00:00Actuellement, nous avons beaucoup de problèmes à pouvoir retrouver des jeunes qui répondent à nos besoins.
00:06Les profils ne sont pas adaptés, donc souvent on essaie de réajuster à l'interne pour pouvoir fonctionner.
00:12La formation professionnelle est en train d'être prise à bras du corps, c'est vrai, en forme,
00:18mais ce qu'il faut faire, c'est de faire en sorte que toutes ces formes-là puissent être insérées.
00:38Après Koudougou et Bouboudjoulassou, les ateliers multi-acteurs s'achèvent à Ouagatougou.
00:44Au cœur des échanges, l'avenir de la formation agricole et le développement du secteur agroalimentaire.
00:50Acteurs de la formation, entreprises, structures d'accompagnement et partenaires au développement
00:56croisent leurs expériences pour mieux répondre aux réalités du terrain et aux besoins du marché.
01:02Un enjeu majeur pour le Burkina Faso, où renforcer les compétences et les filières agroalimentaires,
01:08participe aussi à la sécurité alimentaire.
01:11La sécurité alimentaire est une priorité dans notre travail ici.
01:17Nous avons en fait demandé de faire une catégraphie pour mettre ensemble les différents acteurs
01:24de formation, des partenaires d'implémentation, d'appui pour se mettre ensemble,
01:30pour voir comment l'un peut renforcer l'autre.
01:34Alors, à la fin de cet atelier, j'espère qu'on a des recommandations pour le gouvernement,
01:39peut-être aussi pour l'ambassade, pour informer notre programme
01:44à le bénéfice de la population de Burkina.
01:49Comme lors des précédentes étapes, les acteurs présents ont partagé leurs expériences
01:55et dressé un état des lieux de leurs interventions.
01:58Les échanges ont mis en lumière plusieurs défis, aussi bien pour les jeunes que pour
02:02les structures qui les accompagnent.
02:04L'orientation professionnelle reste un enjeu pour aider les jeunes à mieux définir leur parcours.
02:10La plupart des jeunes viennent dans la formation sans orientation professionnelle, sans connaissance
02:15à la base. La personne vient, elle fait un parcours de formation et après elle se rend
02:20compte que c'est parce qu'il lui correspond véritablement à son choix de vie, à son choix
02:24professionnel. Donc du coup, il y a un problème d'orientation professionnelle qui est à la base.
02:28Donc nous passons déjà à travers en tout cas des sensibilisations de grande masse des jeunes
02:33pour pouvoir leur montrer un peu les métiers.
02:36Du côté des entrepreneurs, les échanges font également ressortir des difficultés liées
02:40au recrutement. Certains employeurs peinent à trouver des jeunes disposant des compétences
02:46recherchées et doivent parfois assurer eux-mêmes une partie de leur formation et de leur accompagnement.
02:52Une situation qui se pose particulièrement pour certains métiers spécialisés du secteur
02:57agroalimentaire, encore peu représentés dans les parcours de formation existants.
03:01Actuellement, nous avons beaucoup de problèmes à pouvoir retrouver des jeunes qui répondent
03:06à nos besoins. Les profils ne sont pas adaptés, donc souvent on essaie de réajuster à l'interne
03:12pour pouvoir fonctionner.
03:13Les personnes que nous recrutons sont sans aucune formation, que nous formons, nous m'entourons
03:19pour leur donner les compétences nécessaires pour pouvoir exercer.
03:24Il y a des filières qui forment dans l'agroalimentaire, pas spécifiquement dans le manioc.
03:30Nous recherchons plus de profils assez particuliers. Par exemple, à notre niveau, nous avons besoin
03:37de chargés d'approvisionnement, nous avons besoin de grilleurs spécialisés et nous avons
03:43aussi besoin d'opérateurs de production.
03:46Mais adapter la formation aux réalités du marché du travail ne passe pas seulement par
03:51les contenus enseignants. Les conditions d'apprentissage comptent également. Sur le terrain, plusieurs
03:57structures font encore face à des besoins en équipement et en renforcement des capacités.
04:02Des contraintes qui se font particulièrement sentir dans certains centres privés et qui
04:06limitent leurs possibilités d'intervention.
04:09Nous avons 32 centres de formation. C'est vrai qu'il y en a qui sont équipés comme on
04:14le veut, mais il y en a aussi qui sont en attente pour qu'on puisse mieux les équiper.
04:20Il faut adapter aussi le matériel. Il y a des mesures qui sont prises pour pouvoir équiper
04:27au mieux les différents centres de formation.
04:29Nous vivons beaucoup de difficultés liées au manque d'équipement, au manque de renforcement
04:35des capacités des formateurs. Vu que les centres privés traversent des difficultés financières
04:45sont aussi dues à la mobilisation des apprenants. On n'arrive pas à mobiliser assez d'apprenants
04:52dans nos centres.
04:58Un rappel, l'atelier multi-acteurs est consacré au soutien à l'agroalimentaire et aux écoles
05:04agricoles ainsi qu'à l'apprentissage par le partenariat. Il est facilité par le CEDES
05:09Burkina, avec le soutien de l'ambassade du Royaume des Pays-Bas au Burkina, dans le cadre
05:15de l'initiative Sustainable Development Goal 2.
05:18Burkina.
05:20Sous-titrage Société Radio-Canada
05:22...
05:22...
05:22...
05:24...
05:25...
05:25...
05:26...