00:00Sur son état de santé, Kevin T. faisait état de problèmes psychologiques et psychiatriques,
00:05ainsi que d'une forte consommation de stupéfiants dès l'âge de 13 ans,
00:09ce que confirmaient les membres de son entourage familial et amical.
00:13Un épisode d'hospitalisation en psychiatrie était rapporté alors qu'il avait environ 25 ans,
00:18épisode depuis lequel il faisait l'objet d'un traitement médical.
00:21Il indiquait être suivi par un médecin auprès duquel son dossier médical était saisi
00:25et précisait également ne pas être en rupture de traitement au jour des faits.
00:30Les premières analyses toxicologiques confirmaient ces éléments et révélés, outre de la cocaïne et du cannabis,
00:36la présence dans le sang de Kevin T. de plusieurs molécules apparaissant cohérentes
00:40avec la prise des médicaments antipsychotiques et antidépresseurs prescrits sur une ordonnance découverte à son domicile.
00:48Pour mémoire, et comme évoqué lundi, l'examen psychiatrique réalisé par le médecin de l'infirmerie psychiatrique de la préfecture
00:55de police de Paris
00:55concluait que Kevin T. ne présentait pas les signes cliniques d'une pathologie psychiatrique aliénante décompensée
01:03pouvant justifier une hospitalisation sous contrainte.
01:07Selon le médecin, qui qualifiait de « légère » la posologie du médicament antipsychotique qu'il prenait quotidiennement,
01:13le diagnostic de schizophrénie allégué par Kevin T. était davantage une interprétation de l'intéressé qu'une conclusion médicale.