous
01:27:35comme pour moi
01:27:37la deuxième chose
01:27:38c'est que
01:27:39vous avez dit
01:27:40il était temps de répondre
01:27:42je pense surtout
01:27:43qu'il est temps
01:27:43d'arrêter de faire
01:27:44des promesses en l'air
01:27:45et d'apporter des réponses
01:27:46qui sont effectivement
01:27:47crédibles
01:27:48chiffrées
01:27:49tenables
01:27:50tenables
01:27:51et respectueuses
01:27:52du cadre démocratique
01:27:54nous avons écouté
01:27:55dans le cadre
01:27:55de la plateforme
01:27:56dans le cadre aussi
01:27:57des très nombreuses
01:27:58concertations que j'ai eues
01:27:58avec les associations lycéennes
01:27:59avec les élus lycéens
01:28:01avec les syndicats
01:28:02etc.
01:28:02tout le monde
01:28:03et nous avons effectivement
01:28:04pris un certain nombre
01:28:05de mesures
01:28:05très concrètes
01:28:07première mesure
01:28:07parce que les lycéens
01:28:08nous ont dit
01:28:08qu'ils étaient dans un bâti
01:28:09qui était souvent dégradé
01:28:10lequel bâti relève
01:28:11des régions
01:28:12je me permets de le rappeler
01:28:13un prêt de 4 milliards d'euros
01:28:14à destination des régions
01:28:15pour leur permettre
01:28:16précisément
01:28:16de prendre leurs responsabilités
01:28:194 milliards d'euros
01:28:20de prêts
01:28:22deuxième élément
01:28:22vous l'avez dit aussi
01:28:24nous l'ont dit
01:28:25ce sont les générations
01:28:26les plus nombreuses
01:28:27qui sont actuellement
01:28:28au lycée
01:28:28ça correspond au pic démographique
01:28:30et je souhaite apporter
01:28:31une réponse
01:28:31comme je l'apporte
01:28:32dans d'autres cas
01:28:32quand c'est au contraire
01:28:34un effondrement
01:28:34mais je souhaite
01:28:35apporter une réponse
01:28:35et donc
01:28:36toutes les classes de secondes
01:28:37seront progressivement
01:28:38plafonnées à 28 élèves
01:28:39à la rentrée 27 pour les 50%
01:28:41d'établissements
01:28:41les moins favorisés
01:28:42on commence par eux
01:28:43et à la rentrée 28 pour les 50 autres pourcents
01:28:46troisième élément
01:28:47effectivement
01:28:47il faut répondre
01:28:48à leur angoisse
01:28:49sur Parcoursup
01:28:50on aura l'occasion
01:28:51d'en débattre demain
01:28:52beaucoup ont parlé
01:28:53d'abrogation de Parcoursup
01:28:54rares sont ceux
01:28:55qui ont dit
01:28:56ce qu'ils voulaient faire
01:28:56à la place
01:28:57dans quelques semaines
01:28:58nos élèves eux
01:28:59vont avoir besoin
01:28:59de faire des choix
01:29:00et de s'inscrire
01:29:01pour un enseignement supérieur
01:29:02et c'est pour ça
01:29:02qu'on fait en deux temps
01:29:03un premier temps
01:29:04avec Philippe Baptiste
01:29:05un premier temps
01:29:06où on transforme
01:29:07et un deuxième temps
01:29:07qui passera par la loi
01:29:08où il faudra remplacer
01:29:10tout ça
01:29:11on l'assume complètement
01:29:11mais on l'assume dans un cadre
01:29:12une fois encore structuré
01:29:13pour nos élèves
01:29:14et pour ne jamais
01:29:15jamais jamais leur mentir
01:29:16je vous remercie
01:29:17merci beaucoup
01:29:18monsieur le ministre
01:29:19la séance des questions
01:29:20au gouvernement
01:29:21est terminée
01:29:22la séance est suspendue