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- #faceabockcote
Mathieu Bock-Côté propose un décryptage de l’actualité des deux côtés de l’Atlantique dans #FaceABockCote
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00:00Mais ça s'est quand même fortement dégagé car il y a un grand nombre de camions de gendarmerie et
00:06de police nationale.
00:08On a pu voir que des renforts étaient arrivés avec toujours un lanceur d'eau.
00:16En tout cas, porte de Charenton, la situation a été extrêmement tendue puisque, comme je vous l'ai dit,
00:23malgré les appels à la dispersion des forces de l'ordre, les émeutiers leur ont tenu tête pendant longtemps en
00:31tout cas
00:31et n'ont pas voulu se disperser actuellement au moment où on se parle.
00:38Et malgré une nouvelle fois les appels à la dispersion, de nombreux manifestants sont encore présents ici, porte de Charenton.
00:47Mais les gendarmes sont extrêmement nombreux et à ce stade contrôlent la situation.
00:55Merci beaucoup. Il est 18h30 sur CNews et nous commençons donc face à Mathieu Bocoté.
01:01Édition spéciale consacrée à ce dimanche 31 sous haute sécurité et sous haute tension.
01:08Vous avez pu le découvrir sur l'antenne de CNews depuis un peu plus d'une heure et demie en
01:13fin de cortège,
01:14notamment à Paris, un noyau dur de plusieurs centaines d'émeutiers.
01:17S'en est pris aux forces de l'ordre.
01:22Jet de projectiles, donc cocktail monotov, avec des policiers qui ont été visés.
01:27Et parmi les images évidemment les plus fortes de la journée, on retiendra ces policiers visés au cocktail monotov.
01:35Et les premières réactions politiques commencent à apparaître.
01:40Bruno Rotaillot qui parle d'une scène insupportable.
01:42Celui qui a fait ça doit en répondre.
01:45Il s'agit d'une tentative de meurtre.
01:48Et les mots ont un sens parce que parfois on entend parler d'affrontement, de face à face.
01:53Les policiers sont visés à jet de cocktail monotov.
01:57C'est une tentative de meurtre, dit Bruno Rotaillot.
01:59Et c'est intéressant de voir comment les responsables politiques vont répondre de ces scènes insupportables.
02:06Mathieu Bocoté est avec nous, cher Mathieu.
02:08Bonsoir.
02:09Bonsoir.
02:09Arthur de Vatrigan est également là.
02:12Bonsoir.
02:12Ophélie Roch, bonsoir chère Ophélie, vous êtes essayiste.
02:15Élodie Huchard, service politique de CNews.
02:18Élodie, bonsoir.
02:20Et Olivier Vial, spécialiste des radicalités.
02:24Cher Olivier, bonsoir.
02:26Je me tourne vers vous Mathieu Bocoté.
02:28Cette semaine comme la semaine dernière, avant de commencer nos échanges,
02:31je vous souhaitais revenir sur le contexte général que nous vivons.
02:35Et je me souviens que le mot que vous aviez gardé à l'esprit et qui était au cœur de
02:39votre réflexion,
02:40c'était l'engrenage.
02:41Oui, absolument.
02:43Parce qu'il y a même un désir d'engrenage en ce moment dans les franges militantes
02:47qui, elles, souhaitent créer une situation pré-révolutionnaire.
02:52Elles passent, en fait, les plus radicaux, ceux qui attaquent les policiers,
02:56notamment au cocktail Molotov, souhaitent passer de l'engrenage insurrectionnel en l'engrenage révolutionnaire.
03:01Et je suis d'accord avec vous, il faut mettre l'accent sur cette séquence au cocktail Molotov.
03:06Pourquoi?
03:07Parce que c'est tout simplement un désir de meurtre.
03:09C'est une tentative de meurtre.
03:10C'est une volonté de tuer qui n'est pas, si je peux me permettre,
03:13on la voit depuis un bon moment, ce désir de tuer.
03:16De temps en temps, ça se concrétise.
03:18Jurisprudence, Quentin de Ranck.
03:20On pourrait dire, les révolutionnaires, les miliciens de l'ultra-gauche aujourd'hui se disent
03:25on ne fait pas d'omelettes sans casser les oeufs
03:28et on ne fait pas de révolution sans casser les crânes.
03:30De la même manière, là, il y a une volonté de tuer des policiers avec toujours ce même scénario.
03:35Ça consiste à dire que si on réussit à tuer un policier et que la police riposte
03:41et si un manifestant passe, s'il y a une situation qui nous échappe,
03:45eh bien, ça peut être le début d'un engrenage, d'un embrasement, d'une crise qui nous échappera tous.
03:51Alors, je me permets de revenir simplement sur la semaine que nous avons traversée
03:53au-delà même de la seule question des violences de ce soir
03:57pour voir à quel... nous entrons dans une séquence.
04:00On est en mois d'octobre, on est loin de la présidentielle.
04:03Six mois.
04:03Et pourtant, on est déjà dans un moment d'hyperpolarisation.
04:06Donc, la première chose, c'est que nous vivons désormais de plus en plus au rythme du confinement sécuritaire.
04:11Nous acceptons l'idée que pour vivre sans se faire agresser en toutes circonstances,
04:15il faut du moins le samedi, il faut vivre sous confinement sécuritaire
04:19avec une mobilisation exceptionnelle des forces de l'ordre
04:21et nous trouvons désormais normal de voir Paris barricadé,
04:25de voir les commerces barricadés et ailleurs dans le pays,
04:28temps et temps de commerces barricadés avec la suspension de l'activité économique le samedi
04:32qui est normalement une journée essentielle pour les commerçants.
04:36Deuxième élément, nous constatons que l'État ne tient plus la rue
04:39ou pour tenir la rue, a besoin véritablement, je l'ai dit,
04:42de mobiliser des forces exceptionnelles
04:44et tout ça coûte, soit dit en passant, au budget de l'État.
04:46On a l'impression que c'est normal, mais les dépenses sécuritaires
04:49sont des dépenses considérables dans des journées comme celle-là.
04:52Donc, l'économie est entravée.
04:53Elle est entravée volontairement par la gauche radicale
04:56qui fonctionne dans une logique, justement, de verrouillage du pays.
05:01Il y a aussi dans le portrait...
05:03Ah oui, il y a une rhétorique qui se radicalise aussi.
05:06On est passé d'un mouvement social.
05:08Des lycéens, on en pense qu'on veut,
05:09mais il y avait quelque chose comme ça au début.
05:11À la guérilla urbaine, à l'Arasia.
05:14Et ce soir, on verra si c'est bien le cas,
05:16on en a parlé toute la semaine, aux pulsions psychopathes
05:18liées à Halloween, apparemment.
05:20Le film American Nightmare,
05:22le film en anglais, c'est The Purge,
05:23et en français, en France, on l'a traduit par American Nightmare.
05:27Au Québec, on l'a traduit par La Purge.
05:29Et quoi qu'il en soit,
05:30donc, c'est une pulsion psychopathe
05:32qui consiste à dire qu'il se pourrait
05:34que tout soit permis sous le signe de La Purge.
05:36C'est-à-dire, ce soir, tout est permis.
05:39Ajoutez trois éléments dans ce portrait,
05:40et je termine avec cela.
05:42Il y a, dans les circonstances actuelles,
05:43ce qu'il n'y avait pas ces dernières années,
05:45un parti révolutionnaire prêt,
05:47si les circonstances lui permettent,
05:48à frapper pour prendre le pouvoir.
05:50Moi, j'ai revu un entretien récemment,
05:52j'en ai parlé, je crois, la semaine dernière,
05:53et j'en ai parlé cette semaine aussi,
05:54de Jean-Luc Mélenchon avec Amélie Duhamel,
05:56en 2025,
05:57où il comparait la situation présente de la France
06:00à celle de la France en 1958.
06:02Quand De Gaulle prend le pouvoir,
06:03on pourrait dire, dans un cadre
06:04qui n'est pas sous le signe
06:05de la transparence démocratique la plus exemplaire.
06:08Moi, Dieu sait que j'aime le général De Gaulle,
06:10mais il ne revient pas au pouvoir en 1958
06:12selon les modalités normales d'accession au pouvoir.
06:15Mélenchon se réapproprie cette chose
06:16en disant que globalement,
06:17si les circonstances sont tragiques,
06:19on pourrait faire appel à moi.
06:21Donc, il se prépare mentalement
06:23à une saisie du pouvoir
06:24sur le mode potentiellement insurrectionnel.
06:27Donc, on est devant une mouvance très organisée
06:29qui a un accès immense aux médias,
06:31une complaisance de services publics,
06:32et aussi, sur sa gauche,
06:35des milices qui ne sont pas directement liées
06:37pour l'essentiel à lui,
06:38mais qui travaillent dans la même perspective.
06:40Et pendant ce temps,
06:41parce que ce n'est pas comme si ça va bien,
06:42vous avez une gauche qui a détourné
06:44de manière absolument atroce
06:47la tuerie raciste de Trappes,
06:50qui nous a tous bouleversés.
06:51En qui que nous soyons,
06:52nous avons tous été bouleversés
06:53par cette tuerie.
06:54Et qui, Ali Rabé ou Ali Bagayoko,
06:57cherche aujourd'hui
06:58à verrouiller le débat public
06:59une fois pour tous.
07:00Il s'empare de cela
07:01pour être capable de bannir
07:02juridiquement l'opposition.
07:03Cette semaine, cette semaine,
07:05qu'est-ce qu'on a vu?
07:06Ali Rabé qui cherche à,
07:07qui en appelle à fermer CNews,
07:09a un effet de contamination
07:10dans une partie de la gauche
07:11et les étudiants et les parlementaires
07:13qui disent désolé,
07:14CNews, nous n'acceptons plus
07:16de parler quand CNews est là.
07:17Notre amie Elodie Huchard,
07:18qui est avec nous sur le plateau,
07:20a subi la scène cette semaine.
07:21C'est le moins qu'on puisse dire.
07:24Et plusieurs ont été solidaires d'elle,
07:25je crois, du moins je l'espère.
07:27Ali Rabé, qui veut aussi
07:29bannir juridiquement,
07:30criminaliser à sa manière pénalisée,
07:31ce qu'il appelle
07:32la théorie du grand emplacement.
07:33Donc là, on comprend
07:34qu'il ne sera plus possible
07:35de décrire les changements démographiques
07:37que connaît la France,
07:38que subit la France,
07:40au nom de la lutte
07:41contre ce qu'il appelle
07:41la théorie du grand emplacement.
07:42Il y a M. Bagayoko
07:43qui veut interdire d'accès
07:45à l'espace public le RN.
07:46Et à travers cela,
07:47c'est très grave
07:48ce qui s'est passé aujourd'hui.
07:49En fait, c'est cette semaine,
07:50et ça s'est confirmé aujourd'hui.
07:51Il devait y avoir un forum
07:53sur la remigration organisé
07:54par Jean-Yves Le Gallo
07:55et la Fondation Polémia,
07:57avec des intervenants
07:58d'un peu partout en Europe
07:59et même des États-Unis.
08:01On en pense ce qu'on veut.
08:02On peut être en désaccord
08:03avec ce concept.
08:04On peut être très critique
08:05envers ce désaccord,
08:07envers ce concept de remigration.
08:09Mais l'idée d'interdire
08:11un événement public
08:12sous double prétexte...
08:13D'abord, il y a des menaces
08:14à l'ordre public
08:15parce que la gauche
08:15veut l'interdire.
08:16Donc la censure
08:18de la rue violente
08:18fait en sorte qu'on se donne
08:20le droit d'interdire un forum.
08:21Et ensuite,
08:22on le censure
08:23parce que le discours
08:24qui s'y tiendra
08:24heurte l'idéologie dominante.
08:26Donc on décide politiquement,
08:27le pouvoir décide
08:28de frapper d'arbitraire
08:29un courant de pensée
08:30en pratiquant
08:31la censure idéologique.
08:32C'est assez bouleversant.
08:34Donc oui,
08:34il y a une forme
08:34de processus révolutionnaire
08:36qui se met en place.
08:36Je ne dis pas
08:37qu'on va y aboutir,
08:38inévitablement.
08:38Mais je n'ai pas souvenir
08:40de telles tensions,
08:41de telles violences,
08:42d'un tel désir
08:43d'éliminer l'adversaire
08:44et l'ennemi
08:45qui nous viennent de la gauche
08:46sur le mode
08:46« Désolé, vous,
08:47vous, la droite et compagnie,
08:49vous n'existerez plus.
08:50Vous, les médias
08:50qui ne recondignaient pas
08:51notre discours,
08:52vous n'existerez plus.
08:53Je n'ai pas souvenir
08:54de tout cela. »
08:54Et évidemment,
08:55devant tout cela,
08:55la droite est comme d'habitude
08:56terrifiée,
08:57tétanisée,
08:58incapable de faire
08:58quoi que ce soit.
08:59Elle est fidèle elle-même.
09:00Sauf certaines voix.
09:01Je pense à François-Xavier Bellamy
09:02le week-end.
09:03Oui, bien sûr.
09:03Qui a dit tout haut
09:04ce que des millions
09:05de Français ont vu
09:07face à M. Corbière,
09:09le purgé de la France.
09:10Vous avez absolument raison.
09:11Il y a, on pourrait dire,
09:12Bellamy,
09:12il y a Retailleau,
09:13il y a Maréchal,
09:14il y a Knafo.
09:16Donc, il y a des gens
09:16qui font leur travail,
09:17assurément.
09:18Mais globalement,
09:19la tendance dominante
09:19à droite en ce moment,
09:20c'est vite fuyant.
09:22Ou encore Jordan Bardella
09:23qui a répondu à Ali Rabé
09:25et qui lui met,
09:26évidemment, depuis
09:27une cible sur le dos
09:29pendant un hommage
09:31aux victimes
09:31de cet attentat raciste
09:33insupportable.
09:33Parce qu'Ali Rabé
09:34dans les circonstances actuelles,
09:35c'est le commissaire politique
09:36de cette gauche radicale.
09:37La direction de Nantes
09:39à présent,
09:40parce qu'effectivement,
09:41il y a des tensions
09:42également du côté de Nantes
09:43alors que les manifestations
09:44étaient interdites.
09:46Que se passe-t-il à Nantes ?
09:51Exactement, vous l'avez dit,
09:52c'est des manifestations
09:53qui sont totalement interdites.
09:54Ce qu'on peut vous dire,
09:55c'est que la situation
09:56s'est très rapidement tendue
09:57ici dans les routes
09:59du centre-ville de Nantes.
10:00Le canon à eau a été utilisé
10:02à plusieurs reprises
10:03pour tenter de disperser
10:05cette foule.
10:05Il y a eu aussi
10:06toutes sortes de jets de projectiles
10:08sur les forces de l'or
10:10qui sont mobilisés
10:11en nombre.
10:12Ici, on a pu voir
10:13des jets de projectiles,
10:14donc on a pu voir
10:15des pavés,
10:16on a pu voir
10:16des bouteilles en verre,
10:17mais également
10:18un cocktail Molotov
10:19qui vient d'être envoyé
10:21sur ces forces de l'or
10:22qui ont dû utiliser
10:24du gaz lacrymogène
10:25et des grenettes
10:26de désencerclement
10:26pour tenter
10:27de faire disperser
10:28cette foule
10:29qui s'est réunie
10:30ici dans les rues
10:31du centre-ville de Nantes.
10:33A savoir que cette manifestation,
10:35elle était interdite.
10:37On reviendra vers vous
10:38évidemment
10:38pour suivre la situation
10:40et on découvre là aussi
10:41ces images
10:42de villes bunkerisées,
10:44que ce soit à Nantes,
10:45mais également à Bordeaux
10:47avec ces blindés
10:48qui sont en plein cœur
10:49de la ville de Bordeaux.
10:51On voit également
10:52ce qu'il se passe
10:52du côté de Paris.
10:55Il faut comprendre
10:55que dans les plus grandes
10:57villes de France aujourd'hui,
10:58l'activité pour les commerçants
11:00elle est réduite à néant.
11:02Et vous avez quelques milliers,
11:04je ne parle pas des manifestants,
11:06qui étaient moins nombreux
11:07ce samedi
11:08que les deux derniers samedis,
11:10mais quelques milliers
11:11de membres de l'ultra-gauche
11:13et de l'extrême-gauche
11:16obligent les forces de l'ordre
11:18à finalement créer
11:20un confinement sécuritaire.
11:22Je me tourne vers vous,
11:23Olivier Vial,
11:24vous qui êtes l'expert
11:26des radicalités en France.
11:28C'est peut-être intéressant
11:29de s'arrêter un instant
11:30sur savoir comment fonctionnent
11:31les antifas et l'ultra-gauche.
11:33Est-ce que ce sont des mouvements
11:35aussi déstructurés qu'on le dit ?
11:37Moi, j'ai plutôt l'impression
11:38qu'on parle plus
11:39de professionnels de la case
11:40qui s'organisent,
11:42qui réfléchissent
11:43de manière plutôt intelligente
11:45dans la violence.
11:46Vous voyez ce que je veux dire ?
11:47En fait, à la fois,
11:48effectivement, oui,
11:49ils ont une stratégie,
11:50mais ils ne sont pas coordonnés.
11:51En fait, c'est pour ça
11:52qu'on a l'impression
11:53que c'est une sorte de chaos
11:55qui s'organise.
11:56C'est une nébuleuse
11:57avec des groupes
11:58qui dépassent rarement
11:59les 10 personnes.
12:00Et en fait,
12:01ces groupes sont de plus en plus restreints
12:03parce qu'en fait,
12:04c'est le moyen d'être sûr
12:06que la personne qui est à côté de vous,
12:07c'est quelqu'un
12:08sur qui vous pouvez compter.
12:09Donc, on a des groupes
12:10très affinitaires,
12:11très peu nombreux
12:12qui agissent les uns
12:14avec les autres
12:14et qui ont appris ensemble
12:17et qui, finalement,
12:19sans organisation,
12:20sont capables quand même
12:21d'atteindre un but commun.
12:22Ça, c'est vrai à la fois
12:24pour les antifas
12:25qui se sont,
12:27dans la grande tradition,
12:29qui gardaient ce côté
12:31très nébuleux.
12:32Il y a une seule exception,
12:33ça a été justement
12:34la jeune garde.
12:35La jeune garde,
12:35quand elle se crée en 2018,
12:37elle décide pour la première fois
12:38dans l'histoire des antifas
12:39de créer une marque
12:40et d'avoir une structure
12:41qui est nationale.
12:42C'est d'ailleurs pour ça
12:42qu'ils sont considérés,
12:44malgré la violence
12:45qu'ils peuvent commettre,
12:47comme le ventre mou
12:48du milieu antifas
12:49et qu'ils ont été
12:50beaucoup attaqués
12:51par leurs collègues antifas
12:52parce qu'ils s'étaient rapprochés
12:53de Jean-Luc Mélenchon.
12:54Et de l'autre côté,
12:55on a effectivement
12:56l'ultra-gauche,
12:57notamment les autonomes
12:58qui, eux aussi,
12:59quand ils agissent sur le terrain,
13:01alors eux,
13:01ils sont plus aguerris
13:02parce qu'ils sont souvent
13:03beaucoup plus âgés.
13:03Les antifas,
13:04c'est des gens
13:05qui sont souvent
13:06en milieu étudiant.
13:09sont une culture du sabotage
13:11beaucoup plus présente.
13:13Mais là aussi,
13:13quand ils agissent,
13:14c'est des petits groupes
13:15de 10 ou 15
13:15et il n'y a pas d'état-major.
13:17Et c'est ça
13:18qui est le plus inquiétant,
13:19c'est qu'en fait,
13:20aujourd'hui,
13:20ils arrivent à se coordonner
13:22parce qu'il y a des méthodes
13:23qui sont dans l'air du temps
13:24et puis parce qu'il y a
13:25une idéologie
13:26qui s'est diffusée
13:27dans l'air du temps.
13:28Et donc,
13:29on a une forme
13:30de brumisation
13:31de décontestation
13:31et c'est ce qui leur permet
13:33d'agir ensemble
13:34tout en étant
13:35effectivement
13:35des petits groupes affinitaires.
13:36Le terrain à présent
13:38puisque nous sommes
13:39avec une compagnie
13:40de sécurisation
13:41et d'intervention
13:42du 93
13:43qui est déployée,
13:45dites-vous bien,
13:46et pour comprendre
13:47ce qui est en train
13:47de se passer sur le terrain,
13:49c'est-à-dire que vous avez
13:50plus de 70 000 forces de l'ordre
13:52qui sont déployées
13:53sur l'ensemble du territoire
13:54et vous faites appel
13:56à des compagnies d'intervention
13:57qui habituellement opèrent
13:59en région parisienne
14:00dans le centre de Paris.
14:02Et vous voyez cette image
14:03en grand à Paris.
14:04on est Place Doménil
14:06dans le 12e arrondissement
14:07de Paris,
14:09donc à quelques centaines
14:10de mètres,
14:11plusieurs centaines de mètres
14:12du point de chute
14:13de la manifestation
14:14qui était porte
14:16de Charenton.
14:17Racontez-nous
14:18quel est l'objectif
14:18de cette compagnie
14:19de sécurisation
14:20et d'intervention
14:21du 93.
14:25L'objectif,
14:26c'est de pousser
14:28les manifestants.
14:29Vous le voyez
14:30donc sur ces images,
14:31ils sont équipés
14:32de boucliers
14:33et de matraques.
14:33Quand j'ai échangé
14:34avec eux,
14:35l'objectif,
14:35ce n'est pas de lancer
14:36des grenades lacrymogènes,
14:37ce n'est pas vraiment
14:38leur manière d'opérer.
14:39Eux,
14:39ils vont faire des bonds
14:40et reculer.
14:42Comme on le voyait
14:42la semaine dernière
14:44à la cour de Vincennes,
14:45l'objectif,
14:46c'est de pousser
14:46les manifestants
14:47de cette manière.
14:48Je suis avec eux
14:49depuis le début
14:50de l'après-midi.
14:51On était en stand-by
14:53jusqu'à présent
14:53avant d'intervenir.
14:55Initialement,
14:55ils étaient prévus
14:56surtout pour ce qui était
14:58en marge
14:58de la manifestation
14:59et là,
15:00c'est exactement
15:01ce qui s'est passé.
15:01Un groupe
15:02qui a migré
15:03hors du lieu de cortège
15:04et donc,
15:05ils interviennent
15:06actuellement,
15:07ils sont en maintien
15:08de l'ordre.
15:09Ce n'est pas tout à fait
15:09leur spécificité habituellement.
15:11Vous disiez
15:12sécurisation
15:12et intervention
15:14et donc,
15:14la maintien de l'ordre,
15:15l'objectif,
15:15ce sera donc
15:16de pousser
15:17les personnes
15:17qui ne veulent pas
15:19migrer
15:19du lieu
15:20où nous sommes.
15:21Donc,
15:22place Dominile
15:23avec le métro
15:24qui est ouvert
15:24où les gens
15:25peuvent prendre
15:26le métro
15:27pour rentrer.
15:28Jusqu'à présent,
15:29aucun mouvement
15:30de la part
15:31de cette
15:32CSI 93
15:34mais ils vont être
15:35présents
15:36toute la soirée
15:36jusqu'à 1h du matin
15:37pour intervenir
15:39en marge
15:39de la manifestation
15:40qui s'est déroulée
15:41cet après-midi
15:42à coups
15:43de charges
15:44et de bons
15:45comme ils l'appellent
15:46pour pouvoir
15:49disperser
15:50les manifestants
15:51qui tenteraient
15:52de rester.
15:53Merci beaucoup
15:54pour ces précisions
15:56et on l'a bien compris
15:57dans cette
15:58journée
15:59de tous les dangers
16:00pour les forces
16:00de l'ordre
16:01il y avait
16:02en quelque sorte
16:03deux grandes parties.
16:04La première
16:05était la partie officielle
16:06la partie manifestation
16:07à sécuriser
16:09avec la certitude
16:10et on l'a vu
16:10à l'image
16:11notamment à Paris
16:13des groupes
16:15radicaux
16:16qui ont voulu
16:16s'en prendre
16:17aux forces de l'ordre
16:18en fin de cortège
16:19porte de Charenton
16:21et puis la seconde
16:22partie
16:23de sécurisation
16:24celle-là
16:25c'est un saut
16:26dans l'inconnu
16:26avec ces réseaux sociaux
16:28qui se mettent en place
16:29en voulant créer
16:31la fameuse
16:32nuit des ténèbres
16:33et personne
16:34ne sait exactement
16:35ce qu'il pourrait se passer
16:37les forces de l'ordre
16:38qui étaient présentes
16:38notamment sur notre plateau
16:40nous ont dit
16:40qu'ils avaient reçu
16:41des alertes
16:42et l'inquiétude
16:42ce serait que
16:43vous ayez des groupes
16:44sauvages qui se forment
16:45pour piller
16:46pour casser
16:47mais pire encore
16:48c'est commettre
16:48des exactions
16:49et pourquoi pas
16:50commettre des méfaits
16:52dans les immeubles
16:53c'était l'inquiétude
16:54qu'il pouvait y avoir
16:55qu'il y ait finalement
16:56des dégradations
16:57mais également
16:57des cambriolages
16:58je voudrais qu'on aille
16:59sur le terrain politique
17:00à présent
17:00puisqu'il est 18h47
17:01dans un peu plus
17:03de 45 minutes
17:04Laurent Nunez
17:05fera un premier point
17:06sur la situation
17:09la réponse du gouvernement
17:10est une réponse
17:11qui était attendue
17:12sur le terrain
17:13on constate une chose
17:15c'est qu'il faut
17:16confiner le pays
17:17pour aujourd'hui
17:19avoir
17:19un semblant d'ordre
17:21et encore
17:22là aujourd'hui
17:23on a
17:24ces violences
17:25qui se multiplient
17:26Elodie Houchard
17:27Oui et puis Jean-Luc Mélenchon
17:28a déjà alerté
17:29sur le fait que
17:30les futurs samedis
17:32on aurait de nouveau
17:32des manifestations
17:33donc il faut
17:34confiner le pays
17:35puisqu'il y a des quartiers
17:36où on ne peut pas
17:37circuler librement
17:39pour tenter
17:40de maintenir l'ordre
17:40il faut mettre
17:4170 000
17:41forces de sécurité
17:43intérieure
17:43sur le terrain
17:44il faut que les commerces
17:45se calfeutrent
17:46et ne puissent pas
17:47travailler
17:48donc en fait
17:48pour que ça se passe
17:49à peu près bien
17:50pour espérer
17:51que ça se passe bien
17:52il faut donc
17:52effectivement
17:53confiner
17:54des villes entières
17:55ou des quartiers
17:56entiers
17:56et pour rebondir
17:57sur ce que vous disiez
17:58également à l'instant
17:59Elliot Désir
18:00à Beauvau
18:01on nous mettait
18:02en garde
18:02sur justement
18:03ces dangers
18:04de violence urbaine
18:05ce sont les mots
18:05utilisés
18:06par le ministère
18:07de l'intérieur
18:07parce que
18:08autant dans la première
18:09partie de la journée
18:10certains cortèges
18:11avaient été déclarés
18:13on savait à peu près
18:14où seraient les manifestants
18:15même si on a vu
18:16certains cortèges sauvages
18:18notamment à Paris
18:18qui ont rapidement
18:19retrouvé le cortège
18:21principal
18:21mais à partir de maintenant
18:22on est dans une sorte
18:23de zone de flou total
18:24on ne sait pas
18:25où il y aura éventuellement
18:26des personnes
18:27qui arrivent
18:27et donc les forces de l'ordre
18:28vont devoir être
18:29extrêmement mobiles
18:30et face à des individus
18:32bien plus déterminés
18:33que ceux qui sont allés
18:34notamment manifester
18:35cet après-midi
18:36il est à 18h48
18:38je voudrais qu'on voit
18:38l'une des images
18:39de la journée
18:41qui est pour l'instant
18:43commentée par des responsables
18:44politiques
18:45on parlait de la droite
18:45c'est vrai que la gauche
18:46est très silencieuse
18:47quand il s'agit
18:48de soutenir les forces
18:50de l'ordre
18:50regardez ça
18:52regardez la violence
18:53à laquelle sont confrontés
18:56les policiers
18:57et ces bombes
19:00artisanales
19:00ou cocktails
19:01molotov
19:02ont été lancés
19:03à plusieurs reprises
19:06Bruno Retailleau
19:08a parlé de tentatives
19:09de meurtre
19:10Jordan Barola
19:11vient de réagir
19:12quiconque envoie
19:13sur les forces de l'ordre
19:14une bombe artisanale
19:16incendiaire
19:16doit être très sévèrement
19:18sanctionnée
19:19ces engins
19:20sont faits
19:21pour tuer
19:22et leurs auteurs
19:23doivent croupir
19:24en prison
19:25pour de très longues années
19:27ces actes
19:27n'ont pas leur place
19:29dans la république
19:30française
19:31Arthur de Vatrigan
19:33j'imagine
19:34qu'on va nous expliquer
19:35que la journée
19:36et les cortèges
19:37se sont déroulés
19:38dans le calme
19:39et certains
19:39vont refuser
19:42de condamner
19:44ces imelages-là
19:45en considérant
19:46qu'elles sont
19:46anecdotiques
19:47et que
19:49le cœur du sujet
19:50c'est la colère sociale
19:51c'est la lutte
19:52contre la vie chère
19:54en sachant
19:55qu'il y a désormais
19:55plus de 6 français
19:56sur 10
19:57c'est un sondage
19:57au DOXA
19:58qui voudrait
19:59que les mouvements
20:00s'arrêtent
20:01on voit bien
20:01que les français
20:02sont en train
20:02de tourner le dos
20:03à cette mobilisation
20:05qui ont bien compris
20:05qu'elle était en train
20:06d'être phagocytée
20:07par l'extrême gauche
20:08on a une singularité française
20:10c'est dès qu'on passe
20:11un cap
20:12un événement
20:13comme on a eu
20:13le 17 octobre
20:14on a passé un cap
20:15en intensité
20:16et en violence
20:16et bien
20:17on rehausse
20:18notre plancher
20:19du tolérable
20:21et donc
20:21ce qu'on a dit
20:23globalement
20:23la semaine dernière
20:24c'est que ça s'était
20:25relativement bien passé
20:26ce qu'on dira
20:27ce soir
20:28si on n'a pas
20:29les purges
20:30comme Mathieu l'avait annoncé
20:31du film
20:32comme certains l'annoncent
20:33sur les réseaux sociaux
20:35heureusement
20:35moi j'ai du mal
20:36à y croire
20:36mais sait-on jamais
20:37ça peut arriver
20:38on dira que ça s'est
20:39relativement bien passé
20:40alors que si on n'avait pas eu
20:41le 17 octobre
20:42les images de la semaine dernière
20:43les images qu'on voit
20:44aujourd'hui
20:44évidemment que tout le monde
20:45se serait outré
20:47et aurait demandé
20:48des comptes au gouvernement
20:49mais on voit à chaque fois
20:50qu'on accepte
20:51l'intolérable
20:52dès qu'on passe un cap
20:53c'est ça qui est inquiétant
20:54après c'est pas la première fois
20:55que les policiers sont attaqués
20:57dès qu'il y a des émeutes
20:58en face
20:58quand on vous tirait au mortier
21:00quand vous tirez
21:00avec des cocktails Molotov
21:01c'est des armes de guerre
21:02alors c'est pas une arme
21:04qu'on achète dans une armerie
21:05c'est une arme qu'on fabrique
21:06et si vous recevez
21:08un cocktail Molotov
21:09et que vous n'êtes pas protégé
21:10vous pouvez mourir
21:11si vous prenez un mortier
21:13et que vous n'avez pas de casse
21:14vous prenez dans la tête
21:15vous mourrez
21:15ce sont des armes de guerre
21:16et le problème
21:17c'est que c'est jamais considéré
21:18comme tel
21:19et je trouve en effet
21:19la réaction politique
21:20de la droite
21:21un peu molle
21:22alors Bruno Retaille
21:23ça vient d'arriver
21:25Arthur Devatridan
21:25ça vient de tomber
21:26il y en a qui réagissent
21:27beaucoup plus vite que ça
21:28la gauche évidemment
21:29va se taire de toute façon
21:30parce que la gauche
21:30se transforme en valet
21:32de Jean-Luc Mélenchon
21:33parce qu'il regarde les sondages
21:34comme tout le monde
21:34et il voit qu'il a 10 points devant
21:35et que de toute façon
21:37ils s'allieront
21:37à la prochaine présidentielle
21:39alors il y en a quelques-uns
21:40qui diront
21:40avec 2-3 contorsions
21:42que oui mais peut-être
21:43éventuellement
21:44c'est pas très bien
21:45mais vous verrez
21:45qu'ils se tairont
21:46parce que eux
21:47ils ont leur calendrier
21:48j'attends en effet
21:49des condamnations fermes
21:50mais encore une fois
21:51les condamnations
21:52les politiques peuvent les dire
21:53ce sont les juges
21:54qui les rendent
21:55et je me souviens
21:56d'une séquence
21:57parce que c'est pas
21:58la première fois
21:58qu'on voit des policiers
21:59qui peuvent être visés
22:01par des cocktails Molotov
22:02en manifestation
22:02et parfois
22:03qui sont gravement brûlés
22:04ça s'était passé
22:05le 1er mai 2023
22:08et signe qu'aujourd'hui
22:10lorsqu'il y a
22:10des mouvements de tension
22:12il est possible
22:13de voir des gens
22:13qui tentent
22:14de tuer
22:15des policiers
22:16il faut dire les mots
22:17quand vous lancez
22:17que vous préparez
22:18un cocktail Molotov
22:19ou une bombe artisanale
22:20vous le lancez
22:21sur les forces de l'ordre
22:22on voit là également
22:23toute la violence
22:24et on comprend
22:25pourquoi les français
22:26se détournent
22:27de cette mobilisation
22:28un, ils voient
22:29que les commerçants
22:30sont en train
22:31de mourir à petit feu
22:32deux, ils voient
22:33qu'à chaque manifestation
22:34il y a ces violences là
22:37et trois
22:37ils ont bien compris
22:38l'OPA de l'extrême gauche
22:39et notamment
22:40de Jean-Luc Mélenchon
22:41qui était en première ligne
22:42pour le défilé parisien
22:45revenons sur
22:46ce qui pourrait se passer
22:47mais je vais être très prudent
22:48bien sûr
22:49parce qu'on ne sait pas
22:51ce sont les alertes
22:52émises par les autorités
22:53pour la deuxième partie
22:54de ces soirées
22:54au Féliroc
22:55cette fameuse thématique
22:56d'Halloween
22:57de nuit des ténèbres
22:58dans ce qu'elle a
22:59de plus macabre
23:01est au cœur
23:01de la présente mobilisation
23:03que disent ceux
23:04qui parlent
23:05de
23:05alors encore une fois
23:07jamais j'aurais imaginé
23:08dire ce mot
23:09mais c'est pathétique
23:11de zombie tueur
23:12c'est ça qui est
23:12sur les réseaux sociaux
23:14oui en effet
23:15alors c'est là
23:16où je pense qu'une grande
23:17partie de la jeunesse
23:18va être un peu déçue
23:19enfin la partie en tout cas
23:20la plus mouvementée
23:21celle qui aime le chaos
23:22parce que a priori
23:24on voit des échafouris
23:25ici et là
23:25mais il n'y a pas eu
23:26pour l'instant
23:27cette grande messe
23:28apocalyptique
23:29qui était promis
23:30en fait sur les réseaux sociaux
23:31c'est à dire qu'en effet
23:32il y avait une volonté
23:33de certains
23:34de se revendiquer
23:35en disant
23:36ben voilà
23:37l'état nous voit
23:39comme des monstres
23:39donc on va profiter
23:41d'Halloween
23:42qui est quand même
23:43on va dire
23:44iconiquement
23:45la fête
23:46de tous les débordements
23:47et puis on va venir
23:48masquer
23:49on va venir piller
23:50on va venir en effet
23:52infiltrer la capitale
23:53les centres-villes
23:54et puis on va essayer
23:55de se servir
23:56avec une volonté
23:57un petit peu revancharde
23:59là où en effet
24:00on voit que finalement
24:01les réseaux sociaux
24:02se sont beaucoup enflammés
24:03pour peut-être
24:03pas grand chose
24:04c'est que en effet
24:05le dispositif
24:06des forces de l'ordre
24:06était tellement massif
24:07les boutiques
24:09se sont tellement barricadées
24:10entre celles
24:11qui avaient déjà été pillées
24:12et celles qui en tout cas
24:12ont remis un petit peu
24:13un coup de barricade
24:16devant leur propre boutique
24:17que je pense
24:19alors en plus
24:19il y avait les contrôles
24:20qui se faisaient
24:20à la sortie des trains
24:22à mon sens
24:23j'ai l'impression
24:24que cette messe
24:26qu'on nous a promis
24:27cette messe noire
24:27n'aura pas lieu
24:28alors moi je vais rester
24:29extrêmement prudent
24:29parce que tout ce qui
24:32était en référence
24:33à la nuit des ténèbres
24:34c'est justement
24:35à partir de 20h
24:36moi j'allais plus
24:37avec vous
24:37sur l'aspect sociétal
24:38qu'est-ce que ça dit
24:39de l'état
24:40de notre jeunesse
24:41Mathieu Bocoté
24:42qui imagine
24:43et se gargarise
24:45sur les réseaux sociaux
24:46est en train
24:47de se motiver
24:47et de se mobiliser
24:48pour préparer
24:49une nuit des ténèbres
24:50alors il y a une notion
24:51qui me semble
24:52on en parlait
24:52la semaine dernière
24:53d'une importance capitale
24:54c'est le rapport
24:55à la violence politique
24:57dans les années 90
24:58que les plus jeunes
24:59ici n'ont pas connu
25:01même des années 2000
25:02l'idée de la violence politique
25:04était une idée
25:04désormais scandaleuse
25:06elle était frappée
25:07d'un tabou
25:08l'idée de la légitimation
25:10d'une forme de violence
25:11qui pourrait demain
25:11culminer dans la terreur
25:12la tentation terroriste
25:14la tentation du sabotage
25:15tout cela
25:16relevait de l'inimaginable
25:18moi ce qui me frappe
25:19c'est la très grande
25:20tolérance
25:21de la jeunesse diplômée
25:22et même la complaisance
25:24de la jeunesse diplômée
25:26pour la violence politique
25:27dans leur esprit
25:29plusieurs
25:29et plus
25:30je veux dire
25:30encore une fois
25:31vous connaissez
25:32la formule d'Orwell
25:32il y a des idées
25:33si sottes
25:34qu'il faut véritablement
25:35être un intellectuel
25:37pour y croire
25:37donc il y a des idées
25:39il faut être vraiment
25:39très diplômé
25:40pour en arriver
25:41à construire des théories
25:43qui nous amènent
25:44à dire que les policiers
25:45sont une brigade répressive
25:46comme les autres
25:47et on est en droit
25:47d'entrer en guerre
25:48avec eux
25:48et là ça nous rejoint
25:49avec la scène
25:50dont vous avez parlé
25:51qui nous touche tous
25:52les cocktails Molotov
25:53Arthur a raison de dire
25:54c'est pas la première fois
25:55quand vous tirez au mortier
25:56sur un policier
25:57il y a toujours
25:57une possibilité
25:58que ça le blesse
26:00et que ça le tue
26:01il faut comprendre
26:02que la pulsion
26:05la pulsion homicide
26:06a repris sa place
26:08dans notre société
26:08Charlie Kirk aux Etats-Unis
26:10Quentin Deranque ici
26:11vous avez toujours
26:13par ailleurs
26:13des intellectuels
26:14qui sont là
26:15pour justifier
26:16la chose
26:17qui justifient
26:18la violence
26:19qui justifient
26:19la pulsion homicide
26:20tout comme vous avez
26:21les intellectuels
26:22qui justifient
26:23le pillage
26:24à répétition
26:24ce qui n'est pas
26:25un détail non plus
26:26et comment une société
26:28s'embrase
26:29il faut juste
26:30se représenter la scène
26:31imaginons
26:32que le cocktail Molotov
26:33tombe de telle manière
26:34que le policier
26:34meurt
26:36imaginons
26:36qu'un policier
26:37devant cela
26:38réagisse
26:38use d'une arme
26:39d'une manière ou de l'autre
26:40et au CRS
26:41qu'importe
26:42et un manifestant
26:44y passe
26:45imaginons dès lors
26:46qu'on arrive à ce moment
26:47où la violence
26:47devient inarrêtable
26:49et avec l'effet mimétique
26:50des réseaux sociaux
26:51aujourd'hui
26:51vous pouvez perdre
26:53le contrôle
26:53de la situation
26:55je pense qu'on a
26:56sous-essayé
26:57Laurent Burton
26:58dans Guérilla
26:58on cite toujours
26:59de Burton
27:00la France orange mécanique
27:01mais son guérilla
27:02commence un peu
27:03comme ça
27:03c'est-à-dire
27:04un moment de violence
27:05qui explose
27:06et tout ensuite
27:06se contamine
27:07donc on est dans ce scénario
27:08je ne dis pas
27:09que ça va se concrétiser
27:09je dis que c'est
27:10une possibilité sérieuse
27:11aujourd'hui
27:12alors vous voyez
27:13ces images en direct
27:14en gros plan
27:15de la capitale
27:16avec une compagnie
27:17d'intervention
27:18qui se dirige
27:19si je ne m'abuse
27:20en direction
27:21de la place
27:23de la République
27:24ou de la Bastille
27:25puisque sur les réseaux sociaux
27:27vous avez des appels
27:28au rassemblement
27:30place de la Bastille
27:31parce qu'il y avait
27:31du côté des mouvements syndicaux
27:34une grande frustration
27:35c'est d'ailleurs
27:35difficilement compréhensible
27:36si vous voulez manifester
27:38vous pouvez le faire
27:38en lisière de Paris
27:39pour soutenir les commerçants
27:41non il faut le faire
27:41en plein coeur de la capitale
27:42il faut risquer
27:44que des commerces
27:44soient pillés
27:45et saccagés
27:47donc il y avait
27:48cette frustration là
27:49du côté des syndicats
27:50et vous avez
27:51des manifestants
27:52qui sont en train
27:53de converger
27:53en direction
27:55de la place
27:55de la Bastille
27:56pour tenter
27:57de se mobiliser
27:58place de la Bastille
27:59j'ai envie de dire
28:00bonne chance
28:00parce que la place
28:01de la Bastille
28:01depuis 10h du matin
28:02elle est boncérisée
28:04mais c'est très intéressant
28:05aussi de voir
28:05ce qui s'est passé
28:06et cette fameuse lutte
28:07des cortèges
28:08Olivier Vial
28:09vous êtes spécialiste
28:10des radicalités
28:11pourquoi était-il
28:12si important
28:13d'avoir cette manifestation
28:15qui pour les syndicats
28:17devait se dérouler
28:18de la place de la Bastille
28:19à la place de la Nation
28:20en sachant tous les risques
28:22que ça pouvait couvrir
28:22pour les innocents
28:24pour les honnêtes
28:25c'est toujours
28:25c'est toujours là
28:26où en fait
28:27il y a quand même
28:27une forme de complaisance
28:28y compris des syndicats
28:30parce qu'ils savent
28:31très très bien
28:31que le parcours
28:33auquel ils ont eu lieu
28:35droit aujourd'hui
28:36c'est un parcours
28:37qui était sécurisé
28:38et sécurisable
28:39le fait de le faire
28:40dans des endroits
28:41comme Bastille
28:42où il y a beaucoup
28:42de rues
28:43qui partent de Bastille
28:45où on est très proche
28:46du centre de Paris
28:48avec tout ce qu'on a eu
28:49dans les quartiers
28:50du Marais
28:50la dernière fois
28:51ils savent qu'effectivement
28:52le risque est beaucoup
28:52plus important
28:53et ça
28:55aujourd'hui
28:55on l'a vu
28:56et ce qui
28:58commence à se faire
28:59c'est la volonté
29:00d'avoir des mobilisations
29:01sauvages
29:02on l'a vu à Bastille
29:03parce qu'il y en a déjà
29:04une tout à l'heure
29:04un cortège sauvage
29:05qui est parti de Bastille
29:07on en a vu un
29:08dans le nord de Paris
29:09au niveau du secteur
29:11et ça va se multiplier
29:11tout au long de la soirée
29:12c'est pour ça que moi
29:13je vais être très prudent
29:14sur les prochaines heures
29:16il faut être prudent
29:16parce que les appels
29:17sont plutôt 20h
29:18il faut être aussi
29:19très prudent
29:19parce que c'est aussi
29:21en fait
29:21multiplier les appels
29:22c'est aussi un moyen
29:23de perturber
29:24les forces de l'ordre
29:25parce qu'il y a
29:26beaucoup d'appels
29:26qui en gros
29:27ne donneront rien
29:28c'est déjà une technique
29:29qu'il y a