Au bord de l’Atlantique, un pays s’est levé, Un dix-sept août soixante, il a pris sa liberté. De Libreville à l’Ogooué, de la ville à la forêt, Le Gabon porte en son cœur mille chemins de paix. Léon M’ba fut le premier à guider ses premiers pas, Puis Omar Bongo longtemps conduisit ses combats. Et le pétrole a fait naître des rêves et des espoirs, Mais la richesse d’un pays doit éclairer tous ses soirs. Gabon, Gabon, terre de lumière, Terre de forêt, d’océan et de rivière, Que ta richesse devienne un bonheur partagé, Que chaque enfant puisse enfin rêver. Gabon, Gabon, garde ton espérance, Que la sagesse guide chacun de tes pas, Et que l’amour du prochain soit ta puissance, Pour bâtir demain dans la paix et la foi. Puis vint Ali Bongo, héritier d’une histoire, Avec ses espérances, ses défis, ses mémoires. Jusqu’au jour d’août vingt-trois où tout a basculé, Quand les militaires vinrent changer le cours des années. Oligui Nguema surgit au milieu de la tourmente, Promettant des institutions nouvelles et une espérance renaissante. Puis vint le temps des urnes, des projets et des chantiers, Avec l’ambition d’un Gabon davantage souverain et transformé. Gabon, Gabon, terre de lumière, Terre de forêt, d’océan et de rivière, Que ta richesse devienne un bonheur partagé, Que chaque enfant puisse enfin rêver. Gabon, Gabon, garde ton espérance, Que la sagesse guide chacun de tes pas, Et que l’amour du prochain soit ta puissance, Pour bâtir demain dans la paix et la foi. Mais derrière les palais et les grands discours, Il y a les familles qui espèrent chaque jour : De l’eau dans les maisons, de la lumière le soir, Un travail pour les jeunes, un avenir plein d’espoir. Que les routes et les écoles servent chaque citoyen, Que le pétrole et le manganèse deviennent du bien commun, Que la forêt soit protégée, que la terre soit respectée, Et que nul enfant du Gabon ne soit jamais oublié. Et dans la forêt résonne encore une voix, Venue d’Alsace, portée par une immense foi. Un médecin avait quitté ses livres et son pays, Pour soigner à Lambaréné ceux que la souffrance avait meurtris. Albert Schweitzer, serviteur de la vie, Avait choisi de donner plutôt que de recevoir. De Kaysersberg jusqu’au cœur du Gabon, Il fit du soin et de la paix une vocation. Il disait le respect de la vie, Comme une lumière au milieu de la nuit. Respecter l’homme, respecter le vivant, Faire reculer la haine et souffrir moins longtemps. Et son souvenir demeure à Lambaréné, Comme une lampe que le temps n’a pas pu éteindre. Un homme venu de loin, devenu frère, Pour avoir choisi de servir plutôt que de régner. Gabon, Gabon, terre de lumière, Terre d’espérance au cœur de l’Afrique entière, Que tes forêts demeurent, que tes rivières chantent, Que tes enfants grandissent dans une terre accueillante. Gabon, Gabon, avance dans la paix, Que la justice et la sagesse éclairent tes projets, Que la richesse serve enfin la dignité, Et que chaque Gabonais puisse vivre en liberté.