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Les sondages misent sur une percée démocrate lors des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. En face, les républicains sont à la peine. Pour mobiliser ses troupes, Donald Trump s’invite dans la campagne. Locomotive ou boulet ? Cette présence divise, à un moment où le locataire de la Maison-Blanche est au sommet de l’impopularité. Récit.
Crédits. Direction de la rédaction : Nicolas Charbonneau - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Production : Judith Perret, Antoine Gueguen-Georgeais, Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Marec Panchot - Photo : Alex Wong (Getty Images via AFP) - Musiques : François Clos, Audio Network.
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00:00pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:07Le mardi 3 novembre, les Américains sont appelés aux urnes.
00:10Ce sont les midterms, les élections de mi-mandat.
00:13L'objectif, renouveler le congrès composé de la Chambre des représentants et du Sénat.
00:17Ce sont en tout 470 sièges qui sont remis en jeu.
00:21Les différents sondages donnent le parti démocrate gagnant,
00:24une épine dans le pied du président républicain Donald Trump,
00:27qui tente le tout pour le tout pour que son parti conserve la majorité.
00:30Il faut dire que le président américain bat des records d'impopularité
00:34entre guerre en Iran et forte inflation.
00:37Quelle est la stratégie de Donald Trump pour que le parti républicain rafle un maximum de voix ?
00:41Pourquoi est-ce que les Américains sont de plus en plus critiques envers leur président ?
00:45On en parle avec Vincent Pialat, correspondant du Parisien aux Etats-Unis.
01:03Vincent, les 9 et 10 septembre, Donald Trump réunit ses soutiens lors d'une convention à Dallas, au Texas.
01:10On est à l'Airline American Center, une grande salle avec une grande arche en briques rouges à l'entrée.
01:16Les participants portent des casquettes floquées du célèbre slogan de Trump,
01:20MAGA, Make America Great Again.
01:22Une convention qui a lieu à deux mois des midterms, les élections de mi-mandat, le mardi 3 novembre.
01:28Vincent, c'est quoi exactement les midterms ?
01:30Alors les midterms, c'est le nom générique qu'on donne aux élections législatives
01:35qui sont situées au milieu du mandat présidentiel.
01:38Elles ne sont pas différentes des autres élections législatives,
01:42c'est juste qu'elles sont situées deux ans après l'arrivée au pouvoir d'un nouveau président
01:46ou la réélection d'un président.
01:48Et donc comme à chaque fois, on renouvelle la totalité de la chambre des représentants,
01:53qui est l'équivalent de l'Assemblée nationale aux Etats-Unis,
01:56et on renouvelle aussi un tiers des sénateurs.
01:59Il y a aussi d'autres élections, il peut y avoir l'élection d'un gouverneur ou des élections locales.
02:04Deux ans après l'élection d'un nouveau président,
02:06c'est l'occasion de valider les politiques mises en œuvre au plus haut sommet de l'État.
02:12D'après les sondages, le parti de Donald Trump est en mauvaise posture,
02:17Donald Trump est républicain,
02:18or c'est le parti adverse, le parti démocrate, qui est en tête.
02:22La cote de popularité de Donald Trump est très très basse,
02:25elle atteint aujourd'hui environ 30%, un peu plus de 30%,
02:29ce qui en France pourrait paraître élevé,
02:32mais ce qui aux Etats-Unis, dans un système à deux parties, est catastrophique.
02:36On n'a quasiment jamais vu ça dans l'histoire des Etats-Unis,
02:39un président aussi un populaire,
02:40et les sondages annoncent une vague bleue,
02:43ou en tout cas une victoire assez nette des démocrates.
02:45Les sondages disent qu'au niveau national,
02:48les démocrates devraient recueillir plus de 9% de voix d'avance par rapport aux républicains,
02:55et en termes de chiffres sur les chambres,
02:57les démocrates pourraient avoir une avance de 20 à 30 sièges à la Chambre des représentants.
03:01Ils pourraient aussi remporter la majorité au Sénat,
03:04ce qui ne semblait pas du tout acquis avant l'élection,
03:07parce que les sièges à renouveler cette année
03:09étaient des sièges qui étaient situés dans des bastions qu'on disait républicains.
03:15Alors, on est habitués aux meetings XXL de Donald Trump
03:18avec un public galvanisé et des salles pleines à craquer,
03:21mais à Dallas, lors de la convention républicaine de début septembre,
03:25ce n'est pas le cas.
03:26Des rangées de la salle, l'American Airline Center, sont presque vides.
03:30Depuis plusieurs mois, et tu viens de le dire,
03:32le président américain est au cœur de critiques,
03:34même parmi ses soutiens les plus fervents.
03:36Il y a d'abord le coût de la vie qui augmente beaucoup aux Etats-Unis.
03:40Oui, c'est la célèbre phrase de James Carville,
03:43qui était le conseiller de Bill Clinton,
03:45« It's the economy stupid, c'est l'économie idiot »,
03:48avait-il dit pendant une campagne présidentielle,
03:50parce que c'est le nerf de la guerre aux Etats-Unis.
03:52Si vous êtes bon sur les questions économiques,
03:55vous avez de grandes chances d'être élu ou réélu.
03:57C'est sur ce sujet que Donald Trump avait principalement été réélu il y a deux ans,
04:02et c'est ce sujet qui est en train de plomber son mandat.
04:06L'essence, des records, on dépasse les 1 dollar le litre,
04:10ce qui, pour les Français, peut sembler surprenant,
04:12mais pour les Américains, c'est très très cher.
04:14L'essence, elle a pris plus de 30% ces derniers mois,
04:17depuis le début du conflit en Iran.
04:19Ça se voit sur tous les bords de route.
04:20On a des panneaux qui affichent les prix de l'essence partout,
04:23et ce sont presque des panneaux publicitaires rêvés pour les démocrates,
04:26à moindre frais.
04:30Évidemment, ce n'est pas un hasard
04:31si cette convention républicaine a lieu deux mois avant les midterms.
04:35Actuellement, la Chambre des représentants est à majorité républicaine,
04:39mais ça risque de changer le 3 novembre, ça on l'a dit.
04:42Vincent, politiquement, il se passe quoi si les Républicains perdent ces midterms ?
04:46Est-ce qu'il y a un système de cohabitation, comme en France ?
04:48Alors, pas vraiment, on parle plutôt de gouvernement divisé.
04:51L'administration, c'est-à-dire le gouvernement reste républicain.
04:55En revanche, le Congrès, lui, s'il passe sous contrôle démocrate,
04:59ça veut dire que l'appareil législatif sera aux mains de la gauche américaine.
05:03Ce qui veut dire qu'elle pourra faire passer les propositions de loi qu'elle souhaite,
05:08et elle pourra aussi avoir la main sur les nominations qui sont très importantes aux États-Unis,
05:14notamment des magistrats, des juges de la Cour suprême,
05:17ou de tout un tas de postes, y compris dans l'administration,
05:20qui doivent passer par le contrôle des sénateurs.
05:23Est-ce que ça change quelque chose d'autre pour Donald Trump si les démocrates gagnent les midterms ?
05:27Les démocrates auront aussi la possibilité de déclencher de nombreuses commissions d'enquête
05:32contre Donald Trump, contre son entourage et contre l'ensemble de l'administration.
05:37Il y a eu de nombreuses polémiques depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump.
05:42Et ces deux dernières années risquent d'être très compliquées
05:45si les démocrates ont la main sur le Congrès,
05:48parce que tout ce qu'a fait Donald Trump depuis deux ans pourra être analysé, défait,
05:53et puis challengé par des commissions d'enquête qui vont pouvoir venir vérifier
05:57si tout a été fait dans les règles.
06:00Si les Républicains gagnent à la fois la Chambre des représentants et le Sénat,
06:07je verserai un dividende de 5000 dollars à chaque citoyen adulte des États-Unis d'Amérique.
06:17A Dallas, le président Trump fait une promesse qui fait depuis beaucoup parler,
06:21celle de remettre à chaque adulte américain un chèque de 5000 dollars
06:25si le parti républicain gagne les midterms.
06:28C'était la surprise totale, personne n'avait été prévu,
06:31l'idée n'avait pas du tout fuité dans la presse.
06:33Ça ressemble un peu à un coup de poker, à une façon de faire tapis.
06:38Il propose ce chèque-là qui est à la limite de la légalité
06:41puisque ça peut s'apparenter à de l'achat de voix.
06:44Mais cela dit, il ne prend pas beaucoup de risques
06:46parce qu'il n'a pas révélé les conditions exactes de ce chèque.
06:50Mais il dit que si les Républicains gagnent les midterms,
06:53ce qui voudrait dire que les Républicains devraient donc remporter la majorité
06:55à la fois à la Chambre et au Sénat,
06:57ce qui paraît aujourd'hui peu probable.
06:59Les Républicains vont peut-être sauver leur majorité au Sénat,
07:02mais à la Chambre, ça semble plus compromis.
07:05Une campagne électorale, ça coûte de l'argent,
07:08mais côté Républicain, Trump peut compter sur Elon Musk, notamment.
07:12L'entrepreneur milliardaire soutient le parti présidentiel.
07:15Au 13 octobre, à la date du 13 octobre,
07:17il a déclaré avoir déboursé plus de 276 millions de dollars
07:21pour la campagne des midterms, côté Républicain.
07:23Oui, il en fait une question presque de vie ou de mort pour lui.
07:26Il l'avait déjà dit durant la campagne présidentielle de 2024.
07:29Il partage avec Donald Trump une partie de ses orientations politiques.
07:34Il veut davantage de dérégulation.
07:37Il veut une baisse des contraintes imposées aux entreprises.
07:40Il s'oppose aussi à une partie des politiques démocrates sur le plan sociétal.
07:45Et donc, pour lui, il en fait une question très, très importante.
07:48Il met toutes ses forces dans la bataille,
07:50y compris ses forces et surtout ses forces économiques.
07:53Sachant qu'Elon Musk, tout comme Donald Trump,
07:55a intérêt à ce que le camp républicain gagne ses élections de mi-mandat.
07:59Un peu pour les mêmes raisons.
08:00Oui, c'est ça.
08:01Elon Musk aussi, il est sous le coup de menaces d'enquête le concernant.
08:05On sait qu'il est lié avec le Pentagone sur de nombreux contrats
08:09via son entreprise SpaceX.
08:12Il met aussi beaucoup d'argent dans la bataille, vous l'avez dit.
08:15Et ça suscite beaucoup de crispations du côté démocrate
08:19qui veut vérifier la légalité de toutes ses actions
08:23et qui pourrait là aussi déclencher des commissions d'enquête visant le milliardaire.
08:30Vincent, depuis la convention républicaine à Dallas,
08:34Donald Trump multiplie les meetings,
08:36notamment dans des états qui peuvent lui échapper,
08:38comme celui du Kansas, où il se rend, le lundi 19 octobre,
08:41un état rural et conservateur du centre des Etats-Unis.
08:44Et ça étonne tout le monde, puisque personne ne s'attendait
08:47à ce que le Kansas soit un état disputé.
08:50On s'attendait à ce que Donald Trump fasse campagne
08:52dans des états qu'on appelle les swing states,
08:55donc les états clés, ceux qui basculent d'une élection à l'autre
08:57et qui sont situés plutôt au centre.
08:58Le Kansas, c'est un état très républicain,
09:01c'est un état plutôt rural.
09:02Et c'est un état où, en général,
09:04le camp conservateur réalise de très bons scores.
09:07Ce n'est pas du tout le cas.
09:09Et personne n'imaginait que, notamment,
09:11le siège en jeu au Sénat en 2026 soit autant disputé.
09:18Le candidat conservateur pourrait y être battu,
09:21ce qui serait une première depuis 1932.
09:24Le même jour que la visite de Trump dans le Kansas,
09:27un sondage Reuters-Ipsos est publié.
09:29Seuls 31% des Américains approuvent son action.
09:32Il n'a jamais été aussi impopulaire.
09:34Et même parmi certains élus républicains,
09:36Trump est vu comme un fardeau.
09:37Il est presque devenu radioactif pour de nombreux candidats.
09:40Reuters a aussi mis en lumière
09:42que, sur les 62 élections qui sont disputées
09:46lors de ces midterms,
09:4741 candidats républicains
09:49prenaient leur distance avec Donald Trump.
09:51On a beaucoup parlé du cas de Byron Donalds,
09:54qui est le candidat au poste de gouverneur en Floride,
09:56qui a fait retirer le visage de Donald Trump de ses affiches
09:59et qui a fait aussi retirer le nom de Donald Trump
10:02de son site internet.
10:03Une candidate à la Chambre des représentants,
10:05également en Floride, Maria Salazar,
10:08a publié une vidéo
10:09où elle s'emprunt aux politiques anti-immigration
10:12de Donald Trump.
10:14Bref, un peu partout sur le territoire,
10:15on se désolidarise de la présidence Trump.
10:19Les républicains ont même du mal
10:20à motiver leur base électorale,
10:22même parmi ceux qui restent fidèles à Trump,
10:25sachant que, et c'est une précision importante,
10:28aux Etats-Unis,
10:28le parti pour lequel on vote est public.
10:30Alors le parti, pas le vote.
10:32On est enregistré sur les listes électorales
10:34en tant qu'électeur républicain, démocrate ou indépendant.
10:37Oui, on s'aperçoit que sur les votes anticipés,
10:40donc les votes aux Etats-Unis,
10:42on peut voter jusqu'à un mois avant l'élection,
10:45selon les Etats.
10:47On s'aperçoit que les démocrates se mobilisent
10:49beaucoup plus que les républicains.
10:51Et c'est tout l'enjeu de ces élections.
10:53D'ailleurs, c'est pour ça que Donald Trump
10:54s'est engagé à fond dans cette campagne,
10:57à multiplier les meetings,
10:59parce qu'il veut absolument mobiliser sa base,
11:02pas tellement parce qu'il espère remporter ses élections,
11:04mais plutôt pour essayer de sauver le Sénat,
11:07parce que de nombreuses élections au Sénat
11:10se déroulent dans des bastions conservateurs.
11:12Et si la base ne se mobilise pas,
11:14le parti républicain peut y être en danger,
11:17d'autant plus que les politiques menées depuis deux ans
11:20ont éloigné deux profils d'électeurs
11:23qui avaient un peu constitué la raison du succès
11:26il y a deux ans de Donald Trump.
11:28Ce sont les jeunes
11:29et ce sont les communautés latino- ou hispaniques.
11:33Ces deux publics se détournent du parti républicain.
11:35C'est très problématique dans l'optique de ces midterms.
11:39Durant cette campagne,
11:41Trump attaque bien sûr ses adversaires,
11:43les démocrates,
11:44et en particulier les candidats démocrates
11:46affiliés au mouvement DSA,
11:48DSA en français,
11:49Démocrates Socialists of America.
11:52Vincent, c'est quoi ce mouvement ?
11:54C'est un mouvement aux Etats-Unis
11:55qui est vu comme un parti d'extrême-gauche.
11:58C'est un mouvement qui est affilié au parti démocrate.
12:00En France, ce serait plus ou moins le parti socialiste.
12:03C'est un mouvement qui promeut
12:04des politiques plus égalitaires,
12:07qui promeut notamment une assurance santé pour tous,
12:09ce qui n'est pas le cas aux Etats-Unis.
12:11On a beaucoup parlé de ce mouvement.
12:13C'est de là qu'est issu Zoran Mamdani,
12:15le nouveau maire de New York.
12:16C'est aussi un mouvement qui a été popularisé aux Etats-Unis
12:19par Bernie Sanders
12:20et par Alexandria Ocasio-Cortez,
12:22deux figures de la gauche américaine.
12:24Mais c'est un mouvement que Donald Trump aime bien caricaturer
12:26en les infubilant de l'étiquette de communiste
12:29qui est ce qui, aux Etats-Unis, est vu comme une critique féroce.
12:31Il y a plusieurs figures démocrates
12:33dans le viseur de Donald Trump,
12:35notamment Abdul El-Zayed,
12:36qui est candidat pour être sénateur dans le Michigan.
12:41Vous savez cet homme ?
12:42Je l'appelle Mohamed.
12:43Certains l'appellent Abdul,
12:45moi je l'appelle Mohamed.
12:47Quelqu'un m'a demandé pourquoi.
12:48J'ai répondu je ne sais pas, j'en ai envie.
12:51Raconte-nous.
12:52Oui, Abdul El-Zayed,
12:54c'est un médecin qui a à peine 40 ans.
12:56C'est quelqu'un qui a un discours assez à gauche.
12:58Il milite pour une assurance médicale universelle.
13:01Et il est extrêmement critiqué par Donald Trump
13:04parce qu'il est dans un territoire qui est disputé.
13:08Alors, il est candidat au poste de sénateur.
13:10Le poste de sénateur actuel est déjà détenu par un démocrate.
13:13Et donc, c'est indispensable pour les démocrates
13:15de conserver ce siège-là
13:17s'ils veulent espérer pouvoir gagner la majorité au Sénat.
13:19Et pour les républicains,
13:20c'est un siège qui est en jeu.
13:22Et on s'aperçoit que Donald Trump s'en prend en lui,
13:25pas tellement sur ses positions politiques,
13:27mais plus sur ses origines.
13:29Il caricature son nom.
13:30Il l'appelle Mohamed,
13:31alors que son prénom est Abdul.
13:33Il l'a accusé aussi d'être un danger terroriste.
13:36Bref, il y a des relents un peu de racisme derrière tout ça.
13:40Et ça rend la campagne très, très dure.
13:43Donc, effectivement, tu viens de le dire,
13:44c'est une campagne qui est assez dure.
13:46Il y a parfois des attaques très personnelles.
13:48Et pas toujours de Trump,
13:50mais de la part de candidats républicains
13:51contre leurs concurrents démocrates.
13:53Dans l'Ohio, par exemple,
13:55le candidat républicain au Sénat
13:56a publié une vidéo de la mère de la candidate démocrate
14:00qui est, elle, donnée gagnante.
14:02Raconte-nous.
14:02Oui, ça a suscité énormément de critiques et de réactions.
14:05Ce candidat républicain oppose au gouverneur,
14:08c'est Vivek Ramasvani.
14:09Il est connu parce qu'il s'est présenté
14:11aux primaires du parti pour la présidence
14:13il y a deux ans,
14:13avant de se rallier finalement à Donald Trump.
14:16Et il publie une vidéo
14:17qui met en scène la mère de sa concurrente démocrate,
14:20dans laquelle la mère de Amy Acton,
14:22donc c'est la candidat démocrate,
14:24critique sa fille en disant
14:25que c'est une menteuse
14:26et qu'elle n'est pas faite
14:27pour être gouverneure de l'État.
14:29Le problème, c'est que l'histoire,
14:31elle est lourde entre la mère et sa fille.
14:33Amy Acton a été agressée
14:35et sexuellement est violée
14:36quand elle était toute jeune,
14:38quand elle avait entre 9 et 12 ans,
14:39par son beau-père,
14:40donc le compagnon de sa mère.
14:42Et sa mère n'a jamais soutenu sa fille
14:44dans ce combat-là.
14:45Elle s'est toujours rangée
14:46aux côtés de ce beau-père violeur.
14:48Et mère et fille ne se parlent plus
14:50depuis plusieurs décennies.
14:52Et donc c'est vu en fait
14:53comment Kouba est quelque chose
14:55d'inacceptable par beaucoup,
14:56mais pas par le camp républicain,
14:59que ce soit J.D. Vance,
15:00le vice-président,
15:01ou le candidat républicain,
15:03donc Vivek Ramam Sani.
15:04Les deux ont justifié cette vidéo
15:07en disant que la politique,
15:08c'était dur
15:08et qu'il fallait assumer.
15:11Vincent, tu l'as dit précédemment,
15:13aux États-Unis,
15:14on peut voter par correspondance,
15:16en vote anticipé.
15:17Donc, depuis début septembre,
15:199 millions d'Américains
15:20ont déjà voté.
15:21Or, on sait que ce sont plutôt
15:22les électeurs démocrates
15:24qui se mobilisent
15:25pour le vote anticipé.
15:26Donald Trump est donc très critique
15:28de ce mode de scrutin.
15:29Oui, c'est un mode
15:30qui est plutôt prisé des démocrates.
15:32C'est un mode qui a beaucoup
15:33été popularisé pendant le Covid.
15:35On ne pouvait pas forcément
15:36se déplacer dans les bureaux de vote.
15:38Et beaucoup d'Américains
15:40ont commencé à voter
15:41de cette manière-là.
15:41Maintenant, à peu près
15:42un Américain sur deux
15:43vote par correspondance.
15:44Concrètement, on envoie son courrier
15:46soit par la poste,
15:47soit dans des urnes spéciales
15:48qui sont disposées ça et là
15:49dans les villes américaines.
15:51Et Donald Trump a beaucoup
15:52critiqué ce mode
15:53parce que ça permet
15:54de justifier
15:55ces accusations
15:56de fraude électorale
15:57qui n'ont évidemment
15:58jamais été étayées.
15:59Mais Donald Trump
16:00aime appuyer sur ce point-là
16:02parce que
16:02si les résultats
16:04ne vont pas en sa faveur,
16:05ça va lui permettre
16:06de sauver la face.
16:07Le point un peu
16:08ironique de la situation,
16:10c'est que Donald Trump
16:10lui-même utilise
16:11ce mode de vote
16:12par courrier,
16:14ce qui ne l'empêche pas
16:14de prôner l'inverse
16:15dans ses prises
16:16oppositions publiques.
16:17Le samedi 24 octobre,
16:19l'ancien président démocrate
16:20Barack Obama
16:21participe à deux meetings
16:22de soutien
16:22aux candidats démocrates
16:24à Cleveland
16:24dans l'Ohio
16:25puis à Détroit
16:26dans le Michigan
16:26et il fustige
16:28Donald Trump
16:28y compris
16:29en utilisant l'humour.
16:30Oui, Barack Obama
16:31se moque même
16:32de Donald Trump.
16:33Il dit qu'il a transformé
16:35la Maison Blanche
16:36en un truc
16:36qui ressemblerait
16:37à un Cheesecake Factory
16:39ouvert par Saddam Hussein.
16:49La référence,
16:49elle associe
16:51cette extravagance
16:51assez dorée
16:52du régime
16:52de Saddam Hussein
16:53en Irak
16:54à cette chaîne
16:55américaine de restaurant
16:56qui est connue
16:56pour ses décorations
16:57très chargées.
16:58Il y a aussi
16:59des formules
16:59un peu plus sérieuses.
17:00Il parle de deux ans
17:01de chaos,
17:01de cruauté,
17:02de corruption,
17:03d'incompétence
17:05et puis il n'oublie pas
17:06qu'il est là.
17:06Il est venu
17:06pour soutenir
17:07le candidat au Sénat
17:09Abdul El Sayed
17:10que Donald Trump
17:10appelle Mohamed
17:11comme il appelait
17:12dans le temps
17:12Obama Hussein
17:14du nom de son deuxième prénom
17:15comme si cela
17:16les rendait
17:16un peu moins américains.
17:17Alors si Obama
17:18fait du trumpisme
17:19à un spectacle comique,
17:21l'objectif lui
17:22reste très concret.
17:23Il veut ramener
17:24le débat
17:24à la vie quotidienne
17:25des américains.
17:30En parallèle
17:31de cette campagne
17:31pour les midterms,
17:32Trump fait face
17:33à d'autres polémiques.
17:35Le 16 octobre,
17:36il vire
17:36Katie Zakaria
17:37qui était sa porte-parole
17:39après seulement
17:39cinq jours
17:40à son poste.
17:41Raconte-nous
17:42cette histoire
17:42qui est quand même
17:42assez folle.
17:43Ça paraît
17:44effectivement fou
17:45au plus haut niveau
17:46de l'administration
17:48américaine.
17:48Le poste de porte-parole
17:50de la Maison Blanche
17:50est un poste hyper important.
17:51C'est le visage
17:52de la Maison Blanche.
17:53C'est la personne
17:53qui répond aux questions
17:54des journalistes
17:55de manière quotidienne
17:55ou presque.
17:56C'est la personne
17:57qui doit justifier
17:58les prises d'opposition
17:59du président,
18:00qui doit justifier
18:01la politique américaine.
18:02Et le poste
18:03était vacant
18:04depuis le départ
18:05de Caroline Levitt,
18:06la précédente porte-parole.
18:07et la personne choisie
18:08pour ce poste,
18:09Cathy Zakaria,
18:10s'est complètement ratée
18:12lors de sa première
18:13conférence de presse.
18:14Elle a été extrêmement
18:15hésitante
18:16dans ses réponses.
18:17Elle n'a pris
18:17que trois questions
18:18et elle a mis fin
18:19à la conférence de presse
18:20de manière extrêmement abrupte.
18:22Ça a étonné
18:23à tous les journalistes
18:24présents ce jour-là.
18:26Certains ont creusé,
18:27se sont aperçus
18:28le lendemain
18:29que son diplôme
18:30d'avocate
18:31n'existait pas.
18:33Elle s'est d'abord
18:33justifiée en disant
18:34qu'elle l'avait obtenue
18:35lorsqu'elle était partie
18:36en Chine.
18:36Et puis,
18:37elle a fini par avouer
18:38qu'en fait,
18:38elle avait bien débuté
18:39une école d'avocat
18:40mais qu'elle ne l'avait
18:40jamais terminée.
18:41Ce qui paraît
18:42invraisemblable
18:43que la Maison Blanche
18:44ait nommé à ce poste.
18:45Quelqu'un qui avait donc
18:46menti sur ses diplômes
18:47et après cinq jours,
18:49Donald Trump a décidé
18:49de mettre fin
18:50à ses fonctions.
18:54Autre polémique
18:55cette fois
18:55à propos d'un golf.
18:57Trump veut construire
18:58un golf
18:59dans une zone boisée
19:00de la capitale,
19:00Washington.
19:01Un golf géant
19:02près du fleuve Potomac
19:03qui traverse la ville.
19:05Trump souhaite
19:05s'y organiser
19:06des compétitions internationales
19:07et l'ouvrir au public
19:08et ce,
19:09alors qu'une juge
19:10a suspendu les travaux.
19:11Oui,
19:12c'est la justification
19:13de Donald Trump
19:14et comme souvent avec lui,
19:15on ne sait pas bien
19:15quelles sont
19:16ses véritables visées.
19:17Il a fait démarrer
19:19les travaux
19:19avant même
19:20d'avoir obtenu
19:21les autorisations.
19:22Donc,
19:22il y a un certain nombre
19:24d'arbres,
19:24on parle de 400 arbres
19:26qui ont été coupés
19:26déjà dans cette zone boisée
19:28qui était fréquentée
19:28par les familles.
19:29Il veut y faire construire
19:31un golf
19:32qui serait un golf international
19:34qui pourrait accueillir
19:35les plus grandes compétitions,
19:36dit-il.
19:37Mais un juge
19:38a estimé
19:39que la façon de faire
19:40n'était pas correcte
19:41et a donc prononcé
19:42l'interdiction
19:42de poursuivre les travaux.
19:44Donc,
19:44aujourd'hui,
19:45on est un peu
19:45dans un entre-deux
19:47et pour l'instant,
19:47les travaux sont suspendus.
19:49Une polémique
19:49qui rappelle
19:50celle sur les travaux
19:51de l'aile est
19:52de la Maison-Blanche.
19:53C'était il y a un an
19:55et ça a choqué
19:55même chez les Républicains.
19:57Oui, c'est ça.
19:58C'est une façon
19:58de faire de Donald Trump.
19:59Il se lance dans les travaux
20:01avant d'avoir obtenu
20:02toutes les autorisations
20:03nécessaires.
20:04L'aile est
20:04de la Maison-Blanche,
20:05historiquement,
20:06c'est l'aile
20:06qui est consacrée
20:07à la Première Dame
20:08et à ses équipes.
20:09Donc,
20:09il a fait détruire
20:10cette aile
20:10et l'a remplacée
20:12par la fameuse
20:12salle de balle.
20:13Donc,
20:13cet immense
20:15bâtiment
20:15qui est destiné
20:17à accueillir,
20:18dit-il,
20:18les chefs d'État
20:19en visite.
20:19En réalité,
20:20Donald Trump
20:22veut laisser
20:22son empreinte
20:23sur la capitale.
20:24Il sait
20:25qu'il n'est pas éternel.
20:26Son mandat
20:26se termine
20:27dans deux ans.
20:27Il comprend bien
20:28que la plupart
20:29de ses politiques
20:29risquent d'être défaites
20:31si les démocrates
20:32remportent les élections.
20:34Et donc,
20:34il essaie
20:35de laisser quelque chose
20:36qui va durer
20:37dans le temps.
20:38Et cette salle de balle
20:39en est l'exemple
20:40le plus marquant.
20:43Vincent,
20:44les élections
20:44de mes mandats
20:45sont le mardi 3 novembre.
20:47À deux semaines
20:47du scrutin,
20:48est-ce que c'est polémique
20:49dont on vient de parler
20:50ne risque pas
20:51de plomber
20:51le parti républicain ?
20:52On pourrait penser
20:53effectivement
20:54que les polémiques
20:55se sont emboulées
20:55pour Donald Trump.
20:56Mais en réalité,
20:57il faut se rendre
20:58à l'évidence,
20:58ça n'a jamais été le cas.
20:59On se souvient tous
21:00que lors de sa première
21:02campagne présidentielle,
21:03il avait dit
21:04qu'il pourrait se tenir
21:05au milieu
21:05de la 5ème avenue
21:07à New York,
21:08tirer sur quelqu'un
21:09et que les gens
21:10continueraient de voter pour lui.
21:11C'est exactement le cas.
21:13Pour l'instant,
21:14les polémiques
21:14ont toujours glissé sur lui.
21:15Alors avec un bémol
21:16toutefois,
21:18cette fois-ci,
21:18il est président,
21:19il est au pouvoir
21:20et les politiques
21:21qu'il met en œuvre
21:22ont des effets directs
21:24sur les Américains.
21:25Donc effectivement,
21:26peut-être que
21:27les polémiques
21:28sur le coût de la vie
21:29pourraient lui porter préjudice
21:32dans l'optique
21:32de ses midterms.
21:33Vincent,
21:34est-ce qu'il y a
21:34une ou plusieurs figures
21:35qui incarnent une opposition
21:37pour le parti républicain
21:38et qui pourraient lui poser problème
21:40pour les élections présidentielles
21:41de 2028 ?
21:42On parle beaucoup
21:43de Gavin Newsom.
21:44Gavin Newsom,
21:45c'est le gouverneur
21:46actuel de Californie.
21:47Mais il est atteint
21:48par la limite des mandats.
21:50Son mandat se termine
21:51à la fin de cette année
21:522026
21:53et il s'est lancé
21:54dans une opération
21:56promotionnelle
21:56en quelque sorte.
21:57Il a créé un podcast,
21:59il parle beaucoup
22:00dans les médias
22:00pour imprimer sa candidature.
22:03C'est aujourd'hui
22:03le candidat
22:04le plus sérieux
22:05et le plus crédible
22:06pour les démocrates
22:06qui pourrait aussi
22:08parier sur Kamala Harris,
22:10donc la candidate
22:11il y a deux ans
22:12qui était la vice-présidente
22:14de Joe Biden.
22:15Elle n'a pas
22:15pour l'instant
22:16annoncé ses intentions.
22:17On entend aussi
22:18beaucoup parler
22:19d'Alexandria Ocasio-Cortez
22:21dont elle,
22:22c'est une élue
22:22très progressiste
22:23de New York.
22:25Elle est jeune,
22:26elle est très médiatique,
22:28mais beaucoup
22:28au Parti démocrate
22:29aimeraient une candidature
22:31plus centriste
22:33pour essayer
22:34d'attirer
22:35les électeurs indépendants
22:36qui font pencher
22:37les élections
22:38et les scrutins
22:39aux Etats-Unis.
22:42Merci à Vincent Piala.
22:44Cet épisode de Code Source
22:45a été produit
22:46par Barbara Gouy
22:47et Antoine Guéguin-Georget
22:48à la réalisation
22:50Malek Pancho.
22:51Code Source
22:52est le podcast
22:52quotidien d'actualité
22:53du Parisien.
22:54N'oubliez pas
22:55de vous abonner
22:56pour ne rater
22:56aucun épisode
22:57et puis on vous invite
22:58aussi à écouter
22:59Crime Story,
23:00le podcast du Parisien
23:01consacré aux affaires criminelles.
23:03Un nouvel épisode
23:04chaque samedi matin.
23:05Crime Story
23:05est présenté par
23:06Claudia Prolongeau
23:07et Damien Delsenie.
23:08Sous-titrage Société Radio-Canada
23:13et Damien Delsenie.
23:15Sous-titrage Société Radio-Canada
23:16Sous-titrage Société Radio-Canada