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Les derniers mois du macronisme semblent douloureux tant le pouvoir est bouleversé par les crises. Emmanuel Macron s'affiche en président impliqué sur la scène internationale. Il rencontre plus de difficulté à anticiper et garder le contrôle sur les crises qui se multiplient sur le territoire national. Impopulaire, démonétisé et sans majorité, le président raccroche péniblement. Récit.
Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Production : Thibault Lambert, Clara Garnier-Amouroux, Barbara Gouy, Antoine Gueguen-Georgeais - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Photo : Thomas Samson/AFP - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : TF1, France TV, M6, BFMTV, Le regard media, CLPress.
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00:01Bonjour, c'est Thibault Lambert et vous écoutez Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Pendant ses presque dix années passées au pouvoir, Emmanuel Macron a souvent répété qu'il serait président, je le cite,
00:17jusqu'au dernier quart d'heure de son mandat.
00:20À six mois de quitter l'Elysée, le chef de l'État se heurte à une multiplication de crises dans
00:26le pays.
00:26Une jeunesse dans la rue, des Français en colère contre la vie chère, une dette qui s'aggrave, la candidate
00:33du RN Marine Le Pen au plus haut dans les sondages,
00:36les conséquences des guerres en Ukraine et au Moyen-Orient et j'en passe.
00:40Une morne fin de mandat, titré Le Parisien le 24 octobre, pour un président devenu très impopulaire, privé de majorité
00:48à l'Assemblée depuis deux ans et affaibli jusque dans son propre camp.
00:52Dans cet épisode de Codesources, on raconte comment Emmanuel Macron a traversé ses dernières semaines de marasme avec Alisson Tassin
01:00et Marc Préel.
01:01Ils sont tous les deux journalistes au service politique du Parisien, chargés de suivre l'exécutif.
01:11Emmanuel Macron n'est pas candidat à sa succession en 2027.
01:15L'article 6 de la Constitution lui interdit d'exercer plus de deux mandats consécutifs.
01:20Marc, avant la rentrée de septembre, comment les conseillers de l'Elysée et l'entourage du président imaginaient les derniers
01:28mois de cette décennie au pouvoir ?
01:30Je pense qu'ils l'imaginaient beaucoup plus calme. Dans la fin de mandat, quand le président ne se représente
01:34pas, on expédie les affaires courantes, on fait un peu le bilan.
01:38Il y a une campagne présidentielle qui arrive et généralement elle prend vite le dessus sur les derniers dossiers que
01:44le gouvernement, qui est généralement épuisé, en bout de course, essaie de faire passer.
01:49C'est comme ça que ça se passe pour Mitterrand, pour Chirac, pour Hollande. Et là, ce n'est pas
01:53le cas. Déjà parce que le pays va mal, on vient de vivre plusieurs semaines de mouvements intenses.
01:58D'abord des lycéens, puis le mouvement plus large avec des manifs, des violences, des tensions dans tous les sens.
02:03Et que ce soit à l'Elysée ou à Matignon, à part peut-être pour faire passer le budget où
02:07ils savaient que ce ne serait pas simple, ils n'avaient pas vu venir tout ça.
02:12Dans cet épisode de Code Source, on va retracer ces dernières semaines particulièrement difficiles, tu l'as dit, pour la
02:18fin du mandat d'Emmanuel Macron.
02:19Mais d'abord, pour remettre un peu de contexte, Alison, il faut rappeler ce moment de bascule en juin 2024,
02:26quand il décide de dissoudre l'Assemblée nationale.
02:29Le président se retrouve sans majorité absolue dans l'hémicycle et donc l'exécutif n'a plus du tout les
02:36mains libres pour appliquer sa politique.
02:39Qu'est-ce qui change alors dans la manière d'Emmanuel Macron d'exercer le pouvoir ?
02:44En fait, il faut se rappeler qu'après la dissolution, on assiste à un paradoxe.
02:48Les urnes ont placé le nouveau Front Populaire en tête, suivi du Rassemblement National.
02:52Mais ce qui n'empêche pas Emmanuel Macron de nommer à Matignon, Michel Barnier, un LR, donc parti qui n
02:58'a obtenu que 66 sièges.
03:00Dans l'esprit d'Emmanuel Macron, ça reste tout de même le moyen de se mettre à distance de la
03:06vie politique nationale
03:07et de revenir, entre guillemets, à ce qu'on appelle souvent l'esprit de la Vème, c'est-à-dire
03:11de la Vème République,
03:12où le gouvernement gouverne et le président préside.
03:16Ça veut dire pour Emmanuel Macron de se tourner un petit peu plus vers l'international, ce qu'il apprécie
03:20beaucoup.
03:21Et puis, il faut dire que les dossiers ne manquent pas.
03:23Et cette répartition des rôles, elle va vraiment atteindre sa vitesse de croisière
03:26après la nomination de Sébastien Lecornu, qui est un très proche.
03:30Mais il peut donc totalement se reposer sur lui.
03:35On commence ce récit à la date du vendredi 18 septembre.
03:39Ce jour-là, le président réunit à l'Elysée les chefs des partis politiques
03:43pour un point sur la situation internationale.
03:46Donc la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, le détroit d'Hormuz qui est bloqué
03:50en raison du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis.
03:53Alison, que dit Emmanuel Macron à cette réunion ?
03:56Alors déjà, il faut rappeler que c'est une réunion quand même surprise,
03:59qui a été calée plus ou moins en dernière minute.
04:01Ce qui était prévu à la base ce vendredi-là, c'est qu'Emmanuel Macron se rende au fort boyard
04:06pour les journées du patrimoine.
04:07Donc vraiment rien à voir.
04:09Mais l'idée dans la tête du président, c'est de dire que ces crises, elles vont durer
04:14et que rien ne va s'arranger à court terme et donc en prévision de cette élection présidentielle.
04:19Pourquoi ce durcissement aussi ?
04:20C'est parce qu'on est quelques jours après l'attaque d'un oléoduc saoudien
04:24qu'on appelle Est-Ouest et qui permet d'exporter le pétrole vers la mer Rouge
04:29pour contourner donc les difficultés du détroit d'Hormuz.
04:32Donc c'est une voie de plus qui ne circule plus.
04:35Il y a eu aussi cette attaque de drones à Leipzig, en Allemagne,
04:38dont la Russie est soupçonnée d'être à l'origine.
04:40Le climat international est vraiment très tendu.
04:43Est-ce que ce n'est pas aussi un moyen de dire qu'il n'a pas le contrôle
04:46sur les conséquences qu'auront ces conflits sur l'économie française ?
04:50Oui, parce qu'en fait, il y a la situation nationale aussi qui se tend.
04:54Il y a une recrudescence des colères.
04:56On voit, il y a des pêcheurs qui bloquent des dépôts pétroliers.
04:58Il commence aussi à y avoir par certains endroits des problèmes de rupture de stock.
05:03La veille de cette réunion, le gazole atteint un premier pic
05:06qu'il n'avait pas atteint depuis le mois d'avril.
05:09Donc la situation en France, elle est percutée,
05:11comme on dit dans le jargon politique, par ces différentes crises.
05:15Emmanuel Macron, il choisit aussi de tenir une conférence de presse.
05:19Et en fait, l'idée du chef de l'État, c'est de marteler un message.
05:23Cette flambée des prix n'est pas la conséquence de décisions gouvernementales
05:26ou de mesures nationales, mais de la situation géopolitique.
05:30Je pense qu'on a aujourd'hui besoin de rester très unis
05:32et d'avoir conscience que la situation que nous vivons,
05:35elle est la conséquence des crises internationales.
05:39Deux jours plus tard, le dimanche 20 septembre,
05:42le prix des carburants flambe.
05:43Le gazole atteint un niveau record avec en moyenne 2,40 euros le litre
05:48dans les stations-service.
05:50Quatre jours plus tard, Emmanuel Macron se livre à un exercice
05:53de questions-réponses au JT de TF1 et de France 2
05:56sur la crise des carburants.
05:58Il se dit prêt à aller plus loin que ce que préconise son gouvernement
06:03pour aider les Français.
06:04Est-ce que tu peux nous rappeler ça ?
06:06En Allemagne, il y a eu un abaissement des taxes sur les carburants,
06:10ce que la France refuse de faire, notamment pour des raisons de coût.
06:14Mais le soir de cette interview à TF1 et à France 2,
06:18le président ouvre la porte de cette baisse sur les carburants.
06:22Moi, ma priorité, c'est vraiment de baisser les prix.
06:25Il n'y a pas de tabou.
06:26On ne laissera pas les prix s'envoler pour les Français.
06:28Ce qui surprend évidemment tout le monde,
06:30y compris les ministres concernés, par exemple à Bercy,
06:33qui depuis des semaines martèle à la radio, à la télévision
06:36que ce n'est pas une option,
06:38eh bien Emmanuel Macron entre-ouvre cette porte,
06:40dit qu'il faut tout faire pour ne pas laisser les prix s'envoler.
06:44Il cherche à faire redescendre la pression.
06:46Donc c'est ça, il essaye vraiment d'aller plus loin
06:48pour éviter une nouvelle colère sociale ?
06:51Cette mesure, elle n'est toujours pas mise en œuvre.
06:53Mais l'idée, c'est plutôt de pouvoir lâcher par-ci, par-là
06:56quelques centaines de millions
06:57pour éviter une facture à plusieurs milliards plus tard.
07:01C'est un ministre qui nous l'explique.
07:03Parce qu'il a en tête notamment la période des Gilets jaunes.
07:06Puis le contexte aussi, c'est le désamour pour le président de la République.
07:10Par exemple, dans un sondage IFOP,
07:12il perd quatre points.
07:13Il n'est plus qu'à 17% de satisfaction chez les Français.
07:17Ça rappelle quasiment les plus bas historiques
07:19de son prédécesseur François Hollande.
07:22Et le pire dans tout ça,
07:23c'est qu'il perd aussi des points de satisfaction.
07:25Parmi ceux qui ont voté pour lui en 2022,
07:29il devient même minoritaire au sein de ses propres électeurs.
07:32Ce qui est assez notable.
07:36Au même moment, un mouvement de protestation de lycéens
07:39parti d'un lycée de Créteil le 17 septembre.
07:42Essème à travers la France.
07:44Des établissements sont bloqués.
07:45Des rassemblements spontanés ont lieu
07:47pour dénoncer des emplois du temps trop lourds,
07:50des bâtiments vétustes,
07:51les profs non remplacés ou encore parcours sup.
07:54On aimerait avoir une vie normale,
07:57pas avoir un 8h-7h avec une heure de pause.
08:01Marc, comment l'exécutif réagit à cette crise lycéenne dans les premiers jours ?
08:06C'est vraiment intéressant de regarder les prémices de cette crise lycéenne
08:10parce qu'il y a beaucoup de choses d'abord
08:11qui se jouent complètement sous les radars.
08:13Ça part d'un lycée de Créteil le 17 septembre
08:15sur une mobilisation assez classique.
08:17C'est des professeurs qui se mettent en grève
08:18parce qu'il y a des postes non remplacés.
08:20Et puis pour certaines SP, des effectifs plus réduits
08:23parce qu'il y a un certain nombre qui sont à 35 encore à l'heure actuelle
08:25où il est pratiquement impossible de faire court.
08:26Le lendemain, il y a des élèves qui décident a priori de façon spontanée
08:30de faire un blocage pour soutenir les revendications.
08:33Ensuite, tout s'enchaîne.
08:34Le lundi, le député LFI Louis Boyard se rend sur place.
08:37Ça se répand ensuite ailleurs dans le 94,
08:40puis en Seine-Saint-Denis dans le 93, dans le 92.
08:42Et tout ça, ça se fait un peu à bas bruit.
08:44C'est seulement à partir du vendredi 25.
08:46Ça prend un visage plus violent.
08:48Le ministre de l'Éducation Édouard Geffray
08:49fait un premier tweet qui passe complètement inaperçu.
08:52Et pourquoi ça passe inaperçu ?
08:54C'est que le week-end du 25-27 septembre,
08:56le pape est à Paris.
08:57L'attention médiatique et politique, en fait,
09:00elle n'est pas du tout sur les lycées à ce moment-là.
09:02Et c'est que le lundi,
09:03donc là on est le 28-29 septembre,
09:05mais surtout le mardi,
09:06que ça explose et que ça prend dans tout le pays.
09:08Ça explique pourquoi le gouvernement s'est retrouvé à contretemps.
09:11Et le deuxième problème pour eux,
09:13c'est qu'ils se retrouvent dans une sorte de piège
09:15à ce moment-là du mouvement,
09:17des violences, de la casse, des choses inacceptables.
09:20Le feu de poubelle a gagné la façade.
09:23Quelques minutes plus tard,
09:24c'est tout le hall d'entrée du lycée Mandela de Nantes
09:26qui s'embrase.
09:27Ça, évidemment, quand on est au gouvernement,
09:29il faut le condamner,
09:30montrer que la maison est tenue.
09:32Et en même temps,
09:34c'est un mouvement de jeunes.
09:35La logique politique dans ces moments-là,
09:37c'est qu'il faut tendre l'oreille.
09:38Donc au final,
09:39ce qui a dominé,
09:40c'est la partie maintien de l'ordre.
09:41Ils ont eu un petit problème de réglage
09:43de leur capteur
09:44et de leur capacité d'écoute.
09:48À ce moment-là,
09:49l'exécutif et le Bloc central
09:51accusent la France insoumise
09:52d'agiter cette colère lycéenne,
09:54de lui donner de l'élan.
09:55Qu'est-ce qu'il en est réellement ?
09:57Et est-ce qu'il y a
09:58une stratégie politique
09:59de la part de l'exécutif
10:01derrière ces accusations ?
10:02Oui, bien sûr.
10:03Encore une fois,
10:04ce n'est pas un secret
10:05que LFI allait soutenir le mouvement
10:06dès le début.
10:07La jeunesse,
10:08c'est son bastion électoral.
10:09Et de la même façon,
10:11avoir des grandes manifs
10:12avant une présidentielle,
10:13ça vous donne une assise
10:14puisque c'est un peu
10:15un des derniers monopoles de la gauche
10:17de savoir organiser
10:18des grandes manifestations.
10:19Les adversaires ne sont pas capables
10:21de mobiliser
10:21ou très rarement autant de gens.
10:23Et du côté du gouvernement,
10:25bien sûr,
10:25c'est aussi une autre stratégie
10:26et notamment,
10:27je pense à Sébastien Lecornu là-dessus.
10:30Lui, sa volonté,
10:30c'est de montrer
10:31que LFI serait ambigu
10:33vis-à-vis de la violence.
10:35Et Sébastien Lecornu
10:36et d'autres au gouvernement
10:37n'ont pas envie
10:38que le vote barrage à LFI
10:40soit le seul vote RN.
10:42Donc, ils ont envie
10:42d'être présents
10:43sur cette thématique-là.
10:46Alison,
10:46pendant les premières semaines
10:47de la crise lycéenne,
10:48c'est le Premier ministre,
10:49Sébastien Lecornu,
10:50qui prend la parole
10:51sur ce dossier
10:52en conférence de presse
10:53à l'Assemblée nationale.
10:55Mais en coulisses,
10:56Emmanuel Macron
10:56a de plus en plus de mal
10:58à rester silencieux.
11:00Explique-nous ça.
11:00Il convoque
11:01à l'Élysée
11:02le mardi 6 octobre
11:04Sébastien Lecornu,
11:05le ministre de l'Intérieur
11:06Laurent Nunez,
11:07celui de l'éducation
11:08Édouard Geffray.
11:09Et ce qu'on nous dit,
11:10c'est que le président,
11:11je cite,
11:12gueule beaucoup.
11:13Parce qu'en fait,
11:14il trouve que la réponse
11:15apportée à ce mouvement lycéen
11:17manque d'empathie.
11:19C'est pas la manière
11:20de fonctionner du président.
11:21ça ne lui convient pas.
11:23Le mardi 6 octobre soir,
11:25Emmanuel Macron réunit
11:26le Premier ministre
11:27et les principaux ministres
11:28concernés pour répondre
11:29à cette crise des lycéens.
11:31Est-ce qu'il ressort
11:32quelque chose
11:33de cette reprise
11:34en main présidentielle ?
11:35On va dire qu'Emmanuel Macron
11:37a dû faire passer
11:38un message
11:38puisque le lendemain,
11:40Sébastien Lecornu
11:41sort du bois.
11:43Il fait une allocution
11:44depuis Matignon.
11:45et ce qui surprend en réalité,
11:47c'est que cette allocution,
11:48elle balaye très large.
11:50On s'attendait
11:50à une réponse
11:51sur la crise lycéenne
11:52et en réalité,
11:53la majeure partie
11:54de cette intervention,
11:55elle porte sur la crise
11:56des carburants.
11:57Il annonce notamment
11:58la libération
11:59de 10 millions de barils,
12:00ce qui est censé
12:01faire retomber
12:02un petit peu les prix.
12:03Sur les lycéens,
12:04eh bien,
12:05il y a assez peu de réponses
12:06à part l'ouverture
12:07d'une plateforme
12:08qui a déjà été annoncée
12:10en réalité
12:10par le ministre
12:11de l'Éducation nationale.
12:12Il y a le gouvernement
12:13qui ne nous calcule pas.
12:15C'est clairement,
12:15on n'est pas pris en compte.
12:16On est là,
12:17on manifeste
12:17parce qu'il nous manque
12:18beaucoup de choses
12:19dans le lycée.
12:19On est dans des lycées
12:20défavorisés.
12:21On n'a pas chance
12:22pour Parcoursup.
12:22Parcoursup,
12:23c'est un tri social.
12:24Alison,
12:25cette contestation lycéenne,
12:26elle permet aux jeunes
12:27de dénoncer
12:28pendant des jours
12:29sur les antennes
12:30et dans la rue
12:31le bilan d'Emmanuel Macron
12:32pour la jeunesse,
12:34donc la réforme du lycée
12:35et du bac,
12:36Parcoursup.
12:36Il y a aussi
12:37d'autres colères
12:38qui s'agrègent
12:38à ce mouvement
12:39pour dénoncer
12:40la vie chère,
12:41le chômage,
12:41la réponse policière
12:43au mouvement de colère,
12:44les oppositions
12:45que sont le RN
12:46et la France Insoumise
12:48enfoncent le clou,
12:49si j'ose dire.
12:49Est-ce qu'il y a
12:50beaucoup de monde
12:51dans les médias
12:52à ce moment-là
12:52pour défendre
12:53le bilan du président ?
12:55On voit le ministre
12:56de l'Intérieur
12:57dans les médias
12:58qui se défend comme il peut.
12:59On voit le ministre
13:00de l'Éducation nationale
13:01qui n'est pas toujours d'accord
13:02avec la gestion
13:03du maintien de l'ordre
13:03face à des mineurs.
13:05On entend aussi beaucoup
13:06Gérald Darmanin,
13:07le garde des Sceaux.
13:09Mais c'est à peu près tout.
13:10Et évidemment,
13:12le gouvernement actuel
13:13et Emmanuel Macron
13:14ne peuvent absolument
13:15pas compter
13:16sur les équipes
13:17d'Edouard Philippe
13:18ou de Gabriel Attal,
13:19les anciens premiers ministres
13:21du président de la République.
13:23Et donc,
13:24c'est au président
13:25de la République lui-même
13:26de faire en quelque sorte
13:27le coach.
13:28Il demande,
13:29selon un participant,
13:30à ce que le gouvernement
13:30fasse preuve
13:31de solidarité gouvernementale,
13:33de faire bloc
13:34dans cette période
13:35de tremblement très forte.
13:39Marc,
13:40à ce moment-là,
13:41tous les regards
13:41se tournent vers
13:42le samedi 17 octobre.
13:44Lycéens,
13:45gilets jaunes,
13:46agriculteurs,
13:46mais aussi des citoyens
13:48plus largement excédés
13:49par le coût de la vie,
13:50prévoient de descendre
13:52dans les rues.
13:53Comment on anticipe
13:54cette journée
13:55au sein de l'exécutif ?
13:56Ils ne s'attendent pas
13:57au grand soir.
13:57Déjà,
13:58ils ont des remontées
13:58du cours
13:59renseignement territorial
14:00qui leur annonce
14:01qu'il y a une mobilisation
14:02assez forte,
14:02mais pas énorme.
14:04La veille,
14:04on sent quand même
14:05que le ton
14:06commence un peu
14:06à changer,
14:07que ça se muscle un peu,
14:08mais ils ne s'attendent pas
14:09à avoir le mouvement
14:10d'ampleur
14:11qu'on verra par la suite.
14:14Et le samedi 17 octobre,
14:16en dépit d'un nombre
14:17très important
14:18de manifestants pacifiques,
14:19entre 500 000
14:20et 800 000
14:21partout en France,
14:22la journée se termine
14:24dans le chaos
14:25dans plusieurs villes.
14:263 000 commerces
14:27saccagés ou pillés,
14:29une explosion de violence
14:30dans les rues,
14:30la mairie de Limoges
14:31détruite
14:32par un incendie criminel,
14:34et surtout,
14:34on va vite s'en rendre compte
14:36des forces de l'ordre
14:37en sous-nombre,
14:38un dispositif
14:39qui a été mal évalué.
14:41Alison,
14:42comment le président
14:42traverse cette journée
14:44et les heures qui suivent ?
14:45Le président de la République
14:46est lui aussi surpris.
14:47On rappelle que le vendredi soir,
14:49au retour de Bruxelles,
14:51il assiste au concert
14:52de Céline Dion.
14:53Et dans son entourage,
14:54on nous prend cet exemple
14:55pour nous dire
14:56si on avait une seule seconde
14:58imaginé l'ampleur
14:59de ce samedi 17 octobre,
15:01bien sûr que le président
15:02ne se serait pas rendu
15:03à ce concert.
15:03En fait,
15:04pour le président de la République,
15:06il y a un premier moment
15:07d'alerte,
15:07nous raconte son entourage,
15:09c'est que très tôt,
15:09il voit ce qu'il se passe
15:11à la mairie de Marseille,
15:12ses intrusions,
15:13et donc très vite,
15:14le président de la République
15:15est en contact
15:16avec Benoît Payan,
15:17le maire de Marseille,
15:18qui lui demande
15:19une intervention supplémentaire.
15:21Donc,
15:21il prend déjà conscience
15:22de l'ampleur
15:24de cette journée
15:25et comment ça va
15:26un peu se dérouler.
15:27Il est beaucoup
15:28sur son téléphone portable,
15:29il échange beaucoup
15:29avec ses conseillers,
15:30et ce qu'on nous raconte aussi,
15:32c'est que dès le samedi soir,
15:33alors qu'il y a encore
15:35beaucoup dans la rue,
15:36des affrontements,
15:37notamment à Paris,
15:38eh bien,
15:38le président se dit
15:39qu'il doit parler,
15:40qu'il doit prendre la parole
15:42dans une allocution
15:43très solennelle
15:43le lendemain,
15:44le dimanche soir.
15:44Mes chers compatriotes,
15:47je m'adresse à vous ce soir
15:48dans un moment
15:49d'une extrême gravité.
15:50Marc,
15:50le dimanche 18 octobre,
15:52à 20h,
15:52Emmanuel Macron
15:53prend la parole
15:54dans une allocution télévisée.
15:56Qu'est-ce qu'il dit en résumé ?
15:57Sur le constat,
15:58Emmanuel Macron,
15:58il exprime la sidération,
16:00sa honte,
16:01sa colère,
16:02c'est surtout sur les actes
16:03qu'il va apparaître impuissant.
16:05C'est assez vague,
16:06il dit que les préfets
16:06pourraient interdire
16:07certains rassemblements
16:08et prendre,
16:09je cite,
16:10toute action nécessaire.
16:11Nous ressentons tous ce soir
16:12de la colère,
16:13de la honte.
16:15Voir les rues de nos villes
16:16ainsi saccagées
16:17est insupportable.
16:18Donc énormément de politiques
16:19et très certainement de français
16:20ont jugé que ce n'était pas à la hauteur.
16:21Et Alison,
16:22cette intervention
16:23est vivement critiquée,
16:24y compris
16:25dans le propre camp présidentiel.
16:27Qu'est-ce qu'on te dit ?
16:28On nous dit par exemple
16:29que cette intervention,
16:30elle est vide de sens,
16:31qu'elle ne répond pas
16:32à la colère.
16:33Ce qui est assez frappant,
16:35c'est qu'on n'a pas besoin
16:36de beaucoup chercher
16:37pour entendre ces critiques.
16:39Il y a un ministre
16:39qui nous dit,
16:40il a parlé 8 minutes
16:41pour ne rien dire.
16:41On se rend compte
16:43qu'avec cette énième crise
16:44que traverse Emmanuel Macron,
16:45en fait,
16:46il est de plus en plus isolé
16:47et qu'en fait,
16:48il ne peut plus compter
16:49que sur un tout petit carré
16:51dont ses conseillers
16:52et le Premier ministre
16:54Sébastien Lecornu.
16:55Et les mots les plus durs
16:56viennent de ces deux anciens
16:57premiers ministres,
16:58Édouard Philippe
16:59et Gabriel Attal,
17:00qui aspirent,
17:01on le rappelle,
17:02tous les deux
17:02à devenir le candidat
17:03du Bloc central
17:04pour 2027.
17:06En tout cas,
17:06tous les deux
17:06ont fait le choix
17:07de se positionner
17:08en rupture
17:09avec le président.
17:11Marc,
17:11pour quelles raisons ?
17:12C'est surtout Édouard Philippe
17:13qui met un gros missile
17:15au président
17:16juste après
17:16l'allocution présidentielle.
17:18Il poste un message
17:19sur ses réseaux sociaux
17:20où il lui dit
17:20qu'il aurait préféré,
17:21je cite,
17:21des décisions
17:22et des initiatives.
17:23Et il reprend
17:24une de ses punchlines
17:25de campagne
17:26qui est
17:26notre pays a besoin
17:27d'être commandé.
17:28Gabriel Attal,
17:29lui,
17:29il est dans une stratégie
17:29plus indirecte.
17:30Il ne choisit pas
17:31d'attaquer bille en tête
17:32le président.
17:33Il va plutôt proposer
17:34des mesures
17:35qui vont au-delà
17:36de ce que propose
17:36l'exécutif.
17:37Ce que m'a dit
17:38un de ses lieutenants
17:39le lendemain,
17:39c'est que pour eux,
17:40le meilleur moyen
17:41de se distinguer
17:41d'Emmanuel Macron,
17:43c'est de plus en parler.
17:44Alison,
17:44juste après son allocution,
17:46Emmanuel Macron
17:46s'envole pour les
17:47Émirats Arabes Unis.
17:49Et d'ailleurs,
17:49tu le suis dans ce voyage
17:51diplomatique pour le Parisien.
17:52L'objectif,
17:53c'est de décrocher
17:54un stock de carburant
17:55pour pouvoir
17:56tenir l'hiver.
17:58Alors,
17:58que donne ce séjour ?
17:59On a intitulé
18:00l'article
18:01Macron,
18:02roi du pétrole
18:02dans le Golfe
18:03parce que pour le coup,
18:04c'est vrai,
18:05il obtient des accords
18:06près de 300 000 tonnes
18:08de diesel par mois
18:09sur une durée
18:10autant que nécessaire,
18:12finit même par dire
18:13l'Arabie Saoudite,
18:14que ça ne va pas vraiment
18:15faire baisser les prix.
18:16Mais à l'inverse,
18:18ça permet d'éviter
18:19une crise
18:20dans les mois à venir.
18:21C'est le patron
18:22de Total Energy
18:22qui nous le dit.
18:23Les sécurisations
18:24de livraison
18:25promises donc
18:25par les Émirats Arabes Unis,
18:27le Bahreïn
18:28et l'Arabie Saoudite
18:29font dire à Patrick Pouyanné
18:31bien que les Français
18:32peuvent être rassurés
18:33et qu'on ne manquera pas
18:34de diesel cet hiver.
18:36Mais cette initiative
18:38est éclipsée
18:39par une autre
18:40actualité inquiétante
18:41sur le plan
18:42des finances publiques.
18:43On rappelle
18:44que la France
18:45est le troisième pays
18:46le plus endetté
18:47de la zone euro
18:47derrière la Grèce
18:48et l'Italie
18:49et le mercredi
18:5021 octobre,
18:51les taux d'intérêt
18:52des nouveaux emprunts
18:54de la France
18:54sur les marchés
18:55passent la barre
18:57des 5%.
18:58En clair,
18:59ça coûte
18:59de plus en plus cher
19:01à la France
19:01de rembourser
19:02sa propre dette.
19:04Marc,
19:04pour que nos auditeurs
19:05se fassent une idée,
19:06cette situation économique
19:08elle est préoccupante
19:09mais à quel point ?
19:10En fait,
19:10il y a un débat
19:11depuis très longtemps
19:11dans le pays
19:12pour savoir
19:12à quel point
19:13le niveau de la dette
19:14française
19:14est préoccupant.
19:16Le taux,
19:175%,
19:18c'est un niveau
19:19qu'on n'a pas vu
19:19depuis plus de 25 ans.
19:21Plus ce taux,
19:22il augmente,
19:22plus l'effet boule de neige
19:23de la dette s'accroît.
19:24L'autre indicateur important
19:26pour comprendre,
19:27c'est un mot anglais
19:28qui s'appelle le spread.
19:29C'est l'écart
19:30entre le taux
19:31auquel la France emprunte
19:32et l'Allemagne
19:33qui est un bon élève
19:35financier.
19:35Aujourd'hui,
19:36l'écart entre la France
19:37et l'Allemagne
19:38atteint des sommets.
19:38Et dans ce contexte
19:40économique hyper contraint,
19:41on se demande
19:42comment l'exécutif
19:43peut réellement réussir
19:45à calmer
19:45toutes les colères,
19:46c'est ça ?
19:47Oui,
19:47c'est très difficile,
19:48surtout que la croissance
19:49est faible.
19:50Pour calmer
19:50les colères sociales,
19:52et c'est particulièrement
19:53vrai en France,
19:54il faut savoir
19:54pouvoir sortir
19:55le carnet tchèque.
19:56Et puis,
19:57il n'y a pas que
19:57l'aspect financier,
19:58le pouvoir est à bout
19:59de souffle aussi
20:00politiquement.
20:01On peut espérer
20:02que les élections
20:02de 2027
20:03donnent un peu
20:04d'élan politique
20:05à des successeurs,
20:06mais la société française
20:07est tellement fracturée
20:08que ce serait assez naïf
20:09d'être optimiste là-dessus.
20:14Alison,
20:14le vendredi 23 octobre,
20:16à la veille de l'acte 2
20:17de la mobilisation
20:18contre la vie chère,
20:20un attentat raciste
20:21fait un mort
20:22et cinq blessés
20:23dans les Yvelines,
20:24dans les communes
20:24de Trappes
20:25et de la Verrières.
20:26Un homme de 39 ans,
20:27Kevin T,
20:28tire sur des riverains
20:29d'origine africaine
20:30ou maghrébine.
20:32Emmanuel Macron
20:32se rend sur place
20:33en début de soirée,
20:35accompagné du maire
20:36de Trappes,
20:36Ali Rabet,
20:37et l'une de ses déclarations
20:39va déclencher
20:40une polémique.
20:41C'est la première fois
20:42qu'il y a un acte terroriste
20:44planifié
20:44pour tuer
20:46nos compatriotes,
20:47nos enfants,
20:49à raison de leur couleur de peau
20:52ou de la religion
20:53qu'on leur donne.
20:54Évidemment,
20:55lorsqu'il dit ça,
20:56il oublie les attentats
20:57commis en 2012,
20:58par exemple,
20:58par Mohamed Merah
20:59contre des personnes
21:01de confession juive
21:02ou encore l'assassinat
21:03du père Hamel
21:03en 2016.
21:04Alors l'Elysée
21:05s'entend évidemment
21:07la polémique montée
21:08précisera un petit peu plus tard
21:09que le chef de l'État
21:10parlait bien
21:11du premier attentat
21:12raci sur le fondement
21:13de la couleur de peau
21:14commis dans notre pays.
21:16Mais cela,
21:16évidemment,
21:17vient entacher
21:18l'intensité
21:18qu'Emmanuel Macron
21:19avait mis dans cette déclaration.
21:21Alison,
21:21pendant cette déclaration,
21:22Emmanuel Macron
21:23glisse aussi
21:24une phrase
21:25assez surprenante,
21:27une sorte d'examen
21:28de conscience.
21:29Qu'est-ce qu'il dit au juste ?
21:30C'est la deuxième fois
21:31que ça intervient
21:31dans cette semaine.
21:33Il esquisse une forme
21:34de mea culpa,
21:35ce qui,
21:36quand vous connaissez
21:37Emmanuel Macron
21:38dans sa version
21:39depuis 2017,
21:40est assez étonnant,
21:42qu'il dit
21:42qu'il fait son maximum.
21:44Il faut essayer
21:45de faire de notre mieux.
21:46J'ai essayé de faire
21:46de mon mieux
21:46ces dernières années.
21:47Peut-être que j'ai essayé
21:48de faire des choses bien.
21:49Peut-être qu'il y en a
21:50que je n'ai pas assez bien fait.
21:51Et donc celle-là,
21:52cette jeunesse,
21:53on lui doit beaucoup.
21:56Le lendemain,
21:57les manifestations
21:57contre la vie chère
21:58sont beaucoup plus calmes
21:59que la semaine précédente.
22:01Malgré les restrictions
22:02et les interdictions,
22:03plus de 400 000 personnes
22:04d'après le ministère
22:06de l'Intérieur,
22:07toujours 800 000
22:08d'après les syndicats.
22:09Marc,
22:10qu'est-ce que l'exécutif
22:11déduit du mouvement
22:13de la colère sociale
22:14après cette journée
22:14du 24 octobre ?
22:15D'abord,
22:16ils se sont bien gardés
22:17de le dire publiquement,
22:18mais il y a évidemment
22:19une part de soulagement
22:20au soir du 24 octobre.
22:22Mais l'autre enseignement
22:23de la journée,
22:24c'est que la mobilisation,
22:25elle reste forte.
22:26Surtout que le mouvement
22:27pourrait s'installer
22:28dans la durée,
22:29peut-être chaque semaine.
22:30Donc cette toile de fond
22:31qu'on décrivait,
22:32elle pourrait nous accompagner
22:33longtemps,
22:34peut-être jusqu'à la présidentielle.
22:37Alison,
22:38dans ce podcast,
22:39tu as parlé brièvement
22:40de la popularité
22:41d'Emmanuel Macron,
22:42ou plutôt de l'impopularité,
22:44on pourrait dire,
22:45puisqu'elle est au plus bas
22:45dans les récentes enquêtes
22:47d'opinion,
22:48est-ce qu'on sait
22:48s'il se sent responsable
22:50des multiples crises
22:51qui traversent actuellement
22:53le pays
22:53et de la montée en puissance
22:55de ses principaux opposants
22:57que sont Marine Le Pen
22:59et Jean-Luc Mélenchon ?
23:00Emmanuel Macron,
23:01il amorce quelques timides
23:02mea culpa
23:03sur le fait qu'il n'a pas
23:04tout bien fait,
23:05mais son entourage
23:06met aussi beaucoup en avant
23:08que c'est propre
23:09à toute fin de règne.
23:10Il y a donc une sorte
23:11de fatalisme autour de lui.
23:12Donc c'est assez difficile
23:14de dire si Emmanuel Macron,
23:15il se sent responsable
23:16de cette situation politique
23:18du pays en tant que tel.
23:19Il y a des mots
23:20qui résonnent encore
23:20assez fort
23:21lors du discours
23:22de son élection
23:23le 7 mai 2017.
23:25Il dit
23:26« je ferai tout
23:27durant les 5 années à venir
23:28pour qu'il n'y ait plus
23:30aucune raison de voter
23:31pour les extrêmes.
23:33Neuf ans plus tard,
23:34on n'a jamais été aussi proche
23:35de leur accession au pouvoir. »
23:37Est-ce qu'il faut s'attendre
23:38à le voir intervenir
23:40pendant la campagne présidentielle
23:42qui va se dérouler
23:43dans les prochains mois
23:44jusqu'au mois d'avril-mai ?
23:46Alors, officiellement,
23:47non,
23:48parce qu'il a dit
23:48à plusieurs reprises
23:50qu'il avait un rôle
23:51de garant
23:52pour le bon déroulement
23:53de cette prochaine présidentielle
23:54dont il sera spectateur.
23:56Il ne faut pas s'attendre
23:57à le voir
23:58à court terme
23:59s'engager
24:00derrière
24:00un Gabriel Attal
24:02ou un Édouard Philippe,
24:03ces deux anciens
24:03premiers ministres.
24:04Puis de toute manière,
24:05ces deux candidats,
24:07ils ne courent pas
24:07vraiment après
24:08parce qu'il faut bien le dire,
24:10ça pourrait être
24:10plutôt un désavantage,
24:12un repoussoir
24:13plutôt que quelque chose
24:14de bénéfique
24:15pour ces candidats.
24:22Merci à Alison Tassin
24:24et Marc Préel.
24:25Cet épisode de Code Source
24:26a été produit
24:27par Clara Garnier-Amourou
24:29et Antoine Guéguin-Georget.
24:31Réalisation,
24:31Pierre Chaffanjon.
24:32Vous pouvez retrouver
24:33tous nos podcasts
24:34sur votre plateforme
24:36d'écoute préférée.
24:37D'abord, Code Source,
24:38l'actualité racontée
24:39par la rédaction du Parisien
24:40tous les soirs
24:41du lundi au vendredi.
24:42Et le samedi,
24:44il y a
24:44Crime Story,
24:45notre podcast
24:46d'affaires criminelles
24:47avec Claudia Prolongeau
24:48et Damien Delsenis,
24:50le chef du service
24:51police-justice du Parisien.
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