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  • il y a 4 minutes
Alors que de nouvelles manifestations auront lieu partout en France ce samedi 31 octobre, une cellule interministérielle de crise s'est tenue jeudi en amont d'une journée que le ministre de l’Intérieur qualifie à "risque très élevé".

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Transcription
00:00Donc, on peut lister, et ce serait assez long, je vais le faire, je vais essayer d'être rapide,
00:07les manœuvres du pouvoir depuis le début du mouvement des lycéennes et des lycéens.
00:11Tout d'abord, il y a eu la répression devant les lycées extrêmement importante,
00:14allant jusqu'à des mutilations, des mutilations de jeunes mineurs,
00:18des gardes à vue par centaines et centaines de jeunes mineurs avec leurs droits et libertés bafoués.
00:25Ensuite, il y a eu les tentatives de faire pourrir le mouvement,
00:28en disant que la pluie ou les vacances scolaires allaient les arrêter.
00:32Et pendant les vacances scolaires, le mouvement, au contraire, a été rejoint par de nombreux citoyens,
00:39citoyennes, travailleurs, travailleuses, les samedis, qui ont décidé, avec les lycéens, les lycéennes,
00:44avec les étudiants, les étudiantes, de se mobiliser en ajoutant des revendications,
00:50et en particulier contre la vie chère.
00:52Et maintenant, on arrive sur les interdictions de manifestations, les déplacements de manifestations,
00:59à tel point que le préfet de police de Paris, dans une interview ce matin aux Parisiens,
01:05assume que désormais, c'est lui qui décide des parcours de manifestations sur notre territoire.
01:12Ce qui se passe, c'est qu'évidemment, ils refusent de répondre aux revendications,
01:17et leur méthode, c'est d'essayer d'étouffer.
01:20Et toutes leurs méthodes pour étouffer la colère sociale n'ont contribué qu'à l'augmenter.
01:26Et la manifestation de demain se déroulera dans le contexte aussi de l'appel à la grève du 5 novembre
01:33par les organisations syndicales,
01:35toutes les organisations syndicales qui appellent à généraliser la grève le 5 novembre
01:40et à ce que l'ensemble des salariés de ce pays se mettent en grève contre la vie chère,
01:44pour les augmentations de salaires, pour les services publics,
01:47et en particulier les services publics de l'éducation, de l'enseignement supérieur.
01:52Et ces colères-là qui sont en train de s'agréger,
01:55qui s'agrègent dans des revendications, dans des manifestations massives,
01:59elles vont s'agréger maintenant aussi par la grève et par le blocage de l'économie.
02:04Et c'est de cela que le gouvernement a peur.
02:07Il a bien raison d'en avoir peur, puisque nous sommes plus que jamais déterminés.
02:11Et la meilleure preuve, c'est ce qui s'est passé samedi dernier.
02:14Samedi dernier, nous avons été contraints d'annoncer seulement à 11h30
02:18que la manifestation partirait de Porte d'Italie.
02:21Nous ne savions pas si les personnes qui voulaient manifester
02:25viendraient jusqu'à Porte d'Italie alors que les transports étaient coupés.
02:27Nous ne savions pas s'ils pourraient rejoindre,
02:29s'ils auraient envie d'aller sur les boulevards des Maréchaux.
02:32Eh bien, ils ont été encore plus nombreux que le 17 octobre,
02:35plus déterminés. Les images ont été gigantesques.
02:38Et ils ont dit, ça suffit de nous empêcher de manifester.
02:42Ça suffit de détruire l'État de droit parce qu'on ne veut pas répondre aux revendications.
02:46Il est temps de répondre aux revendications.
02:48Merci.
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