00:01Être soupçonné ne signifie pas être coupable.
00:03Pourtant, selon le syndicat, les policiers suspectés d'avoir mal agi dans l'exercice de leur fonction
00:08sont immédiatement suspendus et renvoyés à la maison pendant plusieurs mois,
00:13sans savoir quand ils pourront reprendre le travail.
00:15Puis en plus de ça, on va les parader en avant de tous leurs collègues
00:20deux à trois fois par semaine pour qu'elles signent un livre au bureau.
00:24C'est punitif.
00:25La Fédération de la police nationale refuse de dévoiler le nombre de membres suspendus au Nouveau-Brunswick,
00:30mais affirme que la tendance serait à la hausse.
00:32Ce que j'ai vu durant les dernières années, c'est que l'employeur, la GRC,
00:38est très libéral dans la façon dont il donne des suspensions.
00:43Pendant que la carrière des policiers concernés est mise sur pause,
00:46leur santé psychologique peut également souffrir.
00:49Une justice qui est retardée, ce n'est pas une justice rendue.
00:52Donc, attendre, attendre, attendre, à un moment donné, ça doit avoir ses limites.
00:57C'est comme si tu serais en liberté conditionnelle.
01:01En deux ans, le nombre de plaintes visant des membres de la GRC au Nouveau-Brunswick
01:05a augmenté de 28,7 %, tandis que celui des allégations a bondi de 68,4 %.
01:12Une plainte peut comprendre plusieurs allégations.
01:14Ça arrive souvent qu'il n'y a aucune allégation qui soit prouvée.
01:20Donc, le membre est demandé après un an,
01:23« OK, là, c'est beau, tu peux revenir travailler, retourne travailler. »
01:26Ça fait un froid.
01:29Le syndicat s'inquiète également de l'impartialité du processus,
01:32puisque ce sont des comités composés de policiers qui enquêtent sur leurs confrères.
01:37Est-ce qu'il y a des idées préconçues? Est-ce que je ne sais pas.
01:41La GRC n'a pas souhaité réagir aux préoccupations soulevées par le syndicat.
01:45Patrick Giguère, CHAU TVA.
01:48CHAU TVA.
01:48Question 1.
01:48Sous-titrage FR ?