00:00Europe un matin qui continue avec le directeur de la rédaction du J.D. News, Louis de Ragnel.
00:04Il vient nous présenter, comme chaque week-end, la une du dernier numéro.
00:08Bonjour Louis.
00:08Bonjour Maël, bonjour à tous.
00:10En une du J.D. News cette semaine, le chaos, celui que va laisser, celui qu'a créé Emmanuel Macron,
00:14après dix années à la tête du pays.
00:15Oui, et une image en couverture, Emmanuel Macron entouré de quatre cartes postales désormais malheureusement bien connues des Français.
00:22Une avec Emmanuel Macron au concert de Célinion alors que la France est en train de s'embraser et de
00:27s'enflammer.
00:28Une seconde avec la mairie de Limoges en feu en train de s'effondrer.
00:32Et puis Emmanuel Macron sur son jet ski cet été alors que le pays était en train de subir une
00:39crise économique et sociale.
00:40Bref, toutes ces images malheureusement bien connues des Français.
00:43Et donc pour illustrer le chaos, le crépuscule du macronisme, cette espèce de l'antagonie.
00:48On a l'impression que, et beaucoup de Français ont l'impression que ça ne se terminera jamais.
00:53Et que les mauvaises nouvelles s'accélèrent, viennent de plus en plus nombreuses.
00:57Avec un bilan très critiqué d'Emmanuel Macron, y compris dans son propre camp.
01:03Puisque vous avez désormais deux candidats à la présidentielle qui sont deux de ses anciens premiers ministres.
01:07Edouard Philippe et Gabriel Attal qui critiquent maintenant très lourdement.
01:10Qui chargent Emmanuel Macron sans aucun problème, sans aucun état d'âme.
01:14Un pays en quasi-faillite.
01:16On le voit bien, tous les indicateurs sont mauvais.
01:19Tout est au rouge.
01:21Les banques, même la Banque Centrale Européenne qui regarde avec beaucoup d'inquiétude la situation de notre pays.
01:27Et beaucoup d'observateurs vous expliquent que la note de la France pourrait être dégradée très fortement au moment de
01:33l'élection présidentielle.
01:35Avec des conséquences évidentes sur le pouvoir d'achat.
01:38Dans ce numéro du GD News, on parle évidemment aussi de cette France divisée.
01:41On le voit tous les samedis à l'occasion de ces émeutes et de ces manifestations.
01:44Les Français n'en peuvent plus.
01:46Vous avez la France insoumise qui électrise le débat, qui hystérise toutes les situations, tous les débats politiques.
01:52Et puis de l'autre côté, un gouvernement, un exécutif très faible qui peine parce qu'il ne le souhaite
01:58pas, parce qu'il ne le peut plus,
02:00parce qu'il n'a plus les capacités, puisqu'il a renoncé à gouverner.
02:03Un gouvernement qui ne peut plus donner de réponse aux Français.
02:07Et puis cette espèce d'inquiétude, on ne sait absolument pas ce que va donner le résultat de cette élection
02:12présidentielle.
02:13Et puis pour la première fois, on voit chez les Français cette crainte.
02:18Normalement, vous savez, la présidentielle, les gens se disent, ça changera peut-être mon quotidien, ça changera les choses.
02:24Et bien là, les Français ont bien pris conscience que la chiant-lit va probablement continuer.
02:29Et évidemment aussi, on en parle et on l'illustre.
02:32Un des éléments du bilan d'Emmanuel Macron, c'est ce pays saccagé justement par les émeutes.
02:38Deux semaines de violence, la troisième semaine aujourd'hui.
02:41Exactement, et puis ça va continuer la manifestation du 5 novembre.
02:44Vous écoutez les organisations à la fois syndicales, Gilets jaunes et les partis politiques d'extrême-gauche.
02:50Ils veulent organiser une manifestation permanente, en réalité, tous les week-ends, jusqu'à la présidentielle.
02:55Et pourquoi pas après, si le score, si le résultat ne leur convient pas.
03:00Et donc dans ce contexte, il y a les forces de l'ordre qui sont mises particulièrement à rue d
03:03'épreuve.
03:03Et ça aussi, vous en parlez.
03:04Exactement, et on s'est posé cette question, est-ce que les forces de l'ordre, très concrètement, très simplement,
03:09peuvent tenir ce rythme, cette pression énorme jusqu'à la présidentielle ?
03:13Donc on y répond, effectivement, c'est très compliqué.
03:15Il y a une mobilisation entre 60 et 80 000 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers tous les week-ends.
03:21Il ne faut pas oublier que le reste de la semaine, la vie continue et puis leur métier continue.
03:28On pense aussi à tous ces policiers et gendarmes qui ont renoncé à prendre des journées de vacances.
03:32On est à la fin des vacances de la Toussaint.
03:35Et bien, beaucoup de policiers et gendarmes qui avaient prévu d'être avec leur famille ont dû renoncer à ça,
03:39ont dû faire face à des émeutiers extrêmement violents, avec des gens qui veulent s'en prendre à eux,
03:44qui veulent les tuer, qui les appellent à se suicider, avec des slogans épouvantables.
03:48Bref, tout ça pour dire que la situation pour les forces de l'ordre est très critique, très compliquée.
03:52C'est ce qu'on explique dans ce papier.
03:54Et en même temps, il y a peut-être une touche d'optimisme, quand même.
03:56C'est que les policiers et les gendarmes, à la différence de beaucoup d'autres personnes dans la société,
04:01ont le sens de la mission, ont le sens de l'État.
04:04Et aucun des policiers et gendarmes qu'on a contactés ne nous disent qu'on va arrêter.
04:07Non, ils seront là, ils continueront.
04:09Quoi qu'il arrive, quoi qu'il en coûte, ils seront là pour protéger les Français,
04:13puisque c'est le sens de leur vie et de leur mission.
04:16C'est à retrouver dans le JD News de cette semaine, chez tous, aux marchands de journaux.
04:20Merci d'être agréable.
04:20Allez-y, courez vite.
04:21Merci Maël.