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00:00Bonjour Léane. Bonjour Rachid.
00:01On parlera de votre invité dans quelques instants, mais on va d'abord aller à Paris avec vous.
00:05Un artiste marocain est à l'honneur au Salon d'automne de Paris.
00:10Le vieux salon de l'automne qui a plus de 100 ans.
00:14Il s'agit de Abdel Qadar Mouskar et avec son oeuvre Monde en équilibre qui a été primée à Paris
00:20au Salon d'automne.
00:21Présentée dans la section chromatique consacrée à la couleur comme moyen d'expression,
00:25cette création lui a valu le prix Le Livre d'art décerné dans le cadre de cette 123ème édition du
00:32Salon d'automne de Paris.
00:33Une nouvelle distinction pour ce plasticien marocain qui avait déjà remporté le prix Taylor en 2019
00:40et le prix des Amis du Salon d'automne lors de la précédente édition. On l'écoute.
00:45Le Salon d'automne a marqué l'histoire de l'art. Pourquoi ? Parce qu'il a révélé de grands
00:53artistes,
00:53des artistes majeurs comme Matisse, Cézanne, Kondisky, qui n'étaient pas reconnus au début.
01:00Donc c'est le Salon d'automne qui leur a donné la possibilité d'exposer.
01:05Donc c'est pour ça qu'il est très connu.
01:08Et à part cela, il a aussi favorisé des mouvements.
01:13Il a donné l'émergence à des mouvements d'art moderne.
01:17Tout ce qu'on voit aujourd'hui, il est né grâce au Salon d'automne.
01:22Parlons aussi de théâtre, avec la 19ème édition du Festival de Théâtre Universitaire de Tanger.
01:28Et oui, une 19ème édition qui s'achève aujourd'hui.
01:3112 troupes, 9 pays et une même passion pour les arts de la scène.
01:35Le Festival International de Théâtre Universitaire de Tanger avait lancé sa 19ème édition
01:40avec la volonté de faire du théâtre un espace de rencontre, d'expérimentation.
01:45Et pour nous en parler, nous recevons Tarakol, son fondateur et surtout directeur du Festival Tarakol.
01:51Bonjour et merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.
01:54Comme je le disais, cette édition elle s'achève aujourd'hui.
01:58Comment était le cru de cette 19ème édition, on va dire ?
02:02Merci beaucoup pour l'accueil.
02:04Ilham, bien sûr, la 19ème édition organisée cette année sur le patronage de sa majesté, le roi Mohamed VI, que
02:10Dieu le glorifiait.
02:12Et très importante au niveau de programmation des pays participants et aussi au niveau des activités en parallèle,
02:23surtout les ateliers, discussion des pièces théâtrales, aussi l'espace, la création d'un espace d'échange, d'amour et
02:34de travail en équipe
02:37avec des étudiants qui viennent de pratiquement neuf pays.
02:42Et ça, c'est vraiment un exercice très important de rendre l'université comme un espace de la culture,
02:49de l'interculturalité aussi, des échanges et tout ça, ça crée vraiment un espace très important
02:57dans une ville comme la ville de Tongé qui irrite cette histoire en fait de la profondeur culturelle.
03:07Et tout ça, ça rend le festival vraiment un espace agréable à vivre.
03:12Et pas seulement pour les étudiants, mais pour aussi les amateurs de théâtre à la ville de Tongé
03:18et à Daïa.
03:20T'as raconté, ça ne me rajeunit pas, mais en tout cas, j'ai pratiquement vécu avec vous l'évolution
03:26de ce festival
03:26depuis sa première édition, justement, un festival porté que par des étudiants,
03:32par vos étudiants notamment, en l'occurrence ceux de l'ENCG,
03:36parce qu'il faut aussi le rappeler parce que c'est l'ENCG qui organise ce festival.
03:41Comment a évolué ce festival au fil de ces 19 ans ?
03:45Il y a évidemment la spécificité de ce festival,
03:48c'est qu'un festival organisé par les étudiants et pour les étudiants.
03:53Et cette âme jeune, créative, volontaire, qui donne deux sens à ce festival.
04:00Professionnaliser ce festival et le rendre plus structuré,
04:05ça risque en fait de perdre cette âme, cette volonté, cette ambition de travailler et de réaliser un projet.
04:18Un projet culturel, certes, parce qu'il n'y a pas que la dimension artistique,
04:23il y a tous des mécanismes en fait de management, de promotion, de comptabilité
04:30et tous les métiers de management qu'on pratique, mais dans une sphère culturelle.
04:37Pratiquer par des étudiants de l'ENCG, c'est aussi très spécifique
04:42parce que c'est le premier festival qui est organisé au sein d'un établissement
04:47de formation technique, de management et ça, ça donne plus d'importance
04:53parce que gérer et préparer des gestionnaires de la culture,
04:58ce n'est pas seulement les former en métier de management,
05:02mais aussi de leur donner ce sens artistique, cette dimension, cette profondeur aussi humain
05:10qui rendent le management et la gestion de la culture
05:15avec une autre dimension plus profonde.
05:18Avant de poursuivre, j'aimerais qu'on regarde cet extrait de la troupe marocaine
05:22et ça s'appelle « Maintenant ».
05:45Quand on voit un peu les pièces qui ont été présentées,
05:48on sent qu'il y a de l'expérimentation.
05:51Est-ce que justement ce théâtre universitaire permet cette expérimentation ?
05:56Bien sûr, le théâtre universitaire, c'est un espace de créativité, de liberté.
06:00Les étudiants, ils osent s'exprimer et poser les vraies questions d'aujourd'hui
06:07parce qu'il n'y a pas l'obligation de tiquer et de guicher.
06:11On est libre pour s'exprimer.
06:14Et dans la sélection de cette année,
06:17on trouve que la plupart des sujets sont des sujets qui touchent la réalité des jeunes.
06:24L'addiction, par exemple, des problématiques sociétales
06:32sont des dimensions qui touchent la réalité des étudiants et des jeunes d'une façon générale.
06:38Donc, l'espace universitaire comme espace libre d'expression,
06:43c'est ça ce qui donne la spécificité du festival de théâtre universitaire.
06:49Puisque vous en parlez, j'aimerais qu'on regarde le deuxième extrait.
06:51C'est une pièce italienne, ça s'appelle « Aïe d'Anker »
06:54et justement, c'est le problème des réseaux sociaux qui a été abordé dans cette pièce.
06:59On regarde.
07:26Aïe d'Anker
07:29« Aïe d'Odysse, l'Oucesia ! »
07:39Peut-être une dernière question.
07:41Tahr Al-Khore, fondateur et directeur du Festival international du théâtre universitaire.
07:4619 ans, l'année prochaine, c'est les 20 ans.
07:49C'est un année anniversaire.
07:50Comment on prépare justement cette édition ?
07:52Est-ce que vous y pensez déjà ?
07:54Effectivement, la préparation de 10e, 20e, 31e,
07:59c'est toujours un plaisir de fêter les 20e de festival.
08:04On est mature actuellement.
08:07On devait envisager une structuration, une vision, une politique même,
08:14promouvoir une politique culturelle universitaire qui peut dynamiser la vie culturelle et théâtrale au sein des universités.
08:24C'est aussi notre objectif.
08:26C'est aussi notre travail.
08:29Surtout qu'on invite chaque année des célébrités marocaines.
08:34Comme cette année-là, il y avait Naïma Ilyes, Abdelrahim Al-Maniyari, Mohamed M'ski Nisrir, Hajar Shergi.
08:43C'est des gens de théâtre qui réalisent cet échange entre les générations
08:53et qui envisagent un futur meilleur au théâtre et à la culture au sein des universités.
09:00Tahr Al-Khore, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.
09:02Je rappelle que vous êtes donc le fondateur et le directeur du Festival du Théâtre Universitaire de Tanger
09:08dont la 19e édition prend fin aujourd'hui.
09:12Merci d'être venu et merci de nous avoir parlé théâtre.
09:16C'est toujours très important.
09:17On parle musique aussi.
09:18Et là, je vous emmène dans cette belle découverte d'un rappeur syrien et il s'appelle Omar Ofondoum.
09:24C'est la rencontre entre le rap, la poésie et la mémoire du monde arabe.
09:28Artiste syro-américain né à Damas et grandit aux Etats-Unis.
09:31Il développe un hip-hop engagé où l'anglais et l'arabe se répondent
09:35pour rencontrer l'exil, l'identité et les bouleversements politiques.
09:39Je vous laisse regarder cet extrait.
09:56Merci d'avoir regardé cette vidéo !
10:07C'est ce qui est.
10:09Je lui dis, ils m'entraînent qu'il est des maîtres.
10:11Je lui dis, ils sont comme un Erik sur le réper de l'ombre.
10:13Il s'appelle un bébé de l'ombre.
10:15Quand l'embaie de la poète, l'embaie de l'embaie de l'embaie.
10:19C'est la vie.
10:20C'est parti
10:53Il y a un peu de Maroc chez lui quand même, hein ?
10:56Oui, c'est le hud qui me surprend avec le rap, je trouve que c'est une très très bonne
11:01idée.
11:02C'est bien d'avoir mis aussi un bout de Maroc dans tout ça.
11:06Merci beaucoup Eliane Morada, c'était Point Culture.